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Livre : Petits et Grands Mystères des Maths

Il est des livres qui vous font du bien  🙂

Au collège, j’avais été dégoûtée des mathématiques. Trop abstrait, c’était comme apprendre quelque chose qui n’avait pour moi aucun sens, ni raison d’être. Or, les mathématiques sont un domaine qu’on ne peut repousser éternellement quand on veut apprendre, ne serait-ce que dans les autres sciences. Et forcément dans mon cheminement druidique, je ne pourrais pas y faire l’impasse éternellement…3.

Ce petit livre destiné aux enfants de 7 à 77 ans a été un vrai plaisir à lire. On suit l’histoire d’une famille italienne. Essentiellement, celle de Filippo (surnommé Filo), un petit garçon de 8 ans et son grand-père, un professeur de mathématiques à la retraite. Chaque activité de la vie quotidienne est l’occasion pour ce grand-père d’aborder les mathématiques.  Mais ce que j’ai également aimé, c’est qu’il explique la personne, le contexte et le pourquoi de ces découvertes mathématiques. Je me suis retrouvée à m’amuser à retrouver les formules  apprises ou à faire les exemples donnés avant de lire la réponse. J’ai pris plaisir à redécouvrir Pythagore,Thalès et bien d’autres encore.  C’est le genre de petit livre qui réconcilie avec les mathématiques et qui nous montre que cette matière peut être amusante. Si je pouvais trouver ce genre de livre pour le niveau de difficulté au-dessus, ce serait parfait !

Un livre simple, agréablement écrit à lire et à relire 😀

Petits et grands mystères des maths d’Anna Cerasoli (Flammarion Jeunesse)

Les maths nous livrent leurs secrets ! De l’invention du boulier aux probabilités, en passant par les découvertes historiques de Pythagore, d’Archimède ou de Thalès, vingt leçons drôles et impertinentes pour découvrir ou redécouvrir les mystères, petits et grands, des mathématiques. Grâce à Filo, qui a toujours une question sur le bout de la langue, le quotidien se révèle une source d’expériences …. inépuisable !

Belotennia

Après les Bodilones, j’ai eu la joie de retrouver le druide Auetos en son temple avec mon meilleur ami. Que dire ….. J’ai retrouvé ce sentiment si rare et à la fois si précieux que j’étais là où je devais être, à cet instant, en ce lieu….

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Mélange de profondeur et de légèreté, de sérieux et de (fous) rires.

Auetos nous a de nouveau offert un rameau d’olivier pour nous accueillir. Ce rameau se trouve encore sur mon autel personnel 🙂 . Il n’est pas évident de trouver les mots …. Alors que j’avais apprécié le rituel des Bodilones et sa signification, son souvenir m’a semblé s’estomper, à en devenir « fade » comparée à cette célébration.

Les Belotennia, ou les « Feux Resplendissants », ou Beltaine,  ont été célébrées sous un Belenos bienveillant et flamboyant, et un Taranis au souffle léger mais bien présent. Auetos fête ce tricobrextio (fête obligatoire à célébrer) en l’honneur de Taranis et de son union avec la déesse Riganissa.  Il fait appel également à lui dans un registre plus guerrier où il demande sa protection, le retour à l’envoyeur pour tout mal reçu et la victoire sur l’ennemi.  Cela m’a un peu dérangé au début. Je ne suis pas habituée à ce domaine dans ma pratique. Et pourtant, c’est d’une logique avec un druide comme Auetos ,qui s’efforce de retrouver ce qui se pratiquait à l’époque des Celtes. Les Belotennia sont les 3 jours de fête qui ouvraient la saison de la guerre, des razzias et autres jouissances violentes de ce peuple.

Les hommes ont élevé un arbre symbolisant l’union des dignités. Avec le tronc d’un arbre mâle. Ici un pin, mais normalement ce devrait être un chêne. Avec les branchages d’un arbre femelle. Ici un olivier.

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Et nous sommes passés entre la fumée odorante de deux feux de sorbiers au cœur desquels se trouvaient des herbes médicinales (de mémoire ; romarin, thym, sauge, …). Nous avons été purifiés par le feu et de nous, toute maladie a été écartée. 🙂

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Jusqu’ici, j’avais lu que les Belotennia étaient consacrées à Belenos.  Il n’a pas été cité à cette cérémonie qui était réellement dédiée à Taranis. Etrangement, cela n’a pas surprise sur le moment. Sûrement que depuis le temps que je lis et suis Auetos sur son forum, je deviens plus coutumière avec cette manière de célébrer. Cependant, cela fait également sens pour moi.  Taranis, le Dieu du Ciel, maître des Vents et de la Foudre, qui libère les pluies pour fertiliser la Terre.

Pour ce qui est de sa parèdre Riganissa, vous pouvez lire ici que

 

Les noms de la Déesse : […] En tant que personnifiant l’érotisme, elle est appelée Désirable, Cassia, Amour, Carantia, la Noble, Aria, la Reine, Riganissa, Celle-qui-frotte, Crebettia, Celle-qui-serre, Crappetiia, Très bienveillante, Rosucara. […]

Cette journée magnifique s’est enjolivée d’un excellent repas avec des personnes bienveillantes et accueillantes.  Un pur bonheur.

 

Le libre-arbitre

Dans quelques heures aura lieu le premier tour des élections présidentielles.  Sincèrement, j’ai peur de ce qui va nous tomber dessus. Et en même temps, la démocratie c’est ça : devoir accepter que la volonté de la majorité l’emporte. Même si elle nous paraît des plus absurdes.

