Archives pour la catégorie Pratique personnelle

Février, se purifier

Il me semble que c’est la première année où j’ai réellement compris/ressenti le besoin de me purifier. J’en comprends l’importance dans le cycle annuel et dans la symbolique. Cette année, il s’y rajoute vraiment la dimension personnelle. Comme si dans tout mon cheminement personnel où j’ai pas mal élagué de mon passé, de mes souvenirs, de mes relations, de mon comportement, j’arrivais à la fin d’un cycle. Et qu’il était temps que je me débarrasse du dernier ressort qui m’empêche d’avancer dans mon histoire personnelle. Et du coup dans mon développement spirituel. Puisque tout est lié.

Je n’ai pas fêter Imbolc. Je ne me sentais pas connectée au temps sacré. Ou bien ce n’était pas encore le moment pour moi. Des discussions passionnantes, enrichissantes et jamais achevées, comme toujours avec mon cher W. Du tâtonnement, des avancées ou des retours en arrière. Par exemple, en ce moment, j’éprouve de nouveau une certaine lassitude à ce que je lis chez certains païens.  Là où je devrais apprendre de leur lâcher prise, de leur recul et de leurs sagesses ;  je n’y vois que brassages d’air, vanités intellectuelles et puérilités. Je me retrouve dans la fâcheuse position de « celle qui pense assez savoir pour juger » . Alors qu’au fond je ne sais rien. Je connais juste un peu l’humain.  Je me sens usée par tous ces beaux discours, belles phrases qui sonnent désormais creux dans mon cœur et mon esprit. Car souvent la personne qui l’écrit ne l’a elle-même pas compris. J’ai l’impression de voir parfois certaines situations avec une telle lucidité : fausseté et futures trahisons à venir; que je me dis que ce n’est pas possible. Je dois me tromper. Comment, moi, pourrais-je deviner de telles choses alors que ce qui apparaît à mes yeux n’est que le sommet de l’iceberg ? Je me suis trompée parfois. A m’excuser de ma mauvaise langue. J’aimerais que cela m’arrive plus souvent. Car finalement, les êtres humains sont si prévisibles …. Ils parlent : savoir, pouvoir, bien agir et ne voient même pas qu’ils font eux-mêmes ce qu’ils fustigent chez les autres. J’en reviens à me faire peur moi-même. Si tout le monde le fait, alors moi aussi ! Où ai-je bien donc failli ? Où est-ce que je me trompe ? Où est-ce que je parle avec « raison » sans moi-même appliquer la leçon ?

Je ressens également le besoin de me purifier de tout ceci. De me détacher de ses pensées, de ne plus m’occuper des attitudes d’autrui, de leurs incohérences et de leur manque de savoir-être …..

J’ai lu chez un druide qu’Imbolc était la purification par l’eau et Belteine par le feu. J’ai lu chez un autre que nous purifions le corps et le monde physique par l’eau à Imbolc, l’âme par l’air et le vent à Ostara et l’esprit par le feu à Belteine.

Je pense qu’il y a une part de vrai chez chacun de ces druides. Sans que je sois autant aussi catégorique. Puisque tout est lié. J’ai purifié il y a quelques jours mon foyer en ajoutant une attention, tout simplement en faisant mon ménage. Le lendemain, je faisais un petit rituel de purification de mon logement et moi-même avec encens (storax, oliban, mélange de romarin, sauge et lavande séchée) et ma cloche (les vibrations sonnantes de la cloche brisent les mauvaises énergies et chassent si nécessaire les mauvaises entités). J’ai fini par  me passer de l’eau sur le visage, les mains et les pieds.

Mais je le sens, ce n’est pas encore suffisant. Il y a deux ans, avec une ancienne amie, nous avions fait une célébration simple et très belle, la nuit au bord de la rivière. Le ciel étoilé et une belle lune brillante.  Nous avions déposé sur de petites plaques de liège une bougie, une offrande….J’y avais rajouter un texte personnel nécessaire à ce dont je devais me purifier/libérer à l’époque. Nous les avons remises à la rivière. J’ai baigné mes mains et mon visage. Puis nous sommes retournés au sein du cercle finir la célébration. Je me rappelle avoir lu que si nous apercevons le petit peuple, ce ne sera jamais directement de face mais du coin de l’œil. Comme une ombre fugitive aussitôt disparu. Ce soir là, du coin de l’œil, j’aperçus dépassant les arbres de la rives d’en face la silhouette noire d’un géant quittant les lieux. Et j’ai repensé à une légende sur un chevalier qui rencontrait un géant noir, maître des animaux de la forêt. Peut-être le fruit de mon imagination, que mon cerveau a fini d’interpréter. J’ai eu le sentiment qu’il était venu nous observer et reparti une fois la cérémonie terminée. Peut-être attiré par nos chants ? Moi, la peureuse, cette fois-ci, je n’ai pas eu peur. Juste bien à la place qui m’était donnée.  J’étais ressortie plus légère, avec une nouvelle énergie.

On m’avait dit (qui exactement, je ne sais plus) qu’Imbolc était la fête de la Déesse.  J’ai lu par-ci, par-là, que la Déesse retrouvait son état originel de vierge après l’accouchement du Dieu-Soleil. J’ai lu que dans pas mal de culture (ne serait-ce que les chrétiens au Moyen-Âge ou en Inde encore aujourd’hui), que la femme était considérée impure après son accouchement et devait rester à l’écart de tous et des lieux sacrés pendant un certains laps de temps. Avant de se purifier.  Imbolc est le temps de la purification. Pour retrouver un état premier ? N’est-ce pas une mauvaise interprétation ? Un moyen supplémentaire de rabaisser la femme et de l’écarter ?

Le mythe irlandais de la naissance d’Oengus évoque sa mère Boand qui veut se purifier. « Pour réparer sa relation coupable, elle se baigne dans l’eau lustrale et mortelle de la source Segais, demeure de Nechtan, dans laquelle elle perd un bras, une jambe et un œil. Dans sa fuite vers l’océan elle devient la rivière Boyne. Georges Dumézil a indentifié un mythe cosmogonique de libération des eaux dans l’histoire de Boann. La mort de Boann engendre les eaux cosmiques qui irriguent tous les mondes connus. Elle réunit plusieurs traits caractéristiques de l’Aurore indo-européenne, dispensatrice de prospérité et libératrice des eaux. » Boann (ou Boand) – Wikipédia 

Vraiment ? Relation coupable ? Réparer ? Personnellement, je pense que le texte a été réécrit par des chrétiens qui une fois de plus ne comprenaient pas tout et réinterprétaient à leur sauce.  Qui plus est si Boand (ou toute autre déesse ) souhaite retrouver son état originel de « virginité », redeviendrait-elle exactement la même ?

