Archives de l’auteur : Nom d'une Païenne

Livre : Petits et Grands Mystères des Maths

Il est des livres qui vous font du bien  🙂

Au collège, j’avais été dégoûtée des mathématiques. Trop abstrait, c’était comme apprendre quelque chose qui n’avait pour moi aucun sens, ni raison d’être. Or, les mathématiques sont un domaine qu’on ne peut repousser éternellement quand on veut apprendre, ne serait-ce que dans les autres sciences. Et forcément dans mon cheminement druidique, je ne pourrais pas y faire l’impasse éternellement…3.

Ce petit livre destiné aux enfants de 7 à 77 ans a été un vrai plaisir à lire. On suit l’histoire d’une famille italienne. Essentiellement, celle de Filippo (surnommé Filo), un petit garçon de 8 ans et son grand-père, un professeur de mathématiques à la retraite. Chaque activité de la vie quotidienne est l’occasion pour ce grand-père d’aborder les mathématiques.  Mais ce que j’ai également aimé, c’est qu’il explique la personne, le contexte et le pourquoi de ces découvertes mathématiques. Je me suis retrouvée à m’amuser à retrouver les formules  apprises ou à faire les exemples donnés avant de lire la réponse. J’ai pris plaisir à redécouvrir Pythagore,Thalès et bien d’autres encore.  C’est le genre de petit livre qui réconcilie avec les mathématiques et qui nous montre que cette matière peut être amusante. Si je pouvais trouver ce genre de livre pour le niveau de difficulté au-dessus, ce serait parfait !

Un livre simple, agréablement écrit à lire et à relire 😀

Petits et grands mystères des maths d’Anna Cerasoli (Flammarion Jeunesse)

Les maths nous livrent leurs secrets ! De l’invention du boulier aux probabilités, en passant par les découvertes historiques de Pythagore, d’Archimède ou de Thalès, vingt leçons drôles et impertinentes pour découvrir ou redécouvrir les mystères, petits et grands, des mathématiques. Grâce à Filo, qui a toujours une question sur le bout de la langue, le quotidien se révèle une source d’expériences …. inépuisable !

Alimentation : Manger local. Oui mais …

Manger local, c’est bon pour la planète et pour l’économie locale. Pas de transport de l’autre bout de la planète qui pollue et plombe votre bilan carbone. De plus, vous aidez les paysans à vivre de leur production. De plus, l’idée est de limiter au maximum le nombre d’intermédiaires qui vous plombent les prix !

Oui, mais voilà. Il n’est pas toujours évident de trouver des produits locaux. Dans les hypermarchés près de chez moi, les fraises locales sont noyées au milieu des fraises et tomates espagnoles, des champignons de Paris de Hollande ou de melons charentais du Maroc.

 

Heureusement, il existe des solutions. Certains magasins justement se spécialisent dans la vente de produits locaux.

Vous pouvez également vous inscrire dans une AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) pour avoir un panier de fruits et légumes chaque semaine. C’est un engagement réciproque entre le consommateur et les agriculteurs biologiques locaux.  Néanmoins, pour une personne seule avec des goûts difficiles comme moi, ce n’est pas une solution. Le panier de l’AMAP est complété en fonction des produits dispos, donc vous n’avez pas le choix de ce qui s’y trouve. Et ce sont d’assez gros paniers à des prix très corrects. Très intéressant pour une famille, ce peut être trop grosse quantité pour une personne seule.

J’ai découvert il y a peu le système de la Ruche qui dit oui. Une personne fait le lien entre les agriculteurs et les consommateurs (en contrepartie, elle perçoit un petit revenu de la Ruche qui dit oui). Le consommateur fait sa commande à l’avance sur internet et comme ça, les producteurs savent exactement ce qu’ils doivent amener. J’ai lu de très bonnes critiques et des moins bonnes. Certaines personnes ne trouvent pas ce qu’elles veulent, car le choix est limité (le temps que ça se mettent en place ?) et trouvent les produits chers. Je n’ai pas encore eu l’intention de tester.