Et dans nos croyances ? Un jour, je me suis amusée à chercher les différentes clairières druidiques sur le net. Comment dire …..

J’ai vu une clairière dont le discours me rappeler le christianisme, une autre limite facho, une qui se vantait d’avoir « l’élite » des druides, une qui prône l’orthopraxie (au moins j’aurais appris un mot) basé sur les rites védiques,  certaines qui ont l’air franchement très cool (dans le bon, comme dans le mauvais sens), etc. Donc, il faut se retrouver dans toutes ses clairières et accepter que ces groupes religieux aient des divergences de l’un à l’autre dans leurs systèmes de croyances.

Sachant qu’un groupe est composé d’individus, chacun unique en fonction de qui il est, son vécu, son ressenti, son expérience, son savoir et sa compréhension.

=> bon ça, c’est dans n’importe quel groupe humain, quelque soit le domaine.

Seulement, j’imagine que comme moi, lorsqu’on se lance dans le paganisme, on a une soif de vérité, de connaissance. De lumière, j’ai envie de dire ! Alors on écoute, on lit . Et il faut beaucoup lire si on veut se forger son propre avis. Cela aide également à ne pas hésiter à se remettre en question, à avoir un regard plus critique.  Il m’est arrivé de lire des textes qui me semblaient d’une telle évidence que je les brandissais comme la seule vérité.  Pas bon, je peux vous le dire. Car, on peut découvrir assez vite d’autres textes tout aussi intéressant, sonnant tout aussi juste et qui pourtant donne un autre point de vue.

Je pourrais me contenter de lire toujours le même auteur et de le prendre comme guide spirituel. Ou de dire que c’est la dernière personne qui a parlé/écrit qui a raison. Mais non ça ne me convient pas.

Viens aussi les rencontres, avec d’autres païens. Avec des discussions sur des thèmes généraux au paganisme (le rapport à la nature par exemple) ou plus précis selon la voie choisie (comme le druidisme pour moi). Ces discussions peuvent être vraiment enrichissantes et m’ont, par exemple, souvent permise, en formulant ce que je voulais dire, de préciser ma pensée. Et il y a les confrontations.  J’ai parfois eu envie d’étrangler mes interlocuteurs. Enfin d’avoir un sac de boxe pour me défouler dessus. Quand j’ai pu lire ce qui me paraissait des absurdités, de non-sens, d’incohérences et d’incompréhensions. Oui, sauf que c’est mon point de vue. Et si je ne tolère pas qu’on me retire mon libre arbitre, qui suis-je pour vouloir le supprimer à mon interlocuteur ?

Le libre-arbitre est à la fois une liberté et une prison.  Maintenant, quand je vois qu’une discussion tournera court ou virera en pugilat verbal, je préfère y mettre fin. J’ai donné mon avis, j’ai écouté celui de l’autre et basta ! J’ai autre chose à faire que d’user mon énergie dans du vent. Et qu’on me sorte que je ne sais pas débattre ne me pose aucun problème.  Les débats stériles où seul l’ego s’exprime ne me dérange pas. C’est par contre parfois douloureux de voir de quelle personne ça vient …

Oui, mais au sein d’un groupe. Au sein d’une nation qui a élu son président. Que faire ?

Ma seule réponse est une forme d’individualisme.

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J’aime cette phrase de sagesse. Je remplace seulement le début par le nom d’une divinité que j’honore ou le terme général de « Dieux et Déesses » ou « Ô Divinités ». Si ce qui arrive autour de moi ne me plaît pas mais que j’ai aucun moyen d’action pour le changer, je me concentre sur ma personne, mon cheminement, mes valeurs.  Si je me retrouve dans d’autres personnes, cool. Regroupons-nous. Néanmoins que cela se fasse naturellement, sans forcing. Si les similitudes sont superficielles, le reste n’évoluera pas en profondeur.

Suivre mon chemin de vie, encore et toujours. Travailler à la transformer pour arriver à mon projet, pour acquérir plus de connaissance, évoluer, me remettre en question. Ne pas hésiter à m’opposer, même pacifiquement,  avec sagesse et diplomatie.  Et que si une personne me dit « ta croyance est erronée », si un druide me dit « ce que tu dis/crois/fais est faux », accepter son libre-arbitre. Mais ne jamais renoncer au mien.

L’humour des Dieux

Et je commence cet article par une planche du dessinateur brésilien Carlos Ruas de sa série Un samedi quelconquewww.unsamediquelconque.net), traduite en français par Gilles Nuytens. Je les ai découvert sur Facebook, quand Gilles a commencé à les traduire. Une critique humoristique et souvent juste du Dieu chrétien, avec des références aux autres religions. Et nos Dieux païens ne sont pas les derniers à y apparaître 😀

Cette année débute …. avec pleine de surprises et de rebondissements. Je pense trouver une solution, je me rends compte que je me plante. Le lendemain, une autre solution s’offre à moi, je m’enthousiasme, puis je me rends compte que je me plante. Le lendemain, etc etc. Et j’ai l’intime conviction que les Divinités de mon panthéon n’y sont pas pour rien ! 😀

A croire que les Dieux et Déesses me testent pour voir si j’ai compris certaines leçons de vie, de choix, d’être. Et ils ont l’air franchement de bien s’amuser XD.

En tout cas, je suis reboustée . Mon corps et mon esprit, enfin, recouvrent la santé. J’ai le cerveau tellement en ébullition que j’ai l’impression que mes neurones sont en train de s’embraser. Si je me vois avec de la fumée sortir de mes oreilles, je ne serai même pas surprise ! Et petit à petit, la solution devant moi se dessine. Fruit de réflexion, d’instinct et d’intuition.