Le philosophe Héraclite disait : « On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve ».  L’eau qui s’écoule n’est jamais la même et nous même changeons, évoluons.  Une Déesse qui reviendrait à son statut d’avant, ne serait-ce pas faire disparaître l’enfant qu’elle a eu ? Alors qu’il fait partie de son évolution ? Femme/Déesse, elle n’est plus enceinte. Son corps petit à petit redevient celui d’une femme non-enceinte (et ce n’est pas une histoire de kilos, mais d’organes qui reprennent leurs places, de cycles menstruels qui recommencent, …) Pourtant elle reste mère. La Déesse ne se purifie-t-elle pas simplement d’un état qui n’est plus ? Pour pouvoir retourner dans le cycle ? N’en-est-il pas de même pour les femmes après un accouchement ? Boand s’est transformée en rivière de la Boyne comme punition ? Ou bien parce qu’elle se devait de retourner à son rôle de déesse pourvoyeuse de bienfaits, libératrice des eaux ? Après le gel de l’hiver, la fondue de la neige ne doit-elle pas s’effectuer ?

Une fois de plus, je me retrouve à mélanger des pensées dans cet article. Même si c’est un point de vue très personnel, j’espère qu’il restera lisible et compréhensible malgré tout.

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Petit Yule tranquille ….

 

Cela fait un petit moment que j’ai du mal à ressentir l’énergie des fêtes et à les célébrer.  J’ai célébré Yule le 22 décembre. J’ai allumé des bougies, de l’encens, déposé des biscuits dans le vase d’offrande sur mon autel. Ce qui est drôle, c’est que j’ai pu ressentir l’énergie de Yule en écoutant des musiques de Noël. Rien de spécifiquement païen, mais qui donne une belle énergie de lumière et de joie légère.

J’ai simplement remercié les Dieux et exprimé ma joie à la renaissance de Belenos-Maponos 🙂 . J’ai également allumé une bougie en mémoire de mes proches disparus.  Je sais que Samain est la nuit où la frontière entre le monde des vivants et le monde des morts est si fine que les esprits des personnes décédées peuvent la traverser.  Même s’il n’y a pas de franchissements possible à la période de Yule, je ressens la présence de certaines personnes de ma famille qui sont partis de l’autre côté. Ce n’est peut-être que le fruit de mon imagination ou mon inconscient qui m’éveille à leurs souvenirs, car j’ai fêté Noël avec eux par le passé.  Mais j’ai plus le sentiment que c’est une période où les liens de la famille et les liens de cœur sont les plus resserrés. Et que ces personnes : grand-parents, oncles, cousines, frère de cœur,   …. nous offrent leur présence bienveillante pour veiller sur nous, nous réconforter et nous apporter paix et amour. Je pense à eux, avec toute mon affection.

Cette année, j’ai tout  refait ma petite crèche païenne au pied de mon sapin. Terre-Mère tenant l’Enfant-Soleil ; hobbit et lutin pour symboliser le petit peuple ; un daim et une chouette harfang pour symboliser la nature sauvage, la vie.

Et j’ai remis ma couronne de Yule sur mon autel 🙂

L’esprit de Yule est passé par ici. Merci ❤

 

 

L’Oracle des Reflets

Il m’arrive parfois de tirer les cartes. Je possède quelques jeux. Mais au final, j’utilise souvent le même, l’Oracle des Reflets.

oracle des reflets

 

Il s’agit d’un jeu crée par Célia Melesville, auteur et illustratrice. C’est une jeune femme que j’ai découvert grâce à Facebook sur sa page Célia Melesville – Thérapie, art et guidance .En parallèle de son travail d’artiste, elle fait également des tirages.

Vous pouvez la suivre sur sa chaîne Youtube, où elle propose même des exercices pour travailler son intuition,  elle parle des livres qu’elle a lu ou elle répond aux questions qu’on lui pose => Célia Melesville – Cartes et conscience

Célia est une personne qui m’a touché par sa gentillesse, sa douceur, sa générosité et par son talent. Présentation de l’Oracle des Reflets

J’ai participé au crowfunding pour l’édition du jeu et j’ai eu la joie de le recevoir numéroté avec deux marques-pages et un lot de magnifiques cartes postales. C’est la première fois que j’ai ressenti ça avec un jeu de cartes.  Une « personnalité ».  Je ne saurais comment l’expliquer. Néanmoins, je me suis sentie obligée de me présenter à mon jeu de carte, comme je l’aurais fait face à une personne tout juste rencontrée.  C’est un jeu qui ne fait pas dans la demi-mesure et qui est très direct dans ses messages. Mais quel bonheur de pouvoir profiter de sa magie 🙂

 

 

 

Belotennia

Après les Bodilones, j’ai eu la joie de retrouver le druide Auetos en son temple avec mon meilleur ami. Que dire ….. J’ai retrouvé ce sentiment si rare et à la fois si précieux que j’étais là où je devais être, à cet instant, en ce lieu….

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Mélange de profondeur et de légèreté, de sérieux et de (fous) rires.

Auetos nous a de nouveau offert un rameau d’olivier pour nous accueillir. Ce rameau se trouve encore sur mon autel personnel 🙂 . Il n’est pas évident de trouver les mots …. Alors que j’avais apprécié le rituel des Bodilones et sa signification, son souvenir m’a semblé s’estomper, à en devenir « fade » comparée à cette célébration.

Les Belotennia, ou les « Feux Resplendissants », ou Beltaine,  ont été célébrées sous un Belenos bienveillant et flamboyant, et un Taranis au souffle léger mais bien présent. Auetos fête ce tricobrextio (fête obligatoire à célébrer) en l’honneur de Taranis et de son union avec la déesse Riganissa.  Il fait appel également à lui dans un registre plus guerrier où il demande sa protection, le retour à l’envoyeur pour tout mal reçu et la victoire sur l’ennemi.  Cela m’a un peu dérangé au début. Je ne suis pas habituée à ce domaine dans ma pratique. Et pourtant, c’est d’une logique avec un druide comme Auetos ,qui s’efforce de retrouver ce qui se pratiquait à l’époque des Celtes. Les Belotennia sont les 3 jours de fête qui ouvraient la saison de la guerre, des razzias et autres jouissances violentes de ce peuple.

Les hommes ont élevé un arbre symbolisant l’union des dignités. Avec le tronc d’un arbre mâle. Ici un pin, mais normalement ce devrait être un chêne. Avec les branchages d’un arbre femelle. Ici un olivier.

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Et nous sommes passés entre la fumée odorante de deux feux de sorbiers au cœur desquels se trouvaient des herbes médicinales (de mémoire ; romarin, thym, sauge, …). Nous avons été purifiés par le feu et de nous, toute maladie a été écartée. 🙂

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Jusqu’ici, j’avais lu que les Belotennia étaient consacrées à Belenos.  Il n’a pas été cité à cette cérémonie qui était réellement dédiée à Taranis. Etrangement, cela n’a pas surprise sur le moment. Sûrement que depuis le temps que je lis et suis Auetos sur son forum, je deviens plus coutumière avec cette manière de célébrer. Cependant, cela fait également sens pour moi.  Taranis, le Dieu du Ciel, maître des Vents et de la Foudre, qui libère les pluies pour fertiliser la Terre.

