Archives de l’auteur : Nom d'une Païenne

Août, le mois de la Déesse-Mère ?

L’année dernière, je découvrais cette vidéo sur le culte de Pachamama. Une déesse que je connais peu, mais de ce que je sais, elle  se rapproche de ma conception de la Terre-Mère.

La Bolivie se situant en Amérique du Sud, le mois d’août est en hiver pour cette région de la Terre.

Extrait de cet excellent article sur Pachamama :

 » Le mois d’août est le mois consacré à la Pachamama; c’est à ce moment là qu’il faut lui faire des offrandes pour l’année qui vient afin de s’attirer sa protection et l’honorer afin qu’elle ne se venge pas.

La Pachamama est la plus importante divinité des peuples andins car, en plus d’offrir sa protection, elle représente la fertilité, l’abondance, la féminité, la générosité, le rendement des cultures, etc., des qualités extrêmement importantes dans les sociétés traditionnelles directement dépendantes de la terre.

Le terme Pachamama peut se traduire par « Terre mère », pacha signifiant en aymara et quechua terre, cosmos, temps et espace, et mama, mère.  La Pachamama est une déesse sans temple, elle s’honore en tous lieux, de préférence sur le sommet d’une montagne ou dans la nature; elle est son propre temple. […] Dans la culture andine, la Pachamama est la déesse protectrice de tous les biens matériels et, en même temps, elle domine l’univers spirituel. C’est pour cette raison qu’elle symbolise l’environnement de l’être humain dans sa totalité. Par conséquent, ceux qui croient en elle doivent maintenir une relation d’équilibre et de réciprocité avec elle. C’est une déesse mère qui peut être généreuse mais aussi terriblement dangereuse. « 

Le 15 août, les catholiques célèbrent l’Assomption de la Vierge Marie (la Dormition pour les Orthodoxes). Dans l’article de Wikipédia sur le sujet, on y apprend que le dogme de l’Assomption et de l’Immaculée Conception datent des années 50. Néanmoins, la fin de vie de Marie était déjà célébrée depuis le VIème siècle. Donc les chrétiens célèbrent ce qui se rapproche le plus de la Déesse-mère dans leur religion à cette période. De plus, si j’ai bien compris, c’est la fête la plus importante la concernant.

On peut lire dans cet article du journal La Croix :

« La procession nocturne aux flambeaux, pour la fête du 15 août, s’est pratiquée dans l’ Église de Rome dès les premiers siècles, puis a été supprimée par le pape saint Pie V au XVIe siècle. »

Ou encore ici sur ce site :

 » La fête fut longtemps accompagnée d’une procession nocturne, supprimée par le pape Pie V (en 1566), à cause des nombreux abus qui l’entouraient. Elle a longtemps été précédée d’un jeûne et, en différents diocèses de l’Europe du Sud, elle pouvait être le temps de la bénédiction du fourrage et de l’offrande des premières récoltes. « 

En général, cependant je fais peut être un raccourci facile, quand un haut dignitaire religieux supprime une tradition, c’est qu’elle est trop païenne à son goût !

Dernière anecdote trouvée il y a peu sur le net : Ardèche : une Vierge noire honorée en lieu et place de la déesse Isis

Par contre, attention à la formulation : Simone Thouez, la présidente des Amis de Notre-Dame d’Ay, confirme : « les Vierges noires ont succédé aux déesses païennes. Ici, on adorait la déesse Isis, qui était noire elle-aussi ».

Cela est plausible comme pour cette vierge noire. Mais dans certains cas, les statues de vierges noires étaient blanches à l’origine et ont noirci avec le temps pas réaction chimique, comme pour la Vierge noire de Montserrat en Espagne.

Toujours dans la religion catholique, Sainte Anne, la mère de la Vierge  est célébrée le 26 juillet. Quelques jours à peine avant le mois d’août.

« En Bretagne, le culte de sainte Anne prit vraiment forme qu’à partir des apparitions du xviie siècle au paysan Nicolazic devenant le sanctuaire de Sainte-Anne-d’Auray, lieu de dévotion et de pèlerinage important. Auparavant, surtout avant le xiie siècle, il existait mais plus sporadiquement ou localement comme au sanctuaire de Sainte-Anne-la-Palud établi vers l’an 500. Il est mention, dans l’un des Actes apocryphes latins désignés sous le titre de Virtutes Apostolorum écrit au vie siècle, qu’il existait un culte ancien à sainte Anne répandu en Armorique. Un syncrétisme exista longtemps avec la figure de l’antique déesse Ana/Dana (la déesse-mère des Tuatha Dé Danann en Irlande)26 liée à la fertilité comme les prières à sainte Anne défont la stérilité des couples. Sa popularité chez les Bretons de l’époque est en partie expliquée par cette rémanence de l’antique déesse celtique. » (Wikipédia )

Et bien sûr, il y a la célébration de Lugnasad (ou Luginaissatis en gaulois).

Lugnasad signifie littéralement assemblée de Lug. Pour autant cette fête ne lui est pas personnellement dédiée. Elle est dédiée à sa mère adoptive Tailtiu (Talantio en gaulois).

Lug est le fils de Cian, un Tuatha de Dana et d’Eithne, fille de Balor, roi des Fomores. Mais il fut élevée par Tailtiu, épouse du roi des Fir Bolg.

« Leur roi (des Fir Bolg) Eochu, fils d’Erc est le prototype du bon souverain garant de l’ordre universel. Sa veuve Tailtiu, « Terre, Tellus », fille de Mag Mor « Grande Plaine », éponyme d’une d’une plaine d’Irlande, fut la mère adoptive de Lug. »

Lugnasad. « C’est l’une des grandes fêtes gaéliques, fin de l’été et ouverture de l’automne, « solennité ou jeux de Lug », fils d’Eithne, institué par lui au commencement de l’automne […]en souvenir de sa mère adoptive Tailtiu, inhumée par lui dans la colline qui poste son nom. […] Le sacrifice de Tailtiu la « Terre » et pour conséquences d’assurer la richesse agricole aux irlandais. Le rôle des grands rois médiateurs, et mythiquement celui de Lug, était d’entretenir cette source de richesse. »  

Extrait du Dictionnaire de la Mythologie et de la Religion Celtiques de Philippe Jouët.

La Déesse-Mère est associée à la Terre. Elle l’est également à l’eau. Ainsi, au mois d’août la déesse Osun du peuple Yarouba en Afrique occidentale y est célébrée tous les ans. Déesse de la fertilité, de l’eau, elle protège les enfants et aide les femmes à tomber enceintes.

Au Nigéria, la déesse Osun a toujours ses fidèles (vidéo)

Des dizaines de milliers de nigérians célèbrent la déesse de l’eau, mère de l’humanité

Conclusion

J’avais pensé à cet article l’année dernière. En m’y intéressant un peu plus cet été, j’ai pu découvrir d’autres traditions concernant les Déesses célébrées à cette fête. Je n’ai pas eu le temps de finir d’écrire ce sujet auparavant, d’où sa parution en octobre lol, mais je suis sûre qu’il est fort possible que l’on puisse trouver d’autres célébrations de la Déesse au mois d’août. Cela m’étonnerait que le monde entier la célèbre  à ce mois précis, mais dans mon chemin spirituel personnel, je me dis que ces trouvailles sont loin d’être anodines.