Un membre d’un groupe facebook où je suis inscrite  à répertorier les sites internet pour trouver où consommer local :

Moi, je passe par un magasin de produits locaux dont je suis très fan et dont je vous en parlerez plus à l’occasion 🙂

Donc manger local, participe d’une démarche écologique et économique ! Ben pas si sûr ….. Car à moins d’être entouré de paysans qui travaillent en agriculture biologique, vous pouvez vous retrouvez à ingérer des pesticides, perturbateurs endocriniens et autres toxines. Donc pas de pollution par le transport, mais une pollution par la technique de culture elle-même et un empoisonnement de de notre corps en continu.  Ce n’est donc pas toujours la solution de consommer local….

Commerce : GAMMES

Gammes est le réseau de Ressourceries sur Montpellier (5 magasins) et sur Clermont-l’Hérault (un magasin). Ces magasins fonctionnent sur la récupération, le recyclage et des ateliers d’insertion.

Je  connaissais déjà ERCA Initiatives .
9 rue du Lantissargues
34070 Montpellier
04.67.58.72.53
Du lundi au vendredi
8h – 12h / 13h – 17 h

C’est le magasin qui m’a décomplexé ! J’ai tendance à accumuler les objets. Surtout lorsqu’ils peuvent encore servir, même si je n’en ai plus l’usage. Le jeter alors que ça peut encore servir !!! Quel gâchis ! Et quelle pollution :-/   Désormais, je dépose tout à Erca : linge, lampe, livres que je ne peux pas vendre, vaisselle, etc. Ils les remettent en vente pour pas cher. Ils réparent même l’électroménager pour le revendre .  Ils se trouvaient au Marché de la Récup ( Le Marché de la Récup)  car désormais, ils fabriquent également des meubles avec ce qu’ils récupèrent. J’y ai vu des idées super  originales qui m’ont donné envie  !

Le Marché de la Récup m’a permis de découvrir aussi de ce réseau la boutique Interlude.
1 rue Meyrueis
34000 Montpellier
04.67.58.90.74
Du lundi au vendredi
8h15 – 12h15 / 13h – 17h

Ils récupèrent toutes les banderoles dont ce servent le département, les communes, les associations pour annoncer leurs événements. Ce qui est un double avantages. Tous ces organismes n’ont pas à payer pour les faire incinérer (et au passage polluer) et les salariés d’Interlude récupèrent et recyclent ces tissus imperméables pour en faire des sacs à mains, gros sac, pochettes, trousses.  Ils font une série complète de bagage par tissus : du gros sac à la petite trousse.  Mais de façon à ce que chaque pièce soit unique ! De plus, ils le font avec les points de coutures comme pour le cuir et du gros fil utilisé en pêche. Double gage de solidité. Et pour finir, si jamais votre sac est décousu, ils s’engagent à vous le réparer gratuitement. Tout en me précisant que cela leur arrive très rarement ! Du coup, j’ai craqué 🙂 . Je me suis achetée un gros sac à main avec un motif de feuille et une trousse avec un motif de prairie. J’ai eu un très bon contact avec l’une des vendeuses. Ce jour là, pour se faire connaître, ils vendaient leurs produits moins cher. Cependant, j’ai eu droit à une petite pochette supplémentaire 🙂

 

Bref, si vous passez dans le coin , n’hésitez pas à aller y faire un tour  !

 

Belotennia

Après les Bodilones, j’ai eu la joie de retrouver le druide Auetos en son temple avec mon meilleur ami. Que dire ….. J’ai retrouvé ce sentiment si rare et à la fois si précieux que j’étais là où je devais être, à cet instant, en ce lieu….

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Mélange de profondeur et de légèreté, de sérieux et de (fous) rires.

Auetos nous a de nouveau offert un rameau d’olivier pour nous accueillir. Ce rameau se trouve encore sur mon autel personnel 🙂 . Il n’est pas évident de trouver les mots …. Alors que j’avais apprécié le rituel des Bodilones et sa signification, son souvenir m’a semblé s’estomper, à en devenir « fade » comparée à cette célébration.