Pour ce qui est de sa parèdre Riganissa, vous pouvez lire ici que

 

Les noms de la Déesse : […] En tant que personnifiant l’érotisme, elle est appelée Désirable, Cassia, Amour, Carantia, la Noble, Aria, la Reine, Riganissa, Celle-qui-frotte, Crebettia, Celle-qui-serre, Crappetiia, Très bienveillante, Rosucara. […]

Cette journée magnifique s’est enjolivée d’un excellent repas avec des personnes bienveillantes et accueillantes.  Un pur bonheur.

 

Grands Jeux Romains – 2017 – Nemausus

Cette année, les Grands Jeux Romains avaient pour thème la reine icénienne Boadicea ou Boudicca. L’équivalent féminin de Vercingétorix en Grande Bretagne (pour en savoir plus  => La révolte de Boudicca).

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Je souhaitais vraiment y aller et je n’ai pu être sûre qu’au dernier moment. Un pote a eu des places et nous y voilà.

Je crois que c’est la première fois que j’entrais dans les Arènes de Nîmes. En moi se mêlait la joie béate de la passionnée d’histoire à découvrir ce lieu magnifique et l’excitation enfantine de voir un spectacle de capes et d’épées. Euh pardon ! De cuculles et de glaives !  Du haut des gradins, la vue est magnifique sur ce monument et sur la colline des Jardins de la Fontaine et la Tour de Magne.

Tour Magne

Le spectacle était en deux parties. Lors de la première, nous avons eu droit au défilé de l’empereur Hadrien et de ses armées, de combats de gladiateurs et d’une course de char. Puis nous avons eu l’abordage des plages bretonnes (Grande-Bretagne) par César avec combat contre les Bretons. Et enfin, l’histoire de Boudicca avec l’outrage qui lui a été fait à ses filles et elle,  le non-respect de la parole du procurateur romain,  la rébellion de la reine contre Rome avec 120 000 hommes derrière elle. Avec quelques adaptations.  Dans la réalité, ses filles étaient pré-pubères au moment de ces événements. Ici, nous avons deux jeunes femmes qui nous ont fait de belles cascades équestres. La robe de la Reine qu’on ne voit pas entièrement sur ma photo. Argh !!! C’est du Moyen-Âge ça ! Et la Reine qui invoque Cernunnos et Teutates pour obtenir vengeance, damned ! Nous n’avons aucune preuve de la « présence » de Cernunnos en Grande-Bretagne.

Mon pote n’a pas aimé ce spectacle qu’il a trouvé long, avec moins d’action et de suspense qu’il a pu voir les années précédentes. Moi, sous un ciel magnifique la clarté de Belenos et le souffle de Taranis, même si je dois reconnaître une certaine longueur, j’ai beaucoup aimé 🙂 .

Nîmes est la ville qui possède les monuments romains les mieux conservés du monde : les Arènes (fin du Ier siècle ap JC), la Maison Carrée (début du Ier siècle), la Tour Magne,etc. Elle a d’ailleurs déposé sa candidature pour être reconnue au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Extrait de Les Peuples fondateurs à l’origine de la Gaule de F. Régnier et J-P . Drouin :

« Les Volques Arécomiques :

Peuple originaire de la Bohême et de Moravie, ayant longtemps séjourné au sud de la forêt Hercynienne, en Bavière.  […]

Leur chef-lieu était Namausikabo (inscription gauloise), devenus successivement Colonia-Augusta-Nemansus (au 1er siècle ap  JC, selon Strabon), Nemansum, Nemansus (au 1er siècle ap JC , selon Pline), […], devenu Nîmes depuis 1357.

L’ethnique de cette ville était les Namasates que l’on retrouve dans le nom figurant sur une monnaie gauloise. […]

La ville passa sous l’autorité romaine en 121 avant JC. 

Nîmes, avant de devenir gallo-romaine, était partiellement occupée par une agglomération celto-ibérique ou celto-ligure, qui s’était primitivement établie au pied du Mont Cavalier. Il s’agit de la hauteur surplombant la ville actuelle de Nîmes. La première ville est née vers le VIème siècle avant JC. A la population initiale de souche vraisemblablement ibérique se mêla au IVème siècle un premier apport celtique. Son évolution fut marquée par la création d’une enceinte, à la fin du IVème siècle ou au début du IIIème siècle avant JC.  […]

Un sanctuaire religieux celtique a été aménagé avant la période romaine autour de la source coulant en bas du flanc du Mont Cavalier. Il était consacré à un dieu topique appelé Némansus. C’est donc cette divinité locale qui a donné son nom à la ville .On a également trouvé une inscription consacrant la dévotion d’une petite communauté établie au sein de la colonie gallo-romaine de Nîmes, dédiée à MARS AUGUSTUS LACANUS par les Adgentii. […] »

La Tour Magne, citée plus haut, est une tour romaine qui a recouverte l’ancienne tour gauloise. La source sacrée de Nemausus se trouve aux Jardins de la Fontaine, à proximité du Temple de Diane (qui en réalité serait une bibliothèque). Il est surprenant que plus de 2000 ans après (comme pour la  la source sacrée de Glanum), cette source n’a pas bougé et irrigue encore le cœur de Nîmes. Les rares fois où j’ai pu approcher l’eau, il y avait du monde, car les Jardins sont appréciés. Mais quelle fraîcheur bienvenue lorsqu’il fait chaud !

Personnellement,  il y a deux ans, j’ai lancé deux pièces de monnaie dans l’eau pour faire deux voeux. Je ne me souviens plus lesquels lol. Cepandant, c’est comme si j’avais passé un pacte avec la source et sa divinité.  Je ressens comme un lien invisible. Comme pour Glanum. Il faudra que j’y retourne et que je prenne le temps de me poser, et vérifier tout ça …..

 

Les éléments et leurs directions.

Lorsque j’ai découvert la Wicca, j’ai découvert que les éléments étaient placés en fonction des points cardinaux

Nord = Terre / Est = Air / Sud = Feu / Ouest = Eau

Seulement voilà, je n’arrivais pas à les intégrer. Pour moi, l’Eau était à l’Est et l’Air à l’Ouest.  La seule explication que je trouve à cette fixation est que je suis née au printemps * et que j’adore l’Eau. Purifiante, vivifiante, porteuse d’émotions, quel bel élément pour le printemps où la vie s’éveille.

*  Car les directions et éléments sont également associés aux saisons : Nord = Hiver, Est = Printemps, Sud = Été, Ouest = Automne.