Cette année, j’ai fêté Lugnasad avec une amie et sa fille. Nous avons pique-niqué dans un champ peu après le coucher du soleil. Nous avons commencé par allumer un bougie, remercier la Déesse, chacune avec le nom que nous lui préférons, offert une partie de notre pique-nique ainsi qu’une libation d’eau et de bière. Et nous avons clôt notre pique-nique en dansant sous les étoiles, en tournant naturellement dans le sens de la Terre et chantant à tue-tête. Mon coeur s’emplit de joie en y repensant. C’était simple, c’était beau et c’était sincère. C’est ce qui a rendu cette célébration si forte. ❤

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Environnement : Changement climatique et politique, le changement n’est pas maintenant

Excellente vidéo, courte et claire, qui explique avec des chiffres la situation actuelle.. Et ce n’est pas le remaniement du gouvernement français, qui vient de nommer Ministre de l’Agriculture un sénateur qui a voté contre l’interdiction du glyphosate, qui va faire avancer les choses …..

 

Mahō Tsukai no Yome

Mahō Tsukai no Yome ou  The Ancient’s Magus Bride

C’est un manga découvert par hasard d’abord en tant  que série animée, puis en version livre.

the-ancient-magus-bride

J’ai été attirée par cette image. Un crâne animal surmonté de cornes de bouc ! Une représentation satanique ? Et pourtant malgré l’obscurité et les ronces, on y voit lumière, magie et douceur d’un regard.

Histoire :  Chise Hatori a 15 ans. Elle n’a ni famille, ni talent particulier, ni aucun espoir dans la vie. Un jour, elle est vendue à un sorcier, un non-humain dont l’existence remonte à la nuit des temps… Il la prend sous son aile pour faire d’elle sa disciple et lui annonce qu’à terme, elle deviendra son épouse. Alors, les aiguilles qui semblaient à tout jamais figées dans son cœur se mettent à tourner de nouveau, petit à petit…

J’adore le graphisme . Dans l’animé, avec les couleurs, les paysages de la campagne anglaise sont magnifiques.

J’ai été agréablement surprise par les connaissances des mythes et légendes du folklore européen de l’auteur. Et sa manière de représenter les fées et autres membres du Petit Peuple me plaît énormément. A la fois beaux et dérangeants. Manière intéressante de montrer qu’ils ne sont pas nos ennemis, mais également pas nos amis pour autant. Certains aiment les  humaines, d’autres non. Ils ont leur propre perception/conception du monde et il n’est pas bon de les vexer.

J’ai été surprise d’y retrouver des références païennes telle que Yule.

Egalement, lorsque l’auteur  fait également une différence entre sorcellerie et magie.  « les mages emploient la science. Ils étudient les lois du monde et les réécrivent avec leur magie pour obtenir des résultats. »  /   » Les sorciers emploient une autre force, celle des fées ou des esprit, pour perturber les lois du monde et produire des miracles. […] Mais comme elles reposent sur le pouvoir d’autres êtres, elle est dangereuse. Si on essaie de manipuler une force qu’on ne contrôle pas, » il peut y avoir de grave conséquences.  Je trouve cette différentiation intéressante.

Au-delà d’une simple re visitation du thème de la Belle et la Bête, il y a une réflexion sur l’acceptation de l’autre, de notre passé. Sur qui nous sommes et ce qui fait de nous des êtres humains.  Il y a à la fois du lumineux et du sombre dans cette histoire, mais loin de la vision manichéenne du bien et du mal.  Je conseille cette série à tous les païens amateurs de manga.

 

Entretien : Nettoyer un bijou

Il y a peu, j’ai recollé une pierre polie qui s’était détachée d’un pendentif en argent. Si comme moi, vous avez des doigts de trolls et la délicatesse tactile d’un tsunami, vous connaissez le problème. J’ai mis un peu de colle sur la pierre, ce qui n’était pas joli. Et quand on aime les pierres, on n’a pas envie de les maltraiter.

Il me fallait de nouveau un abrasif doux comme le Blanc de Meudon (déjà utilisé  ici : Entretien : Poudre à récurer   et là Soin / Beauté : mon dentifrice minimaliste  ).

Ce qui est bien, c’est que le Blanc de Meudon est aussi bon pour nettoyer l’inox, le cuivre, l’étain et l’argenterie. Je confirme ! Mon pendentif avait noirci et après ce nettoyage (à part quelques traces incrustée, il est redevenu clair et brillant.

Matériel : 

  • un petit pot
  • une vieille brosse à dent
  • un tablier ( mon tee-shirt noir s’est retrouvé constellé de micro éclaboussures blanches )

Ingrédients :

  • de l’eau
  • Blanc de Meudon

Préparation :

Vous pouvez mélanger de l’eau et du Blanc pour faire une sorte de pâte. Moi, j’ai fait au plus simple, comme pour mon dentifrice. Un peu de poudre de Blanc dans le pot. J’ai humidifié ma brosse à  dent que j’ai trempé dans le pot, puis j’ai frotté. Après, il n’y a plus qu’à rincer et sécher le bijou . Ne pas hésiter à le refaire plusieurs fois jusqu’au résultat voulu 🙂 .

Février, se purifier

Il me semble que c’est la première année où j’ai réellement compris/ressenti le besoin de me purifier. J’en comprends l’importance dans le cycle annuel et dans la symbolique. Cette année, il s’y rajoute vraiment la dimension personnelle. Comme si dans tout mon cheminement personnel où j’ai pas mal élagué de mon passé, de mes souvenirs, de mes relations, de mon comportement, j’arrivais à la fin d’un cycle. Et qu’il était temps que je me débarrasse du dernier ressort qui m’empêche d’avancer dans mon histoire personnelle. Et du coup dans mon développement spirituel. Puisque tout est lié.

Je n’ai pas fêter Imbolc. Je ne me sentais pas connectée au temps sacré. Ou bien ce n’était pas encore le moment pour moi. Des discussions passionnantes, enrichissantes et jamais achevées, comme toujours avec mon cher W. Du tâtonnement, des avancées ou des retours en arrière. Par exemple, en ce moment, j’éprouve de nouveau une certaine lassitude à ce que je lis chez certains païens.  Là où je devrais apprendre de leur lâcher prise, de leur recul et de leurs sagesses ;  je n’y vois que brassages d’air, vanités intellectuelles et puérilités. Je me retrouve dans la fâcheuse position de « celle qui pense assez savoir pour juger » . Alors qu’au fond je ne sais rien. Je connais juste un peu l’humain.  Je me sens usée par tous ces beaux discours, belles phrases qui sonnent désormais creux dans mon cœur et mon esprit. Car souvent la personne qui l’écrit ne l’a elle-même pas compris. J’ai l’impression de voir parfois certaines situations avec une telle lucidité : fausseté et futures trahisons à venir; que je me dis que ce n’est pas possible. Je dois me tromper. Comment, moi, pourrais-je deviner de telles choses alors que ce qui apparaît à mes yeux n’est que le sommet de l’iceberg ? Je me suis trompée parfois. A m’excuser de ma mauvaise langue. J’aimerais que cela m’arrive plus souvent. Car finalement, les êtres humains sont si prévisibles …. Ils parlent : savoir, pouvoir, bien agir et ne voient même pas qu’ils font eux-mêmes ce qu’ils fustigent chez les autres. J’en reviens à me faire peur moi-même. Si tout le monde le fait, alors moi aussi ! Où ai-je bien donc failli ? Où est-ce que je me trompe ? Où est-ce que je parle avec « raison » sans moi-même appliquer la leçon ?

Je ressens également le besoin de me purifier de tout ceci. De me détacher de ses pensées, de ne plus m’occuper des attitudes d’autrui, de leurs incohérences et de leur manque de savoir-être …..

