Archives de l’auteur : Nom d'une Païenne

Remerciements

Taranis, Taranis, Taranis, Dieu à la Roue,
Dans ma gorge, mes mots restent limités
Comment évoquer le combattant foudroyant
Et le généreux dieu de fécondité.....
Effrayant par ses colères tonitruantes ;
Sachant inspirés Courage, Droiture et Ferveur à ses guerriers ;
Comment évoquer la divinité qui de son léger souffle me rappelle sa présence,
Me rends vivante et m'assure protection face à l’adversité ...
Maître du ciel, éternel, garant de l'équilibre
Pour ta justice et en tout, je te remercie.


Lug, Lugus, Luguos, Dieu si longtemps pour moi étranger,
Tu me fis grande surprise lors d'un songe éveillé.
Le noir, l'obscurité, le dragon rouge sous nos pieds, 
Le Fomore, dans ma main ta lance pour le tuer...
Toi, omniprésent. En moi... ou plutôt moi en Toi.
Et je vis les Terres des Gaules sous ta lumière et ta protection,
Si lointaines, si près, enfin apaisées.
A la fois si proche, si distant,
Ayant toutes les qualités des Dieux
Sans être aucun d'eux,
Tu restes encore pour moi un  mystère
Que je ne pourrais jamais oublier.
Lug, Lugus, Luguos, Je te remercie.


Belenos, Feu sacré du Ciel, Œil qui voit tout,
Toi qui m'accompagne depuis mon enfance, 
Écartant ce jour-là la fumée de mon ignorance,
Mon fil conducteur sur mon chemin d'errance.
Intelligence et clairvoyance sont tes bienfaits,
Ainsi que la santé et la guérison,
Qui par tes rayons tu veux bien nous accorder. 
Me montrant chaque jour le cycle Vie-Mort-Vie
D'une foi brûlante tu m'emplis.
Lorsque je veux me relever, 
Tu m'insuffles la force de continuer.
Belenos, je te remercie.

Ana, ma Déesse, ma Terre, ma raison
Qui me donne sens, me chasse toutes peurs et tensions,
La grande Protectrice, la Mère de toute vie
Dont la vue me comble toujours d'émerveillements.
Parfois dure et intransigeante, toujours juste et généreuse,
De tant de bienfaits pourvoyeuse,
Tu nous vois naître, nous rends forts,
Nous recueille en ton sein à notre mort,
Nous nourris, nous instruis, nous donnes l'amour de la vie.
Mes racines, mains levées au ciel,
Tu me combles d'une joie telle,
Qu'un instant me confond avec la Source éternelle,
Ma Mère, mon Inspiration, merci pour ton amour et ma vocation.




Environnement : la Mode, fléau à tous les niveaux

 

Beaucoup de choses ont été dites sur le sujet et il y en aurait encore à dire. J’essaie ici de synthétiser des informations, avec des articles et des vidéos de reportage.

Ethique

Rappel du contexte : Les grandes entreprises des pays occidentaux ont délocalisé afin de payer une main d’oeuvre à moindre coût. En France, des usines ont fermé et leurs anciens ouvriers ont souvent rejoint les chômeurs.

La globalisation a également impacté le secteur textile d’autres pays, comme la Somalie.

Somalie: L’industrie du textile victime de la globalisation

En Ouzbékistan, l’un des plus grands producteurs de coton au monde, l’Etat organise la récolte. C’est à dire qu’il oblige des milliers de personnes à quitter leur foyer et leur travail pour venir récolter dans les champs, avec l’appui de l’armée. Oui, il s’agit bien de travail forcé.

Cash Investigation : Coton, l’envers de nos Tee-Shirt

Au Bangladesh,  les ateliers de confection se trouvent dans des bâtiments où les normes de sécurité ne sont pas respecté. En 2013, l’effondrement du Plana Raza, bâtiment de 8 étages et qui a fait 1132 morts, en est le parfait exemple. La situation ne semble guère évoluer.

Cinq ans après le Rana Plaza, le cri pour la justice des survivants

Bangladesh : les forçats du textile

Les ouvriers sont à 80 % des femmes travaillant 50h par semaine, pour un salaire de misère. Et que ce soit en Ouzbékistan, au Bangladesh ou au Cambodge, on y rencontre souvent le problème du travail des enfants.

Asie du Sud-Est : le scandale des petites mains pas chères

Ecologique

Cette vidéo de 8 mn résume parfaitement la pollution crée de la matière première au recyclage du vêtement.

La mode est la 2ème entreprise la plus polluante après le pétrole.

Le coton occupe 2,5 % des surfaces cultivées dans le monde et utilise pour autant 25% des pesticides et 10% des herbicides selon l’OMS  Et une chose auquelle je n’avais jamais songé auparavant. En 2016, 64% du coton est OGM.

Le coton pour un tee-shirt nécessite 2 700 litres d’eau, pour  un jean c’est 8 000 litres d’eau.

Les  fibres artificielles telle que le polyester n’est pas en reste, car elles sont fabriquées à partir de pétrole.

Au moment de la production, de nombreux produits toxiques sont utilisés mettant en danger les ouvriers textiles, mais également les habitants voisins et l’environnement, car ces produits sont souvent rejetés dans la nature sans précaution.

Citarum, le fleuve indonésien victime de la mode

Inde : la place forte de l’industrie textile face aux défis de l’écologie

Quand on lave nos vêtements, si vous n’utilisez pas de lessive écologiques (fait-maison ou non), nous participons à cette pollution. Mais si le vêtement est en micro-fibre, nous rajoutons ces micro-fibres dans les eaux …

The story of microfibers

Santé

OGM, pesticides, teintures chimiques,eaux polluées, ….

Aucune étape de la production de vêtement n’est épargné par des produits qui peuvent impacter la santé, comme on peut le voir à plusieurs reprises dans les vidéos que j’ai indiqué sur cette page.

 

Conclusion

Certaines grande marques évoluent. Néanmoins, c’est loin d’être suffisant.  J’essaie d’agir à mon niveau. Je vous en parlerai dans un prochain article.

 

 

 

 

 

 

 

 

Récoltes d’Automne

Je ne me rappelle pas la dernière fois que j’ai apprécié l’automne… Sauf peut-être les quelques fois où nous partions en famille dans les Cévennes ramasser des châtaignes.

Quand je vivais près de la côte méditerranéenne ces dernières années, l’automne me semblait indéfinissable, morne ….A part quelques feuillages flamboyants, les arbres se couvraient de couleurs ternes. Pas d’éclat, ni de flamboyance.  Je ressentais l’automne mort et insipide …. Moment difficile où je me sentais coupée de Tout.

Depuis l’année dernière, dans mon nouveau cadre de vie, je découvre mon bonheur dans cette nature omniprésente, aux palettes de couleurs aux multiples nuances : jaune clair, jaune or, jaune orangé, orange éclatant, rouge profond, bruns, avec des touches de vert ….

Après le feu du Ciel de l’été, voici venu le feu de la Terre.

Dans cette simple joie retrouvée, j’ai compris une évidence. L’automne n’est pas seulement le temps des récoltes. Les récoltes physiques pour tenir l’hiver, mais également les récoltes spirituelles des leçons de l’année qui nous intériorisons et comprenons l’hiver. C’est également la période où nous devons tels les arbres qui perdent leurs feuilles ou l’animal qui abandonne son pelage d’été pour son pelage d’hiver accepter de laisser partir et lâcher-prise. L’inutile qui nous encombre, le fardeau du passé révolu, des doutes et des peurs qui n’ont plus lieu d’être. Pour faire de la place pour nos récoltes justement, mais également préserver notre énergie au travail intérieur qui nous attend. Je ne le vois pas comme une purification comme à Imbolc, mais comme un nettoyage profond et essentiel. C’est avec cet esprit que j’ai célébré l’Équinoxe d’Automne.  J’ai également apporté une touche automnale à l’intérieur de mon foyer, comme on me l’a gentiment conseillé, afin d’y faire rentrer la chaleur.