Les Belotennia, ou les « Feux Resplendissants », ou Beltaine,  ont été célébrées sous un Belenos bienveillant et flamboyant, et un Taranis au souffle léger mais bien présent. Auetos fête ce tricobrextio (fête obligatoire à célébrer) en l’honneur de Taranis et de son union avec la déesse Riganissa.  Il fait appel également à lui dans un registre plus guerrier où il demande sa protection, le retour à l’envoyeur pour tout mal reçu et la victoire sur l’ennemi.  Cela m’a un peu dérangé au début. Je ne suis pas habituée à ce domaine dans ma pratique. Et pourtant, c’est d’une logique avec un druide comme Auetos ,qui s’efforce de retrouver ce qui se pratiquait à l’époque des Celtes. Les Belotennia sont les 3 jours de fête qui ouvraient la saison de la guerre, des razzias et autres jouissances violentes de ce peuple.

Les hommes ont élevé un arbre symbolisant l’union des dignités. Avec le tronc d’un arbre mâle. Ici un pin, mais normalement ce devrait être un chêne. Avec les branchages d’un arbre femelle. Ici un olivier.

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Et nous sommes passés entre la fumée odorante de deux feux de sorbiers au cœur desquels se trouvaient des herbes médicinales (de mémoire ; romarin, thym, sauge, …). Nous avons été purifiés par le feu et de nous, toute maladie a été écartée. 🙂

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Jusqu’ici, j’avais lu que les Belotennia étaient consacrées à Belenos.  Il n’a pas été cité à cette cérémonie qui était réellement dédiée à Taranis. Etrangement, cela n’a pas surprise sur le moment. Sûrement que depuis le temps que je lis et suis Auetos sur son forum, je deviens plus coutumière avec cette manière de célébrer. Cependant, cela fait également sens pour moi.  Taranis, le Dieu du Ciel, maître des Vents et de la Foudre, qui libère les pluies pour fertiliser la Terre.

Pour ce qui est de sa parèdre Riganissa, vous pouvez lire ici que

 

Les noms de la Déesse : […] En tant que personnifiant l’érotisme, elle est appelée Désirable, Cassia, Amour, Carantia, la Noble, Aria, la Reine, Riganissa, Celle-qui-frotte, Crebettia, Celle-qui-serre, Crappetiia, Très bienveillante, Rosucara. […]

Cette journée magnifique s’est enjolivée d’un excellent repas avec des personnes bienveillantes et accueillantes.  Un pur bonheur.

 

Evènement : Le Marché de la Récup

 

Mercredi 19 avril avait lieu le Marché de la Récup à Lattes (34).

J’y suis allée et j’ai beaucoup aimé.

Je crois que c’était leur première année. Cela n’occupait qu’un petit hall et une grande salle. A l’extérieur à l’entrée un artiste-sculpteur, si on peut dire,  du déchet. Avec une bouc en bouteilles, un Penseur de Rodin fait de déchets emballés dans du plastique, etc.  Dommage, il y avait pas mal de choses sympa, mais j’ai oublié. Oups ! Dans le hall, une exposition sur la faune et la flore avec un rappel de la nécessité de la protéger. Beaucoup de belles photos, mais c’est vraiment la photo de cette mère et de son petit qui m’a fait chavirer ❤ .  Puis une exposition sur le tri et le recyclage des déchets. Une association était présente pour renseigner les gens sur le sujet, leur distribuer des documents pour mieux trier, etc. Et un grand panneau en liège avec des magazines à disposition. Chacun pouvait  découpait et coller l’image qu’il souhaitait. J’ai trouvé l’idée sympa, même si je n’ai pas souhaité pas le faire. Je me connais, j’aurais cherché THE image, puis cherché THE place sur le panneau. Bref, de quelque chose de simple, j’aurais fait compliqué lol. Du coup, j’ai laissé tomber.

