Archives mensuelles : décembre 2016

Salle de bains : mes petits changements pour diminuer les déchets

Dans ma démarche pour une vie plus saine et plus écologique, je suis très loin du Zéro déchet comme j’ai pu le voir faire chez certains. Néanmoins j’essaie petit à petit d’agir et de modifier mes comportements. J’ai remplacé certains objets ou je les ai tout bonnement supprimés 🙂

* pou les WC

Je ne peux pas installé de toilettes sèches dans ma location.  Et je ne sais pas encore si je le ferai, si j’en avais l’occasion. J’ai vu certaines personnes utilisés des serviettes lavables pour l’urine. J’avoue que ça me gêne un peu et l’histoire de stockage en attendant de les laver ne me tente pour l’instant pas du tout. J’ai donc opté, pour le moment, au papier toilette recyclé. Comme c’est du papier recyclé, c’est déjà une petite économie de déchet. De plus, souvent, un rouleau de papier recyclé équivaut à deux rouleaux classiques. Proportionnellement, c’est plus cher (faudrait d’ailleurs qu’on m’explique, parce que je ne suis pas certaine que le fait de recycler coûte plus cher que d’aller couper un arbre et le transformer). Mais c’est quand même plus écologique (moins de rouleau) et ça fait gagner un peu de place 🙂

Je suis en train de finir mon stock de blocs WC (plus que 2 !) et je ne compte pas en racheter. Enfant, je ne me rappelle pas qu’on en utilisait et je n’en suis pas morte. Et je ne pense pas  être si peu hygiénique que ça ! Pour rappel, il y a 400 fois plus de germes et de bactérie sur un clavier d’ordinateur que la lunette de vos WC. Et oui, ça passe surtout par les mains. Ce n’est pas pour autant que vous vous lavez les mains non stop ou que vous désinfectez à tout va votre clavier ;-). Donc plus de bloc Wc  et je passerai un coup de mon nettoyant W.C. une fois de plus dans la semaine.

* pour l’hygiène de vos oreilles

Les cotons-tiges ont tendance à repousser le cérumen au creux de l’oreille au risque de faire des bouchons. Donc ce n’est pas le top niveau hygiène.

De plus, « Trop fins pour les systèmes de filtres dans les stations d’épurations, les cotons-tiges font partie des « 10 (déchets) que l’on retrouve le plus sur les plages », selon la fondation Surfrider. » (Microplastique, mégot, verre, coton-tiges dans le top 10 des déchets des océansAjoutez à ça, le risque que ce soit dévoré par les oiseaux et que ça les étouffe. Et si malgré ça, ils arrivent à les avaler, ils s’empoisonnent avec tous les produits chimiques que ça contient.

J’ai lu les solutions suivantes :

  • les oreilles se  nettoient naturellement au moment de la douche donc pas besoin de faire plus
  • on a un auriculaire, autant s’en servir
  • on s’essuie les oreilles avec un mouchoir
  • on peut utiliser un oriculi (petit bâton en bambou qui nous vient des japonais)  ou un cure-oreille en métal qu’on peut trouver en magasin bio ou en pharmacie.

Résultat, j’ai choisi un cure-oreille en métal à ma pharmacie. En plus, de fabrication française (tant qu’à faire 🙂 ). Lors de la douche, je me lave simplement à l’eau les oreilles. Avec le peu d’eau qui y rentre et la chaleur, le cérumen devient plus mou. En sortant de la douche, je m’essuie les oreilles avec un coin de serviette et je nettoie le conduit auditif avec mon cure-oreille. Pas besoin d’aller profond et surtout ce n’est pas bon.  Je ne vais pas plus loin que là où va mon auriculaire. Finalement, j’ai fait un mix de tout 😉 .

* pour la douche

J’ai remplacé le bouchon de ma baignoire par un filtre en métal qu’on met au fond de l’évier. A défaut de récupérer mes épluchures de carottes, j’y récupère, à chaque douche,  mes cheveux. Oui, parce qu’avec ma longueur de cheveux, j’en perds pas mal. C’est le meilleur moyen de boucher les canalisations, car le cheveu se dissout uniquement avec des produits chimiques et dangereux pour la nature (mon produit pour l’Entretien des canalisations est totalement inefficace avec les cheveux).  Comme l’idée est d’éviter ce genre de produits polluants justement, autant intervenir à la base. C’est une scientifique brésilienne qui m’a donné l’idée .