Puis il y eut une discussion avec une personne qui j’apprécie. C’est alors que j’ai découvert qu’il est (si cela peut se dire) dans la spiritualité amérindienne lakota et j’ai demandé à me joindre à son « clan » pour célébrer avec eux. Non pas que je renonce aux Dieux et Déesses celtes chers à mon cœur mais j’ai ce besoin régulier de me joindre à d’autres pour vivre des moments de spiritualité collectifs. Je les ai rejoint 3 soirs

Son Clan se retrouve une semaine en automne, une semaine au printemps et une semaine en été pour la danse du soleil.  Une semaine pendant laquelle leur Homme-Médecine (ils n’utilisent pas le mot Chaman volontairement, car c’est un mot de la langue toungouse en Asie du Nord et de l’Est) mènent des rites de hutte de sudation, des groupes de paroles, leur demande un travail personnel et veille au bien-être des quêteurs.

Car durant 4 jours, des hommes et des femmes volontaires partent en quête de vision. Sans boire ni manger, ils prennent de quoi se protéger du mauvais temps et 405 sachets de tissus aux couleurs des Directions. Ces sachets sont remplis de tabac et servent à délimiter l’espace qu’ils ne quitteront pas pendant ces 4 jours, de barrière de protection et également d’offrandes aux Esprits. S’ils ne tiennent pas les 4 jours, ils reviennent simplement et ne seront en aucun cas jugés.

Les quêteurs sont en binôme avec des helpeurs. C’est-à-dire des personnes en qui ils ont confiance qui s’assureront que tout va bien pour eux. Chaque jour, le quêteur met un drapeau visible de loin dont la couleur a une signification ( « je vais bien », « ça ne va pas », « je veux voir l’homme-médecine »).  Et les quêteurs ne sont jamais oublié du groupe, au moment des prières, le Clan prie également pour eux. Et le soir, avant la hutte de sudation, le Clan va un endroit  qui sera entendu de tous les quêteurs et chantent pour eux, pour les soutenir. Moment magique sous un ciel noir de nuage ou étoilé de mille feux, à la seule lumière de deux lampes à pétroles, au rythme des tambours, en cercle, j’ai chanté avec eux.

Le chant a une place très importante. Même durant les huttes de sudations. Les chants s’adressent à Wakatanka que les Européens ont traduit par Grand-Esprit. Il est plus juste de le traduire par Grand-Mystère. Les chants s’adressent aux Tunkasila (Esprits), à chacun d’entre nous. La langue Lakota est une belle langue envoûtante je trouve. Certaines chanson étaient traduites, modifiant la mélodie d’origine pour s’adapter à la langue française. Il s’agissait de chant pour remercier, pour évoquer les esprits,  pour demander leur soutien, avec des mots simples faciles à retenir par tous.

Tout ceci m’a beaucoup interpellé. A plusieurs reprises, j’ai ressenti le besoin de chanter dans mon paganisme. Or, je ne connais pas de chansons correspondantes et je n’ai pas l’âme d’une auteure-compositrice. Le chant, comme la danse, est une vibration, une énergie qui permet de sortir de son  » statut » d’humain répondant aux normes de la société pour s’harmoniser avec l’énergie et la vibration de l’Univers. Pour permettre ainsi se reconnecter ensemble à ce qui nous entoure. Les chants avec ce Clan m’ont permis de me sentir tout de suite intégrée et à l’unisson.

La langue Lakota utilise des mots avec plusieurs sens . Tunkasila signifie Esprit, mais également Ancêtre, Sage, Sagesse. Une personne âgée au sein du clan est appelée Tunkasila.  Il y a également une formule qui était utilisée plusieurs fois. Désolée pour l’ortographe. Mitacuyé Oyasin.  C’est une formule de salutation dont le sens se rapproche de  » Nous sommes reliés ». Nous, c’est à dire les hommes, les animaux les plantes, les pierres, les Esprits. Elle est également utilisée au moment d’entrer et sortir à quatre pattes dans la hutte de sudation en marque de respect. La hutte de sudation est la Mère.  Cette expression est également utilisée pour interpeller, prévenir, en cri de ralliement.

J’ai souvent lu que nous sommes tous reliés et cela m’a toujours semblé une évidence. Au final, cette vérité ne restait qu’au niveau du mental. Quand régulièrement vous entendez et répétez Mitacuyé Oyasin / Nous sommes reliés, vous l’intégrez, vous le vivez…. Et ce qu’il est découle, c’est que vous ne jugez plus. Celui qu’on juge c’est l’Autre. Or si nous sommes reliés dans un Tout bien plus grand que nous, nous ne rejetons plus par le jugement. Néanmoins, on peut reconnaître autrui sans le juger sans pour autant être d’accord avec tout.

Depuis lorsque quelqu’un m’agace ou que je me rappelle un mauvais souvenir, je dis à voix haute comme un mantra « Nous sommes reliés ». Mon énervement et mon jugement s’arrêtent et je  garde mon énergie pour autre chose.

Je pourrais encore vous parler du lieu de leur camp en pleine nature. Lieu que j’ai ressenti protégé par les Esprits, avec une cohabitation entre les Esprits du lieu et  ceux qui répondent à l’appel des chants Lakota. Ou encore de l’arbre qui a été choisi pour la Sun Dance de l’été prochain et pour qui nous avons chanté. J’ai ressenti que l’arbre l’acceptait et était fier de la mission qui lui était confié. Il semblait danser, aidé du vent, sous nos chants. Et à un moment le ciel voilé s’est entrouvert juste au-dessus de lui nous laissant apercevoir les étoiles.  Je pourrais vous parler de ce qui m’a été dit. Que la Terre est la Mère, le Ciel est le père, l’Eau est la Soeur et les pierres brûlantes qui sortent du feu sont les Grands-Mères, car elles évoquent la Terre quand elle était encore inhabitable. Qu’au Nord se trouve le Blanc et l’Air, qu’à l’Est se trouve le Jaune et le feu, au Sud le Rouge et l’Eau, à l’Ouest le Noir et la Terre. Le Bleu est le Ciel, le Vert est la Terre-Mère.  Qu’à chacune de ses directions sont associées des animaux et que l’Ouest est le lieu de guérison. C’est pourquoi la hutte de sudation est toujours tournée vers l’Ouest. Face à elle se trouve le Feu sacré, symbole du Père qui reste allumé non stop pendant le camp.  La hutte de sudation est faites avec des branches de saules, car celles-ci renferment de l’acide acétylsalicylique, que nous connaissons sous  le nom d’aspirine.  Il y a eu les deux huttes de sudation auxquelles j’ai participé, moment particulier et un peu difficile pour moi. Rite à la fois de purification et de guérison, je n’ai pas ressenti comme tel. Disons que je n’ai pas assez lâché prise. Mais j’envisage d’en refaire d’autres.

J’y ai rencontré des personnes magnifiques et touchantes, avec qui j’ai partagé de très belles discussions.  Ils savaient que je venais du Druidisme. Certains posaient des questions pour savoir si j’appartenais à une clairière, sans jugement aucun. D’autres ont tout de suite parlé de problème d’ego chez les druides.  Mon expérience personnelle ne m’a pas permis de les contredire.  Cela m’a beaucoup fait réfléchir. J’ai une soif d’apprendre.  Cela est également un problème d’ego pour moi, car il y a une forme de compétition qui s’installe entre celui qui sait et celui qui ne sait pas; ou qui n’est tout simplement pas d’accord. Ici, il y avait un homme-médecine et  certains de ses « apprentis ».  Je n’ai vu aucune hiérarchie, aucune soif de pouvoir, de volonté de s’affirmer au détriment des autres. Moi qui suis habituée aux voix puissantes, voire tonitruante pour se faire entendre, j’ai été surprise de devoir à ce point tendre l’oreille. L’homme-médecine parlait toujours d’une voix égale et douce. A nous de respecter le silence si nous voulions l’entendre. A nous d’entendre ces messages de paix, d’harmonie et de soutien.