J’ai lu chez un druide qu’Imbolc était la purification par l’eau et Belteine par le feu. J’ai lu chez un autre que nous purifions le corps et le monde physique par l’eau à Imbolc, l’âme par l’air et le vent à Ostara et l’esprit par le feu à Belteine.

Je pense qu’il y a une part de vrai chez chacun de ces druides. Sans que je sois autant aussi catégorique. Puisque tout est lié. J’ai purifié il y a quelques jours mon foyer en ajoutant une attention, tout simplement en faisant mon ménage. Le lendemain, je faisais un petit rituel de purification de mon logement et moi-même avec encens (storax, oliban, mélange de romarin, sauge et lavande séchée) et ma cloche (les vibrations sonnantes de la cloche brisent les mauvaises énergies et chassent si nécessaire les mauvaises entités). J’ai fini par  me passer de l’eau sur le visage, les mains et les pieds.

Mais je le sens, ce n’est pas encore suffisant. Il y a deux ans, avec une ancienne amie, nous avions fait une célébration simple et très belle, la nuit au bord de la rivière. Le ciel étoilé et une belle lune brillante.  Nous avions déposé sur de petites plaques de liège une bougie, une offrande….J’y avais rajouter un texte personnel nécessaire à ce dont je devais me purifier/libérer à l’époque. Nous les avons remises à la rivière. J’ai baigné mes mains et mon visage. Puis nous sommes retournés au sein du cercle finir la célébration. Je me rappelle avoir lu que si nous apercevons le petit peuple, ce ne sera jamais directement de face mais du coin de l’œil. Comme une ombre fugitive aussitôt disparu. Ce soir là, du coin de l’œil, j’aperçus dépassant les arbres de la rives d’en face la silhouette noire d’un géant quittant les lieux. Et j’ai repensé à une légende sur un chevalier qui rencontrait un géant noir, maître des animaux de la forêt. Peut-être le fruit de mon imagination, que mon cerveau a fini d’interpréter. J’ai eu le sentiment qu’il était venu nous observer et reparti une fois la cérémonie terminée. Peut-être attiré par nos chants ? Moi, la peureuse, cette fois-ci, je n’ai pas eu peur. Juste bien à la place qui m’était donnée.  J’étais ressortie plus légère, avec une nouvelle énergie.

On m’avait dit (qui exactement, je ne sais plus) qu’Imbolc était la fête de la Déesse.  J’ai lu par-ci, par-là, que la Déesse retrouvait son état originel de vierge après l’accouchement du Dieu-Soleil. J’ai lu que dans pas mal de culture (ne serait-ce que les chrétiens au Moyen-Âge ou en Inde encore aujourd’hui), que la femme était considérée impure après son accouchement et devait rester à l’écart de tous et des lieux sacrés pendant un certains laps de temps. Avant de se purifier.  Imbolc est le temps de la purification. Pour retrouver un état premier ? N’est-ce pas une mauvaise interprétation ? Un moyen supplémentaire de rabaisser la femme et de l’écarter ?

Le mythe irlandais de la naissance d’Oengus évoque sa mère Boand qui veut se purifier. « Pour réparer sa relation coupable, elle se baigne dans l’eau lustrale et mortelle de la source Segais, demeure de Nechtan, dans laquelle elle perd un bras, une jambe et un œil. Dans sa fuite vers l’océan elle devient la rivière Boyne. Georges Dumézil a indentifié un mythe cosmogonique de libération des eaux dans l’histoire de Boann. La mort de Boann engendre les eaux cosmiques qui irriguent tous les mondes connus. Elle réunit plusieurs traits caractéristiques de l’Aurore indo-européenne, dispensatrice de prospérité et libératrice des eaux. » Boann (ou Boand) – Wikipédia 

Vraiment ? Relation coupable ? Réparer ? Personnellement, je pense que le texte a été réécrit par des chrétiens qui une fois de plus ne comprenaient pas tout et réinterprétaient à leur sauce.  Qui plus est si Boand (ou toute autre déesse ) souhaite retrouver son état originel de « virginité », redeviendrait-elle exactement la même ?

Le philosophe Héraclite disait : « On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve ».  L’eau qui s’écoule n’est jamais la même et nous même changeons, évoluons.  Une Déesse qui reviendrait à son statut d’avant, ne serait-ce pas faire disparaître l’enfant qu’elle a eu ? Alors qu’il fait partie de son évolution ? Femme/Déesse, elle n’est plus enceinte. Son corps petit à petit redevient celui d’une femme non-enceinte (et ce n’est pas une histoire de kilos, mais d’organes qui reprennent leurs places, de cycles menstruels qui recommencent, …) Pourtant elle reste mère. La Déesse ne se purifie-t-elle pas simplement d’un état qui n’est plus ? Pour pouvoir retourner dans le cycle ? N’en-est-il pas de même pour les femmes après un accouchement ? Boand s’est transformée en rivière de la Boyne comme punition ? Ou bien parce qu’elle se devait de retourner à son rôle de déesse pourvoyeuse de bienfaits, libératrice des eaux ? Après le gel de l’hiver, la fondue de la neige ne doit-elle pas s’effectuer ?

Une fois de plus, je me retrouve à mélanger des pensées dans cet article. Même si c’est un point de vue très personnel, j’espère qu’il restera lisible et compréhensible malgré tout.

Soin / Beauté : mon dentifrice minimaliste

Cela fait 8/9 mois que j’utilise cette recette et j’attendais d’avoir ma visite annuelle chez le dentiste pour en faire le bilan. Résultat : nickel ! Pas de nouvelles caries, pas de détartrage nécessaire

Matériel :

  • un petit pot en verre et une étiquette
  • une cuillère
  • alcool à 70 ou 90 °
  • une lingette en tissu propre

Ingrédients :

  • du blanc de Meudon (ou blanc d’Espagne) => poudre abrasive douce qui ne raye pas l’émail
  • huile essentielle (HE) de citron => antiseptique, antibactérienne, antivirale                           ou huile essentielle de menthe poivrée (je n’aime pas le goût) =>antiseptique, antibactérienne, antivirale, fongicide, vermicide

Attention ! Les huiles essentielles ne peuvent être utilisées chez les femmes enceintes et les jeunes enfants. Demander conseil à un aromathérapeute. 

Préparation :

  • Désinfecter le pot et la cuillère avec la lingette imprégnée d’alccol
  • Remplir votre pot en verre de blanc de Meudon et verser une à trois gouttes de HE de citron sur le couvercle de votre pot.

=> Pourquoi une à trois gouttes ? Cela dépend de la grosseur de votre pot. J’utilise un vieux pot d’œufs de lompe (ou de lump). J’en mets 3 gouttes.

=> Pourquoi verser l’huile essentielle sur le couvercle ? Si vous la versez directement dans le blanc de Meudon, cela va faire des petits paquets et cela ne va  pas bien se répartir.

Personnellement, je le fais en plusieurs fois. Je remplis 1/3 du pot, met une goutte sur le couvercle. Je ferme et je secoue. Puis je recommence deux fois. Je trouve que cela permet une meilleure répartition. Depuis que je fais ça, je sens que l’HE  de citron reste plus longtemps.

Utilisation  : 

Humidifiez votre brosse à dent. J’ai lu que certains trempaient directement leur brosse à dent dans la poudre. Sauf que la présence d’eau dans le pot de dentifrice peut permettre la présence de bactérie. Même si l’HE est antibactérienne, je préfère limiter les dégâts. Du coup, j’utilise une petite cuillère. J’en met un peu sur le bout de la cuillère et je dépose sur ma brosse à dent.