Dans la grande salle, une estrade au fond. Sur les côtés et au milieu, des créateurs utilisant uniquement des matériaux de recyclage, ainsi qu’un atelier pour les enfants (j’ai vu de nouvelles idées pour créer avec des pommes de pins lol)  et des lycéennes qui proposait un bon smouthie vitaminé (banane, kiwis, orange, etc).  D’autres lycéennes ont fait trois défilés pour montrer les vêtements qu’elles avaient crée. C’était une ambiance bon enfant et j’ai craqué sur un sac en bâche ! Mais ce sera l’occasion d’un autre article  🙂

Grands Jeux Romains – 2017 – Nemausus

Cette année, les Grands Jeux Romains avaient pour thème la reine icénienne Boadicea ou Boudicca. L’équivalent féminin de Vercingétorix en Grande Bretagne (pour en savoir plus  => La révolte de Boudicca).

boadicae 2

Je souhaitais vraiment y aller et je n’ai pu être sûre qu’au dernier moment. Un pote a eu des places et nous y voilà.

Je crois que c’est la première fois que j’entrais dans les Arènes de Nîmes. En moi se mêlait la joie béate de la passionnée d’histoire à découvrir ce lieu magnifique et l’excitation enfantine de voir un spectacle de capes et d’épées. Euh pardon ! De cuculles et de glaives !  Du haut des gradins, la vue est magnifique sur ce monument et sur la colline des Jardins de la Fontaine et la Tour de Magne.

Tour Magne

Le spectacle était en deux parties. Lors de la première, nous avons eu droit au défilé de l’empereur Hadrien et de ses armées, de combats de gladiateurs et d’une course de char. Puis nous avons eu l’abordage des plages bretonnes (Grande-Bretagne) par César avec combat contre les Bretons. Et enfin, l’histoire de Boudicca avec l’outrage qui lui a été fait à ses filles et elle,  le non-respect de la parole du procurateur romain,  la rébellion de la reine contre Rome avec 120 000 hommes derrière elle. Avec quelques adaptations.  Dans la réalité, ses filles étaient pré-pubères au moment de ces événements. Ici, nous avons deux jeunes femmes qui nous ont fait de belles cascades équestres. La robe de la Reine qu’on ne voit pas entièrement sur ma photo. Argh !!! C’est du Moyen-Âge ça ! Et la Reine qui invoque Cernunnos et Teutates pour obtenir vengeance, damned ! Nous n’avons aucune preuve de la « présence » de Cernunnos en Grande-Bretagne.

Mon pote n’a pas aimé ce spectacle qu’il a trouvé long, avec moins d’action et de suspense qu’il a pu voir les années précédentes. Moi, sous un ciel magnifique la clarté de Belenos et le souffle de Taranis, même si je dois reconnaître une certaine longueur, j’ai beaucoup aimé 🙂 .

Nîmes est la ville qui possède les monuments romains les mieux conservés du monde : les Arènes (fin du Ier siècle ap JC), la Maison Carrée (début du Ier siècle), la Tour Magne,etc. Elle a d’ailleurs déposé sa candidature pour être reconnue au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Extrait de Les Peuples fondateurs à l’origine de la Gaule de F. Régnier et J-P . Drouin :

« Les Volques Arécomiques :

Peuple originaire de la Bohême et de Moravie, ayant longtemps séjourné au sud de la forêt Hercynienne, en Bavière.  […]

Leur chef-lieu était Namausikabo (inscription gauloise), devenus successivement Colonia-Augusta-Nemansus (au 1er siècle ap  JC, selon Strabon), Nemansum, Nemansus (au 1er siècle ap JC , selon Pline), […], devenu Nîmes depuis 1357.

L’ethnique de cette ville était les Namasates que l’on retrouve dans le nom figurant sur une monnaie gauloise. […]

La ville passa sous l’autorité romaine en 121 avant JC. 

Nîmes, avant de devenir gallo-romaine, était partiellement occupée par une agglomération celto-ibérique ou celto-ligure, qui s’était primitivement établie au pied du Mont Cavalier. Il s’agit de la hauteur surplombant la ville actuelle de Nîmes. La première ville est née vers le VIème siècle avant JC. A la population initiale de souche vraisemblablement ibérique se mêla au IVème siècle un premier apport celtique. Son évolution fut marquée par la création d’une enceinte, à la fin du IVème siècle ou au début du IIIème siècle avant JC.  […]

Un sanctuaire religieux celtique a été aménagé avant la période romaine autour de la source coulant en bas du flanc du Mont Cavalier. Il était consacré à un dieu topique appelé Némansus. C’est donc cette divinité locale qui a donné son nom à la ville .On a également trouvé une inscription consacrant la dévotion d’une petite communauté établie au sein de la colonie gallo-romaine de Nîmes, dédiée à MARS AUGUSTUS LACANUS par les Adgentii. […] »