Ô Dieux et Déesses, merci pour ce rappel à l’essentiel,
La connaissance de moi-même et toujours l’humilité.
Et devant vous , pieds en terre, face au ciel,
Toujours vous honorer !

 

 

Au cœur de la Terre (et « l’universalité » de nos divinités)

Hier, je suis tombée sur l’émission Au cœur de la Terre sur France 5. J’ai tout de suite était happée par cette émission fascinante qui date de 2009.

Au coeur de la terre

 » On pense souvent que l’énergie nécessaire aux différents organismes vient du Soleil. Certes, ce gigantesque réacteur nucléaire réchauffe l’atmosphère, influe sur la météo et permet aux cultures de pousser.  Sans lui, la faune et la flore disparaîtraient et nous avec. Mais les forces de l’intérieur de notre planète jouent un rôle tout aussi essentiel. La vie est possible grâce à un équilibre délicat entre l’énergie du Soleil à la surface de la Terre et celle qui est générée par le noyau terrestre.  » (voir à 6 min 30 dans la première vidéo ci-dessous)

Dans mon article La tête dans les étoiles, j’évoquais mon questionnement sur les connaissances à acquérir si je veux avancer dans la voie sacerdotale du druidisme. J’y évoquais surtout le côté science avec la Cosmologie.

Ici, je n’ai plus la tête dans les étoiles. Au contraire, je garde les pieds sur Terre. Je plonge même en son cœur. Cette émission m’a rappelée mes cours sur le volcanisme et la géomorphologie.

J’y ai également appris énormément. De la surface au noyau. Notre planète est fascinante et « vivante ». Il se déroule tellement de choses sous nos pieds dont on a pas conscience et qui nous sont pourtant vitales ! Terre-Mère est pleine de surprises .

« Ce qui a amené les scientifiques à se poser la question suivante : et si la vie n’avait pas commencé sur terre, mais sous la terre ? » (24 min 12 dans la première vidéo).

Une fois j’ai lu que, lorsque Cronos émascula Ouranos et que ce dernier se retira de Gaïa, laissant un espace dégagé entre la Terre et le Ciel, cela représentait symboliquement le moment où la lumière put surgir dans l’Univers. Soit vers 380 000 ans après le Big Bang. Or, quand on lit la théorie ci-dessus, on pourrait également dire que l’épisode de l’émasculation correspond au moment où la vie souterraine a surgi en surface sur notre planète. Ce mythe pourrait-il se lire à plusieurs échelles ? Je le pense sincèrement. Cela se recoupe avec ma conception des Fomores, Titans et autres Géants (ou la quête du mythe de la création), qu’il ne faut pas hésiter à voir nos mythes et connaissances avec différents angles de vue.

Je continue à m’intéresser aux sciences pour mieux comprendre le monde qui m’entoure.  Et il m’arrive souvent d’y trouver des échos dans mes croyances. Je ne cherche pas à adapter mes croyances aux sciences ou l’inverse.  J’apprends ce qui est connu à l’heure actuelle (ne pas oublier que cela ne cesse d’évoluer, quelque soit le domaine étudié). Et s’il m’arrive de sentir un lien avec mon paganisme, j’en suis ravie, puis j’essaie d’y réfléchir, de l’approfondir. Dans cette émission par exemple, le côté maternel (donneuse de vie) de la Déesse-Terre ne me paraît que plus évident ! Et beaucoup plus complexe ! Si au contraire, j’y vois une grande divergence, je le mets temporairement de côté. Afin d’y repenser quand d’autres éléments de réflexion me parviennent.

J’avoue que pour le moment, en dehors des grandes lignes assez généralistes du paganisme, j’éprouve tout de même une certaine frustration. Les mythes grecs de création m’intéressent grandement et me parlent. Je m’y réfère souvent quand je lis des articles de sciences. Mais j’aimerais tellement savoir quels étaient ceux des Celtes et des Druides ? Il va falloir que j’accepte que LE mythe de création celte n’existe pas/plus. Et que néanmoins, avec du travail, je peux voir effleurer des informations dans les mythes irlandais, gallois et britanniques existants.

Une autre question qui parfois me turlupine. La Grande Déesse est Terre-Mère (en tout cas, elle l’est pour moi). Mais se limite-t-elle à notre planète ? Je ne pense pas que nos Dieux aient des frontières physiques de ce genre. Pour l’exemple de notre planète ou encore de celle qu’on appelle Mère-Nature, ce ne sont qu’un aspect de la Déesse-Mère. Mais les Dieux régissent-ils l’Univers dans son entier ? En ce cas, pourquoi avons-nous sur Terre, à travers l’histoire, des Dieux limités à un peuple et/ou un espace géographique ? Le Dagda était connu en Irlande, mais pas en Gaule ou à Rome ? Le Shintoïsme est japonais. Il y a donc une notion de divinités locales (que ce soit la source locale ou le pays) qui existent.