Je me suis conditionnée pour intégrer les éléments dans les bonnes directions. Ce qui est amusant, c’est que cet automne j’éprouve un grand besoin d’Air pour sa légèreté, sa capacité à prendre de la hauteur pour relativiser et voir les  choses sous un autre angle, ne pas s’alourdir avec les détails et aller à l’essentiel.

En découvrant le Druidisme, j’ai retrouvé les mêmes associations. Enfin, … au début du moins. Certaines clairières mettent l’Eau au Nord et la Terre à l’Ouest. En rapport avec les Îles au Nord du Monde des mythes irlandais si j’ai bien compris.

Un jour, j’ai lu un païen sur le net qui disait qu’il ne se reconnaissait pas du tout dans ces associations. Au contraire, il les faisait selon son ressenti et l’endroit où il vit. Et je me suis mise à réfléchir à comment je placerai les éléments si je tenais compte de mon lieu de résidence. Le Mistral ( le Maître en provençal), vent froid et puissant qui chasse les nuages, vient du Nord. J’ai la mer à quelques kilomètres au Sud. J’aurais tendance à mettre d’instinct la Terre à l’Est . Mais le Feu à l’Ouest ça ne m’emballe pas ….

Mais selon cette logique, si je change de régions du monde, les Eléments changeront de place selon la symbolique que je leur accorde et le ressenti que j’en ai.

Par contre, si je garde  les éléments et directions avec la Terre au Nord, etc, et que je change d’hémisphère, cela ne colle plus du tout. Les zones de chaleur plus intenses étant à l’équateur, le Feu irait au Nord.

Donc leurs placements sur la roue de l’année, des saisons, avec les points cardinaux sont-ils vraiment importants ? Car au fond, les Eléments sont présents partout. Leurs influences se chevauchent pendant les saisons.  Pourquoi les mettre à tout prix dans une direction donnée ?

Au début, j’ai pensé au besoin de l’être humain de classer, ordonner des notions, pour s’y retrouver plus facilement. Puis, en m’intéressant aux éléments et ce qu’on y attache de valeurs, qualités, enseignements ; en cherchant à comprendre les liens qui existent avec les directions et la roue de l’année ; j’ai compris qu’il s’agissait de notre manière de concevoir notre monde spirituel, son cycle,son histoire, ses symboles. Cela a pris encore plus sens quand l’été de l’année dernière, j’ai vécu une belle expérience à la mer.

J’en suis arrivée à la conclusion que le plus important n’est pas d’apprendre bêtement tout ceci, mais de lui donner un réel sens et une cohérence. Après peu importe si une personne intervertit la Terre et l’Eau ou tout autre élément, si cela a vraiment un sens et une cohérence pour elle. Et qu’elle ne cherche pas à l’imposer comme LA vérité.

La représentation des éléments dans l’espace qui me parle le plus est la toute première que j’ai cité. Et à moins que je me retrouve avec une clairière avec une autre représentation pendant ses rituels, je vais la garder.

Les éléments ailleurs dans le monde.

  • traditions sahariennes et d’Afrique occidentale : Nord = Terre, Est = Feu, Sud = Air, Ouest = Eau (extrait de Mythologie du Monde Entier, sous la direction de Roy Willis)
  • en Inde, selon le Vastu Shastra qui  » est l’art d’organiser l’espace de vie tout en harmonisant son fond vibratoire et énergétique » : Nord-Est = Eau / Sud-Est = Feu / Sud-Ouest = Terre /  Nord-Ouest = Air. ( voir Vastu Shastra )

 

Samain 2016

 

Cette année, Samain fut une longue balade en forêt en charmante compagnie. D’arbres parés de magnifiques couleurs, de champignons de ci, de là. La cueillette fut belle. Nous avons senti des énergies brutes de décoffrages et d’autres plus apaisantes. Entraperçu lutins, gnomes et autres habitant. Avons aperçu un écureuil et une buse en plein vol. Rencontré des maîtres-arbres riches d’enseignements. Un arbre m’a soigné sans que je m’y attende. Un autre s’est gentiment moqué de moi avant de m’apporter une jolie leçon. Nous avons entendu la frappe rythmée du pivert et le chant d’oiseaux divers. J’ai découvert que la bruyère poussé en forêt alors que je l’imaginais uniquement sur les landes ou autres terrains dégagés ! Nous avons éprouvé sous nos pieds le moelleux de la mousse si tendre. Je me suis allongée sur l’humus de feuilles mortes au milieu d’un cercle d’arbres.

Cela aurait pu amplement suffire à mon contentement. Cependant, pour couronner cette merveilleuse journée, j’ai passé la soirée avec des amies chères. Nous avons allumé des bougies pour guider les morts dans la nuit. Nous avons adressé des messages d’amour aux êtres chers qui nous ont quitté. Deux magnifiques citrouilles ont été creusées avec art et scintillaient de beauté.  Un simple repas fut partagé avec chaleur et amitié. De belles discussions, des rires, de la sérénité.

Décidément, l’Univers, les Dieux et Déesses ont décidé de me gâter. Je les en remercie.

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Bodilones

BODILONES, Miđ Cantlos XV MMMDCCCLXXXVIII M.T. – jour – Dernier quartier.

Alors, non je n’ai pas appris de nouvelle langue. D’ailleurs sans les informations nécessaires, j’aurais été dans l’incapacité de vous le traduire.

Il s’agit de la célébration des Bodilones, du mois de Cantlos, le quinzième jour, de l’année 3888 de l’ère de Magos Turatiom.

Les Bodilones sont la dernière  célébration avant le nouvel an celtique (Samonios) pour remercier les Divinités de tous leurs dons et bienfaits. C’est également l’occasion de reconnaître ses erreurs (nul n’est parfait) et de s’en purifier.

Cette célébration et sa date sont tirées du Calendrier de Coligny.

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Calendrier de Coligny reconstitué

« Le calendrier de Coligny, ou « calendrier gaulois », est une grande table de bronze du IIe siècle, trouvée à Coligny (Ain), dont les inscriptions se sont révélées être celles d’un calendrier en langue gauloise » (Wikipédia).

Certaines personnes se sont penchées sur ce calendrier pour en tirer le plus d’information possible. Le druide Auetos y a consacré des années. C’est pourquoi il suit rigoureusement ce calendrier dans sa pratique.  Cette année, les Bodilones ont eu lieu le mardi 25 octobre avant midi (jour) en dernier quartier de lune.L’ère de Magos Turatiom a débuté à la seconde Bataille de la Plaine des Tertres,  lorsque les Tuatha dé Danann ont vaincu les Fomores.  Sincèrement, j’ai lu des extraits de son travail. Et je n’y ai très vite rien compris. C’est un calendrier luni-solaire qui tient compte des lustres (période de 5 ans) avec des mois supplémentaires selon les années et des mois coupés en deux ( une quinzaine claire et une quinzaine sombre) . Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur son forum Druuidiacto où vous trouverez des articles comme celui-ci : L’ère de Magos Turatiom.