La Tour Magne, citée plus haut, est une tour romaine qui a recouverte l’ancienne tour gauloise. La source sacrée de Nemausus se trouve aux Jardins de la Fontaine, à proximité du Temple de Diane (qui en réalité serait une bibliothèque). Il est surprenant que plus de 2000 ans après (comme pour la  la source sacrée de Glanum), cette source n’a pas bougé et irrigue encore le cœur de Nîmes. Les rares fois où j’ai pu approcher l’eau, il y avait du monde, car les Jardins sont appréciés. Mais quelle fraîcheur bienvenue lorsqu’il fait chaud !

Personnellement,  il y a deux ans, j’ai lancé deux pièces de monnaie dans l’eau pour faire deux voeux. Je ne me souviens plus lesquels lol. Cepandant, c’est comme si j’avais passé un pacte avec la source et sa divinité.  Je ressens comme un lien invisible. Comme pour Glanum. Il faudra que j’y retourne et que je prenne le temps de me poser, et vérifier tout ça …..

 

Alimentation : Manger Bio ? Oui, mais ….

Je suis assez naïve. Pour moi, l’agriculture bio c’était l’image du petit paysan qui aimait son travail et sa terre, qui cherchait à produire des plantes et élever des animaux sans polluer la nature, à fournir une production de bonne qualité nutritive, avec une éthique morale et sociale, etc.

Oui mais …

J’ai d’abord entendu parler des cultures hors sol. Damned ! Pour en savoir plus => La culture hors sol . Perso, moi ça me rappelle le film Matrix avec tous les embryons humains « connectés » à la Matrice.

Ensuite, j’avais vu cette émission sur les pâtes (Arte ou France 5) où un expert déclarait que le Bio était la garantie d’une agriculture bonne pour la terre, mais n’avait rien à voir avec la qualité des aliments. Et là, on comprend que le cahier des charges demandé pour le bio au niveau européen est très loin de nos espérances. De plus, quand je vois les tomates bio venue d’Espagne pleines d’eau et sans goût, je veux bien le croire.

Et il y a les boutiques bio. Les deux dernières où je suis entrée m’ont choquée. Comme j’essaie d’avoir une démarche plus écologiste, c’est comme si soudainement j’ouvrais les yeux. Tous ces emballages ! Dont beaucoup ne sont pas recyclables !  Sans parler de l’origine des produits !  Si j’achète des produis qui ont fait des milliers de kilomètres pour parvenir jusqu’à moi, bonjour le bilan carbone ! Le bienfait d’une agriculture biologique finit étouffer sous des tonnes de CO2.  Et puis, je veux bien croire que la production en bio est plus chère. Mais j’ai quand même l’impression qu’il y a une sacrée marge de faite sur les produits finis. Bref ….

Puis, je suis tombée sur un article dans un magazine de ma mère, Avantages de mai 2017, « Nutrition : Bio, pas bio, …. je choisis quoi ? ». Si les magazines féminins s’y mettent  🙂 . Cet article est assez intéressant. Il note sur 5, par catégorie d’aliment, l’intérêt de le manger bio.  Par exemple pour les produits laitiers, ils ne mettent que 2/5. Car en dehors d’un meilleur bien-être animal, le lait n’a pas d’apport nutritionnel supplémentaire. Tout en finissant par remarquer que consommer du lait bio permettra d’éviter d’avaler des doses d’hormones et d’antibiotiques. Euh, justement, le bien-être des animaux, leur santé et la nôtre, ça ne justifie pas plus d’un 2/5 ? Autre exemple, les légumes secs qui obtiennent 5/5. Car ils sont noyés de pesticides en agriculture conventionnelle. Et en bio, ils restent à des prix abordables et sont des aliments extrêmement riches au niveau nutritionnel (vitaminesB, fibres, protéines végétales, minéraux). J’aurais bien mis des photos de l’article, mais je ne sais pas si j’y suis autorisée et elles sont de très mauvais qualités.