« Les inscriptions et les textes nous ont livré les noms d’environ 400 divinités celtes dont probablement les 3/4 correspondent à des dieux locaux. Il ne semble pas, en effet, que le monde celte ait eu de véritable panthéon officiel, comme l’Olympe pour les Grecs et les Romains. […] En tout cas, la plupart des divinités celtes étaient des genii loci ou « esprits locaux », associés à un endroit précis. » (* voir annotation en bas de page)

Y aurait-il une forme de hiérarchie d’influence  chez nos dieux comme chez les catholiques et orthodoxes (Dieu, anges, saints nationaux, saints locaux, etc) ? Je commence à le croire, quand on découvre la quantité de divinités locales qui existent. Cependant, je crois aussi que certaines divinités sont au-dessus de tout ça, même si leurs noms et certains de leurs attributs et fonctions changent. Je pense notamment à Bélénos, Taranis, et Ana.  Je crois que la Roue Cosmique dont Taranis est le gardien, n’est pas celle de la Terre seule, mais de l’Univers entier. Je crois que Bélénos se retrouve en chaque étoile. Je crois qu’Ana prend forme dans chaque planète. Qui sait, peut-être que sur une autre planète, un Dieu-Soleil  comme le percevait les Celtes est honoré, alors que la planète voisine l’honore comme  Amaterasu  au Japon ?

Cela reste pour l’instant un point de vue bien trop vaste pour mon petit cerveau humain pour que je prenne position et à éclaircir complètement le sujet.

 

(* extrait de L’Aube mystique en Europe – Les Celtes, collection Time Life. La première édition de ce livre date de 1997 et aurait besoin d’une sacrée mise à jour vu les clichés passéistes qui y sont écrits. Mais je suis d’accord avec le passage que je vous ai cité ci-dessus)

La Solitude

Actuellement, je vis deux solitudes.

Une que j’ai choisie.

Une que je subis.

Du faites de mon état actuel, j’ai choisi de prendre de la distance avec des personnes que j’apprécie ,  dont je suis plus ou moins proche. 

Ce n’est pas toujours évident.  Cependant, cette solitude « choisie »m’a permise de resserrer les liens avec ma famille qui connaît ma situation et de me recentrer sur mon équilibre personnel. Je prends soin de moi, je me replonge dans ce qui m’intéresse. Dont l’écologie 🙂 . Des intérêts  que j’avais trop longtemps mis de côté alors qu’ils font partis de mes valeurs.  

Pour m’aider à passer ce cap,  j’ai le bonheur d’avoir ma famille qui me soutient et une personne très proche qui me fait rire, comprend ce que je vis pour y être aussi passée. Ce qui aide à ne pas culpabiliser. 

Cet équilibre personnel est une condition nécessaire pour mon cheminement païen. 

Par contre, je n’ai pas vraiment choisi ma solitude dans mon paganisme. J’ai intégré une clairière druidique qui a fini par disparaître.  C’est la vie. J’ai pu rencontrer d’autres  personnes dans le druidisme, très sympathiques et enrichissantes. J’ai passé de très beaux moments avec elles. Païens et humains. Des personnes qui exprimaient le désir de garder contact avec moi. 

 Je vis loin de ces personnes. Elles ont leurs vies. Je comprends qu’elles soient très occupées.  C’est pourquoi je les contacte peu souvent.  Je ne veux pas abuser de leur temps et ne surtout pas déranger. Elles ont bien à faire aussi avec leur clairière. Pourtant lorsque je ne reçois pas de réponse  à un simple message de bonne année pour Samonios, je me sens un peu abandonnée. Les personnes qui m’ont répondu,  leurs réponses m’ont été douces et chères. Et pas forcément les personnes que je connaissais le mieux. 

Peut-être est-ce le prix pour les personnes que j’ai mise à l’écart. …. Même si j’ai essayé de leur expliquer pourquoi j’agissais ainsi, la compréhension n’est pas forcément évidente. 

La voie sacerdotale est faite de solitude.De par nos expériences, nos recherches, nos vécus,  nos ressentis. Je le sais.  C’est une « épreuve » nécessaire.Pour se construire.   Mais je sais également que le partage de réflexions, d’échanger, permet aussi d’avancer,  progresser, aborder les sujets sous un angle nouveau. Je ne suis pas sûre d’être sur la voie en ce moment. J’ai plutôt le sentiment de tituber et de me raccrocher aux branches. Je reviens à cette idée que je ne suis pas certaine d’aller jusqu’au bout du chemin. Et pourtant,j’ai le sentiment que les divinités que j’honore ne sont pas loin. Peut-être dois-je me contenter d’être une simple croyante finalement. 

Les Dieux en décideront. …

Bodilones

BODILONES, Miđ Cantlos XV MMMDCCCLXXXVIII M.T. – jour – Dernier quartier.

Alors, non je n’ai pas appris de nouvelle langue. D’ailleurs sans les informations nécessaires, j’aurais été dans l’incapacité de vous le traduire.

Il s’agit de la célébration des Bodilones, du mois de Cantlos, le quinzième jour, de l’année 3888 de l’ère de Magos Turatiom.

Les Bodilones sont la dernière  célébration avant le nouvel an celtique (Samonios) pour remercier les Divinités de tous leurs dons et bienfaits. C’est également l’occasion de reconnaître ses erreurs (nul n’est parfait) et de s’en purifier.

Cette célébration et sa date sont tirées du Calendrier de Coligny.

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Calendrier de Coligny reconstitué

« Le calendrier de Coligny, ou « calendrier gaulois », est une grande table de bronze du IIe siècle, trouvée à Coligny (Ain), dont les inscriptions se sont révélées être celles d’un calendrier en langue gauloise » (Wikipédia).