Dans l’idée, « je limite les déchets et les produits chimiques », je vais passer au savon solide quand j’aurai fini mon gel douche.  Souvent un savon est enveloppé dans du papier (reçyclable 🙂 ) ou un film plastique (non reçyclable :-(). Même si le film n’est pas recyclable, cela est quand même considérablement réduit au niveau taille et poids du déchet. De plus, il reste encore des savonneries qui font d’excellents savons, avec peu de produits chimiques et bon pour la peau. Par exemple, j’en ai acheté à ce magasin : Savonnerie artisanale de Pézenas. On peut voir la fabrication sur place, avec un grand choix de parfum, des ingrédients bio et des personnes vraiment très sympa. Et leur savon est jusqu’à 2 fois moins cher que des savons bio que j’ai pu voir ailleurs. Bon, par contre, le savon solide peut laisser un petit dépôt dans le fond de la douche. Ne pas oublier de rincer avant que ça sèche (je le fais simplement avec l’eau que je récupère en bidon au début de douche).

J’ai également acheté dans cette savonnerie un petit sachet à savon en sisal.  Parfait pour le gommage de la peau ! (peut-être que des hommes seront intéressés par le sujet). On peut y mettre nos vieux et minuscules morceaux de savon dont on ne sait pas quoi faire. On se fait le gommage en se savonnant. Donc pas besoin de se laver pour avoir la peau propre, puis de nouveau se rincer pour éliminer le produit gommant. Gain de temps, gain d’argent, récupération des vieux savons, diminution de déchet (pas de nouvel emballage) et économie d’eau. Que du bonheur ! Et rien de mieux pour activer la circulation du sang en plus de se débarrasser des peaux mortes. Bon pour le corps et la santé 🙂

Il y a ausi la possibilité de faire ses savons solides soi-même. Cela me fait bien envie. Surtout quand je vois les beaux savons de pas mal d’internautes ! Seulement, ils se fabriquent avec de la soude caustique, donc ça demande quelques protections (tablier, gants, masques, …), de l’organisation et de la place. Vu ma petite cuisine actuelle et ma maladresse légendaire, je vais remettre ça à plus tard pour le moment.

 

Publicités

Au cœur de la Terre (et « l’universalité » de nos divinités)

Hier, je suis tombée sur l’émission Au cœur de la Terre sur France 5. J’ai tout de suite était happée par cette émission fascinante qui date de 2009.

Au coeur de la terre

 » On pense souvent que l’énergie nécessaire aux différents organismes vient du Soleil. Certes, ce gigantesque réacteur nucléaire réchauffe l’atmosphère, influe sur la météo et permet aux cultures de pousser.  Sans lui, la faune et la flore disparaîtraient et nous avec. Mais les forces de l’intérieur de notre planète jouent un rôle tout aussi essentiel. La vie est possible grâce à un équilibre délicat entre l’énergie du Soleil à la surface de la Terre et celle qui est générée par le noyau terrestre.  » (voir à 6 min 30 dans la première vidéo ci-dessous)

Dans mon article La tête dans les étoiles, j’évoquais mon questionnement sur les connaissances à acquérir si je veux avancer dans la voie sacerdotale du druidisme. J’y évoquais surtout le côté science avec la Cosmologie.

Ici, je n’ai plus la tête dans les étoiles. Au contraire, je garde les pieds sur Terre. Je plonge même en son cœur. Cette émission m’a rappelée mes cours sur le volcanisme et la géomorphologie.

J’y ai également appris énormément. De la surface au noyau. Notre planète est fascinante et « vivante ». Il se déroule tellement de choses sous nos pieds dont on a pas conscience et qui nous sont pourtant vitales ! Terre-Mère est pleine de surprises .

« Ce qui a amené les scientifiques à se poser la question suivante : et si la vie n’avait pas commencé sur terre, mais sous la terre ? » (24 min 12 dans la première vidéo).