L’une de ces personnes a dit que le druidisme est du chamanisme. Sincèrement, je ne sais plus. Avant, j’aurais dit non. A ma connaissance, pas si grande finalement, les druides ne font pas de quête de vision, n’utilisent pas le tambour pour entrer en transe  et rencontrer les Esprits, et les membres du groupe non sacerdotes n’entrent pas dans l’espace de cérémonie. J’ignore si les hommes-médecines se rencontrent pour philosopher sur les astres et la vie après la mort, ou partagent la structure de leurs rituels. Mais au fond, un homme-médecine, qu’est-ce ? Un  intermédiaire entre les Esprits/Divinités, la Nature et son clan. Sa médecine consiste avant-tout à maintenir le lien et l’équilibre qui les unit. « Nous sommes reliés ». N’est-ce pas le premier rôle du druide ? C’est ainsi que je le vois ….. Toutes ces réflexions m’ont rappelé quand il y a plusieurs années, j’écrivais sur un forum à un druide que j’honorais les Dieux et Déesses celtes mais que je ne voulais pas être dans le druidisme. Car dans le terme druidisme, il y a le mot druide justement. Comme si pour croire, il fallait automatiquement être druide. Puis des rencontres et ma soif de connaissance m’ont donné envie d’entrer dans la voie.

J’ai continué à évoluer. Et ce « séjour amérindien » a pour moi le goût d’un retour aux sources, aux origines, aux bases….. Je veux toujours apprendre, sur les Celtes, sur les Divinités, sur comment les servir, c’est ma nature. Mais ce n’est plus ma priorité. Je vais moins me réfugier dans les livres et m’accrocher aux discours lus/entendus ici et là. Je vais aller vers quelque chose de plus simple, plus épuré. Ce que j’ai commencé à mettre en place depuis quelques temps.

Et je vais garder précieusement en moi l’enseignement auprès de ces personnes : l’humilité et « Nous sommes reliés ».

 

Petits rituels de purification

Imbolc est la grande fête de lustration de l’année sacrée. Mais une purification de temps en temps peut faire du bien aussi.

La purification est pour moi  » laver « ,  » libérer  » des mauvaises énergies, mauvaises pensées (des autres et de moi-même ), des lourdeurs du passé, des mauvaises intentions, protéger des maladies en neutralisant tout ce qui pourrait les causer, revenir à une forme d’état originel pour être en meilleure capacité de me relier au Divin, à la nature….

Les rituels de purification sont nombreux et variés. Je tends de plus en plus vers le simple et efficace. Utilisé pour moi, les objets, mon foyer.

  • Par l’air, le parfum

Avec de l’encens de storax, renforcé avec de l’oliban.

Avec une fumigation de sauge

Avec une huile essentielle à base de plantes d’Amérique du Nord, que j’avais acheté à une personne qui pratique le chamanisme. Un vrai bienfait pour mon aura.

  • Par l’eau

Par baignade ou aspersion fait avec une intention (par le biais d’un mantra, d’une prière)

Pour mon foyer, une poignée de sel dans mon seau pour laver le sol.

Une poignée de sel dans l’eau du bain. Mais n’étant pas très écologique. Je me frotte avec un gant de toilette trompée dans de l’eau salée.

Certaines pierres adorent l’eau salée comme la labradorite.

  • Par le feu

En passant un objet au dessus d’une flamme.

Lors de Beltaine, enpassant entre les deux feux sacrés allumés par un druide. Je pense que sauter au dessus du feu de la Saint Jean a le même effet. C’est à dire un rôle de purification. Mais je pense également de protection.

Ceci est plus pour purifier le mental. Mettre à l’écrit ce qui nous envahit puis le brûler. Le faire pour mon passé fut bénéfique pour moi. 😊

  • Par la terre

Lorsque certaines angoisses m’envahissent, ou des énergies dont je veux me libérer, je touche la terre et lui demande si elle accepte de me les prendre. Je m’en sens article la suite libérée.

Je pense que je peux trouver d’autres manières simples pour purifier. Et j’aimerais bien travailler avec la terre sur ça.

Pour conclure, cet article que j’ai bien aimé et qui pour moi fait sens, alors que je n’y avais jamais pensé avant.

Brûler de la sauge suffit il pour purifier un lieu ?

Entretien : faire la vaisselle

Je n’ai pas de lave- vaisselle. Donc vaisselle à la main obligée.

Pour le produit lavant.

J’ai testé 2-3 recettes de liquide vaisselle qui ne m’ont pas satisfaite, car elles laissaient un film gras sur la vaisselle.

Je suis donc passé au savon de Marseille. Économique, non polluant, simple et efficace. Je n’ai qu’à passer mon éponge dessus puis frotter la vaisselle. L’important est quand même de prendre un vrai savon de Marseille avec 72% d’huile végétale, mais sans huile de palme, sans rajout de produit chimique, cuite au chaudron. J’achète de la marque Marius Fabre. Pour en savoir plus sur le savon de Marseille, cet article très complet => Enquête : les coulisses du savon de Marseille

Pour les éponges

J’avais acheté des éponges en cellulose et coton. Lavable, très absorbantes et en fibres naturelles. 😊 Qui dit lavable, dit réutilisable donc moins de microbes, pas de nouvelles matières premières utilisées, moins de déchets. Cependant, celles-ci sont trop douces pour frotter la vaisselle.

Il existe également les éponges naturelles d’origine animale ou les luffa, éponge naturelle végétale.

J’ai fini par ressortir les tawashi que j’avais fait et qui sont bien pratiques.

A l’origine, les tawashi (  » récureur  » en japonais) sont des éponges réalisées au crochet ou encore au tricot. Ne sachant faire ni l’un li l’autre, j’ai opté pour les tawashi tissés à partir de récupération de chaussettes orphelines ou trouées.

Récup, rapide et facile à faire, lavable, plus efficace que mes éponges en cellulose (qui me servent pour nettoyer mes plans de travail maintenant). C’est même amusant de les fabriquer.

J’ai utilisé la méthode de la planche et des clous montrée dans cette vidéo.

Mais il y a également la technique des pinces à linge.

Au moment de faire la vaisselle

Bon, il y a un petit hic avec le savon de Marseille, c’est que si c’est mal rincé, ça laisse des traces blanches. Et l’eau de rinçage devient vite blanche justement. Avant, je faisais ma vaisselle avec 2 bacs : lavage et rinçage. Mais je me retrouver trop régulièrement à changer l’eau de rinçage à mon goût. Mon alternative actuelle est de boucher le bac de vaisselle sale sans eau. Je frotte avec mon éponge mouillée imbibée de savon et rince au dessus du bac. Comme ça l’eau savonneuse retombe sur la vaisselle sale. Au bout d’un moment, plus besoin de rajouter de savon. L’eau savonneuse suffit. Et la vaisselle restante trempe le temps que je la lave. Mais je ne suis pas encore satisfaite de cette solution où j’utilise trop d’eau encore je trouve.

Quand la vaisselle est trop grasse, je rajoute des coquilles d’oeufs broyées pour frotter. Ça ne raye pas et c’est efficace !

Ce n’est pas magique.

L’eau ne mousse pas et au début c’est très dérangeant quand on est habitué au produit vaisselle moussant industriel. Faut dire que l’avantage de la mousse cache l’eau devenue sale où on trempe les mains. Cela demande parfois un peu plus d’huile de coude. Puisque ce qui rend le produit vaisselle du commerce si efficace sont justement leurs ingrédients chimiques agressifs et toxiques pour la nature.

Personnellement

Simplicité, efficacité, économique et écologique. Je ne reviendrai pas en arrière. 😊

L’Amour universel

Enfant, quand on me parlait de l’amour universel, un mélange d’images de Jésus, les hippies, peace and love se faisait dans ma tête.

Mélange de l’éducation de mes parents devenus athées par la suite et de leur jeunesse.

Je voyais ça comme quelque chose de magique, d’incroyable. La solution à tous les problèmes sur Terre. Puis les quelques….. comment appeler ça. Ce n’était pas des transes, mais j’étais clairement dans un état second. Ces événements personnels m’ont tellement emplis d’amour que j’en finissais douloureusement en larmes. Oui oui, c’est cohérent 😊. Si j’arrive à trouver les mots pour l’exprimer.

Bref, aimons-nous les uns les autres. A défaut de le faire comme le Dieu chrétien, faisons le pour le bien de l’humain.

Seulement en grandissant, je m’étais bien rendue compte que c’était compliqué. Je n’arrivais pas à aimer mon harceleur scolaire, la cousine bourgeoise, le voisin raciste, etc…..