Certaines personnes se sont penchées sur ce calendrier pour en tirer le plus d’information possible. Le druide Auetos y a consacré des années. C’est pourquoi il suit rigoureusement ce calendrier dans sa pratique.  Cette année, les Bodilones ont eu lieu le mardi 25 octobre avant midi (jour) en dernier quartier de lune.L’ère de Magos Turatiom a débuté à la seconde Bataille de la Plaine des Tertres,  lorsque les Tuatha dé Danann ont vaincu les Fomores.  Sincèrement, j’ai lu des extraits de son travail. Et je n’y ai très vite rien compris. C’est un calendrier luni-solaire qui tient compte des lustres (période de 5 ans) avec des mois supplémentaires selon les années et des mois coupés en deux ( une quinzaine claire et une quinzaine sombre) . Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur son forum Druuidiacto où vous trouverez des articles comme celui-ci : L’ère de Magos Turatiom.

Cela fait plusieurs années que je connais virtuellement ce druide. Je peux le dire, je ne m’en suis pas cachée auprès de lui , j’ai eu parfois beaucoup de mal.. Et pourtant, je revenais à chaque fois vers Auetos, car il est un véritable puits de connaissances (respect !). Et quoique j’en dise, nos échanges m’ont énormément enrichie. Oui, parce que c’est bien joli de ne pas être d’accord. Mais pourquoi ? J’étais repartie pour « tourner-méninge » et trouver ma réponse.

Et bien cette année, l’occasion s’est présentée. J’ai eu la joie d’être accueillie  et reçue  en son Teges (Temple, prononcer Téguess) avec un rameau d’olivier en signe de paix. Je précise que c’est une coutume chez lui, pas spécialement pour une colérique comme moi ;-). J’ai eu la joie de le voir ritualiser à sa manière. Ce qui n’a strictement rien à voir avec ce que j’ai vu jusqu’ici. C’est très ritualisé, très carré. J’ai trouvé cette célébration passionnante, même si je ne me sens pas de pratiquer de cette manière. Néanmoins, j’y reviendrai avec un énorme plaisir. J’ai eu le bonheur de voir un homme totalement investi dans son paganisme .

Le lieu où il a construit son Teges est  isolé de la civilisation, mais pas de la vie. J’ai bien ressenti que nous n’y étions pas tout seul. Ce nemeton (sanctuaire) fait parti pour moi de ces lieux sacrés, inspirés, où il est bon de revenir.

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Il y eut des moments magiques …..

Les oiseaux se sont tus durant toute la célébration, comme à l’écoute.

Lorsque les offrandes furent déposées dans le feu et qu’il prononça, « Gloire aux Dieux », le vent s’est levé fort dans les branches. Comme il s’est levé à d’autres reprises à des moments bien précis. Les Dieux et Déesses ont été honorées. Je pense sincèrement qu’ils ont apprécié. Moi, qui n’avait pas pu célébrer depuis longtemps avec un druide, ma joie fut réellement grande. Je me sens de nouveau présente dans le temps sacré.

En dehors de la cérémonie, nous nous sommes retrouvés en petit groupe à parler, discuter et partager des éclats de rire.  Que demander de plus ….. 🙂

Taranis ou le visage que l’on donne à nos Dieux

Au début de mon paganisme, j’avais une vision assez simpliste du sujet. Les divinités que je connaissais avant tout étaient les divinités gréco-romaines. On avait donc Zeus, roi des Dieux et maître du ciel ; Vénus, déesse de l’amour ; Vulcain, dieu des Forgerons, etc.

Puis je me suis intéressée aux divinités celtiques et je me suis rapidement rendue compte que c’était beaucoup plus compliqué que cela. J’imagine qu’il en est de même pour toutes les divinités de tous les panthéons. Il y a ce qu’on sait d’une divinité, ce qu’on ressent. Il y a l’interprétation personnelle de chacun. Il y a la volonté de ne pas enfermer une divinité dans une case figée, sans pour autant en faire un fourre-tout « parce-que-ça-le-fait-trop-bien-d’avoir-un-super-dieu-qui-fait-tout « .

Par exemple, Taranis.

Nous savons par César dans La Guerre des Gaules, que les Gaulois croyaient en un Jupiter qui avait l’empire du ciel. Mais dans sa liste de Divinités, ce Jupiter n’apparaît qu’en quatrième position après Mercure, Apollon, Mars et après lui Minerve. A l’époque Gallo-Romaine, Jupiter fut associé à Taranis. (1)  Cependant, Taranis ne serait pas un roi des Dieux contrairement à Jupiter.

« Sa fonction définie imperium caelestium tener, avoir l’empire des choses célestes, ne fait pas pour autant de lui un roi des dieux, comme l’est Jupiter à Rome (César, dans ce cas, l’aurait cité en premier dans sa liste), mais un dieu-orage. «  (2)

Nous voici donc avec Taranis, maître du ciel et de l’orage et c’est ainsi que je me le suis représenté au début.  Son nom, Taranis, est donné par Lucain dans La Pharsale. Mais dans une dédicace à Orgon (Bouches-du-Rhône) qui date du IIème siècle avant notre ère, il est orthographié Taranus. (2)

Taranus est comparable au vieil irlandais torann =  » orage, vacarme de combat  » ; au vieux breton taran =  » tonnerre  » et remonterait à la racine indo-européenne *(s)ten =  » tonner, gronder  » (3). Je devrais me mettre à le nommer ainsi.

Étrangement, dès le début, j’ai pris la Foudre comme élément secondaire de cette divinité. Sûrement cette histoire de Feu que j’ai à régler. Mais, également, car c’est le bruit provoqué par l’orage, et non la foudre elle-même, qui est privilégié dans son nom.  Je me suis concentrée sur son royaume, le Ciel et sa maîtrise des vents.  La première cérémonie druidique à laquelle j’ai participé en tant que simple spectatrice, lorsque Taranus a été invoqué, le vent s’est levé. J’en ai été émue. Lorsque j’attendais à l’écart avant d’entrer officiellement dans la clairière, j’ai posé soudainement la question : Taranis, où es-tu ?  Je devais bien être à 10 mètres du lieu de cérémonie, à ce moment précis, je n’ai pas senti le vent, mais une bouffe du parfum de l’encens qui brûlait.

