Archives mensuelles : mai 2019

Un an dans la vie d’une forêt

Des livres sur la nature, il en existe des tonnes. Néanmoins, Un an dans la vie d’une forêt, de David G.Haskell appartient à la catégorie des trésors.

 » Pendant un an, jour après jour, David Haskell a observé un mètre carré de verdure, niché au beau milieu d’une forêt des Appalaches.

Au fil des saisons, le voilà qui scrute le sol à la loupe et, patiemment, ausculte le vivant : les tritons, les mousses, les lucioles. …. Une pluie diluvienne, le passage d’un cerf ….. Et l’espace restreint de sa contemplation, son « mandala », se révèle un monde à part entière, plein de mystères insoupçonnés.

Dans une atmosphère de recueillement digne du Wadden de Thoreau, il décrit l’infinie ingéniosité des lois de la nature et interroge la place de l’homme en son coeur, signant un magnifique condensé d’histoire naturelle et de méditation philosophique.  » Quatrième de couverture.

Que rajouter de plus….. On prend plaisir à suivre ce biologiste dans ce paysage changeant, ses réflexions. On passe de l’infiniment petit à l’infiniment grand, avec milles et un sujet et nos yeux ne voient plus la même nature. Ce changement d’échelle nous rappelle constamment que l’être humain n’est pas grand chose et que notre planète ne tourne pas autour de lui.

J’y ai appris mille et une choses sur les animaux, les plantes, les cycles. Je pourrais vous citer plusieurs livres intéressant sur le sujet. Mais si je dois n’en retenir qu’un seul c’est celui-ci.

Bonne lecture à tous !

L’Oppidum des Castels et l’Oppidum de la Roque de Viou, calcaire et lumière

Au mois de mars, j’ai visité ces deux oppida à trois semaines d’intervalles. Ce sont des sites que je désirais visiter depuis longtemps déjà. Avec une occupation dès le Néolithique, ces lieux sont chargés d’histoire et d’énergies. Quand un site est réoccupé à plusieurs reprises, je me dis que ce n’est pas seulement pour un emplacement géographique ou des ressources naturelles présentes, mais qu’il y a sûrement quelque chose de plus, du monde de l’invisible qui attirent les êtres humains.

Situés sur le plateau qui domine le village de Nages-et-Solorgues, les deux sites offrent un beau point de vue sur la plaine du Vaunage.

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Début mars, je suis montée depuis le village de Nages-et-Solorgues en fin de journée. Au milieu des chênes verts et des fleurs, j’ai été surprise à quel point des monticules de pierres calcaires bordaient le chemin. Une partie des remparts ont été restaurée, donnant un bon aperçu de l’enceinte de l’époque.
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Avant les grosses chaleurs de l’été, cheminant le long de la muraille, puis entre les fondations des maisons, j’ai pris plaisir à évoluer en m’imprégnant des lieux. Y découvrir des orchis sauvages ou la terre retournée par les sangliers près des habitations plus vieilles sous les pins.  L’instant était calme et serein.


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Le jour d’Ostara, je me rendais cette fois-ci à l’oppidum de la Roque de Viou en montant depuis le village de Saint Dionisy.

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Cet oppidum se situe à seulement 100 mètres de l’oppidum des Castels. Le site a été occupé à 3 moments distincts entre le 8ème siècle avant JC et 50 après JC.  Les ruines sont moins bien conservées que l’autre oppidum, mais le site m’a plus  plu. Tout d’abord, on y trouve des panneaux qui nous expliquent le site et son histoire. Puis je suis arrivée par le fanum alors que j’ignorais qu’il y en avait un (ou simplement pas fait attention).

 

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Quel meilleur endroit pour faire une offrande pour remercier les Dieux et Déesses en ce jour sacré ? Auprès du fanum, ce groupe de 9 chênes comme les gardiens du temple. Alors en leurs cœurs, j’y ai déposé ma petite offrande en gratitude. Avec un remerciement aussi pour les esprits de la Nature.

J’ai continué à faire le tour  en cette fin de journée, encore baignée de lumière.

Pour les passionnés d’histoire, vous en apprendrez plus ici :

Pour les simples amoureux de la nature et des beaux sites, je vous recommande aussi d’aller visiter.