Une fois j’ai lu que, lorsque Cronos émascula Ouranos et que ce dernier se retira de Gaïa, laissant un espace dégagé entre la Terre et le Ciel, cela représentait symboliquement le moment où la lumière put surgir dans l’Univers. Soit vers 380 000 ans après le Big Bang. Or, quand on lit la théorie ci-dessus, on pourrait également dire que l’épisode de l’émasculation correspond au moment où la vie souterraine a surgi en surface sur notre planète. Ce mythe pourrait-il se lire à plusieurs échelles ? Je le pense sincèrement. Cela se recoupe avec ma conception des Fomores, Titans et autres Géants (ou la quête du mythe de la création), qu’il ne faut pas hésiter à voir nos mythes et connaissances avec différents angles de vue.

Je continue à m’intéresser aux sciences pour mieux comprendre le monde qui m’entoure.  Et il m’arrive souvent d’y trouver des échos dans mes croyances. Je ne cherche pas à adapter mes croyances aux sciences ou l’inverse.  J’apprends ce qui est connu à l’heure actuelle (ne pas oublier que cela ne cesse d’évoluer, quelque soit le domaine étudié). Et s’il m’arrive de sentir un lien avec mon paganisme, j’en suis ravie, puis j’essaie d’y réfléchir, de l’approfondir. Dans cette émission par exemple, le côté maternel (donneuse de vie) de la Déesse-Terre ne me paraît que plus évident ! Et beaucoup plus complexe ! Si au contraire, j’y vois une grande divergence, je le mets temporairement de côté. Afin d’y repenser quand d’autres éléments de réflexion me parviennent.

J’avoue que pour le moment, en dehors des grandes lignes assez généralistes du paganisme, j’éprouve tout de même une certaine frustration. Les mythes grecs de création m’intéressent grandement et me parlent. Je m’y réfère souvent quand je lis des articles de sciences. Mais j’aimerais tellement savoir quels étaient ceux des Celtes et des Druides ? Il va falloir que j’accepte que LE mythe de création celte n’existe pas/plus. Et que néanmoins, avec du travail, je peux voir effleurer des informations dans les mythes irlandais, gallois et britanniques existants.

Une autre question qui parfois me turlupine. La Grande Déesse est Terre-Mère (en tout cas, elle l’est pour moi). Mais se limite-t-elle à notre planète ? Je ne pense pas que nos Dieux aient des frontières physiques de ce genre. Pour l’exemple de notre planète ou encore de celle qu’on appelle Mère-Nature, ce ne sont qu’un aspect de la Déesse-Mère. Mais les Dieux régissent-ils l’Univers dans son entier ? En ce cas, pourquoi avons-nous sur Terre, à travers l’histoire, des Dieux limités à un peuple et/ou un espace géographique ? Le Dagda était connu en Irlande, mais pas en Gaule ou à Rome ? Le Shintoïsme est japonais. Il y a donc une notion de divinités locales (que ce soit la source locale ou le pays) qui existent.

« Les inscriptions et les textes nous ont livré les noms d’environ 400 divinités celtes dont probablement les 3/4 correspondent à des dieux locaux. Il ne semble pas, en effet, que le monde celte ait eu de véritable panthéon officiel, comme l’Olympe pour les Grecs et les Romains. […] En tout cas, la plupart des divinités celtes étaient des genii loci ou « esprits locaux », associés à un endroit précis. » (* voir annotation en bas de page)

Y aurait-il une forme de hiérarchie d’influence  chez nos dieux comme chez les catholiques et orthodoxes (Dieu, anges, saints nationaux, saints locaux, etc) ? Je commence à le croire, quand on découvre la quantité de divinités locales qui existent. Cependant, je crois aussi que certaines divinités sont au-dessus de tout ça, même si leurs noms et certains de leurs attributs et fonctions changent. Je pense notamment à Bélénos, Taranis, et Ana.  Je crois que la Roue Cosmique dont Taranis est le gardien, n’est pas celle de la Terre seule, mais de l’Univers entier. Je crois que Bélénos se retrouve en chaque étoile. Je crois qu’Ana prend forme dans chaque planète. Qui sait, peut-être que sur une autre planète, un Dieu-Soleil  comme le percevait les Celtes est honoré, alors que la planète voisine l’honore comme  Amaterasu  au Japon ?