Je me suis posée la question si ces signes étaient le fruit de mon imagination, si c’était des manifestations ordinaires ou si le Dieu utilisait des signes qui me parlent. Cela  me pose problème. Souvent les Divinités nous parlent avec des signes qui ont du sens pour nous. Et je les en remercie.  Cependant, comment voir si c’est juste pour communiquer ou si je m’approche de la vérité ? Oui je me prends facilement la tête. Alors je mets de côté, car je sais que la réponse me viendra plus tard.

Pour moi, Taranus est le ciel dans son immensité, le vent qui y souffle, la course des nuages apportant pluie, foudre ou lumière. De plus, sans me l’expliquer, j’ai associé Taranus à la saison claire. Je ne savais pas comment me l’expliquer. Après tout, c’est plus la mauvaise saison qu’on associe à la pluie et aux orages. Mais voilà, lorsque le jour rallonge, que la Terre s’éveille, je ressens la présence de Taranus. Je sens son énergie croître, prendre de l’ampleur et occuper tout l’espace.  Au contraire, lorsque la saison sombre pointe son nez, je sens Taranus s’effacer, au second plan. Comme s’il se recentrait sur lui-même.

Pour beaucoup c’est une évidence. Moi, il m’a fallu ce ressenti et cette déduction de la Terre-Mère qui s’éveille en même temps que Taranus à la belle saison pour associer Taranus à la fécondation. La pluie fertilisatrice et son souffle qui dégage le ciel pour permettre au Soleil de réchauffer la Terre.

Et parce que son souffle dégage le ciel et évoque l’éveil de l’esprit, je l’ai associé à la Lumière. Car le Soleil peut briller tant qu’il peut, si le ciel est sombre de nuages, la lumière ne nous parvient pas.  J’en suis parvenue à une vision que je peux simplifier à la Terre-Mère et Ciel-Père.

Chez les Hindous, il se rapproche du dieu Indra. Ce dernier au temps de la Religion Védique était l’un des dieux principaux. Il n’y a qu’à voir tous les hymnes qui lui sont dédiés dans les Védas.

 » Dans les Veda-s, Indra est le dieu de la sphère de l’espace. Il est le dispensateur des pluies et réside dans les nuages. Craint, en tant que Seigneur des tempêtes et lanceur d’éclairs, il est aussi la source de toute fertilité. En tant que souverain du Ciel, il est le compagnon du Dieu-des-vents, Vâyu, qui est le souffle vital du Cosmos. Dans plusieurs hymnes du Rig Véda, les attributs et les fonctions divines les plus hautes lui sont donnés « .  Extrait de Mythes et Dieux de l’Inde :  Le polythéisme hindou d’Alain Daniélou

J’aurai tendance à associer Indra et Vâyu en Taranus.

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J’ai un peu travaillé sur le symbole sur la Roue, le symbole qui lui est associé. J’ai lu à plusieurs reprises que le bruit de cette roue sur la route (sûrement caillouteuse) évoquait le fracas de l’éclair et sa répercussion dans l’espace. Encore le son provoqué qu’on privilégie à la Foudre elle-même. J’ai également lu qu’elle était la Roue Cosmique. Taranus en serait une forme de gardien pour le maintien de l’Ordre et de l’Equilibre.

Dans son livre hyper intéressant Mythologie du Monde Celte , Claude Sterckx désigne Taranus comme l’un des Dieux qui fait tourner les cycles du monde .

« Le dieu-père  » insémine  » constamment la vie dans le sein de la Terre-mère. C’est lui aussi qui gouverne le monde en ce sens qu’il assure la perpétuation  des cycles vitaux : celui des naissances et des morts, celui des hivers et des étés, celui des nuits et des jours, etc.  » (4)

 Ce que je reproche par contre à cet auteur, c’est qu’une même fonction se retrouve dans plusieurs divinités donc toutes ces divinités sont un seul et même Dieu. Or, d’après ce que j’ai lu et surtout d’après mon ressenti, Taranus n’est pas Sucellos, n’est pas Esus, n’est pas Teutates, etc.

Je ne suis pas non plus d’accord avec Philippe Jouët (5), quand il résume Taranus au tonnerre-divinisé.  Par contre, cet historien des religions  m’a sacrément chamboulé dans ma conception personnelle des divinités. J’en reparlerai plus tard.

Il y a donc ces aspects positifs de Taranus.  Cependant, comme toutes divinités, il a des aspects sombres. Tout d’abord, les destructions et inondations que peuvent provoquer la foudre et la pluie. De plus, j’associe Taranus à la colère. Encore une lecture ? Je ne sais plus. Mais pour avoir été témoin de grandes colères, quand elles explosent, elles ont la soudaineté, la violence et le bruit du tonnerre. Tous aux abris ! Et on connaît les effets destructeurs que peuvent avoir la colère.  Ayant moi-même un lien avec la colère, ce n’est peut-être pas pour rien que je me sens des affinités avec Taranus.

Cependant, au-delà de ses aspects sombres, je ressens réellement Taranus comme un dieu avec une partie sombre enfouie. Je ne sais comment l’expliquer. Il y a quelque chose de redoutable en lui, dont je sens qu’il faut en garder une grande prudence.