Cela fait plusieurs années que je connais virtuellement ce druide. Je peux le dire, je ne m’en suis pas cachée auprès de lui , j’ai eu parfois beaucoup de mal.. Et pourtant, je revenais à chaque fois vers Auetos, car il est un véritable puits de connaissances (respect !). Et quoique j’en dise, nos échanges m’ont énormément enrichie. Oui, parce que c’est bien joli de ne pas être d’accord. Mais pourquoi ? J’étais repartie pour « tourner-méninge » et trouver ma réponse.

Et bien cette année, l’occasion s’est présentée. J’ai eu la joie d’être accueillie  et reçue  en son Teges (Temple, prononcer Téguess) avec un rameau d’olivier en signe de paix. Je précise que c’est une coutume chez lui, pas spécialement pour une colérique comme moi ;-). J’ai eu la joie de le voir ritualiser à sa manière. Ce qui n’a strictement rien à voir avec ce que j’ai vu jusqu’ici. C’est très ritualisé, très carré. J’ai trouvé cette célébration passionnante, même si je ne me sens pas de pratiquer de cette manière. Néanmoins, j’y reviendrai avec un énorme plaisir. J’ai eu le bonheur de voir un homme totalement investi dans son paganisme .

Le lieu où il a construit son Teges est  isolé de la civilisation, mais pas de la vie. J’ai bien ressenti que nous n’y étions pas tout seul. Ce nemeton (sanctuaire) fait parti pour moi de ces lieux sacrés, inspirés, où il est bon de revenir.

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Il y eut des moments magiques …..

Les oiseaux se sont tus durant toute la célébration, comme à l’écoute.

Lorsque les offrandes furent déposées dans le feu et qu’il prononça, « Gloire aux Dieux », le vent s’est levé fort dans les branches. Comme il s’est levé à d’autres reprises à des moments bien précis. Les Dieux et Déesses ont été honorées. Je pense sincèrement qu’ils ont apprécié. Moi, qui n’avait pas pu célébrer depuis longtemps avec un druide, ma joie fut réellement grande. Je me sens de nouveau présente dans le temps sacré.

En dehors de la cérémonie, nous nous sommes retrouvés en petit groupe à parler, discuter et partager des éclats de rire.  Que demander de plus ….. 🙂

Une forme de dévotion ?

Je pense que depuis le temps, les quelques personnes qui lisent mon blog ont compris mon amour de la Grande Déesse, de Terre-Mère.

Depuis quelques années déjà, j’avais mis en place quelques actions pour essayer de vivre de manière plus respectueuses de l’environnement : tri de mes déchets (même lorsque ce n’était pas encore mis en place dans mon immeuble), fabrication de la moitié de mes produits ménagers, auto-collant stop-pub sur ma boîte aux lettres, don de mes vêtements qui ne sont plus portés aux associations caritatives, faire des emballages cadeaux avec des papiers de récup (journaux, vieux papiers cadeaux, papiers de soie récupérés, …)…..

Depuis plus d’un mois, je m’y suis replongée, me rendant compte de tout ce qu’il me restait à faire. Disons que je me reposais sur mes lauriers et qu’il était temps que je m’y réinvestisse plus pleinement. Et à force de chercher des solutions, mettre en place de nouveaux comportement, j’y ai étrangement éprouvé un bien-être et une reconnexion à Mère Nature. Je me mets à agir avec amour avec cette irrépressible envie de prendre soin de mon petit bout de planète (Comme je l’évoquais dans mon article précédent).  Ce n’est qu’une microscopique goutte d’eau face à tout ce qu’il reste  faire , mais elle m’est précieuse. Et quand je vois que chaque jour  de nouvelles consciences s’éveillent, je réalise que ces gouttes peuvent devenir flaque, source, rivière, fleuve, mer.

Pour moi, agir de cette manière, au-delà de cette volonté d’une vie et d’un monde plus sains, de quitter cette société de surconsommation, c’est ma manière de montrer ma gratitude envers cette Déesse. Merci pour mon foyer, ma nourriture, mon enrichissement intellectuel, spirituel, etc.  Alors oui, j’y vois comme une forme de dévotion, de tous les jours.

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De plus, je vous assure que : mettre la main à la pâte, agir concrètement, utiliser mes petites mimines ; apporte un véritable bien-être, vide la tête et donne du sens.

Je n’ai pas de jardin. Donc pas de potager, ni de poules. Mais il y a tellement d’autres choses à faire ! Il y a une multitudes de blogs, vidéos, articles déjà très bien faits sur le sujet. Néanmoins, je vais y rajouter ma petite note personnelle :-). C’est pourquoi, à partir d’aujourd’hui, lorsque j’écrirai un article païen sur mon blog, je m’efforcerai  d’écrire un deuxième article, souvent court, sur un comportement, une solution écologique, ou des liens utiles.

Voilà mon premier : L’écologie numérique.

 

Et pour conclure cet article, je vais vous citer une facebookeuse :

« C’est fou ce que cela fait du bien mentalement de s’encombrer de moins d’objets au quotidien, de composter tout ce qui est possible et enfin de créer ses propres produits ménager et de beauté. J’avais décidé de le faire pour la planète et je n’en reviens pas comme cela crée du bien être dans ma vie. » 

 

 

Mabon ???

Mabon est une divinité galloise. En gaulois, il est Maponos  » le Fils « .  Il est évoqué dans plusieurs textes, dont la légende Kullwch et Olwen (Légende dont j’espère pouvoir être capable en faire un article un jour).  Mabon évoque le Jeune Soleil, celui qui renaît chaque année au solstice d’hiver.

Je me suis toujours demandée pourquoi l’équinoxe d’automne portait ce nom alors que le Soleil est en déclin. Imbolc, Beltaine, Lughnasad, Samain sont les noms irlandais des fêtes celtiques connues. Yule est le nom de la fête du solstice d’hiver dans la tradition nordique il me semble. Pour ce qui est d’Ostara, j’avais lu un article sur un blog païen (impossible de remettre la main dessus), où le rédacteur se posait des questions sur l’origine d’Ostara/Eostre. Car aucun des textes sur cette fête, qu’on trouve de manière répétée sur le net, ne cite ses sources.

Litha suit le même chemin. Ou alors est-ce une déformation de  » Ligo  » ?  Si vous vous rappelez de mon article Les pays baltes, j’avais tout d’abord cru que Ligo était une déesse avant de comprendre qu’il s’agissait du nom d’une fête. Ligo  se prononce Ligwa et signifie  « se balancer ». Elle se fête la veille de la St Jean. Soit le 23 juin.  Voir également ce lien : Fête de Ligo en Lettonie.  Bon, c’est qu’une simple hypothèse. Et je n’ai pas assez de connaissance en linguistique et sur l’évolution de la langue. Mais au moins, ça me parle.