Puis je ne sais pas vous mais pour moi aimer signifie apprendre à connaître l’autre, à le reconnaître dans son individualité, son histoire, son ressentis, nos échanges, nos souvenirs partagés.

Un peu dur d’aimer n’importe quel quidam. Difficile d’envisager d’aimer l’humanité comme une masse globalisante de personnes, comme si l’individu en tant que tel n’était pas reconnu dans son unicité. Et je suis incapable de connaître tout le monde, de tenir compte de tout le monde et de supporter tout le monde . Je reste humaine après tout.

De plus, croyant en les divinités Celtes, un peu dur d’imaginer la société celtique se faire des mamours. C’était plutôt razzia et compagnie. …

Ceux qui me connaissent intimement savent que je ne suis pas  » qu’une gentille qui vit au pays des Bisounours ». Mais voilà, la bienveillance envers autrui, l’amour de son prochain, je le trouvais dans le christianisme. Enfin…… si on met de côté l’histoire (croisades contre les albigeois, les musulmans, ….), la société (prêtres pédophiles,…), les intégristes (excommunier une gamine de 9 ans violée qui a avorté même si elle risquait de mourir….).

Au long de mon siècle (gaulois) de vie, j’ai pu rencontrer, côtoyer et admirer des chrétiens bons, justes et généreux. Bref, ce qu’ils sont sensés être et qui rendraient vraiment le monde meilleur si tous l’étaient réellement.

Je me suis sentie baignée d’amour avec eux. J’ai ressenti leur foi. Je ne vous parle même pas de la fois où je me suis retrouvée dans une église orthodoxe celtique de la region avignonnaise. Nous étions 4. 2 prêtres, 2 participants. Une toute petite église sombre. Néanmoins, le coeur d’une foi intense. J’en suis ressortie bouleversée. Au point de me demander si je n’étais pas une chrétienne qui s’ignore.

J’ai surtout compris que j’étais triste de ne pas avoir un lieu de culte où me recueillir lorsque j’en ressentais le besoin, un lieu où il serait facile de m’y rendre pour les célébrations. Un point d’ancrage dans mon paysage, ma vie quotidienne et spirituelle.

Bien sûr j’ai mon autel personnel, celui de mon foyer. Pourtant, je souhaiterais avoir également un lieu de communauté. J’ai du coup compris un peu mieux l’importance des églises au coeur de chaque ville et village.

Le temps m’a également permis de comprendre ce qu’est l’Amour universel. Ajouter à un reste de mes cours de philosophie en terminale. Platon et le monde des idées. Nos idées ne viendraient pas de nous- même mais d’un autre monde avant d’arriver dans nos pensées.

L’Amour universel, ce n’est pas l’amour pour un public universel. Mais c’est l’Amour venue d’une sphère qui nous dépasse. C’est un Amour intense, immense, sans limite. Quand je m’en suis sentie remplie, tout m’a semblé magnifique, beau et à aimer. C’est comme si j’avais oublié toutes mes questions sans réponse, car tout est évident, pur. Et cet amour que j’éprouvais, je voulais le partager avec tout ceux qui m’entouraient. L’ami, l’étranger, l’arbre, l’oiseau ou simplement une pierre.

Je me sentais reliée au Tout, au Divin, à la Déesse. Car oui, j’ai finalement fini par le ressentir au sein de mes croyances païennes.

Cela m’a permis de comprendre ce que j’ai pu lire de ci, de là de grands hommes tel que Rûmi chez les Soufis ou encore les « câlins  » donnés par Amma (Mata Amritanandamayi).

Cependant, cet état « amoureux » pour moi n’est pas infini dans le temps. Il en devient même douloureux. Car il est bien trop grand pour mon enveloppe corporelle et mon esprit humain donc tous deux très limités . Ce n’est peut être pas innocent si j’ai connu cet état que 4 fois dans ma vie et souvent à des moments très inattendus. Le retour à la réalité est assez brutal, car tout semble si superficiel, brut, sans sens. Je mettais toujours un long moment à m’en remettre.

Pour en revenir à mes divinités où les mythes célèbrent les héros, les guerriers, les combats, comment le concilier avec cet Amour universel, sans tomber dans le Bisounours ? Eh bien je me rappelle que la société n’était pas uniquement faites de guerriers et de rois. Qu’au delà des 3 fonctions, ce sont également et avant tout des êtres humains avec leurs diversités. Et que sûrement certains ont vécu des choses similaires ou ont besoin de mettre l’Amour dans leur spiritualité. Et s’il n’y a aucun récit pour le retranscrire, cela n’est pas incompatible. Je me dis également que si des hommes et des femmes de religions différentes l’ont ressenti, pourquoi pas dans la mienne.

Voilà ce qu’est pour moi à ce jour l’Amour universel.

Soin/Beauté : mon shampoing solide

Lors d’un atelier chez une amie (Atelier de cosmétiques-maisons), j’avais pu apprendre à faire des shampoings solides.

Pendant que je finissais ceux que j’utilisais, j’ai commencé à acheter les produits et matériel nécessaire.

J’ai surtout acheté sur le site d’Aroma-zone. Ce que je regrette un peu aujourd’hui, car niveau emballage plastique et fioritures, c’est vraiment pas idéal pour une démarche écologique. Bon je n’ai pas encore fini les produits acheter chez eux, cela doit faire plus de deux ans maintenant. Au moins je n’ai pas abusé. Mais j’essaierai de trouver d’autres fournisseurs par la suite.

Par exemple j’ai acheté chez eux le bol chauffant cosmétique. Simple d’usage, pas trop cher et prend peu de place. Sauf qu’au final, deux casseroles pour faire au bain-marie étaient amplement suffisantes. Une dépense et un objet qu’on peut éviter.

Matériel :

– alcool à 70° et tissu propre pour désinfecter plan de travail, ustensiles, etc.

– une balance précise

– deux casseroles en inox pour le bain-marie

– un récipient en verre ou inox pour peser les ingrédients

– une maryse (spatule) en silicone. Le bois est trop poreux.

– un ou plusieurs moules en silicone (rien trouver de mieux que le silicone pour le moment)

– un masque de protection pour ne pas inhaler les poudres. Cela a un effet irritant sur le moment. Mais inhaler dans les poumons poudres, poussières, etc, peuvent avoir un effet nocif à la longue.

Ingrédients :

Pour mon shampoing perso de 90g

– 35g de Sci (c’est ce qui fait mousser mais aussi rend solide)

– 10g d’huile végétale de ricin bio (fortifie)

– 10g d’huile de moutarde bio (stimule la pousse, gaine le cheveux )

– 10g d’hydrolat d’ortie bio ( fortifiant, équilibrant, stimule la pousse, lutte contre les pellicules ). A conserver au froid après ouverture.

-25g de poudre de shikakai bio ( lavante, rends les cheveux doux et soyeux, favorise la pousse,…) => attention. Cette poudre a tendance à foncer légèrement les cheveux. Moi qui était châtain clair, suis devenue châtain. Voir châtain foncé en hiver. C’est pourquoi dès que j’aurai fini mon sachet, je changerai de poudre.

– 20g d’huile essentielle de citron bio (purifiant, tonique, assainissant et, stimulante)

Fabrication :

Rien ne vaut une vidéo 😊

Pour que le shampoing se solidifie plus vite, vous pouvez passer le savon 5mn au congélateur puis démouler.

Résultats :

J’en suis ravie ! Le plaisir de faire par moi- même. Savoir exactement les ingrédients qu’il y a dedans. Mes cheveux sont plus beaux, plus forts. Moi qui souffrait de psoriasis et de pellicules , je n’ai plus le cuir chevelu irrité et plus de pellicules.

Je me lave les cheveux une fois par semaine. Ils ne regraissent pas trop vite et mon shampoing doit bien me faire 2 mois voir plus.

Usage :

Comme expliqué sur la vidéo, il suffit de le frotter entre les mains pour qu’il mousse. Moi, je le frotte directement sur les cheveux.

Si vous avez tendance à avoir les pointes sèches, vous devrez quand même nourrir vos cheveux avant de les laver. Avec de l’huile d’olive par exemple que vous laissez poser une heure.

