Archives mensuelles : février 2017

Salle de bain : mes petits changements pour diminuer les déchets (2)

Dans ma quête « je veux vivre de manière plus écolo et réduire mes déchets », je poursuis mon action dans la salle de bains. Je cherche également à être plus minimaliste.

* vider et trier ses placards : J’avais déjà commencé un tri de tous mes produits d’hygiène et cosmétiques, ainsi que revu ma façon d’acheter/consommer. Mais je l’ai fait de manière plus aboutie après avoir été motivée par cette vidéo.

*  trier sa pharmacie : j’essaie de trier ma pharmacie 2 à 3 fois par an pour me débarrasser des médicaments périmés.Surtout après avoir été souvent malade. Cela me permet également de me rappeler ce que j’ai et donc de dire au médecin : « Pas besoin de m’en prescrire, j’en ai chez moi. »

Attention : ne surtout pas jeter ses médicaments dans la nature ou dans les toilettes. C’est un geste loin d’être anodin et qui peut avoir de gros impacts (j’en parlerai à l’occasion d’un autre article). Je remets tout ce dont je veux me débarrasser à ma pharmacie qui les remet à Cyclamed.

 

* Lingettes démaquillantes lavables : c’est en regardant la première vidéo que je me suis rappelée que j’avais déjà acheté des lingettes démaquillantes lavables depuis quelques années. Mais au final je les avais oublié. Bref, je les ai ressortie et je suis contente de m’en servir pour me démaquiller ou me nettoyer le visage.(Peut donc aussi servir aux hommes)

Celles que j’utilise sont de la marque Les Tendances d’Emma en coton bio et j’en suis très contente.  Il y a encore la marque Plim qui est assez connue et cité dans la première vidéo. Mais vous pouvez en trouver aussi chez des créateurs, comme Coffin Rock et son Evil Bootik.  Vous pouvez également les fabriquer vous-même (ce que j’aurais fini par faire si je n’en avais pas acheté) avec des tutos sur internet. Comme sur le blog d’Antigone XXI .

Pour ceux qui vous disent que c’est idiot puisque de toute façon, on utilise de l’eau pour les laver, vous pouvez leur répondre :

  • que vous faites de toute façon des lessives pour votre linge donc ce n’est pas quelques lingettes démaquillantes qui vont y changer quoique ce soit ;
  • que grâce à vos lingettes démaquillantes vous ne jetez plus de disques démaquillant en coton donc pas de déchet,
  • que la culture du coton est l’une des plus polluantes et demandeuse d’eau de la planète donc si vous n’en achetez plus, vous  diminuez votre impact écologique. Il faut 5 263 litres d’eau pour faire 1kg de coton. Voir plus comme indiqué sur cet article très intéressant : Coton

 

* serviette hygiénique lavable : dans la même démarche que pour les lingettes démaquillantes et toujours suite à la première vidéo, après de longues tergiversions, j’ai enfin acheté des serviettes hygiéniques lavables.  Je m’en sers également comme protège-slip. Donc au moins 365 serviettes hygiéniques que je ne jette plus à la poubelle. J’en ai acheté à Coffin Rock, créatrice que j’adore. Et personnellement, j’apprécie grandement le confort de ses serviettes. J’ai même acheté du tissu pour m’en créer des supplémentaires.

Petite vidéo sympa de Coffin  pour plus d’explication (matériaux utilisés, fabrication, comment les nettoyer, les utiliser au quotidien, etc) :

Par contre, on conseille souvent de choisir la taille de ses serviettes en fonction de son flux. Oui mais ……. il faut tenir compte de sa taille de culotte :-P. Car si vous prenez la taille  « petite » alors que vous avez une grande taille de culotte, la serviette peut parfois coulisser et mal se placer. Surtout quand on ne fait pas attention en se rhabillant. Au vu de mon imposant gabarit, la taille qu’il me faut c’est les grandes serviettes pour ne pas être gênée, que ce soit pendant ou hors la période de mes menstrues.

* moon cup : j’en utilise une depuis plusieurs années. Il y a le coup de main à prendre pour la mettre et l’enlever au début. Et il ne faut pas hésiter à couper la tige si on est gênée. Je l’ai quasiment coupée entièrement. Cependant, je la trouve très confortable. Il m’est arrivée de l’oublier deux jours alors que j’étais toute à la fin de mon cycle. Je la couple toujours avec une serviette hygiénique. Je n’ai jamais eu de fuite, mais c’est une habitude que j’ai prise et que j’ai gardé. Ayant la chance de ne pas avoir un cycle trop abondant, en dehors des deux premiers jours, je n’ai pas besoin de la vider trop souvent. Bien entendu, une bonne hygiène de requise. Je me lave toujours les mains avant de l’enlever et après l’avoir remise. Je vide ma coupe menstruelle dans le lavabo ou quand je prends ma douche. Puis je la lave au savon avant de la remettre. Lorsque mon cycle est fini, je la stérilise à l’eau bouillante au moins dix minutes. Puis je la range dans sa pochette jusqu’au mois suivant. J’ai acheté la mienne en magasin bio, mais on en trouve sur pas mal de site internet. Moon cup est le nom de la marque de ma coupe menstruelle.