Cela reste pour l’instant un point de vue bien trop vaste pour mon petit cerveau humain pour que je prenne position et à éclaircir complètement le sujet.

 

(* extrait de L’Aube mystique en Europe – Les Celtes, collection Time Life. La première édition de ce livre date de 1997 et aurait besoin d’une sacrée mise à jour vu les clichés passéistes qui y sont écrits. Mais je suis d’accord avec le passage que je vous ai cité ci-dessus)

Entretien : Le nettoyant W.C.

Pour cette recette, j’ai fait un mélange entre la recette de Raffa dans son livre Le Grand Ménage et le livre Famille presque zéro déchet. Par contre, j’ai supprimé le bicarbonate de soude de leur recette, comme je l’explique dans l’article Encore et toujours ….(vinaigre blanc Vs bicarbonate de soude)

J’ai également adapté les quantités en fonction de mon récipient. La bouteille de mon ancien produit W.C. est de 750 ml.

Matériel :

  •  contenant
  • cuillère à soupe (CS)
  • cuillère à café (CC)
  • entonnoir
  • fouet
  • bouilloire

Ingrédients :

  • 400 ml d’eau (dont 300 ml d’eau chaude)
  • 300 ml de vinaigre blanc
  • 5 CS de Maïzena : la fécule est utilisée pour épaissir le liquide. Personnellement, je trouve que ça épaissit à peine . Mais ça permet de colorer le produit et  donc, de ne pas vider la bouteille parce qu’on ne voit pas si on en assez verser ou pas.  De temps en temps, je remplace par de la farine (quitte à en mettre moins) . Sinon, vous pouvez utiliser l’Agar-agar pour vraiment gélifier le produit. Je n’ai jamais pris le temps de voir quelle quantité il fallait.
  • 2 CC de savon noir
  • 2 CC d’huile essentielle (HE)

 

Recette :

Verser la maïzena dans 100 ml d’eau froide et fouetter.  Ajouter les 300 ml d’eau chaude et continuer à fouetter pour qu’il ne reste plus de maïzena solide.  Ajouter les 300 ml de vinaigre. Attendre que ça refroidisse avant de verser dans le contenant, puis les HE.

Utilisation :

Secouer le produit avant de s’en servir (souvent la maïzena s’est déposée au fond de la bouteille). Verser sur les parois, laisser agir 15 à 20 minutes, brosser.

Le Lys

Il y a quelques jours, on m’a offert un bouquet de fleurs de lys. Des lys d’un joli rose pâle.

Ce n’est pas la saison des lys, donc je vais éviter de penser d’où ils viennent et de la pollution occasionnée. Ce que je retiens c’est la beauté de l’attention et la gentillesse du geste. Ces fleurs égayent mon salon et plusieurs d’entre elles ont ouvert leurs pétales gracieuses , laissant leur doux parfum prendre place.

Cela m’a alors rappelé que le lys blanc est un symbole de la Vierge Marie.

lys-paques

Le lys blanc dans le langage des fleurs signifie pureté et  virginité.  Je regardais mes jolis lys, à me demander si j’aurais pu les associer à cette symbolique. Pas du tout ! 🙂

lys-rose

J’y ai vu une très jeune femme , mais bien plus âgée que son apparence laisse à penser. J’y ai senti un être qui séduit par son sourire et sa légèreté. Comme une bouffée d’oxygène. Ce genre de personnes qui peut nous attirer, car elle semble avoir l’étrange pouvoir d’alléger nos vies et de nous aider à nous épanouir avec un simple éclat de rire.  Un être qui aime à nous faire redécouvrir les plaisirs de la vie,simples et profonds.  J’y ai vu une très jeune femme séduisante, avec ce parfum à la fois subtil et envoûtant qui touche à notre intime. Une jeune femme qui éveille nos sens et révèle notre sensualité. Mais qui jamais ne se donnera. Au contraire, elle nous guidera vers la personne qui nous est destinée.

Elle n’est pas jeune fille, tout en étant sans ride. Elle n’est pas mère, tout en étant affectueuse. Elle n’est pas vieille, tout en étant sage. Nous, humains, ne sommes pas prêts à écouter tous ses enseignements,  venant d’une longue expérience dans le temps. Elle restera encore à ce jour mystérieuse. Mais son parfum nous entêtera encore longtemps.