Enfin, il y a cet excellent reportage de 51 minutes ci-dessous, qui nous montre l’envers du décor : nitrites de sodium dans le jambon, agriculture bio intensive (?!), l’industrialisation du bio par les grandes marques comme Carrefour, l’exploitation de salariés pauvres en Espagne, etc etc.

Conclusion : je prends les aliments de base en bio : farine, sucre, lait, oeufs ; si je ne les trouve pas en local.  J’évite le plus possible tout ce qui est marque de grande surface. Je privilégie les fruits et légume de saisons (voir article précédent) Tout en essayant de rentrer dans mon budget. Et voilà comment une chose qui devrait être simple et naturelle, manger sainement, devient compliqué car il faut toujours rester sur ses gardes.

Le libre-arbitre

Dans quelques heures aura lieu le premier tour des élections présidentielles.  Sincèrement, j’ai peur de ce qui va nous tomber dessus. Et en même temps, la démocratie c’est ça : devoir accepter que la volonté de la majorité l’emporte. Même si elle nous paraît des plus absurdes.

Et dans nos croyances ? Un jour, je me suis amusée à chercher les différentes clairières druidiques sur le net. Comment dire …..

J’ai vu une clairière dont le discours me rappeler le christianisme, une autre limite facho, une qui se vantait d’avoir « l’élite » des druides, une qui prône l’orthopraxie (au moins j’aurais appris un mot) basé sur les rites védiques,  certaines qui ont l’air franchement très cool (dans le bon, comme dans le mauvais sens), etc. Donc, il faut se retrouver dans toutes ses clairières et accepter que ces groupes religieux aient des divergences de l’un à l’autre dans leurs systèmes de croyances.

Sachant qu’un groupe est composé d’individus, chacun unique en fonction de qui il est, son vécu, son ressenti, son expérience, son savoir et sa compréhension.

=> bon ça, c’est dans n’importe quel groupe humain, quelque soit le domaine.

Seulement, j’imagine que comme moi, lorsqu’on se lance dans le paganisme, on a une soif de vérité, de connaissance. De lumière, j’ai envie de dire ! Alors on écoute, on lit . Et il faut beaucoup lire si on veut se forger son propre avis. Cela aide également à ne pas hésiter à se remettre en question, à avoir un regard plus critique.  Il m’est arrivé de lire des textes qui me semblaient d’une telle évidence que je les brandissais comme la seule vérité.  Pas bon, je peux vous le dire. Car, on peut découvrir assez vite d’autres textes tout aussi intéressant, sonnant tout aussi juste et qui pourtant donne un autre point de vue.

Je pourrais me contenter de lire toujours le même auteur et de le prendre comme guide spirituel. Ou de dire que c’est la dernière personne qui a parlé/écrit qui a raison. Mais non ça ne me convient pas.

Viens aussi les rencontres, avec d’autres païens. Avec des discussions sur des thèmes généraux au paganisme (le rapport à la nature par exemple) ou plus précis selon la voie choisie (comme le druidisme pour moi). Ces discussions peuvent être vraiment enrichissantes et m’ont, par exemple, souvent permise, en formulant ce que je voulais dire, de préciser ma pensée. Et il y a les confrontations.  J’ai parfois eu envie d’étrangler mes interlocuteurs. Enfin d’avoir un sac de boxe pour me défouler dessus. Quand j’ai pu lire ce qui me paraissait des absurdités, de non-sens, d’incohérences et d’incompréhensions. Oui, sauf que c’est mon point de vue. Et si je ne tolère pas qu’on me retire mon libre arbitre, qui suis-je pour vouloir le supprimer à mon interlocuteur ?

Le libre-arbitre est à la fois une liberté et une prison.  Maintenant, quand je vois qu’une discussion tournera court ou virera en pugilat verbal, je préfère y mettre fin. J’ai donné mon avis, j’ai écouté celui de l’autre et basta ! J’ai autre chose à faire que d’user mon énergie dans du vent. Et qu’on me sorte que je ne sais pas débattre ne me pose aucun problème.  Les débats stériles où seul l’ego s’exprime ne me dérange pas. C’est par contre parfois douloureux de voir de quelle personne ça vient …

Oui, mais au sein d’un groupe. Au sein d’une nation qui a élu son président. Que faire ?