Pour en revenir à Mabon, je me suis trouvée une explication qui vaut ce qu’elle vaut. Donner ce nom à cette fête lui donnerait une valeur apotropaïque  et propitiatoire.   Punaise !  Je ne pensais pas que j’arriverais un jour à placer ces deux mots . Ceci-dit, c’est peut-être très mal formulé :-P.

  • apotropaïque : L’adjectif apotropaïque (du grec apotropein, « détourner ») est appliqué à ce qui conjure le mauvais sort, vise à détourner les influences maléfiques. (Wikipédia).
  • propitiatoire : Qui a pour objet de rendre propice. (Larousse)

Bref, on essaie d’écarter le danger de la période sombre à venir et de nous rendre propice le dieu Mabon pour être sûr qu’il revienne/renaisse.

Néanmoins, tout ceci n’est qu’un mélange d’un peu de réflexion, d’une goutte d’intuition et d’une pincée de lectures m’y faisant penser. Je serai vraiment curieuse de savoir ce qu’il en est réellement.

Quoiqu’il en soit, je crois que c’est la première fois  que j’ai autant aimé Mabon , la célébration, et que je m’y suis pleinement sentie connectée. Cette chose toute bête de me rendre au magasin de produits locaux m’a remise dans le cycle. Redécouvrir les fruits et légumes au fil des saisons. Discuter avec les vendeurs qui connaissent très bien le travail des producteurs.Découvrir avec un plaisir oublié le vrai goût d’une tomate, ou profiter des dernières grappes de raisin de table.  Se rendre compte qu’il y a déjà des potimarrons et butternut que j’imaginais beaucoup plus tardif.  Indirectement, j’ai retrouvé mon lien avec la Terre.

Mabon, la période de l’abondance, des récoltes, des provisions à faire en prévision de période moins prospère.  Je sais qu’on parle du ménage de printemps. Là, j’ai ressenti le besoin de faire un ménage d’automne. Ces jours-ci, j’ai lavé et purifié mon foyer, continué à trier et ranger. Je l’ai vécu comme un acte d’amour. J’ai pris soin de mon petit bout de planète à moi pour le rendre sain et accueillant à tout esprit de la Nature, Petit Peuple ou Divinité qui voudrait y passer.Mais également pour garder uniquement l’essentiel de ce qui doit être travaillé durant la période sombre qui s’annonce. J’ai cuisiné de bonnes choses de saison dont je me suis régalée.

Et pour la célébration, j’ai partagé un bon repas avec une amie païenne qui s’est terminé tard dans la nuit. Nous avons eu le bonheur de nous retrouver après une longue période. D’échanger avec richesse, affection, respect et harmonie. Le lendemain, je me rendais auprès d’une source sacrée. J’y ai déposé des offrandes et longuement médité.J’y ai rencontré  un chat aux air de panthère de neige et un écureuil . Une douce quiétude et une belle énergie depuis ce jour m’habite.

Que dire de plus à l’Univers, la Nature, mes Dieux, si ce n’est Merci. 

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Été d’abondances

Nous approchons de la fin des grandes chaleurs et cet été fut pour moi riches en action, en émotion, en réflexion et autres bienfaits.

En juillet, je découvrais cette vidéo qui me parlais beaucoup :

J’y retrouve ma propre conception. Si on veut changer le monde, il faut commencer par soi-même. Et avec beaucoup de respect pour l’autre, l’univers et nous-même.  Par contre, je n’ai pas été autant emballée sur le livre de Laurent Gounelle. Très sympa, une touche de joie simple et d’espoir.  Mais personnellement, un mot gentil, une attention, une écoute active sont des gestes du quotidien que je m’évertue à appliquer quand je rencontre quelqu’un.  Que ce soit une passante dans la rue ou le caissier de la supérette ou même une plante que je trouve magnifique (oui, je confirme, passée pour une folle est une habitude chez moi 😀 ). Car oui, si on transmet respect, joie et sérénité; ce ne peut être que transmis à son tour. Si chaque être humain sur Terre appliquait juste les règles de politesse (Bonjour – s’il vous plaît – merci- au revoir) avec le respect envers autrui, notre Monde aurait un tout autre visage j’en suis certaine 🙂 . Car quelque soient nos histoires personnelles, croyances, religions, divinités ; ce qu’il y a de plus important, de plus sacré, c’ est l’étincelle de vie et divine en chacun des  êtres vivants. Et ces simples petits gestes permettent de la valoriser.

De plus, cette vidéo est tombée au moment où je commençais mon grand tri. Effectué l’année dernière, je l’ai refait cette année. Car oui, faire du vide fait un bien fou ! Et laisse la place à tant d’autres choses qui ont plus de valeur. Cela permet aussi de remplir un peu sa cagnotte en en revendant ou faire un bon geste simplement en donnant à des associations !  Cette année, mon tri est plus radical. Et donc loin d’être fini. Néanmoins, j’ai pu investir dans ce que j’aime, déjà rien qu’en gagnant beaucoup de place , et je vais pouvoir encore plus m’investir dans mon paganisme 😀 .

Cet été fut également l’occasion d’un rapprochement de Mère Nature. Balades, grand air, cueillette de myrtilles et de framboises sauvages, sieste bienfaisante et régénératrice pendant un orage, ….

 

Framboisiers, achillées, hêtres et bouleaux.  Ou encore, plantain, ronces, laurier à grappe, sorbier, noisetier et frêne. Travailler à les reconnaître, les retenir et en découvrir d’autres.

Mais aussi fabrication de confiture maison et de petits pains au lait dont les esprits de la nature ont eu droit à leur part. Restons en bon voisinage 🙂

Je crois même avoir aperçue une sylphe !

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J’y ai tout de suite vu une être féminin, courant les cheveux au vent . Allez savoir 😉

Et pour finir, j’ai retrouvé mes Celtes adorés. J’ai pu profiter d’un petit festival celte local avec marché artisan, musique et bonne ambiance. J’y ai trouvé deux merveilles qui vont m’accompagner un bon bout de chemin sur ma voie spirituelle !

Bilan : j’aborde septembre avec force et sérénité et je continue dans ma démarche.

  1. Continuer à cuisiner sain (et pas que des petits pains !)
  2. Continuer d’aller au Locavorium, même si c’est de manière ponctuelle. C’est un magasin qui se situe à St Jean-de-Védas, dans l’Hérault, qui vend  d’excellents produits de producteur locaux. Forcément, c’est un peu plus cher, car on paye la qualité, mais aussi un revenu décent pour les producteurs. Mais on a rien sans rien 🙂
  3. Utiliser les jolies serviettes hygiéniques lavables que j’ai acquise, quand je ne me sers pas de ma moon cup. Quel confort !
  4. Prochaine étape dans ma fabrication de produit ménager, faire ma propre lessive quand le bidon que j’utilise sera terminé. Je ne sais pas pourquoi, je sens que ça va être comique !