Voici l’étrange histoire que m’a racontée ce superbe bouquet de fleurs. 🙂

 » Chaque individu est un microcosme où cohabitent la conscience collective de l’espèce, l’Esprit du Végétal, les Esprits « soigneurs » et les Esprits ayant élu domicile dans ou autour de celui-ci. « 

Il s’agit d’un extrait du livret qui accompagne l’Oracle des Esprits de la Nature de Loan Miège. Dans ce cas, il s’agit de la carte 1, l’Arbre. Mais cette remarque s’applique à tous les végétaux. Peut-être ai-je perçu l’Esprit du Végétal …. 

P.S. :

Lis (ou lys). Le lis est synonyme de blancheur et, en conséquence, de pureté, d’innocence, de virginité. On le trouve chez Boehme ou chez Silesius comme symbole de la pureté céleste […]. Toutefois, le lis se prête à une interprétation toute différente. Il serait le terme de la métamorphose d’un mignon d’Apollon, Hyacinthos, et rappellerait à ce titre des amours interdites : mais il s’agit ici du lis martagon (lis rouge). C’est en cueillant un lis (ou un narcisse) que Perséphone fut entraînée par Hadès, épris d’elle, dans une ouverture soudaine du sol,  jusqu’en son royaume souterrain ; le lis pourrait à ce titre symboliser la tentation ou la porte des Enfers. Dans sa Mythologie des plantes, Angelo de Gubernatis estime qu’on attribue le lis à Vénus et aux Satyres, sans doute à cause du pistil honteux et, par conséquent, le lis est un symbole de la génération ; ce qui, selon cet auteur, l’aurait fait choisir par les rois de France comme symbole de prospérité de la race . […]

Maison : Préserver notre air …..

 

Je ne pense pas que vous ayez pu échapper aux alertes à la pollution atmosphérique aux particules fines sur les grandes villes comme Paris ou Lyon.

J’ai tout d’abord pensé à la pollution dû aux transports, aux usines. J’ai eu la surprise d’apprendre que le chauffage au bois en était une cause aussi. Je me laisse souvent avoir  par l’image d’Épinal qui veut que tout ce que faisait nos ancêtres, c’était mieux pour l’environnement. Et personnellement, j’adore le parfum de la fumée de bois. Finalement, faire un feu est loin d’être anodin. Toujours se remettre en question …

Heureusement, quand on prend le temps de se renseigner, il est possible de trouver des solutions (Le poêle à bois : danger ou alternative ?).

Mais ce qu’on oublie souvent, quand il n’y a pas de pic de pollution aux particules fines, c’est que l’air de nos  intérieurs est plus pollué que l’air extérieur. Le fait que nos lieux de vie ou de travail ne soient pas complètement hermétiques (heureusement ceci dit) et que tout cet air à tendance à stagner  dans un espace limité. Ajoutez à ceci : les matériaux utilisés lors des constructions, les peintures, nos produits d’entretien, etc ou le simple fait de respirer (!)  , tout ceci peut avoir un impact non négligeable sur notre bien-être et notre santé.

Pendant un moment, c’était même la mode des plantes dépolluantes. Sauf que si vous prenez le temps de lire cet article très intéressant (Les plantes vertes peuvent-elles dépolluer l’air de la maison ?),  on apprend que :

  • «Les plantes en pot ne peuvent absolument pas dépolluer l’air intérieur. Elles captent certains polluants en quantité négligeable. Mais entre capter et dépolluer, il y a un monde !» 
  • « Ces études ont surtout permis de mettre en évidence un phénomène mal connu du grand public : ce n’est pas la plante elle-même qui capte le plus de polluants, mais son support, c’est-à-dire la terre. Ce sont les micro-organismes qui y vivent, en particulier certaines bactéries qui métabolisent les molécules toxiques. Si effet zen il y avait, c’est ici qu’il se cacherait, et non dans les feuilles. »

Donc une seule solution efficace, aérez vos pièces une à deux fois par jour entre 10 et 20 minutes, même en hiver. 