Ma seule réponse est une forme d’individualisme.

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J’aime cette phrase de sagesse. Je remplace seulement le début par le nom d’une divinité que j’honore ou le terme général de « Dieux et Déesses » ou « Ô Divinités ». Si ce qui arrive autour de moi ne me plaît pas mais que j’ai aucun moyen d’action pour le changer, je me concentre sur ma personne, mon cheminement, mes valeurs.  Si je me retrouve dans d’autres personnes, cool. Regroupons-nous. Néanmoins que cela se fasse naturellement, sans forcing. Si les similitudes sont superficielles, le reste n’évoluera pas en profondeur.

Suivre mon chemin de vie, encore et toujours. Travailler à la transformer pour arriver à mon projet, pour acquérir plus de connaissance, évoluer, me remettre en question. Ne pas hésiter à m’opposer, même pacifiquement,  avec sagesse et diplomatie.  Et que si une personne me dit « ta croyance est erronée », si un druide me dit « ce que tu dis/crois/fais est faux », accepter son libre-arbitre. Mais ne jamais renoncer au mien.

Alimentation : manger de saisons

Dans l’idéal, il ne faudrait manger que des plats préparés par nous-mêmes, à partir de produits frais, biologiques et locaux.

Dur dur, pour une nana comme moi qui n’aime pas cuisiner à la base et qui ne sait pas faire grand chose. Pas évident d’en avoir le temps quand on travaille à temps plein, qu’on a des enfants à charge, qu’on passe beaucoup de temps dans le métro / train / la voiture chaque jour et/ou quand on a pas les boutiques adaptées à cette demande à proximité. Et question budget, c’est une autre histoire !

C’est pourquoi j’ai commencé en douceur sur le sujet, quand je  m’y suis intéressée. Première étape : manger de saisons ! Tout d’abord, ça permet de se reconnecter au cycle naturel. Car à force de voir des fraises en hiver, je ne savais plus à quelle époque je vivais. Et depuis, je redécouvre le plaisir de manger un bon melon juteux et sucré en été ou une fondue de poireaux en hiver. C’est comme une forme de rite dans le temps qui me permet de mieux me positionner dans le temps et l’espace dans lequel je vis. Cela m’a également permis de repenser à l’agriculture, de ceux qui en vivent, de la manière dont ils la pratiques, etc. Et puis, ce n’est pas encore du bio, mais un fruit ou un légume de saison est souvent une meilleure source de vitamines et autres compléments alimentaires nécessaires à notre santé qu’une tomate gorgée d’eau 12 mois sur 12.

C’est pourquoi j’ai placardé sur mon frigo un  « calendrier » des fruits et légumes que je consulte toujours avant de faire mes courses 😀  . Vous en trouverez plein sur internet. Voici celui que je me suis imprimé .

calendrier fruits et legumes

 

Deuxième étape : manger français. Je sais que l’agriculture française n’est pas la reine de la santé et du bien-être. Mais comme aux dernières nouvelles, la législation française est un peu plus regardante et stricte sur la réglementation agricole, j’ai plus confiance dans les produits français que dans les produits espagnols par exemple. De plus, quand on sait qu’il ne reste à ce jour plus que 500 000 agriculteurs sur 60 millions de français, qu’ils sont endettés jusqu’au cou (une moyenne de 159 700 € d’endettement en 2010 !) et qu’ils gagnent moins de 500 euros par mois, je veux rajouter une forme d’éthique sociale à ma démarche écologique.

 

La Thuile des Fées

Je l’ai découvert dans mon livre Lieux mystérieux en Auvergne (éditions Ouest-France) et cela faisait un moment que je voulais aller la voir. La Thuile des Fées, ou Teoula de las Fadas, ou encore Tombe des Fées, est un dolmen brisé. On ne sait si c’est naturel ou dû à des fouilles clandestines du 19ème siècle. La légende dit « qu’autrefois par une nuit de pleine lune, alors qu’elles filaient la laine, le tonnerre gronda, qu’il y eut des éclairs et que le diable changea les fées en statues de pierre … hormis la reine qui s’échappa ! »

Pour rappel, les mégalithes (menhirs, dolmens) n’ont pas été érigés par les Celtes. Mais bien avant, au Néolithique. Bien que fortement endommagé, ce dolmen est l’un des plus imposant de Haute-Loire. Une de ses dalles aurait servi à la construction d’un moulin voisin.