 

 

Soleil d’été

Sensation

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoter par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baignait ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.

Arthur Rimbaud

 

J’ai fêté le solstice d’été le lundi 20 juin. Le matin, je me posais au soleil, m’imprégnant de sa force, laissant son feu raviver mon corps et vidant mon esprit pour mieux ressentir l’instant. J’ai remercié Bélénos pour ses bienfaits de force, protection et guérison.

L’après-midi, je retournai sur le lieu où j’ai fêté Beltaine, rendre visite à la Souche.

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J’ai voulu faire quelque chose de simple. Alors, pieds nus dans la mousse humide, à l’écoute du chant des oiseaux et des branches qui grincent, j’ai partagé un simple goûter de jus de pommes bio et de sablés maison. Offrande à la Souche, libation à la Déesse-mère, offrande au Petit Peuple et Esprits de la Nature qui se joindraient à nous.  Tout cela sous l’oeil rayonnant de Bélénos et le souffle apaisant de Taranis. Une méditation et un tirage de carte. Un beau moment de présence dans l’instant et d’énergie bienfaisante de la Nature.

Beltaine 2016

Cette année, je n’ai pas pu fêté Beltaine en clairière. De plus, je n’étais pas chez moi.

Par contre, j’étais loin de tout en pleine nature. Un vrai dépaysement et une belle recharge pour les batteries :-D.

Sachant que la météo s’annonçait difficile pour le 1er mai, j’ai réalisé mon petit acte personnel pour marquer cette fête la veille. Il est dit qu’à Beltaine, la frontière entre le monde des êtres humains et celui du Petit Peuple et élémentaux est si mince que nos mondes  peuvent s’interpénétrer. J’ignore exactement d’où vient cette tradition. Il faudra que je cherche. Mais je ne suis pas surprise, car sur la Roue de l’Année, Beltaine est le « miroir » de Samhain, fête où c’est la frontière avec le monde des morts qui est la plus mince. D’un côté, la saison sombre, la mort, les ancêtres.  Alors de l’autre, la saison claire, la vie et des êtres qui y participent. Je me suis dit que ne pouvant vraiment ritualiser, il serait bon que pour une fois je me concentre sur le Petit Peuple.

Je me suis rappelée ce que j’avais lu dans ce livre que je vous conseille de nouveau : A la rencontre des esprits de la Nature de Loan Miège. Je l’ai un peu adapté. Néanmoins, avant de partir en week-end, j’ai fait mes petits préparatifs. Deux jolies pierres vertes cristallisées et de l’huile essentielle d’encens d’Oliban. J’adore le parfum de cet encens qui m’apaise et m’aide dans mes méditations.

Le 30 avril donc, entre deux averses et une belle éclaircie, je suis partie marcher vers la Forêt. C’est un endroit où la mousse est si épaisse que son moelleux est un véritable bonheur sous nos pas. Le souffle du vent, le chant des oiseaux berçaient l’espace. Je me suis dirigée vers l’endroit auquel je pensais. J’ai fait un tour et j’ai trouvé ce que je voulais. Un lieu approprié pour laisser mes offrandes, un endroit qui me parlerait. Ce fut la souche d’un arbre. 😀

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A mon arrivée, de loin, elle avait déjà attiré mon regard. Quand j’ai fini mon tour et que je me suis approchée …. Waow ! Pur hasard ? Pure imagination ? Moi, j’y ai vu le visage d’un habitant de la Forêt. Un air bonhomme et bienveillant.  Je me suis sentie accueillie. Si je savais bien dessiner, j’aimerais en faire un portrait pour montrer ce que je vois.

J’y ai déposé mes offrandes, formulé mes remerciements et prière. Mais la pluie commençait de nouveau à s’abattre. J’ai dû faire vite et pas aussi bien que je l’aurai souhaité. Enfin, je suis repartie.   Il faudra que je retourne le voir, discuter avec lui. Et surtout écouter ce qu’il voudra bien me dire de lui, de son lieu de vie et de ses habitants 😉 .

 

Mère Nature

 

Cette vidéo a circulé sur Facebook et il se peut que beaucoup la connaisse déjà. J’ai été touchée par la beauté des image, la force du message, la musique envoûtante et j’ai été séduite par la voix de Sophie Marceau, à la fois jeune et mature, mère et femme.

Mais j’ai également été émue, car la Nature, Mère Nature, fut la compagne de mon enfance.  Oups, formulée comme ça on pourrait croire, qu’elle est venue me tenir la main. Pas vraiment. De plus, enfant dans une famille athée avec une lointaine grand-mère catholique, je n’avais pas vraiment la notion de ce qui est sacré.  Mais la terre où je marchais devenait mon royaume, j’en connaissais les recoins, les arbres étaient une tour imprenable, un confident  ou le lieu où j’y déposai mes rêves. Avec le temps, beaucoup de souvenirs se sont effacés et j’y ai associé beaucoup d’images d’Épinal. Mais je me rappelle : ces longues balades en famille, quelques paysages, les trésors ramassés, …. La Mort aussi. Comme ce serpent en train d’avaler une grenouille encore vivante. Ou l’incendie,  au-dessus de notre maison. Et ce tronc calciné au bord de la route, comme un rappel de cette nuit-là. Pour le voir plus tard se couvrir de plantes et de fleurs  ! Ce tronc m’a tellement marqué  ! Première découverte du cycle Vie-Mort-Régénération. Mais je n’avais pas mis encore cette notion dans mon esprit. Je n’avais pas le recul, ni la réflexion pour ça. Trop jeune.   Ou encore quand nous allions devant ces immenses cerisiers du voisin et que nous revenions des sacs entiers remplis de cerises juteuses. J’étais liée à cette terre. J’en observais les changements, je me sentais unie à elle. Ces images m’ont marquée. Mais je ne me posais pas de questions. Je  le vivais tout simplement. J’ai grandi, j’ai déménagé et j’ai perdu le lien avec le lieu de mon enfance. Quand je m’en rendis compte, j’en éprouvais une grande peine.

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Et quand j’ai découvert le paganisme dix ans plus tard, quand j’ai découvert la Grande Déesse, tout m’a semblé soudain d’une telle limpidité. Cette sensation de quiétude et d’harmonie,  ce besoin sans cesse renouvelé de le recréer. Me poser et admirer le ciel, la course des nuages poussés par le vent.  Les cueillettes des champs alentours qui rythmaient les saisons : mimosas, genêts, cerises, olives , … Enfant, sûrement comme beaucoup d’autres,  je n’avais pas de notion du temps. Surtout linéaire. Je ne me fiais pas à l’année, mais je voyais les saisons. Je réalise qu’enfant, j’étais pleinement dans un temps cyclique, que j’ai perdu  aujourd’hui et auquel j’ai encore parfois du mal à m’attacher.

