Archives mensuelles : septembre 2016

Mabon ???

Mabon est une divinité galloise. En gaulois, il est Maponos  » le Fils « .  Il est évoqué dans plusieurs textes, dont la légende Kullwch et Olwen (Légende dont j’espère pouvoir être capable en faire un article un jour).  Mabon évoque le Jeune Soleil, celui qui renaît chaque année au solstice d’hiver.

Je me suis toujours demandée pourquoi l’équinoxe d’automne portait ce nom alors que le Soleil est en déclin. Imbolc, Beltaine, Lughnasad, Samain sont les noms irlandais des fêtes celtiques connues. Yule est le nom de la fête du solstice d’hiver dans la tradition nordique il me semble. Pour ce qui est d’Ostara, j’avais lu un article sur un blog païen (impossible de remettre la main dessus), où le rédacteur se posait des questions sur l’origine d’Ostara/Eostre. Car aucun des textes sur cette fête, qu’on trouve de manière répétée sur le net, ne cite ses sources.

Litha suit le même chemin. Ou alors est-ce une déformation de  » Ligo  » ?  Si vous vous rappelez de mon article Les pays baltes, j’avais tout d’abord cru que Ligo était une déesse avant de comprendre qu’il s’agissait du nom d’une fête. Ligo  se prononce Ligwa et signifie  « se balancer ». Elle se fête la veille de la St Jean. Soit le 23 juin.  Voir également ce lien : Fête de Ligo en Lettonie.  Bon, c’est qu’une simple hypothèse. Et je n’ai pas assez de connaissance en linguistique et sur l’évolution de la langue. Mais au moins, ça me parle.

Pour en revenir à Mabon, je me suis trouvée une explication qui vaut ce qu’elle vaut. Donner ce nom à cette fête lui donnerait une valeur apotropaïque  et propitiatoire.   Punaise !  Je ne pensais pas que j’arriverais un jour à placer ces deux mots . Ceci-dit, c’est peut-être très mal formulé :-P.

  • apotropaïque : L’adjectif apotropaïque (du grec apotropein, « détourner ») est appliqué à ce qui conjure le mauvais sort, vise à détourner les influences maléfiques. (Wikipédia).
  • propitiatoire : Qui a pour objet de rendre propice. (Larousse)

Bref, on essaie d’écarter le danger de la période sombre à venir et de nous rendre propice le dieu Mabon pour être sûr qu’il revienne/renaisse.

Néanmoins, tout ceci n’est qu’un mélange d’un peu de réflexion, d’une goutte d’intuition et d’une pincée de lectures m’y faisant penser. Je serai vraiment curieuse de savoir ce qu’il en est réellement.

Quoiqu’il en soit, je crois que c’est la première fois  que j’ai autant aimé Mabon , la célébration, et que je m’y suis pleinement sentie connectée. Cette chose toute bête de me rendre au magasin de produits locaux m’a remise dans le cycle. Redécouvrir les fruits et légumes au fil des saisons. Discuter avec les vendeurs qui connaissent très bien le travail des producteurs.Découvrir avec un plaisir oublié le vrai goût d’une tomate, ou profiter des dernières grappes de raisin de table.  Se rendre compte qu’il y a déjà des potimarrons et butternut que j’imaginais beaucoup plus tardif.  Indirectement, j’ai retrouvé mon lien avec la Terre.

Mabon, la période de l’abondance, des récoltes, des provisions à faire en prévision de période moins prospère.  Je sais qu’on parle du ménage de printemps. Là, j’ai ressenti le besoin de faire un ménage d’automne. Ces jours-ci, j’ai lavé et purifié mon foyer, continué à trier et ranger. Je l’ai vécu comme un acte d’amour. J’ai pris soin de mon petit bout de planète à moi pour le rendre sain et accueillant à tout esprit de la Nature, Petit Peuple ou Divinité qui voudrait y passer.Mais également pour garder uniquement l’essentiel de ce qui doit être travaillé durant la période sombre qui s’annonce. J’ai cuisiné de bonnes choses de saison dont je me suis régalée.

Et pour la célébration, j’ai partagé un bon repas avec une amie païenne qui s’est terminé tard dans la nuit. Nous avons eu le bonheur de nous retrouver après une longue période. D’échanger avec richesse, affection, respect et harmonie. Le lendemain, je me rendais auprès d’une source sacrée. J’y ai déposé des offrandes et longuement médité.J’y ai rencontré  un chat aux air de panthère de neige et un écureuil . Une douce quiétude et une belle énergie depuis ce jour m’habite.

Que dire de plus à l’Univers, la Nature, mes Dieux, si ce n’est Merci. 

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Le Caylar, mon Pays des Brumes

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C’est un gros rocher à l’entrée du plateau du Larzac, surmonté d’un calvaire, que l’on voit de l’autoroute. Décrit comme cela, il n’y a pas de quoi rêver .

Et pourtant … En passant à proximité, j’ai toujours senti comme un appel. Je me suis parfois arrêtée sur l’aire de l’autoroute, mais sans jamais prendre le temps de gravir les quelques mètres qui me séparaient du sommet.

Un jour d’hiver, il faisait un soleil magnifique et un Mistral puissant. J’avais décidé de faire une balade dans l’arrière pays. Une fois sur place, je n’étais plus aussi motivée. Le ciel était bas, il bruinait et l’endroit ne me semblait pas accueillant. Soit. Changement de  programme, va pour Le Caylar. Je  pars à l’assaut du plateau par les petites routes. En haut, surprise. Il neige ! Je pénètre un autre monde. Le plateau apparaît devant moi désert. Seuls les quelques flocons lui donnent un semblant de vie. La brume s’invite dans mon équipée.

Le Caylar apparaît au bout du chemin. Je sors la grosse doudoune, car il fait vraiment froid et je commence la petite montée. Des petits panneaux indiquent l’histoire de ce lieu. Une occupation du lieu connu depuis le Moyen-Âge, les dernières fouilles ont permis de retrouver des traces de vie dès la Préhistoire. L’hypothèse d’un oppidum y est même énoncé.

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Je suis seule sur le chemin et le brouillard omniprésent me donne le sentiment d’être seule sur Terre. Le froid et le manque d’exercice me coupent les jambes.

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La petite église se dessine. Je passe devant et me dirige vers les rochers du sommet. Tout est blanc. La neige, le ciel. L’autoroute a complètement disparu, Je n’entends même pas son écho.

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Comment raconter cet instant. Je me suis sentie coupée du temps, coupée du monde profane. Je sentais cette énergie m’envahir et me sentir tout autre. Mes yeux ne savaient où se poser, tant la beauté semblait infinie. Je pris un élément de ce lieu pour m’en rappeler la force et la magie. Je laissais une offrande alimentaire en retour. Pendant une semaine, c’est comme si mes pieds ne touchaient pas terre et que mon esprit était resté là-bas.

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Depuis, j’y suis retournée. L’instant fut plus posé mais toujours aussi fort. Je ne sais quelle(s) entité(s) y habite(nt). Un lieu de plus où retourner pour rencontrer ses habitants. Je n’ai juste pas encore trouvé la méthode 🙂 .

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