Perso, je ne le fais pas. Je suis une grosse flemmarde. Je coupe mes longueurs quand mes cheveux sont trop abîmés.

Pour le rinçage, je remplis une bouteille en verre d’un litre d’eau et de vinaigre de cidre ( une à deux cuillères à soupe minimum. Moi j’en mets toujours plus et au pif). Je privilégie du bio afin de ne pas annuler les avantages de mon shampoing solide.

Le vinaigre permet de supprimer le calcaire qui reste sur le cheveux, de renforcer le cheveux, le rendre brillant et a une action démêlante (pas aussi efficace que le chimique si vous voulez du super démêlant). Et l’odeur disparaît au bout de qq minutes. J’ai même découvert un avantage supplémentaire. Moi qui travaille en école, j’ai pu échappé à toutes les invasions de poux cette année !

Un an dans la vie d’une forêt

Des livres sur la nature, il en existe des tonnes. Néanmoins, Un an dans la vie d’une forêt, de David G.Haskell appartient à la catégorie des trésors.

 » Pendant un an, jour après jour, David Haskell a observé un mètre carré de verdure, niché au beau milieu d’une forêt des Appalaches.

Au fil des saisons, le voilà qui scrute le sol à la loupe et, patiemment, ausculte le vivant : les tritons, les mousses, les lucioles. …. Une pluie diluvienne, le passage d’un cerf ….. Et l’espace restreint de sa contemplation, son « mandala », se révèle un monde à part entière, plein de mystères insoupçonnés.

Dans une atmosphère de recueillement digne du Wadden de Thoreau, il décrit l’infinie ingéniosité des lois de la nature et interroge la place de l’homme en son coeur, signant un magnifique condensé d’histoire naturelle et de méditation philosophique.  » Quatrième de couverture.

Que rajouter de plus….. On prend plaisir à suivre ce biologiste dans ce paysage changeant, ses réflexions. On passe de l’infiniment petit à l’infiniment grand, avec milles et un sujet et nos yeux ne voient plus la même nature. Ce changement d’échelle nous rappelle constamment que l’être humain n’est pas grand chose et que notre planète ne tourne pas autour de lui.

J’y ai appris mille et une choses sur les animaux, les plantes, les cycles. Je pourrais vous citer plusieurs livres intéressant sur le sujet. Mais si je dois n’en retenir qu’un seul c’est celui-ci.

Bonne lecture à tous !

L’Oppidum des Castels et l’Oppidum de la Roque de Viou, calcaire et lumière

Au mois de mars, j’ai visité ces deux oppida à trois semaines d’intervalles. Ce sont des sites que je désirais visiter depuis longtemps déjà. Avec une occupation dès le Néolithique, ces lieux sont chargés d’histoire et d’énergies. Quand un site est réoccupé à plusieurs reprises, je me dis que ce n’est pas seulement pour un emplacement géographique ou des ressources naturelles présentes, mais qu’il y a sûrement quelque chose de plus, du monde de l’invisible qui attirent les êtres humains.

Situés sur le plateau qui domine le village de Nages-et-Solorgues, les deux sites offrent un beau point de vue sur la plaine du Vaunage.

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Début mars, je suis montée depuis le village de Nages-et-Solorgues en fin de journée. Au milieu des chênes verts et des fleurs, j’ai été surprise à quel point des monticules de pierres calcaires bordaient le chemin. Une partie des remparts ont été restaurée, donnant un bon aperçu de l’enceinte de l’époque.
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Avant les grosses chaleurs de l’été, cheminant le long de la muraille, puis entre les fondations des maisons, j’ai pris plaisir à évoluer en m’imprégnant des lieux. Y découvrir des orchis sauvages ou la terre retournée par les sangliers près des habitations plus vieilles sous les pins.  L’instant était calme et serein.


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Le jour d’Ostara, je me rendais cette fois-ci à l’oppidum de la Roque de Viou en montant depuis le village de Saint Dionisy.

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Cet oppidum se situe à seulement 100 mètres de l’oppidum des Castels. Le site a été occupé à 3 moments distincts entre le 8ème siècle avant JC et 50 après JC.  Les ruines sont moins bien conservées que l’autre oppidum, mais le site m’a plus  plu. Tout d’abord, on y trouve des panneaux qui nous expliquent le site et son histoire. Puis je suis arrivée par le fanum alors que j’ignorais qu’il y en avait un (ou simplement pas fait attention).

 

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Quel meilleur endroit pour faire une offrande pour remercier les Dieux et Déesses en ce jour sacré ? Auprès du fanum, ce groupe de 9 chênes comme les gardiens du temple. Alors en leurs cœurs, j’y ai déposé ma petite offrande en gratitude. Avec un remerciement aussi pour les esprits de la Nature.

J’ai continué à faire le tour  en cette fin de journée, encore baignée de lumière.

Pour les passionnés d’histoire, vous en apprendrez plus ici :

Pour les simples amoureux de la nature et des beaux sites, je vous recommande aussi d’aller visiter.

Primavera

Ce printemps m’éblouit de ses milles beautés. Je redécouvre des choses simples : l’air qui se réchauffe, la brise qui caresse ma peau, les fleurs des champs dont certaines m’étaient inconnues, voir les corolles des pâquerettes et des pissenlits qui s’ouvrent et se replient en suivant le ballet du soleil, découvrir de nouveaux parfums.

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Source : Zoo de Montpellier -officiel (Page Facebook) . De gauche à droite : Laurier-tin (Viburnum tinus), Véronique de Perse (Veronica persica), Pissenlit (Taraxacum sp), Fumeterre (Fumaria sp), Amandier (Prunus dulcis) et Muscari (Muscari sp).                            

 

Le chant des oiseaux aussi. Ou leurs pépiements agacés des mésanges bleues et charbonnières quand les graines de tournesols viennent à manquer. Petit à petit, je vais réduire les quantités pour qu’ils reprennent leurs vies de chercheurs de graines.

Pour Ostara, je visitais un site archéologique et j’ai eu la surprise d’y trouver un fanum. Les chênes verts, derniers gardiens du lieu, ont reçu mes offrandes.

Et chaque jour, je m’émerveille un peu plus en renouant ce lien avec la nature qui me manquait tant. Je me lance même dans le jardinage,  tâtonnant, écoutant les conseils des plus expérimentés. Peut-être que cet été j’aurais la joie de goûter mes premières tomates. Les mains dans la terre est un plaisir sans nom.

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Source : Zoo de Montpellier -officiel (Page Facebook) . En partant d’en haut puis de gauche à droite : géranium, euphorbe, ciste cottoneux, chélidoine, vesse, coronille, ornithogale, salsifis et morelle velue.

Il me faut penser à Beltaine qui approche ….A la fois envie de simple et de grandiose. Mais seule, cela sera surtout simple :-).

Activité : une nidification au(x) poil(s) ! (Et  » Sauvons les Oiseaux ! « )

C’est le printemps , le soleil brille, les oiseaux chantent …. et les chats /chiens perdent leurs poils d’hiver.

Poils d’hiver

Cela tombe bien, car les oiseaux débutent la construction de leur nid qu’ils agrémentent de poils. Désormais, je ne jette plus les poils quand je brosse mes félins. Je les mets à disposition des oiseaux.

Il y a plusieurs solutions toutes simples pour ça :

  • accrocher les touffes sur les branches d’arbres
  • les fixer avec des pinces à linge sur votre fil-étendoir
  • les mettre dans un support facilement accessible aux oiseaux (comme les vieux paniers à salade métallique par exemple)

Dans mon cas, j’ai récupéré  un vieux support à boule de graisse que j’avais. Comme il a rouillé, il n’est plus sain d’y mettre de l’alimentation pour les oiseaux. J’y ai fait une sorte de maillage avec de la ficelle en fibres naturels (sisal, chanvre, etc) afin que les poils ne s’envolent pas au premier coup de vent et je l’ai fixé à une branche basse de mon arbre.  Pour fixer les touffes , il me faudrait un escabeau pour bien atteindre les branches sinon.

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Les oiseaux ont l’air content, car dès le lendemain, je vois toujours que des poils ont été tiré à travers le maillage et le soir il n’en reste plus.