Pas de séparation Profane-Sacré, le temps cyclique, vivre l’instant présent,…. Peut-être que les enfants ont tout compris. Et que nous devons nous-même redevenir des enfants. Je ne parle pas de l’enfant intérieur, celui qui est notre part d’innocence et d’émerveillement, celui qui nous pousse à tout voir avec un œil neuf, à nous amuser et à jouer comme des enfants pour rire , se détendre.  Non, je ne parle pas de cette enfant qui appartient à notre identité.  Mais redevenir des enfants dans le vécu, la perception, le ressenti. Laisser partir notre imagination,  vivre pleinement et accepter de parfois se laisser porter.

Toujours j’ai chéri la Nature, les éléments m’interpellaient déjà, et lui donner   le visage d’une mère m’a toujours semblé naturel. Et pourtant quelle mère terrible parfois !  J’aime le nom que lui ont donné les Grecs, Gaïa.  Je l’ai souvent appelé ainsi. J’aime d’ailleurs son mythe et j’aime parfois m’y replonger. Je lui donne aujourd’hui un nom celtique. Cependant, je ne lui ai pas renié le nom de Gaïa qui sonne si doux à mon oreille.  Mais parfois, j’oublie les noms que lui ont donné les civilisations. Je cherche à m’approcher de son essence, celle qui n’a ni frontière ni identité.  Elle me fait peur, elle me rend forte.  Elle m’abasourdit, elle me remplit d’un Amour sans limite.  Longtemps, je n’ai pas voulu intégrer de tradition païenne particulière. De peur de m’engager trop vite pour me rendre compte que je me suis trompée. Mais également pour ne pas la perdre. Ne pas lui attribuer de nom qui la limiterait au lieu de prendre sa globalité.

Après, je ne dois pas me voiler la face ….  Je ne me suis jamais trouvée dans une situation de survie au sein de la Nature. Je profite bien du confort moderne.  Même si je le voulais, mon esprit humain ne voit pas assez large pour apprendre, comprendre et tout assimiler.  Mère Nature reste sauvage, insaisissable  et elle suit ses propres règles. J’ai parfois le sentiment que lui donner un nom de divinité, c’est vouloir mettre de côté cet aspect craint et inconnu. Néanmoins, ce n’est peut-être qu’une vision moderne de ma part.

J’ignore comment réellement l’honorer. Alors j’essaie de la respecter par des actes écologiques : trier les déchets, fabriquer mes produits ménagers pour qu’ils soient le moins polluants possibles, économiser mes trajets en voiture ou parfois faire du covoiturage, etc.  Cependant, ce n’est pas suffisant. En même temps, j’ai le sentiment étrange que si je me concentre sur cette divinité, à la fois commune à beaucoup de civilisations et à part, je risque de me perdre. Elle est présente, omniprésente et en même temps si lointaine de nos vies actuelles.  Ne devrais-je pas plutôt m’avouer que c’est par facilité que je privilégie son aspect maternel ? Pourvoyeur de bienfaits matériels et spirituels ? Elle qui donne aussi souvent la mort ? Le documentaire La Vie Sauvage passé récemment à la télé le démontre bien. Même si je sais de ce qui l’en est sur la dure vie sauvage, le voir m’a sacrément chamboulé.

En cet instant, il me vient une curieuse idée …. Et si la Grande Reine, Morrigane, en était l’un de ses aspects sombres ? Une nouvelle piste à travailler ….

 

Voir ma page Bibliographie et

  • Le Langage de la Déesse de Marija Gimbutas : livre d’archéologie et d’interprétation sur les statuettes féminines préhistoriques. Ce livre a été très contesté. Malgré tout, le livre est passionnant et le point de vue très intéressant.

 

Le Cosmos

Pas d’astrophysique ou de philosophie dans cette article.

Juste une fleur qui porte ce nom 😉 .

 

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Fleurs de Cosmos

 

J’ai découvert cette fleur dans le jardin de ma mère il y a quelques années.  J’ai de suite beaucoup aimé cette plante avec son plumetis de feuilles et ses fleurs simples. Une vraie touche de légèreté.

J’ai décidé d’en planter sur ma terrasse au printemps et je prends réellement plaisir à en cueillir  depuis la fin de l’été. Quand je vois ces fleurs, j’éprouve une joie enfantine.  Ce n’est peut-être pas un hasard, car cette plante appartient à la famille des marguerites et signifie innocence dans le langage des fleurs.

Ce qui est génial avec cette plante, c’est qu’elle résiste à la sécheresse. Très utile quand on vit dans le sud 🙂 .  Elle est simple à faire pousser et le fait de couper ses fleurs favorise la floraison. Agréable quand on veut renouveler son bouquet de fleurs 🙂 .

Récemment, j’ai voulu en savoir plus sur cette fleur. A ma grande surprise, j’ai découvert qu’elle était originaire du Mexique. Elle a été introduite en Europe au XVIII ème siècle.  C’est une plante annuelle qui fleurit de l’été à la fin de l’automne et ne supporte pas le gel.  Elle se resème toute seule. De plus, elle attire papillons et abeilles.  Une vraie invitation à la nature sur ma terrasse !

C’est une plante comestible, mais peu goûteuse et peu nutritive. Elle sert avant tout à la décoration des salades et plat. Je verrai si je m’y essaierai.

Cette plante serait associée à l’élément Air et à la Lune. Pour l’élément Air, sans aucun doute !  Pour la Lune,  je ne suis pas sûre.  Je n’associerai pas pour autant cette plante au Soleil. A voir, si je suis plus inspirée sur le sujet par la suite.

J’aurais aimé trouvé pourquoi le nom de Cosmos a été donné à cette fleur, mais je n’ai rien trouvé. C’est bien dommage, car l’idée d’avoir des Cosmos dans mon jardin, j’aime bien 😉 .

 »  Du latin cosmos (« monde ») emprunté au grec ancien κόσμος, kósmos (« ordre, bon ordre, parure »), pour les pythagoriciens : « ordre de l’univers » d’ou « univers », « monde » et en particulier « le ciel », « les astres ».De kosmos dans le sens de « parure » provient le mot « cosmétique » et ses dérivés.  « [Extrait de Wiktionnaire]

La fleur a huit pétales.  Et forcément, je ne peux m’empêcher de penser à la Roue de l’Année avec ses huit rayons.  Récemment, j’en ai mis sur mon autel.  Quand je les y vois, ça me rend toujours heureuse. J’espère qu’elles sont également appréciées des divinités 🙂 .

 

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Si je résume : légèreté, papillon, abeille, innocence, joie enfantine …..  Pour moi, ces fleurs évoquent les fées.  Je devrais peut-être travailler dans cette voie.  Mais je ne l’ai jamais fait auparavant. A voir …….

 

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Voici les sites internet où j’ai puisé mes informations :

Attention ….. ça pousse !

Le Prince Jardinier Magazine

Home Jardin Loisirs ( court article sur la fleur comestible)