Cahin-caha, me voici partie pour la commune de Taillac pour trouver ce trésor. Manque de chance, j’ai la capacité phénoménale d’interpréter toutes indications géographiques que l’on me donne. Cela n’a pas raté. Je suis allée au mauvais endroit. Même deux mauvais endroits.

Pourtant la forte pente et le sentier forestier à peine dessiné (plutôt la marque du passage des animaux) auraient dû m’alerter. Têtue, j’ai insisté pour finir par me poser sur la mousse moelleuse, admirée le paysage et me rendre compte que je n’étais pas au bon endroit. Repartons.

Je descend la route et traverse le joli petit village de Taillac.

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Je me retrouve au deuxième endroit possible selon les indications que j’ai comprise (ou pas lol). Ce n’est plus un sentier mais un chemin que j’imagine utilisé par les bûcherons. Entre les grands arbres, la musique joyeuse du ruisseau et le chant des oiseaux, un vrai bonheur ! Mais ça monte ! ça monte ! C’est raide et la non-sportive que je suis souffre / souffle. Je rencontre même un pin qui s’est effondré. Je découvre qu’il est recouvert de guis ! Et je suppose que c’est ce qui l’a affaibli. La raison me dit que ce n’est pas le bon arbre, ni la bonne période pour la cueillette du gui. Mon intuition me dit que c’est une chance et un porte-bonheur 🙂 . J’en cueillerai un rameau sur le chemin du retour.

Je finis de m’écarter du large chemin, une route de terre devrais-je dire, pour m’évader un peu dans les bois. Je suis trop haute pour entendre encore l’eau qui s’écoule. Cependant, les oiseaux sont plus présents. Un vrai enchantement. Et je retrouve ma mousse encore plus moelleuse que la première fois .

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Je n’ai pas marché longtemps.  Mais l’effort m’a épuisée. Le repos ne me semble que plus merveilleux. Le paysage, la forêt m’apaise. Je laisserai une petite offrande de remerciement avant de repartir.

Je retourne à ma voiture. Heureusement qu’on est en avril  et qu’on a changé d’heure, le soleil n’est pas encore couché. Quand même, malgré le bonheur d’avoir marché en forêt et de ne plus sentir aucune tension dans mon corps, je suis déçue. C’est alors que je regarde une autre carte et tout s’illumine !

Le dolmen n’est pas près du village mais bien au-dessus ! Je reprends la voiture !

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Je trouve enfin la bonne route. Je me gare, marche 20 mètres et je suis devant le dolmen.

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A 1 400 mètres d’altitude, la vue est magnifique. Mais à cette heure, le vent s’est levé et je commence à avoir froid. Pourtant, je n’ai pas envie de partir. Le lieu est magnifique et le dolmen m’attire comme un aimant. Une belle énergie se dégage du lieu. La difficulté pour s’y rendre est si facile, que je me moque de moi-même quand je vois à quel point j’ai physiquement souffert. La Thuile, je l’aurais mérité. Mais quel bonheur ! Et oui, je veux bien croire que des fées y résident 🙂 . Une forme de sérénité et de puissante énergie m’habitent. Oubliées les fatigues de la journée.

J’ai ramassé les 3 déchets qui y traînaient (j’étais équipée). J’ai déposée une offrande parfumée, fait une prière, je me suis imprégnée des lieux. J’en ai fait 3 fois le tour, caressé les pierres, mitraillé de photos et je suis repartie à regret. J’avais de la route à faire …. Néanmoins, j’y reviendrai avec plaisir, ainsi qu’explorer le chemin forestier qui part du Dolmen. Il y a bien une randonnée qui part de Taillac. Un circuit de 5 h 30 avec de sacrées montées ! Non, ça va, j’ai déjà donné lol.

Merci pour ce moment parfait. ❤