Au début, c’est un peu étrange. Mais la poudre devient rapidement liquide avec l’eau et notre salive.  Justement la salive est naturellement antibactérienne et régule le PH de notre bouche. J’ai même lu des gens à qui leur dentiste leur avait dit que les dentifrices industriels ne servaient à rien et que cela suffisait de simplement se laver les dents avec une brosse et de l’eau (mais plus de 3 fois par jour).

Pour en savoir plus sur nos dents …

La salive, ça sert à quoi ?

Une dentition de chocolatier .  Même si je ne suis pas d’accord avec l’usage du fluor. Certaines études en Angleterre ont prouvé que la présence de fluor dans les eaux potables des villes augmentaient la présence de problème thyroïdiens et autres. De  mémoire, obésité et dépression. Dommage que je ne retrouve pas l’article.

Les caries : une histoire de carences ?  Un article très long mais la première partie est vraiment intéressante ! Le dentiste Weston Price se demande dans les années 30 pourquoi sa jeune clientèle a attend de caries. Il parcourt le monde pendant 12 ans à la rencontre différentes population du globe et privilégiant ceux n’ayant pas ou peu de contact avec la nourriture industrielle. « Son constat est édifiant : les populations dont le mode de vie n’a pas été industrialisé jouissent d’une santé dentaire éclatante : dents superbement alignées, arches dentaires parfaitement développées, faciès et corps robustes, respirant la santé, en dépit d’une pratique du brossage inexistante, et de l’absence de dentiste au sein de ces communautés. » 

Chant du folklore russe.

Je ne sais pas si c’est le fête de rattraper mon retard dans la série Vikings et du coup de baigner dans le monde des Hommes du Nord, mais je n’arrête pas d’avoir cette musique en tête actuellement. Une musique qui me touche énormément.  Il y a deux ans, j’avais lu des biographies d’Henri Troyat sur les tsar et tsarine russes.  J’ai eu le sentiment d’entrapercevoir  « l’esprit russe », à la fois brutal et grandiose. Pierre le Grand, pour fonder sa capitale Saint Petersbourg fit venir des serfs. Des milliers moururent pour la construction de son projet. Et Pierre le Grand s’en fichait. Pourtant, il était capable de traverser une maison en feu pour en sauver ses pauvres habitants.  Le « tsar » était presque vu comme un père tout-puissant par son peuple.

Je retrouve cet esprit russe dans cette musique et ces paroles : à la fois simple et magnifique, tragique et mystique.  J’y retrouve aussi ma sensibilité païenne, malgré quelques phrases chrétiennes.

Voici la traduction des paroles de l’anglais au français (je m’excuse à l’avance pour mes erreurs) :

Au-delà de la rivière calme et du bosquet de bouleaux,
La première fleur du printemps explose en floraison,
Et je fais simplement un vœu
Et après m’avoir croisé (s’être concentrée ?) ; je regarderai vers l’Est,
Le ciel se décolorera en aube écarlate,
Et le soleil éternel se lèvera sur le monde

Et un oiseau blanc survolera la terre,
Et apportera le pardon de Dieu des cieux (x2)

Et quelque chose de grand se fera connaître à mon coeur
Jusqu’à ce que l’impossible le devienne dans ma vie,

Et cela deviendra paisible et doux comme dans mon enfance,
Quand ma mère me prenait dans ses bras (x2)

Une prière solennelle coulera avec des larmes,
La tristesse sera remplie de l’amour du Christ
Et à ce moment mon âme touchera
Le grand univers avec le nom de Russie.

Je remplacerai bien « le pardon de Dieu » par « la bénédiction de nos dieux », l’oiseau blanc par un corbeau et « l’amour du Christ » par « l’amour de l’Univers » ou « de la Déesse ». J’ai envie de reprendre le texte avec mes mots. Je vais y penser 🙂 .

 

Commerce : les chaussettes de l’Archiduchesse

Les chaussettes de l’archiduchesse sont-elles sèches archi-sèches ? 😉

Le monde de la mode est un vrai problème de pollution chimique et d’éthique dans le monde professionnel qui mériterait bien des articles.  Mon action est encore très limitée dans ce domaine. Toutefois, j’ai commencé par les chaussettes. Pourquoi j’ai choisi cette marque de chaussettes solides, douces et agréables à porter ? Une fabrication 100% française avec du coton certifié Oéko-tex (label certifiant l’absence de substance nocive) et des couleurs vraiment sympas à porter.

Archiduchesse

Archiduchesse 001

Et puis leur logo de pirate en chaussettes m’amuse beaucoup 🙂 .

Entretien : fabriquer sa propre lessive

Après avoir testé deux recettes, dont celle proposée par Christelle sur le blog de Taktik-éco , je m’en suis inspirée pour créer la mienne  qui me convient complètement. Cela fait près d’un an que je l’utilise.

Attention :  

=> ne prévoyait pas de fabriquer votre lessive pour un usage le jour même. Cela prend un minimum de temps à faire, comme râper son savon. Et il faut, de plus, attendre qu’elle ait refroidie pour s’en servir.   

=> prenait du vrai de savon de Marseille, comme Marius Fabre. « Composé uniquement à base d’huiles végétales, ce savon ne contient ni parfum, ni colorant, ni conservateur. Sa composition naturelle fait de lui un produit très écologique » (Taktik-éco). Il y a naturellement  toujours la présence d’un peu de glycérine dans ces savons. Ne jamais prendre un savon où, au contraire, elle a été rajoutée. Sinon la lessive aura tendance à durcir et à laisser un dépôt sur les tissus.

 

 

Matériel : 

  • une grande casserole (au moins 2,5 L)
  • une balance
  • une spatule ou une cuillère en bois
  • un bidon de 5 litres (j’utilise un bidon de vinaigre blanc vide)
  • un entonnoir

Ingrédient :

  • 200 g de savon de Marseille râpé (je prends le vert de Marius Fabre)
  • 200 g de cristaux de soude

 

Recette :

  1. Remplir la casserole d’eau et la mettre  à bouillir . Pour gagner du temps, je mets d’abord l’eau à bouillir avec ma bouilloire électrique. De plus, il est attesté qu’on utilise moins d’énergie en la faisant bouillir une bouilloire électrique qu’en utilisant le gaz.
  2. Verser petit à petit le savon en remuant avec la spatule en bois. Si vous versez  tout d’un coup, vous risquez d’avoir un gros amas de savon qui sera difficile à faire fondre.
  3. Une fois que tout le savon est fondu, faire de même avec les cristaux de soude.
  4. Quand tout est fondu, laisser le liquide refroidir.
  5. Quand le liquide aura refroidi, il se sera épaissi.  Le mélanger à nouveau et le  verser dans le bidon de 5 litres et le compléter avec de l’eau. Secouer pour mélanger.
  6.  Les premiers jours , il faudra régulièrement secouer le bidon pour que le mélange reste homogène et ne se solidifie pas.

Pour plus de facilité, je verse ma lessive du bidon de 5 litres à un bidon de 2 litres avec un bouchon doseur. Moins lourd et plus facile à manipuler.