Plus la pièce est grande, plus vous aérerez longtemps.N’oubliez pas d’éteindre votre chauffage avant (ça m’arrive encore 😦 ). Et lorsqu’il fait froid, il vaut mieux aérer une pièce après l’autre. Il est plus facile de réchauffer une pièce que tout un logement d’un seul coup. Donc moins d’énergie utilisée pour le chauffage. 🙂 Idem quand il fait chaud et que vous avez une climatisation.

Temps de Yule

Quelle étrange période en ce moment. Encore le chiffre 2 🙂 pour moi.

J’ai le sentiment d’être dans deux réalités parallèles.

Celle des humains. Avec son lot d’horreurs comme Alep (ou tous les génocides dont on ne parle pas), les attentats, la société de consommation qui pousse les gens à courir pour Noël, le réchauffement climatiques, les espèces animales qui disparaissent, la pollution omniprésente, l’attitude absurde des gens de pouvoir,  les angoisses de l’avenir qui semble toujours plus sombre….

Celle des Dieux. Ou du moins, la petite portion de réalité qu’ils veulent bien me faire percevoir. Je sens comme une légèreté dans l’air. Comme si l’esprit de Yule était bien présent depuis quelques jours. Je dirais même plus présent que l’année dernière. Le rouage de l’année qui tourne lentement, avec les grincements du bois qui travaillent, comme dans un vieux gréement . L’autre jour, j’ai fait une demande à la Déesse de la Terre. Et j’ai senti sa bienveillance à mon égard. Comme des doigts de verdure qui remontaient le long de mes jambes pour me transmettre cette bonté et cette lumière.

Le ciel me semble à portée de main et quand je ferme les yeux, mon « regard » n’a plus de limite et voit au loin. L’obscurité de l’Univers, les  lucioles de lumières et les traînées éphémères. Et j’ai envie de me blottir pour mieux dormir, lâcher prise et mieux ressentir. Alors que les nuits rallongent et que l’envie d’hiberner me prend, je sens cette période très lumineuse. D’une lueur douce et protectrice. Avec comme un léger voile, qui permet à nos êtres bien-aimés partis trop tôt d’être plus proches et de veiller sur nous.

filante-20100808-1738-1024

http://cieldegascogne.blogspot.fr/2010/08/etoile-filante.html

Quand je me laisse aller à cette réalité, je n’ignore pas le quotidien, je n’ignore pas les horreurs qu’on voit aux informations, ni aux drames qui nous touchent directement dans nos familles. Mais je m’en sens d’une certaine manière détachée, comme protégée.  Comme pour mieux me préserver et m’aider à passer cette période difficile.

Lorsque je reviens dans le temps des hommes, la douleur resurgit. Pas la culpabilité. Cette culpabilité inutile « de ne pas en faire assez », « de ne pouvoir rien faire contre la guerre », « de la honte d’appartenir au genre humain ». Une culpabilité qui épuise et qui empêche de vivre. J’ai mal, néanmoins je garde mon énergie pour essayer de rester lucide. Je n’ai pas le pouvoir de faire fléchir les gouvernements, j’ai conscience qu’il y a une certaine manipulation des informations que l’on nous transmet,  que j’ai une faible marge de manœuvre. Alors j’essaie à ma petite échelle d’agir.

Samedi, la douleur resurgira d’autant plus forte que c’est mon entourage et moi qui sommes concernés. Je puiserai à la source de l’Amour, que les divinités m’ont permises d’approcher, pour le transmettre aux miens. Agir à ma petite échelle. Et me préparer pour accueillir la lumière de Yule qui approche.

candlemas_lightbearer

 

Salle de bain : mes petites économies d’eau

 

Dans ma démarche de moins polluer en fabriquant mes produits ménagers, je tente également de faire disparaître mes mauvaises habitudes ou de modifier mes comportements.L’eau en fait forcément partie. Je me contenterai de l’illustration de la fin de mon article pour vous rappeler l’importance de préserver l’eau et de mieux l’utiliser.

Avant je prenais des douches à rallonge et je n’arrivais pas à m’en passer. J’utilisais un stop-douche pour me donner bonne conscience.

Mon bailleur a fait installer dans ses logements des économiseurs d’eau sur les robinets et la douche. Si tous pouvaient faire de même !