« Sauvons les oiseaux ! »

C’est le titre d’un petit livre des éditions Rustica, écrit par Danièle Boone.

Sur une soixantaine de pages,  édité sur du papier issus de forêts gérés durablement par une imprimerie ayant le label Imprim’vert, Danièle Boone nous propose et détaille simplement ses 10 actions pour (ré)agir pour protéger les oiseaux.

  1. Accueillir les oiseaux dans votre jardin
  2. Plantez et entretenez les haies, refuge pour la biodiversité
  3. Offrez leur un gîte ….
  4. … et un couvert !
  5.  Fournissez-leur de l’eau en toute saison
  6. Rendez les chats inoffensifs
  7.  Faites de votre maison un refuge
  8. Déjouez les pièges
  9.  Dites non aux pesticides
  10. Associez-vous pour mieux protéger

Après un bilan de la situation actuelle (et plutôt déprimant), l’auteure nous explique comment agir et donne des astuces supplémentaires. Un petit livre que je recommande chaudement.

Sauvons les oiseaux !

Pollution Spatiale

Si vous avez un peu suivi l’actualité spatiale de ces derniers mois, vous avez peut être entendu parlé que : « La Chine a réussi jeudi 3 janvier 2019 le premier alunissage jamais réalisé d’un engin spatial sur la face cachée de la Lune, ont annoncé les médias d’État. » (Chang’e 4)

L’espace fait souvent rêver. Beaucoup y voit l’avenir de l’homme. Il fascine par son étendue illimitée, ses territoires inexplorés, ce qu’il peut nous apprendre de son histoire et tant d’autres choses encore. Au-delà de la pure science cartésienne et froide, on y trouve aussi de la poésie, du rêve. C’est peut-être la raison pour laquelle la Chine a nommé son module d’exploration « Chang’e ». C’est le nom de la déesse de la Lune dans la mythologie chinoise.

Et pourtant, …..

Tout comme pour nos océans (exemple : Environnement : Au nom des mers … (Notre avenir est dans le plancton ?) ), nous avons pollué l’espace, du moins celui proche de la Terre

« L’an dernier (en 2017), lors de sa 7ème conférence sur le sujet, l’agence spatiale européenne (Esa) évaluait à 8.000 tonnes le poids total des engins spatiaux en orbite autour de la Terre, dont… 6.300 tonnes de satellites hors service et de morceaux plus ou moins gros ! »

Soit 6 300 tonnes de déchets en près de 60 ans d’exploration spatiale. Morceaux issus de collisions ou d’éjections de parties superflues lors de lancement, voir des satellites hors d’usages.

Les risques sont multiples. Un débris de moins de 5 mm a endommagé le panneau solaire d’un satellite sur 40 cm. Des débris peuvent finir leurs courses sur Terre avec des matières très toxiques et dangereuses pour la nature et l’homme. De plus nos satellites servant à nos communications , aux Gps (utilisés aussi en agriculture, géologie, etc) peuvent être détériorés et provoquer des pannes d’internet, téléphones, télévisions, radios.

« En théorie, les satellites lancés aujourd’hui devraient avoir un dispositif leur permettant, en fin de vie, soit de plonger dans l’atmosphère pour s’y consumer entièrement soit d’aller plus loin, sur une orbite « cimetière » où ils ne gêneraient pas le trafic spatial présent et futur. «  Des solutions très limitées. Des débris consumés causeraient une pollution atmosphérique et une orbite « cimetière  » repousserait seulement le problème

Néanmoins, des missions ont commencé à être mises en place pour la récupération de ces déchets. Telle que la mission RemoveDebris, un satellite robot qui tente de récupérer les débris avec un filet ou un harpon. Un lueur d’espoir dans cet univers d’incertitudes.

Pour en savoir plus : 60 ans de débris spatiaux autour de la Terre en 1 minute

ou encore l’article beaucoup plus complet d’où j’ai tiré mes informations et citations : L’humanité pollue aussi l’espace, et c’est de pire en pire

EDIT : vidéo de Brut du 24/08/2019

Dagomata Nuxunna

En espérant l’avoir bien orthographié, Dagomata Nuxunna signifierait  » Belle et bonne nuit  » en celtique ancien.

Un peu long pour se dire un simple bonne nuit, mais j’aime cette formule chantante et poétique. La saison sombre va de Samonios aux Belotennia et la saison claire des Belotennia à Samonios.

Cette saison sombre ne m’a jamais paru si lumineuse. 🙂  Plusieurs causes l’expliquent. Une vie à proximité de la nature et de mes proches, un travail qui me correspond mieux, une dépression qui a pris fin et du sens donner à ma vie.  Je respire … Tous les tracas n’ont pas disparu. Néanmoins, tout me semble tellement plus lumineux et ça fait du bien.

A l’occasion d’Imbolc, je n’ai pas fait le grand ménage dans mon foyer. J’ai pris plaisir à dépoussiérer mon autel, m’attarder sur chaque objet, pierre, etc qui le constituent. Comme un lien que je renouais et renforçais. Je n’ai pas vraiment fait de rituel de purification. Par contre, je suis allée marcher le long de la rivière avec des gants et un sac poubelle pour y ramasser les déchets que j’y ai trouvé. Ce geste concret m’a fait du bien, et j’ai cru ressentir comme un bien-être venu des berges. J’espère que ce n’était pas uniquement mon ego qui s’exprimait  :-/. Puis j’ai fini par enlever mes gants, m’adresser à la rivière et à la Déesse pour lui rendre grâce et jeter à l’eau une triskel faite en raphia. Le résultat n’était pas terrible mais le coeur y était.

Désormais, j’essaie de prendre mon kit nettoyage (sacs poubelles et gants) quand je pars me balader. Une idée que j’avais trouvé chez des païens, mais que j’oubliais souvent de faire. Ce n’est pourtant pas compliqué à mettre en place.

Au début de cet article, j’évoquais les saisons claires et sombres. Elles correspondaient aux périodes de guerres et razzia  et aux périodes de repos chez les Celtes. Une de mes connaissances avaient plutôt tendance à les considérer plus tôt en fonction des équinoxes,.  Et bien après quelques années d’observations et ressentis, j’aurais plutôt tendance à les faire démarrer encore plus tôt.

J’aurais tendance à faire démarrer la saison claire  à la période d’Imbolc et la saison sombre à la période des Luginaissatis. Soit bien plus tôt, selon mon ressenti personnel. Tout d’abord, pour la lumière. Au moment d’Imbolc, même si les journées sont encore courtes, on ressent vraiment l’ensoleillement qui rallonge et cet état d’esprit d’éveil qui commence à couver dans le corps, l’esprit, la végétation .Imbolc fête de lustration et purification, nous aide à nous débarrasser des derniers résidus de l’hiver, du passé, de la maladie ou autre qui nous ralentissaient. Maintenant notre énergie se tourne vers l’éveil.

Au moment des Luginaissatis, il fait encore beau et chaud. Mais le temps se fait déjà plus changeant, le raccourcissement de la course du soleil se fait bien sentir. Notre énergie se tourne vers la récolte, l’accumulation des forces, nourritures, énergies en prévision de la saison sombre qui débute.

Energie, le mot est donné. C’est un peu un mot fourre-tout que j’ai tendance un peu trop à employer. W. me demandait si je résumais les Dieux à des énergies. Je lui ai répondu que pour moi les énergies sont une perception que nous donnent les Dieux d’eux-mêmes. Un biais de communication qui m’est plus perceptible. Une concentration de leur être (ou de seulement une partie) à un lieu et un temps donné. Car si les Dieux sont immanents et omniprésents, que nous baignons pleinement dedans et/ou que la société actuelle nous coupe de nos ressentis ; c’est quand même plus difficile d’être en contact avec eux. Personnellement, il faut aussi que j’apprenne à me taire :  mon ego, mes pensées, mes certitudes, mes incertitudes; pour apprendre à les écouter.