En pratique :

  • Pour une lessive de 5 kg, je verse deux bouchons . Soit environ 140 ml.
  • Je remplace l’adoucissant, par du vinaigre blanc. Il est recommandé de verser 100 ml de vinaigre blanc dans le bac d’adoucissant. Souvent je n’en verse que 50 ml et je trouve cela suffisant. Par contre j’en verse 100 ml , voir un peu plus dès qu’il s’agit de laver des serviettes de bains. Sinon, elles deviennent rêches.  De plus, le vinaigre blanc permet de détartrer la machine à laver. De temps en temps, je lance une lessive à vide avec 500 ml de vinaigre blanc et un programme à 90°c. Ce qui permet de supprimer les mauvaises odeurs et de détartrer la machine en profondeur.
  • Je mets deux cuillères à soupes de bicarbonate de soude dans le tambour. Le bicarbonate a également une action adoucissante et augmente le pouvoir lavant de la lessive.
  • Je rajoute une à deux cuillères à soupe de percarbonate de soude pour sa fonction de détachant et de blanchissant. Il permet au linge blanc de ne pas griser. Attention ! Il n’est efficace qu’à partir de 40 °c.
  • Quand j’ai une tâche de gras sur un vêtement, j’humidifie le tissu et je frotte au savon de Marseille puis je le mets dans la machine sans rincer. Cela a toujours bien marché jusqu’ici.
  • Bien entendu, d’un point de vue écologique, remplissez au mieux votre tambour et privilégier les programmes basses températures, afin d’utiliser le moins d’énergie possible. Dans mon cas, 40 °c car je mets toujours le cycle  » « coton » et pour l’efficacité du percarbonate. Privilégier le séchage à l’air libre.

essive2.jpglessive

 

Pour débuter : si vous êtes comme moi à mettre beaucoup du temps à mettre des changement en place, faites un pas après l’autre. Commencer déjà par remplacer votre adoucissant. Puis rajouter le bicarbonate, le percarbonate en diminuant vos doses de lessives industrielles. Enfin, faites la recette de lessive qui vous parle le plus.  Petit à petit, cela deviendra une habitude et vous ne vous poserez même plus de questions 🙂 .

Le temps sacré

Je cours toujours après le temps.

Cependant, il m’arrive parfois de laisser le temps au temps…

Il y a des instants, pourtant éphémères, mais si riches, qu’ils semblent rattacher à l’éternité ….

Le temps du rituel est sacré . Néanmoins, est-il si différent de mon temps quotidien ?

Le temps m’interroge, m’intrigue. J’ai souvent le sentiment de tenter d’attraper un temps qui n’est déjà plus. Le temps semble même s’accélérer et la société nous impose des contraintes de temps à respecter. Au point, que simplement me poser pour lire ou admirer la quiétude du paysage me fait culpabiliser. Et pourtant, cela m’est vital pour mon équilibre et donner du sens.

Me connecter aussi, au divin qui m’entoure. Habituée à me presser, il m’est difficile de le réaliser. Les seuls moments, où je le réalise réellement, est lorsque je me promène dans la nature et que je fais de longues pauses contemplatives. Néanmoins, même cela m’est difficile.

Et pourtant …..

« Désireux de rentrer en possession de ses biens, Oengus expulse Elcmar du Brug, sa résidence de la Boyne, par ruse et jeu verbal : il y entre à Samain, en armes alors que c’est un jour de paix entre les hommes d’Irlandes, et menace Elcmar en exigeant la place et la royauté pour « un jour et une nuit ». Mais comme « c’est en jours et en nuits que le monde se passe », la prise de possession est perpétuelle. Le récit se retrouve notamment dans le Livre de Leinster (De Gabail in tSida) mais aux dépens du Dagda qui est expulsé par le même jeu verbal : « La nuit et le jour sont la durée du monde entier ». 
 (Dictionnaire de la Mythologie et de la Religion Celtiques de Philippe Jouët,  dans le texte consacrée à Oengus)

Une nuit et un jour, symbole de la vie et de la « perpétuité » du monde. C’est un concept que je ne suis pas encore sûre de comprendre. En même temps, c’est comme si quelque soit la nuit, quelque soit le jour qui le suit, le temps ne variait pas. Comme si tout était gommé,  les saisons, les célébrations à des dates particulières ….

« L’Autre Monde est non seulement « ailleurs », hors de la dimension spatiale de notre monde, il est aussi en dehors de sa dimension temporelle : en dehors du temps, dans une éternité instantanée puisqu’elle n’a pas de durée … De fait, toutes ses évocations le disent habité par des individus inamoviblement jeunes – un des ses noms irlandais est Tir na nOg, « le Pays de ceux qui sont Jeunes » -, car sa non-durée induit que l’on n’y vieillit pas et qu' »on n’y perçoit par le passage du temps ».
(Mythologie du Monde Celte, Claude Sterckx)

Après lecture de cet extrait, je comprends que le texte qui évoque Oengus concernerait uniquement l’Autre Monde. Le Monde où réside les divinités.

J’avais lu que lorsque nous ritualisons, si c’est bien effectué, nous ouvrons une porte vers l’Autre Monde et nous connectons au « temps » et à l’espace des Dieux. Passage du Divin dans notre dimension. Les quelques cérémonies où j’ai pu participer, j’ai en effet pu ressentir énormément de choses. Comme une ouverture … de mon moi intérieur vers l’infini.  Une connexion vers  une (ou des) présence(s).  Le temps, cependant, ne s’est pas arrêté, mais fut d’une grande intensité.   Plutôt qu’un passage vers l’Autre Monde, ce qui voudrait dire que les Dieux sont totalement en dehors de notre dimension, je le vois plus comme la création d’un point de connexion entre nous pour faciliter la communication.

Il y a quelques temps, j’évoquais ces notions de temps sacré avec W. Les différents calendriers connu dans le monde païen. Ceux qui collent à l’année civile ( 2 février = Imbolc, 1er août = Lughnasad, etc…). Mais le calendrier civile  est une vision du temps qui a été remaniée pendant des siècles . C’est un calendrier « actuel  » qui ne colle pas forcément à la conception ancienne des dates et du temps.  J’ai vu le calendrier d’une clairière druidique qui faisait en fonction de la date civile et de la pleine lune la plus proche pour fixer la date de ces célébrations. Je connais un collège druidique dont un des druides a énormément travailler sur le calendrier de Coligny (le seul calendrier fait par des druides de l’Antiquité, connu à ce jour). Quand on s’y penche, c’est passionnant. Néanmoins, on y trouve beaucoup de fêtes pour combler les vides, qui sont inspirées de l’Hindouisme.  Au début, j’y opposais un véto. Ok, il y a des similitudes. Cependant, les Celtes ne sont pas les hindous. Etc. En m’y intéressant un peu plus, au vu des similitudes dans certains mythes, je me suis dit pourquoi pas. Il y a une certaine cohérence dans toutes ces fêtes et font sens. Et certaines me parlent énormément.

J’expliquais également à W, que selon moi, on voulait trop se fixer sur des dates alors que certaines fêtes concernent plus des périodes au final et que je le ressens comme tel.  Comme la renaissance du Soleil. Yule pour les Asatrù.  Les 12 jours ( Joyeux Noël (et les 12 jours ?) ). Le solstice d’hiver pour un néophyte.  Pourtant, astronomiquement, le solstice d’hiver n’est pas qu’une histoire de nuit la plus longue et jour le plus court de l’année !

« Le solstice d’hiver correspond à l’instant où la longitude apparente géocentrique du Soleil est égale à 270° », précise l’IMCCE. Traduction : au moment du solstice d’hiver, la position de la Terre par rapport au Soleil va atteindre son inclinaison maximum, avec, encore une fois, un ensoleillement rasant du côté de l’hémisphère nord. » =>  Solstice d’hiver : découvrez les secrets de notre entrée dans l’hiver ! (L’Internaute)

Malgré toutes les qualités d’astronomes attribués dans les récits aux druides, j’ai quand même peu de doute sur leur capacité de calculer l’heure de cette inclinaison à 270 °. Et je trouve vraiment qu’il y a une magie dans l’air durant cette période. Pour citer d’autres périodes sacrées, Lughnassad dans les temps celtiques duraient 15 jours. J’ignore s’il y avait des cérémonies sacrées tous les jours, mais les peuples se rassemblaient à l’occasion pour des foires, des marchés, pour régler des affaires politiques et autres. Le Roi devait prouver sa capacité à régner en redistribuant les richesses. On y effectuait également des jeux funèbres en mémoires du sacrifice de Tailtiù.