Je connais une femme qui ne veut pas en mettre, car elle craint une descente d’organes avec le temps. Après avoir questionné deux sages-femmes, on m’a confirmé que ça ne le provoquait en rien.

Nos règles : on a souvent en tête que nos règles sont honteuses et que c’est sale. Donc nombres de femmes ne sont pas à l’aise d’y être directement confrontées comme avec  les serviettes lavables ou les coupes menstruelles. Je me rappelle que la première fois que j’ai utilisé ma coupe, j’ai été marquée par l’odeur du sang très métallique.  Alors, je ne vais pas vous dire que c’est « propre ». Mais j’estime que ce n’est pas non plus sale avec cette notion « d’impur » comme j’ai pu déjà l’entendre. C’est naturel, c’est la nature. Ce n’est pas différent que d’aller aux toilettes et non, je n’en ai pas honte. Cela m’a appris justement à relativiser, changer mon rapport au corps, apprendre à mieux connaître mon flux et à ne même plus y penser. Sauf quand j’ai des maux de ventre forcément ou que j’ai des envies de meurtres (effet secondaire des hormones :-P).

 * suppression de mon savon intime : pendant des années, je n’ai utilisé que mon savon ordinaire sans aucun problème. Et puis, suite au conseil de ma gynéco de l’époque, j’ai commencé à utiliser un savon pour les parties intimes. Sans parler du matraquage publicitaire pour ce genre d’article. Mais finalement, en ai-je besoin ? Pas le moins du monde.(Utilité d’un produit d’hygiène intime De plus, ils s’avèrent que certains composants chimiques contenu dans ces savons peuvent au contraire détruire notre flore vaginale, au risque de favoriser les infections !

 

=> Depuis que j’utilise tous ces produits, j’ai pu rapidement observer la diminution de mes déchets. D’un sac poubelle de 10 litre toutes les 1 à 2 semaines, je suis passée à un sac poubelle de 10 litres toutes les 4 à 6 semaines. Petite victoire personnelle 🙂 , mais je peux toujours mieux faire.

 

 

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Le Val des Nymphes

C’était en novembre 2015. Je partais rejoindre un ami dans la Drôme. Ce furent des jours merveilleux de discussions passionnées sur l’histoire des terres parcourues, de leurs habitants anciens et récents, de réflexions sur nos croyances, d’émerveillement face à la nature ou aux traces du passé, de fous rires et de silences sereins.

Pour le début de notre périple,  il me fit la surprise de m’amener au Val des Nymphes, près de La Garde-Adhémar.

Je découvre le site au creux d’un vallon, au milieu d’une forêt de chênes centenaires. Ce jour-là, malgré la saison, le ciel est d’un bleu limpide et le soleil chauffe agréablement l’air. Un panneau à l’entrée indique que les Nymphes de ce site étaient honorées comme des Déesses-Mères.

L’endroit dégage une atmosphère sereine et reposante. Les arbres magnifiques sont très présents et nous couvrent de leurs ombres.

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Tout de suite, le regard est attiré vers une petite église. Les chrétiens ne sont jamais loin des anciens lieux sacrés païens (il y aurait eu un culte gallo-romain, voir même plus ancien). Et l’endroit incite à la paix et au recueillement.

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« Cette chapelle du XIIe siècle constitue un des plus beaux exemples d’art roman provençal inspiré de l’antique. » (extrait de Prieuré du Val des Nymphes sur Wikipédia)

Puis, il y a la source.

Nichée au pied de la paroi calcaire, on peut même observer à côté une pierre dont la forme rappelle une vulve. Un mince filet d’eau s’en écoule.Parfait symbole de la Déesse-Mère féconde . Depuis la source a été creusé un petit canal qui alimente un autre bassin. La source étant un peu à part, car elle est physiquement séparée du reste du site, je me suis demandée si le petit bassin était pour donner accès à l’eau sacrée au simple croyant. Ainsi la source reste pure et préservée. Néanmoins, j’avoue que cette manière de penser est influencer par le fonctionnement que j’ai pu découvrir chez certains druides qui marquent hiérarchiquement l’espace entre les différents degrés de sacerdotes, puis entre les sacerdotes et les croyants.Et je trouverais ça plutôt triste.Ou alors, c’est pour faire des bains de pieds, qui sait 😉

C’est un très bel endroit où je me suis sentie bien accueillie par ses habitants (arbres, nymphes, …). Approche de l’hiver sûrement, son énergie était présente mais semblait passive. Observatrice quand même. Je serai curieuse de voir si son énergie est plus active à la belle saison.  Et j’aurais grand plaisir de nouveau m’y poser et d’en savourer l’équilibre et la douce harmonie.