Je me suis encore éloignée du sujet lol. Les saisons.  Vers Imbolc et vers Luginaissatis, je ressens comme une inversion des énergies qui s’accentuent puis se stabilisent. Mais pour le coup je parle des énergies terrestres et cosmiques. Il y a un échange continuel entre les deux. Mais … le seul exemple qui m’aide à y voir plus clair, c’est l’inversion magnétique des pôles. Nous savons qu’au cours de ces derniers centaines de millénaires, les pôles magnétique de la Terre ont été à plusieurs reprises inversées. Actuellement, l’aiguille d’une boussole indique le Nord magnétique. Et bien, lors de ces inversions elles auraient indiqué le Sud. Il faudra que je me replonge dans le sujet pour comprendre la mécanique en place.  Toujours est-il  que lors des périodes d’Imbolc et des Luginaissatis (particulièrement à l’aube et à l’aurore) j’ai ressenti des mal-êtres sans raison.  Pendant longtemps j’ai mis ça sur la fatigue, soucis personnels, voire la peur ancestrale de l’obscurité, bla bla bla. En faites non, c’est comme si j’étais en décalage avec le monde qui m’entoure. J’ai le sentiment que lors de ces périodes l’énergie de la Terre et de l’Univers inversent leur « polarisation » . Je ne le vois pas comme l’énergie terrestre qui prend le dessus sur l’énergie cosmique ou inversement. Et je ne pense pas que ce soit une histoire de polarisation négative et de polarisation positive. Même si pour moi et ce qui se rapproche le plus. Les courants énergétiques sont là, leurs intensités assez identiques, ce serait la nature de leurs vibrations qui se modifient ? S’inversent ?  Je n’ai pas encore trouver le terme adéquat pour l’expliquer.  Mais lors de ces inversions, c’est comme si mon être n’était plus réglé sur la même fréquence et que j’avais besoin d’un temps d’adaptation pour me réajuster. D’où souvent aussi une grande fatigue à ces périodes et une grande activité intérieure de pensées, réflexions, mises au point.

J’imagine que mon discours est peu clair, voir carrément incompréhensible. Mais c’est un ressenti qui se fait depuis quelques années maintenant.

Environnement : Au nom des mers … (Notre avenir est dans le plancton ?)

L’émission 13h15 le Dimanche du dimanche 2 décembre était sur les mers : mission scientifique de Tara et l’IFREMER, plancton et bêtise .. pardon pollution humaine….

Mais j’y ai également appris des choses surprenantes ! Saviez-vous que 50 % de l’oxygène sur Terre vient des planctons ?!

Le plancton, des micro organismes invisible à l’œil nu.

En voici le résumé :

L’essentiel est parfois invisible pour les yeux… C’est exactement ce qu’il se passe dans les mers et océans. Ils représentent 80% de la surface de la Terre, et pourtant on ne sait presque rien d’eux !

Grâce aux nouvelles technologies, les scientifiques d’aujourd’hui partent à la découverte des océans, avec l’espoir d’y découvrir des molécules et des gènes utiles pour la santé humaine. Des trouvailles qui vont aussi nous permettre de lutter contre nos problèmes écologiques. Car les océans sont soumis à de fortes pressions : réchauffement, acidification, pollution… Chaque année, huit millions de tonnes de plastique finissent leur parcours dans les mers du globe. 

Pour ce deuxième numéro de la série « Planète fragile », nos équipes ont suivi des chercheurs passionnés, spécialistes de cet infiniment petit de l’océan. À bord du bateau de recherches Tara, nous avons suivi Colomban de Vargas, chercheur au CNRS, spécialiste du plancton.

Notre voyage s’est prolongé en Méditerranée, où nous avons suivi François Galgani, chercheur à l’IFREMER et spécialiste des microplastiques. Nous avons pu l’accompagner lors d’une mission exceptionnelle d’exploration des failles profondes. Et le constat est alarmant. 

Je vous recommande chaudement d’aller voir le replay sur France 2 tant qu’il est disponible : Planète fragile; au nom des mers …

Je vous note ici les informations qui m’ont parue importante..

  • Pollution Marine 
  • Pour la troisième année consécutive, des plongeurs vont au fond du vieux port de Marseille pour le week-end « Vieux Port propre « . Résultat : 65 mètres cubes de déchets en quelques heures, estimation de 1/10 ème des déchets qui se trouvent dans le port.
  • Grand ménage également dans une rivière quelques kilomètres au-dessus de Marseille. Résultat : 50 mètres cubes de déchets divers en 3 jours.
  • 80 % des déchets trouvés en mer viennent de la terre (pluie, égoût, …)
  • Dans le monde, l’équivalent de 400 000 camions poubelles déversés dans les océans. Soient 700 tonnes de plastiques par jour qui arrivent en Méditerranée et  8 millions de tonnes de plastiques par an  dans le Monde.
  • Les ordures les plus légères peuvent faire plusieurs fois le tour du monde avant de s’agglomérer et former les continents de plastiques.
  • Mais 99 % des déchets coulent au fond des océans où ils mettront des siècles à se décomposer
  • 5 000 milliards de particules de micro plastiques qui flottent à la surface des océans (même en Arctique et Antarctique)
  • Problème des espèces : algues, coquillages, virus qui se fixent dessus et se trouvent à dériver à l’autre bout du monde. Quels en sont l’effet ?
  • Dans les années 60, en Méditerranée, des champs de gorgones avaient été observés. Aujourd’hui, à peine quelques gorgones et des déchets.
  • Interaction espèce- plastique .Au large de Nice, un crabe est observé empêtré dans du plastique. Le plastique le ralentit et le met en danger face aux prédateurs. La dépense d’énergie augmente son besoin d’apport énergétique. Le plastique pourrait même l’empêcher de muer.
  • Au large de Nice, 2180 mètres de profondeur, des déchets à perte de vue.
  • A de telles profondeurs, sans lumière et sans oxygène, la décomposition des déchets est ralentie. La Méditerranée mettra plusieurs siècles à s’en débarrasser. Alors qu’on lui verse 700 tonnes de plastiques chaque jour.

 

Phytoplancton, de Lake Chuzenji (source : Wikipédia)

  • Planctons
  • L’acidification des océans tuent les coraux, ce qui entraînent une perte  de 25 à 30% de la biodiversité marine totale.
  • Dans chaque litre d’eau de mers, il y a entre 10 et 100 milliards d’organismes.
  • Le plancton a oxygéné la planète avant que les plantes n’apparaissent sur Terre.
  • Aujourd’hui encore, il produit la moitié de l’oxygène qu’on respire
  • Le plancton séquestre aussi le gaz carbonique au fond des océans
  • Au bout de quelques milliards d’années, c’est aussi le plancton qui devient le pétrole
  • Sans le plancton, il n’y aurait pas d’animaux, pas d’hommes, pas de climat stable sur notre planète. En faites, il n’y aurait rien car le plancton est aussi notre ancêtre (4 milliards d’années d’évolution).
  • Depuis plus de 10 ans, des milliers de prélèvements pour répertorier les différentes espèces de plancton et le rôle de chacune.
  • 180 millions de gènes nouveaux encore inconnus découvert dans le plancton
  • Alors que nous chauffons du sable à 1000 degrés pour faire du verre, la diatomée arrive à en fabriquer à la température de l’eau de mer
  • Le cocolitophore a une structure qui empêchent les UV de pénétrer ses cellules. « De la crème solaire pour cellules »
  • Le plancton pourrait permettre des applications en nanotechnologie, en optique, en médecine ….
  • Il faudrait encore au moins 50 ans de recherche pour connaître tous les rôles et fonction du plancton. Or, aujourd’hui, notre action en détruit. Il a fallu plusieurs milliards d’années pour que ce plancton évolue à ce qu’il est aujourd’hui. S’il disparaît, ce sera définitivement perdu.
  • Les eaux internationales ne sont sous l’autorité d’aucun état . La haute mer, c’est 50 % de la surface de la planète, sans aucune loi. Donc les dégazages, vidages des cuves des pétroliers, surpêches, pollution nucléaire  et autres ne peuvent être punis.
  • Le travail coopératif entre états contre les continents/vortex de plastiques ne sont pas possible car il n’y a pas de cadre légal ni de sécurité juridique. Des négociations sont en cours depuis 10 ans(!!!!)
  • Il s’agit notamment de savoir à qui appartiennent les ressources de la haute mer  et toutes les futures découvertes qui seront faites grâce aux propriétés du plancton. Des discussions ont lieu entre chercheurs et membres de l’ONU.
  • 2 problèmes :  ne pas bloquer la recherche et les échanges entre les pays ;  et à qui reviennent les bénéfices.
  • Si tout va bien, le traité sera prêt à l’automne 2021. (Commentaire personnel : il ne sera donc pas encore signé et on aura encore le temps de voir tout se détériorer encore et toujours)

Le Camp d’Antounes, oppidum Vellaves

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Vue sur la Loire depuis le Camp d’Antounes

Je garde un très bon souvenir de cet endroit.