Parlant de toutes ces périodes, W. me parle du calendrier des paysans sur ses terres. Ainsi, pour eux, ce n’est pas l’équinoxe de printemps qui compte, mais la lune de mars. La lune prend ici le sens de lunaison (de la nouvelle lune  à la nouvelle lune suivante). La lunaison de mars, faisant fi de notre calendrier civil, peut très bien démarrer fin février ou finir début avril. Ce qui compte c’est qu’elle comprend l’équinoxe du printemps.  Or, ce que W observe tous les ans, c’est à cette lunaison que la montée se sève commence et que tous les arbres de la famille des Prunus se réveillent. Les abricotiers vont même jusqu’à fleurir. Or, à la Pleine Lune de la lunaison de Mars, le froid tombe au risque de geler les bourgeons naissants. Et de détruire la future récolte à venir.  Au contraire à la Nouvelle Lune, les paysans se sentent  à l’abri.  « Même s’il y a un décalage dans le calendrier, cela a toujours été vérifié » m’a précisé W.

La lunaison suivante est appelée « Lune Rousse ». Même si elle est moins conséquente que celle de Mars sur les plantes, elle peut briser les jeunes pousses et les griller, leur donnant cette couleur rousse.   Ce qui correspond à peu près au moment des Saints de Glace.

De fil en aiguille, W. me reparler d’un site qu’il voudrait me montrer. Et je dois dire qu’avec ses talents de conteur, il m’en a donné vraiment envie !

L’oppidum de Sainte-Luce dans la Drôme. Site gaulois, récupéré par les Romains et qui était déjà occupé avant l’Âge de Fer. Un monastère s’y est même installée des siècles après.  A cet oppidum a été creusé dans la paroi un occulus d’environ 1,50 m de diamètre. C’est une trouée pas particulièrement impressionnante, creusée par la main de l’homme dans le roc. Au cours de l’année, le soleil le touche sans plus. Juste en contrebas se trouve un petit vallon avec une ferme. Du 1er décembre au 1er janvier, ce vallon ne reçoit aucune lumière. (Bigre ! Je ne sais pas comment ses habitants font !)

Pourtant, du 13 décembre au 25 décembre, une personne de ce vallon peut voir que le soleil se lève au centre de l’occulus et sa lumière donne sur une source du vallon. Soit plusieurs km en contrebas … Puis la le soleil dépasse la montagne pour éclairer la vallée encore plus basse ….. Wow ! Mais comment ont-ils fait ?!

Pour l’anecdote, le 13 décembre est le jour de Sainte Lucie. Lucie du latin lux, la lumière. Cela se déroule à l’oppidum de Sainte Luce.  Et, en plus de la signification de son nom, je me demandais pourquoi Sainte Lucie était associée à une fête des Lumières, célébrée en Scandinavie. Car à l’origine, Sainte Lucie est de Syracuse en Sicile Et bien, j’ai découvert ceci : « Fait surprenant, le rallongement des jours a en fait commencé depuis le 13 décembre, jour de la Sainte-Lucie : à partir de ce jour-là, le soleil s’est mis à se coucher de plus en plus tard. Un dicton imagé existe d’ailleurs, qui dit « à la Sainte Luce, le jour croit du saut d’une puce ». Il date du 14e siècle, quand l’on se référait encore au calendrier Julien instauré par Jules César… et dans lequel le solstice d’hiver avait lieu aux alentours du… 13 décembre !  » (Solstice d’hiver, L’Internaute)

Et l’éclairage par  l’occulus à lieu durant ….. 12 jours.

Pour ce qui est du rallongement du jour à compter du 13 décembre, oui mais non. 😛  A compter de cette date, le soleil se couche un peu plus tard. Mais il se lève également un peu plus tard. Donc les jours continuent à raccourcir. Puis la durée d’ensoleillement stagne quelques jours aux alentours du solstice. Enfin, ils rallongent petit à petit. Il est amusant de remarquer, que même si la Sainte Lucie ne correspond plus au solstice d’hiver depuis le passage du calendrier julien au calendrier grégorien, cette date reste quand même attachée à une évolution de la lumière solaire dans notre hémisphère.

Joyeux Noël (et les 12 jours ?)

C’est vrai, j’ai fêté Yule. Mais je continue également à fêter Noël avec ma famille et mes amis.  Cela reste une belle fête de rire et de partage.

Bon raté pour moi cette année, je suis restée chez moi malade. Mais le simple fait de savoir que je suis aimée par ma famille m’a suffi pour passer des moments apaisés, avant de m’effondrer de sommeil. De plus, j’ai eu droit à leurs messages et pensées. Un vrai baume au cœur. Ma mère  sait que je n’ai qu’une envie en ce moment, c’est de me promener en forêt. Sauf que par chez moi, c’est plutôt la garrigue. Elle m’a appelé  en visio alors qu’elle s’y promenait sous un beau soleil, pour me faire partager la forêt ❤ . Son attention m’a beaucoup touchée et d’en reparler, j’en ai déjà le sourire.

Et puis, soit je perds la boule, soit cette nuit j’ai été visité par un petit farceur 😀 . Sur la porte de ma chambre, j’ai attaché une branche de résineux que j’avais depuis des années. Je l’ai entouré d’une guirlande sur laquelle j’avais enfilé des décorations.  Et comme pour un pendentif sur une chaîne, j’ai bien fait attention au sens dans lequel je les ai mises pour qu’elles soient visibles comme il faut. Quelle ne fut pas ma surprise ce matin de voir que l’étoile en bois était inversée, laissant apparaître sa face avec les écorces (j’avais choisi la face sans écorce). Mais surtout, elle n’était pas simplement retournée. Elle avait été enlevée puis remise sur la guirlande qui avait aussi bougé ! Soient mes félins sont devenus magiciens, soit le Lutin de Noël a voulu me faire une petite blague 🙂 .

J’aime vraiment cette période et je repensais aux « 12 jours » . C’est une expression croisée de temps en temps sur le net, que j’ai lu sans jamais vraiment chercher à comprendre. De mémoire, j’en ai surtout entendu parler par les pratiquants de l’Asatrù. Je ne sais pas exactement quand débute cette période des 12 jours. Je l’ai intégré comme une période où la magie est plus présente, où certains Dieux et Déesses peuvent se rendre dans notre monde.  Une période où la moindre petite flamme de bougie est plus puissante qu’elle en a l’air.  Il faudrait que je m’y plonge un peu plus.

« Douze jours : Période bien attestée dans le monde indo-européen ancien (Inde, Anatolie, Grèce, monde germanique) et le folklore du XIX ème siècle (cycle des Douze Jours). […]

Les Douze jours représentent la différence entre les douze mois lunaires et l’année solaire. Plusieurs auteurs on rejeté cette interprétation. […] selon M.P. Nilsson, le mois commençant avec la nouvelle lune, l’intercalation annuelle était impraticable. C’est ce qui explique les flottements observés dans la place des douze jours, comme d’ailleurs les diverses intercalations nécessaires à l’établissement des d’un calendrier. Mais mythe et rituel peuvent conserver la trace d’un comput plus ancien, abandonné dans la pratique pour des raisons de calcul. Or, de nombreux faits montrent que les Douze jours sont une donnée très ancienne. L’homologie entre les principaux cycles temporels a fait de ces jours, dans le rituel indien qui porte leur nom, dvadasaha (il y a des accents que je ne sais mettre avec mon clavier)  l' »image » des douze mois de l’année. […] Le parallèle homérique des douze jours d’absence de Zeus et des dieux (les diurnes) renforce la conception : les Douze Jours on été conservés par la tradition , comme élément mythique et rituel, ainsi que par le folklore.  