Taranus est une divinité guerrière. Selon moi, la colère appelle à une réaction, le combat. Le roulement de tonnerre peut évoquer une bataille. En tant que divinité qui maintient l’ordre cosmique, je l’imagine prendre les armes quand l’équilibre peut-être rompu.

On peut lire son côté guerrier dans Taranis, caelestiorum deorum maximus (*) de Daniel Gricourt et Dominique Hollard, mais aussi dans Teutates, Esus, Taranis de Paul-Marie Duval (commentaire sur La Pharsale de Lucain, avec Taranus en dieu sanguinaire à qui on sacrifie des hommes et on offre les têtes coupées).

Le premier texte, assez long (60 pages) privilégie le Taranis-Jupiter gallo-romain et ses représentations de Colonnes à l’Anguipède. Je ne souhaite pas me plonger dans cette période. Néanmoins, j’y ai trouvé énormément d’éléments de réflexion.

Ce que j’y trouve très intéressant, c’est son comparatif à un des mythes concernant le dieu Indra. Indra aurait été à l’origine un dieu de la deuxième fonction (force guerrière) de Ciel-Nocturne. Or, un jour s’emparant de la Foudre, il blessa un « démon » libérant ainsi les eaux du ciel (sous forme de vaches) et le Soleil.  Ce fait héroïque lui permit d’évoluer  ainsi en dieu de la première fonction (autorité religieuse) et devint un Dieu du Ciel-Diurne. De plus, il a un pouvoir de fertilité qui peut le rattacher à la troisième fonction (satisfaction des besoins vitaux). Indra a un pied dans chaque fonction. Taranus également. Néanmoins, cela ne fait pas de lui un Dieu primordial, supérieur à tous les autres.

Plus haut, j’évoquais le livre de Philippe Jouët (5) qui avait chamboulé ma conception des divinités. En effet, il se réfère énormément à la conception indo-européenne des dieux du Ciel-Diurne et des dieux du Ciel-Nocturne.

La lecture du mythe d’Indra et du dictionnaire de Philippe Jouët m’a, à la fois, apporté des réponses sur Taranus et complètement déroutée pour les autres divinités.

Taranus, que je ressens dans la saison claire en pleine puissance, mais avec une part d’ombre qui m’inspire de la méfiance (pas de lui, plutôt de ce que je pourrais provoquer par erreur), m’évoque ces notions de Ciel-Diurne et Ciel-Nocturne. Et le mythe d’Indra m’explique nombre de mes ressentis à son égard.

Après toute cette réflexion, auxquelles je rajouterai sûrement des éléments durant mon apprentissage, me fait me sentir à la fois plus proche et bien plus éloignée de Taranus.

Le visage que je lui donne n’est pas prêt d’être figé.

 

  • (1)   Les Dieux de la Gaule de Paul-Marie Duval
  • (2)   Merde à César de Jean-Paul Savignac
  • (3)   Dictionnaire Français-Gaulois de Jean-Paul Savignac
  • (4)   Mythologie du Monde Celte de Claude Sterckx
  • (5)   Dictionnaire de la Mythologie et de la Religion Celtique de Philippe Jouët
  • (*)   Ces textes peuvent être retrouvés sur le site Persée

 

 

La tête dans les étoiles

Quand vous lisez ici et là une description des druides,  on a le portrait du superman spirituel : histoire, médecine, astronomie, géométrie, justice, conseiller du roi, botanique, divination, mythologie ……

Euh ….. ok.  Alors je sais qu’on leur connaît 20 ans d’études et que des domaines tels que la médecine, n’étaient pas aussi poussées qu’aujourd’hui. Mais il s’agit malgré tout d’un vaste programme. Sans parler des rites, pratiques spirituelles, etc.

Personnellement, je pense plutôt qu’ils avaient un socle de connaissances de base commun à tous. Puis qu’ils se perfectionnaient dans certains domaines par la suite, tout en approfondissant leur connaissance et leur rôle spirituels.

Pour ma part, je ne tiens pas à me lancer dans des études de médecine. Dès qu’on m’avance des chiffes et formules mathématiques, mon cerveau bugue complètement et il me faut un temps infini pour visualiser un objet, un lieu en 3D.  Donc j’avais tendance à rejeter la majorité des sciences.

Du coup, je me demandais (et me demande encore),  en tant que druidisante qui envisage d’aller plus loin, quels sont les domaines que je devrais apprendre.

Et bien je me suis découverte de passion pour la Cosmologie depuis que j’ai découvert Hubert Reeves et cette vidéo :

Du Big Bang au vivant

 

Vidéo que je recommande chaudement à ceux dont le sujet les intéresse.  J’ai adoré cette vidéo, car elle ne me noie pas sous des formules mathématiques. Mais qu’au contraire, elles me racontent des histoires. L’histoire de la création du monde, l’histoire des étoiles, etc. J’ai adoré y entendre le chant de notre Soleil et y découvrir tant de merveilles.

Et plus je m’intéresse à cette science, plus j’y trouve des échos à mon paganisme.  Je ne deviendrais pas une experte éclairée dans ce domaine. Cependant, quel nouveau regard quand on se place dans l’angle de l’infiniment grand !