C’était en avril 2017, il faisait beau mais pas encore trop chaud. L’air était même assez frais. Je n’avais pas réalisé que j’étais à 1086 m d’altitude ! Je ne connaissais pas du tout ce coin de la Haute-Loire, au sud du Puy-en-Velay. Je n’avais même pas réalisé que je côtoierai la Loire en m’y rendant.

J’avais lu qu’à proximité se trouvait un lieu-dit qu’on appelait le cimetière des Druides (accessibles par une randonnée que je n’ai pas faite) et que les boussoles perdaient le Nord sur cette roche basaltique. J’ai testé avec ma boussole. Non, rien à signaler. Mais un couple de promeneurs rencontraient sur place m’ont confirmé qu’ils en avaient entendu également parlé, mais qu’ils ignoraient à quel point précis du site.

Du site archéologique en lui-même, il ne reste plus grand chose de visible, si ce n’est des traces et des ruines des anciennes fortifications coté Nord. Pour ceux que ça intéresse, je vous conseille la lecture de cet article du blog GRAV (Groupe de Recherche Archéologue Vellave) : Campagnes de sondages au camp d’Antoune, Salettes

J’ai beaucoup aimé le lieu et j’y ai passé beaucoup de temps à en faire le tour, cheminant entre les pins et les genêts,  à admirer le panorama. En y repensant, je me sens de nouveau chargée d’une bonne énergie. Oui, vraiment, j’en garde un très bon souvenir 🙂 .

 

Le miroir d’Halloween

Aujourd’hui, j’avais la flemme de recouvrir mes miroirs…… Une amie m’en a rappelé l’importance. Alors je me suis appliquée à le faire, puis j’ai cherché.

J’ai cherché dans mon dictionnaire des symboles, dans mon dictionnaire de la mythologie et de la religion celtique et dans le livre de Mara Freeman Vivre la Tradition celtique au Fil des saisons. Je n’ai rien trouvé sur le sujet. Pourtant, je l’ai souvent lu et entendu sur le net qu’il fallait recouvrir nos miroirs, la nuit où les esprits des morts viennent nous rendre visite, afin qu’ils ne voient pas leur reflet. Souvent l’explication qui m’en a été donné est que à la vue de leur propre reflet, ils pourraient être durement perturbés. D’autant plus quand certains d’entre eux n’ont pas conscience d’être mort.

Dans  mon Dictionnaire des symboles de J. Chevalier et d’A. Gheerbrant, on peut y lire :

« Que reflète le miroir ? La vérité, la sincérité, le contenu du cœur et de la conscience

Comme le Soleil, comme la Lune, comme l’eau, comme l’or, – lit-on sur un miroir chinois du musée de Hanoi –  sois clair et brillant et reflète ce qu’il y a dans mon cœur.

Ce rôle est utilisé dans les contes initiatiques d’Occident, dans les sociétés secrètes chinoises, dans le récit de Novalis Die Lehrlinge zy Sais, […] »

Le miroir y est également cité comme symbole de la sagesse et de la connaissance, symbole de la manifestation reflétant l’Intelligence créatrice, symbole de l’Intellect divin réfléchissant la manifestation le créant comme telle à son image.

« Cette révélation de l’Identité et de la Différence dans le miroir est l’origine de la chute luciférienne. Plus généralement, elle est l‘aboutissement de l’expérience spirituelle la plus haute […] »  chez de nombreux spirituels chrétiens, musulmans, chez les bouddhistes et les taoïstes.

Le miroir peut-être également symbole du Soleil, ou de la Lune.

Enfin, « L’utilisation taoïste du miroir magique est assez particulière : révélant la nature réelle des influences malfaisantes, elle les éloigne, elle protège contre elles. Aussi, place-t-on, de nos jours encore, au-dessus de la porte des maisons, un miroir octogonal portant les 8 trigrammes. Le miroir octogonal – qui est sans doute signe d’harmonie et de perfection dans le cas d’Amaterasu (déesse japonaise du Soleil) – est, en Chine, intermédiaire entre le miroir rond (céleste) et le miroir carré (terrestre). […] Au Japon, le kagami ou miroir, est un symbole de parfaite pureté de l’âme, de l’esprit sans souillure, de la réflexion de soi sur la conscience.

L’emploi du miroir magique correspond à l‘une des plus anciennes formes de divination. Varron dit qu’elle venait de Perse. Pythagore, selon la légende, avait un miroir magique qu’il présentait à la face de la lune, avant d’y voir l’avenir, comme le faisaient les sorcières de Thessalie. « 

Voici les quelques informations trouvées sur la symbolique des miroirs. Étrangement, l’usage du miroir est l’une des plus anciennes formes de divination. Samhain est une nuit favorable à divination. Néanmoins, nous devons éviter les miroirs. De plus, si les miroirs repoussent les entités malveillantes et malfaisantes, ce peut être utile pour cette nuit si particulière.

En fouillant sur internet, je suis tombée sur cet article intéressant : LES CHINOIS COMME LES JUIFS COUVRENT LES MIROIRS DANS LA MAISON DU MORT…

Dont cet extrait précisément : « Si la coutume est identique, les raisons semblent différentes. En Chine les  divinités ne doivent pas être exposées au cercueil ou au corps du défunt et aucun des participants à la veillée ne veut apercevoir le corps du défunt dans un miroir, car alors, il, ou quelqu’un de ses proches, serait le premier à le suivre.

Pendant la Shiva les sept jours de deuil prescrits chez les Juifs, les affligés tentent d’oublier les futilités, les plaisirs et surtout la coquetterie qui consiste à se regarder dans un miroir, pour pouvoir mieux se concentrer sur la perte du proche, se rapprocher de Hachém et  profiter pour se scruter soi même, mais pas dans un miroir. »

Couvrir les miroirs dans la maison du défunt durant la veillée funèbre était également pratiqué par les catholiques auparavant.

A la lecture de tout ceci, je m’interroge. Il est sûrement vrai que pour les esprits qui n’ont pas conscience de leurs morts, que cela peut être horrible de le découvrir en se voyant dans un miroir. Mais de ce que l’on raconte, ces esprits errent sur Terre et ne sont pas passés de l’autre côté. Ils seraient présents parmi nous tous les jours. Est ce que le fait que la frontière entre notre monde et l’Autre soient fine lors de la nuit de Samhain, cela puisse intensifier le pouvoir symbolique des miroirs ?

Je veux  bien croire que si l’on voit le corps du défunt dans un miroir, cela puisse causer un décès. L’être humain encore en vie n’est peut-être pas capable de voir et comprendre ce qu’il verrait dans le miroir : « le contenu du cœur et de la conscience » du défunt comme cité plus haut. Voire peut-être son Esprit. Et il faut empêcher l’esprit du mort d’être « distrait » afin de (re)trouver son chemin. Néanmoins, cette coutume de recouvrir les miroirs n’est-elle pas avant tout pour préserver / protéger les vivants de ce qu’ils ne sont pas en état de voir ou comprendre ? Est-ce que cela ne concernerait pas nous-même également ? Qu’en cette nuit si puissante, nous puissions apercevoir dans notre propre reflet une vérité que nous ne sommes pas prêt à accepter ?

Et si, également, la divination étant particulièrement favorable cette nuit-là, le pouvoir divinatoire des miroirs soient si décuplés que des personnes non préparées et/ou ignorant leur don de double-vue y aperçoivent des vérités du passé ou du futur ?

Je crois que c’est la première année où je fais vraiment attention à recouvrir tous les miroirs. Et je me sens sereine et protégée….

Je n’ai pas de réponse claires à mes questions, mais je me dis qu’ils seraient peut-être bon de développer le sujet.