Les Douze Jours sont la période par excellence des dons royaux et des jeux de paroles destinées à renouveler l’année. En Irlande le cygne, sans doute image du soleil renaissant post-solsticial, était dit « fille des douze nuits ». Cette symbolique se retrouve dans le récit des Eachtra Airt :  la victoire de l’oiseau à une patte sur celui qui en a douze représente le triomphe du soleil sur les Douze Jours. On retrouve dans cette période dans le récit de la Seconde Bataille de Mag Tured : Nuada se tient debout devant Lug durant treize jours que l’on est fondé à interpréter comme les douze plus le solstice d’hiver. Il reconnaît sa primauté temporaire dans un cadre saisonnier au moment précis où la situation des Tuatha commence à se rétablir […] 

Le folklore a conservé les quêtes cérémonielles accompagnées de chants et de jeux de paroles des Douze Jours. […] Selon Grégoire de Rostrenen il s’agit en Bretagne des douze premiers jours du mois de janvier dont la qualité dénote celle des douze mois à voir. Suivant F. Vallée ce sont en haute Cornouaille les six derniers jours de décembre et les six premiers jours de janvier. »  (Dictionnaire de la Mythologie et de la Religion Celtique de Philippe Jouët)  

 

« Douze : Douze est le nombre des divisions spatio-temporelles. Il est le produit des quatre points cardinaux par les trois plans du monde. Il divise le ciel, considéré comme une coupole, en douze secteurs, les douze signes du Zodiaque, qui sont mentionnés dès la plus haute Antiquité. […] La combinaison des deux chiffres 12 x 5 donne naissance aux cycles de 60 ans, où se résolvent les cycles solaires et lunaires. Le douze symbolise dans dans son déroulement cyclique spatio-temporel. […] 

Le nombre douze ne possède pas dans le monde celtique dont les nombres clés sont trois, neuf et vingt-sept, de significatin s’éloignant du symbolisme général. La Table Ronde du roi Arthur comprend elle aussi douze chevaliers.

Douze est en définitive, toujours le nombre d’un accomplissement, d’un cycle achevé. Ainsi dans le Tarot, la lame du Pendu (XII) marque-t-elle la fin d’un cycle involutif, suivi par celle de la Mort (XIII) qu’il faut prendre dans le sens de renaissance. » (Dictionnaire des Symboles, de J. Chevalier et A. Gheerbrant).

 

Je me suis posée  la question si cette période des 12 Jours correspondaient au temps que met réellement le Soleil à agrandir sa course dans notre ciel. Car lorsqu’on prend le temps d’observer la durée d’ensoleillement, nous nous retrouvons avec des durées assez semblables sur plusieurs jours.  Pour vous donner une idée, vous pouvez consulter ce site pour le mois de décembre 2017 : Lever et coucher du soleil.

Cependant, cela ne colle pas tout à fait. D’ailleurs faut-il compter ces 12 jours à compter du Solstice ? D’une autre date ? Reprendre une période donnée dans le premier extrait cité ci-dessus ?

Pour conclure, je vous partage ce que j’ai lu aujourd’hui, sur la page Facebook d’un cercle druidique en Espagne, que j’ai beaucoup aimé : Orden Druida Fintan

« En retard, à cause d’un ennuyeux « grippe » qui m’a laissé hors de combat, je vous explique cette nouvelle étape de l’année où, toujours selon notre tradition, nous célébrons la uerdii.

Les 12 jours de calme qui marquent le cœur de l’hiver et au cours desquels se développent différents rites et pour le retour et l’autonomisation de la lumière et des tuatha dans le monde.

Les festivals ne sont pas des rites ou des cérémonies proprement dites.

Ils marquent des espaces de temps définis au cours desquels des festivals (groupe) peuvent être réalisés au sens extricto ou de simples actes privés qui, bien qu’ils coïncident entre les croyants, n’impliquent pas un festival au sens de la célébration communautaire.

Ils ont pour but de mettre en situation les croyants au moment sacré où ils se traverse, tout en rappelant les fondements religieux qui marquent ces jours-là. Ils permettent également de transmettre ces concepts religieux en perpétuation l’acte social qui générera un folklore spécifique. Ainsi, depuis le début jusqu’à la fin, le festival donne au croyant un cadre général conforme au temps sacré qui se développe pendant ce temps.

Le respect de ces actes sociaux, tant individuels que collectifs (que nous appelons indistinctement comme des festivals) est propre et exclusif de notre tradition.

Nous n’avons pas l’intention de dire qu’ils ont leur origine dans les peuples celtes de l’âge du fer, c’est-à-dire que ces périodes pourraient être observées dans l’Antiquité et que, par conséquent, leur célébration actuelle sera considérée comme une partie de la reconstruction d’une réalité plus ancienne On a essayé, oui, de fonder ces festivals sur des concepts anciens déjà existants, que ce soit dans le folklore celtique ou dans le indoeuropéens.

Les festivals sont établis dans notre calendrier pour tenter de créer dans le croyant actuel un sentiment social conforme au moment de l’année liturgique qui se passe et qui est souvent inconnu ou mal interprété. C’est donc une tentative de générer un néo-folklore qui, à la fois, est cohérent et adapté aux différents moments de l’année et aidera le croyant, dans la compréhension de celui-ci.

Il faut dire que les mêmes sont au sujet de l’étude et qu’ils seront mis en œuvre pour adapter leur dentelle et leur correction en fonction des connaissances que nous possédons. Cela signifie qu’ils peuvent être ouverts à des modifications, des annulations, des annulations ou des déplacements dans l’année si cela est jugé nécessaire.

Aujourd’hui et après la matronoxs, nous commence dans notre tradition la uerdii, une période de 12 jours pendant laquelle nous réfléchissons sur l’éthique et le comportement que tout croyant doit respecter.

Les jours consacrés se composent de 4 Triades :

(nous nous ensuite les 3 premiers jours qui se déroulent au cours des jours 22/23 * 23/24 * 24/25)

1 e triade : « comme nous devons nous comporter ».
1 ème jour
Vertu : hospitalité
Divinité : Matriarches
Danua-Anna-Dana-Danu [la grande mère créatrice céleste]
Bouenda (boucca) [la grande mère chaleur céleste]
Talantio (taltiu) [la grande mère chaleur terrestre]

C’est le jour de l’hospitalité. Nous dans à la maison avec nos mères et notre tribu. C’est ce jour, toute maison celte devrait être un foyer ouvert à tous ceux qui le cherchent. L’hospitalité est l’une des vertus fondamentales du peuple celte. En offrant notre maison, nous offrons notre centre le plus intime, notre réalité fondamentale.
C’est un jour pour être tous ensemble, autour de la table ou du feu de maison, partageant des aliments, des histoires, des sentiments et des sensations. Un jour pour les fraterniser, les hôtes et les hôtes, et être tous un même cercle. Un jour aussi pour honorer nos mères et nos grands-Mères car nous avons tous reçu l’hospitalité parfaite du ventre maternel, nous protégeant, nous protéger et nous protéger.
Nous ferons des offrandes de lait de vache chaude avec du miel, du vin chaud, du pain cuit, des céréales et du sel. À l’exception du sel et des grains, les offrandes sont faites chaudes car cette chaleur représente la chaleur de la vie, la chaleur que nos mères nous transmettent sous forme d’amour, de soin et d’alimentation.