Alors depuis quelques temps, je lis des ouvrages de vulgarisations et regarde quelques sites internet. L’inconvénient, j’ai beaucoup de mal à mémoriser dans cette matière.  L’avantage, c’est que ça m’apporte une meilleure compréhension du monde qui m’entoure et m’oblige à voir les choses sous un autre angle. Exercice très utile dans la vie de tous les jours, mais aussi dans la spiritualité

Quelques informations sur le sujet supplémentaire :

  • Cours d’astronomie : des articles simples et clairs pour aborder la matière
  • Scienceclic : chaîne youtube de vidéo de 2 à 6 mn sur des sujets scientifiques
  • Les Contes de l’Univers : série d’émission de 15 mn qui allie mythes et astronomie, présentée par l’astrophysicien Jean-Pierre Luminet

 

 

Corent, un sanctuaire arverne

Cet été, j’ai eu l’occasion de passer quelques jours au sud de l’Auvergne.

La tentation était trop grande de prendre ma voiture et de remonter vers le nord, pour aller visiter ce lieu que je voulais tellement voir.

Corent est une commune située une vingtaine de kilomètres au sud de Clermont-Ferrand. Sur le sommet du plateau, un oppidum gaulois de la période milieu du IIème siècle au milieu du Ier siècle avant Jésus Christ. Vous trouverez plein d’informations intéressantes sur ce site : Luern. Vous pourrez même y visiter une reconstitution en 3D de la ville gauloise 😉

Y aller début septembre m’a permis d’éviter la foule et d’y croiser peu de monde.

Lorsque je suis arrivée à proximité, j’ai bien ri. Il faut traverser le village « Le Pont des Goules » avant d’arriver à Corent. C’est un nom qui ne s’invente pas !  Puis nous montons une bonne pente, traversons Corent, avant d’arriver au plateau du sommet. Normal pour le site d’un oppidum. Mais jusqu’ici les photos que j’avais vu du site ne laisser pas voir ce relief.

A mon arrivée, juste deux personnes au loin. Des nuages qui flânent devant le soleil. Sur ma droite, au loin, on aperçoit le Puy de Dôme. Pour avoir passé des vacances à proximité et être montée à son sommet il y a deux ans, je trouve sa silhouette familière rassurante.

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Devant mois les fameux poteaux rouges qui marquent les dimensions de la place publique et du sanctuaire.

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« Le sanctuaire gaulois (100 – 50 av. J.C.) est une construction monumentale de terre et de bois, d’environ 50 mètres de côté, comprenant une galerie périphérique ouverte et deux petits temples.[…] Dans cet espace se tenaient régulièrement des banquets qui ont engendré de nombreux vestiges. » (Texte extrait d’un panneau d’information du site).

Les quatre poteaux symbolisent l’entrée monumentale.

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Le cadre magnifique, le calme, le fait d’avoir pris le temps de faire le vide dans ma tête en arrivant, m’ont rendu ce moment très précieux.  Ce lieu sacré que je voulais découvrir depuis quelques années, j’y étais enfin.

Après en avoir fait le tour, je me retrouve seule sur le site. Parfait. Je sors mes offrandes du sac : rouelle en bois maison, un morceau de pain au céréales et des tartelettes aux fraises de la Drôme (petit clin d’œil à un ami cher qui partage mes croyances).  Je m’adresse aux éléments, aux Dieux et Déesses, je salue la mémoire des Arvernes ayant vécu ici, je remercie sous les rayons du soleil. Après un court moment de recueillement, j’entends une portière qui claque et un homme qui appelle son enfant. Je m’empresse de mettre mes offrandes  à l’abri, afin qu’elles ne soient pas dérangées. Il était temps, un couple de personnes âgées vient d’arriver.

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Puis, je me suis assise sur le bord pour prendre  le temps de savourer cet instant. Quel paix. Un pur bonheur. Loin du tourbillon de la ville, des prises de têtes quotidiennes.

Et puis j’ai essayé de m’imaginer le sanctuaire à l’époque gauloise.  La grande place publique était-elle bruyante ? Entendait-on le bruit du bétail les jours de marché ? Le galop des cavaliers qui traversait la place ?

« La fondation du sanctuaire débute par la délimitation de son enceinte. Cette limite symbolique est matérialisée par un profond fossé creusé dans la roche volcanique, dans lequel était implantée une palissade en bois haute de 4 à 6 mètres. Elle s’interrompt à l’Est, pour ménager un dispositif d’entrée orienté en direction du soleil levant et du Puy  Saint-Romain. Cette première enceinte est rapidement remplacée par une galerie monumentale, d’environ 50 mètres de côté, pour 7 à 8 mètres de hauteur. Sa toiture est supportée, à l’extérieur par un puissant mur continu et en façade, par une colonnade de 12 à 13 gros poteaux de bois. » (Panneau d’information du site)

J’ai du mal à imaginer une structure de 7 à 8 mètres de haut ! L’équivalent d’une maison d’un étage. Une fois à l’intérieur, plus de panorama sur le Puy de Dôme donc. Et la hauteur devait masquer le bruit extérieur. L’image est maladroite, mais je ne connais pas d’équivalent. Entrer dans le sanctuaire devait être semblable à l’impression d’entrer dans le silence d’une église. Le ciel ouvert en plus 🙂 . Il semblerait que le sanctuaire était dédié aux divinités protectrice de la cité.  Que ressentait-on lorsqu’on banquetait à l’intérieur en communauté à la gloire de nos Dieux ? Quand on partageait la viande du sacrifice et le vin entre le divin et le clan ? M’y serai-je sentie aussi bien qu’en cet instant où j’apprécie de laisser ma peau à la caresse de vent et de laisser mon regard parcourir l’horizon ?

Quelle pouvait-être la vie quotidienne du (ou des) officiant(s) du sanctuaire ? Quels étaient les rites quotidiens ?  Beaucoup de questions, encore et toujours. 🙂  Dans tous les cas, je reviendrai.