2 ème jour
Vertu : honnêteté (sincérité)
Divinité : Lugus.

Jour consacré à la vérité, vertu capitale pour nous. Jour pour honnêteté et agir avec l’honnêteté due à la vérité dont nous sommes garants. Souvenons-nous de la maxime « avec la vérité face au monde » et défendons la vérité avec résolution en ce jour sacré.

Nous ferons des offrandes d’hydromel et des noix à lugus

3 ème jour
Vertu : générosité
Divinité : Rosmerta
En ce jour, nous allons pratiquer la générosité. Depuis L’Antiquité, cette journée a été remplie de cadeaux pour nos familles et amis. L’Abondance, la plénitude, le bonheur n’arrivent que par la générosité.

Nous sur la nécessité de donner pour pouvoir recevoir. Donner non seulement des cadeaux, mais surtout, donner de la joie, faire chaud. Donner, c’est ouvrir les bras. Embrassons pour être enlacés par rosmerta.

Nous ferons des offrandes de fruits (frais et secs), de vin, d’hydromel, de lait, de bière, de bonbons, de biscuits, de fromage, de gâteaux,…., tout ce qui suppose abondance et bonheur, mais surtout, rires et joie. »

Commerce : taktik-éco

Taktik-éco est l’un de mes magasins fétiches !

C’est sur ce site que je trouve tout ce dont j’ai besoin pour fabriquer mes produits ménagers. On y trouve également quelques récipients et accessoires.

On y trouve de vrais savons de Marseille et des savons noirs de la marque connue Marius Fabre. Ainsi que les produits de la Droguerie Ecologique que je ne trouve plus forcément dans toutes les boutiques bio. Et dans des quantités intéressantes comme le percarbonate de sodium ou le bicarbonate de soude par paquet de 2,5 kg. Plus économique et plus écologique car moins d’emballage.

Taktik Eco 001

J’ai rencontré Christelle Bigand sur une groupe Facebook de Zéro Déchet. Elle est simple, accessible et très investie. Ses factures sont en papier recyclé. Pour caler les produits, elle réutilise le papier. Elle ferme ses colis avec du scotch recyclable.

Sur le blog de la boutique , vous trouverez ses conseils et recettes. Je m’en suis inspirée ou les ai adaptées pour mes propres recettes. Christelle organise même des ateliers à domiciles pour ceux qui habitent à proximité.

Et, non contente de pouvoir fabriquer tous mes produits grâce à sa boutique, elle vend également une vingtaine d’huiles essentielles de la marque Saint-Hilaire, une distillerie française. Elle explique son choix dans cet article : Présentation du fabriquant des huiles essentielles de Saint-Hilaire. Je commence tout juste à me soigner avec les huiles essentielles et je ne souhaite pas investir non plus dans une véritable pharmacie. Elle a ce qu’il faut comme variétés pour commencer .

Je vous conseille d’aller voir sa boutique et d’y faire vos achats 🙂

Et petit plus, pour mon Noël, on m’a fait un bon cadeau sur le site. Un cadeau utile, sans papier cadeau peu recyclable, qui facilite la vie de la personne qui me l’offre et qui encourage une commerçante éco-responsable dans sa démarche 🙂 .

Environnement : Méli Mélo, Démêlons les fils de l’eau !

Après Environnement : Eau rage, eau des espoirs,  je continue sur le thème de l’eau. Je vous invite à découvrir le site Méli Mélo , un site ludique et accessible pour répondre à toutes vos questions sur l’eau.  Je me suis rendue compte que certaines de mes informations étaient fausses ou incomplètes à la vue de ce site.

D’ailleurs, ils ont eu l’excellente idée de crée une série de petites vidéos sur différents sujets liés à l’eau. Les fans de Kaamelott y reconnaîtront Merlin et Perceval qui nous racontent l’eau. Vraiment très sympa !

Vous pouvez retrouvez ici toutes les vidéos sur leur chaîne youtube : Websérie Méli Mélo.

Pour le coup, je vous montre celle-ci .

 

Si plus de monde l’avait vu, on aurait peut-être éviter ça : Essonne : un amas d’immondice de 60 tonnes dans une canalisation.

 

 

Petit Yule tranquille ….

 

Cela fait un petit moment que j’ai du mal à ressentir l’énergie des fêtes et à les célébrer.  J’ai célébré Yule le 22 décembre. J’ai allumé des bougies, de l’encens, déposé des biscuits dans le vase d’offrande sur mon autel. Ce qui est drôle, c’est que j’ai pu ressentir l’énergie de Yule en écoutant des musiques de Noël. Rien de spécifiquement païen, mais qui donne une belle énergie de lumière et de joie légère.

J’ai simplement remercié les Dieux et exprimé ma joie à la renaissance de Belenos-Maponos 🙂 . J’ai également allumé une bougie en mémoire de mes proches disparus.  Je sais que Samain est la nuit où la frontière entre le monde des vivants et le monde des morts est si fine que les esprits des personnes décédées peuvent la traverser.  Même s’il n’y a pas de franchissements possible à la période de Yule, je ressens la présence de certaines personnes de ma famille qui sont partis de l’autre côté. Ce n’est peut-être que le fruit de mon imagination ou mon inconscient qui m’éveille à leurs souvenirs, car j’ai fêté Noël avec eux par le passé.  Mais j’ai plus le sentiment que c’est une période où les liens de la famille et les liens de cœur sont les plus resserrés. Et que ces personnes : grand-parents, oncles, cousines, frère de cœur,   …. nous offrent leur présence bienveillante pour veiller sur nous, nous réconforter et nous apporter paix et amour. Je pense à eux, avec toute mon affection.

Cette année, j’ai tout  refait ma petite crèche païenne au pied de mon sapin. Terre-Mère tenant l’Enfant-Soleil ; hobbit et lutin pour symboliser le petit peuple ; un daim et une chouette harfang pour symboliser la nature sauvage, la vie.

Et j’ai remis ma couronne de Yule sur mon autel 🙂

L’esprit de Yule est passé par ici. Merci ❤

 

 

Environnement : Eau rage, eau des espoirs

J’évoquais brièvement la sécheresse dans  Quand la tragédie environnementale te rattrape ….   . Je vous fais suivre ici une vidéo de 11 minutes sur toute la problématique concernant l’eau.

Enfin …. l’eau douce potable . Et rien que cette précision change toute la donne.

 

A retenir :

  • Notre magnifique planète bleue ne l’est qu’en surface.
  • Moins de 1 % de l’eau présente sur Terre est à la fois douce et liquide
  • 748 millions d’hommes et de femmes n’avaient pas accès à l’eau potable en 2015
  • 3,5 milliards d’êtres humains boivent chaque jour une eau dangereuse pour leur santé
  • La 1ère cause de mortalité dans le monde est due aux maladies hydriques (liées à la mauvaise qualité de l’eau)
  • 70 % de l’eau potable dans le monde est pompée par l’agriculture
  • 20 % de l’eau potable dans le monde est utilisée par l’industrie, notamment pour refroidir les réacteurs thermiques qui produisent 80 % de notre électricité
  • En 2014, le marché du dessalement de l’eau représente 8 milliards de dollars
  • Plus de 80% des eaux usées dans le monde ne sont ni collectées, ni traitées
  • Le 28 juillet 2010, l’assemblée générale de l’ONU fait de l’accès à des installations sanitaires et à une eau de qualité un droit humain.