=> Pour en savoir plus sur les économiseurs d’eau, cet article sur Consoglobe (excellent site sur lequel je vais souvent depuis que j’ai entamé ma démarche) : Economies. Les réducteurs d’eau sur robinet

  • Le plus : vous gardez la même pression (vous ne sentez pas la différence) avec un débit plus faible. Du coup, vous utilisez beaucoup moins d’eau. Écologique et économique.
  • Le moins : sûrement pratique avec un cumulus, mais lorsque vous avez un chauffe-eau où il faut de la pression pour enclencher l’eau chaude, il faut laisser couler l’eau pas mal de temps. Et le stop-douche ne sert à rien. Comme il ne maintient pas la pression, vous vous retrouvez avec de l’eau froide.

 

Mes petits trucs

J’ai conservé un bidon vide de 5 litre de vinaigre blanc que j’ai découpé au niveau du goulot pour faire une large ouverture. J’ai gardé la poignée pour une plus grande facilité d’utilisation. Lorsque je suis sous ma douche, je récupère l’eau froide dans ce bidon. Puis je me lave .Je remplis facilement le bidon en entier avant d’avoir de l’eau chaude ! Je me sers de l’eau récupérée pour les toilettes. Je peux ainsi économiser une ou deux chasses d’eau. Plus la chasse d’eau à deux débits, ça fait déjà de petites économies.

Certains pour économiser une chasse d’eau font pipi dans la douche. Perso, je n’y pense jamais et ça me gêne un peu. Mais j’ai appris que notre urine est stérile dans notre vessie. C’est quand elle stagne à l’extérieur qu’elle récupère les bactéries. Donc si nous le faisons en début de douche, avec toute l’eau que nous utilisons, il n’y a aucun problème d’hygiène dans notre baignoire.

J’étais la reine des douches longues. Argh ! J’ai réussi à réduire mes douches à une moyenne de 5 minutes où : je remplis le bidon, j’arrête l’eau pour me savonner (vu que je n’arrête pas une heure, l’eau chaude revient assez vite), je me rince et je prends un peu de temps pour me détendre (l’eau chaude sur la nuque …). J’y suis arrivée grâce à de la musique. J’en choisis une de 5 minutes ou j’écoute deux fois une de 2 min 30. Et aussi, et surtout, en restant présente dans le moment présent. Mes douches étaient à rallonge car je partais dans mes pensées. Au final, en restant pleinement dans le moment, je profite même mieux de ma douche.

Enfin, avec le froid, je n’hésite pas à me laver un jour sur deux quand je n’ai pas eu chaud. Je ne travaille pas en extérieur ou dans un milieu salissant. Pourquoi prendre une douche en ce cas ? De plus,  je sens et vois que ma peau apprécie énormément d’être moins agressée par l’eau calcaire. Elle est beaucoup moins sèche et elle est plus souple. Ou bien , j’alterne douche et ce que j’appelle une « toilette de chat ». Un gant de toilette, un peu d’eau, du savon pour me nettoyer visage, aisselles, parties intimes et pieds. Quand j’en ai le courage, je le fais à l’eau froide. Cela ne me prend que 3 litres d’eau. Ou alors, je chauffe l’eau mais je récupère l’eau froide avec le bidon. Ce qui fait une toilette à 8 litres d’eau, dont 5 que je réutilise.

J’ai lu des gens qui récupéraient l’eau de pluie. Ils la filtrent et la réutilisent pour leurs douches, toilettes, lessives, jardin, etc. Je trouve ce système génial. Même si ça n’empêche pas d’en réduire le plus possible l’usage 🙂 . Si un jour je deviens propriétaire, j’espère pouvoir installer un tel système.

bcef0b4cd6bc760af5032b35f264b80f

 

 

 

La Solitude

Actuellement, je vis deux solitudes.

Une que j’ai choisie.

Une que je subis.

Du faites de mon état actuel, j’ai choisi de prendre de la distance avec des personnes que j’apprécie ,  dont je suis plus ou moins proche. 

Ce n’est pas toujours évident.  Cependant, cette solitude « choisie »m’a permise de resserrer les liens avec ma famille qui connaît ma situation et de me recentrer sur mon équilibre personnel. Je prends soin de moi, je me replonge dans ce qui m’intéresse. Dont l’écologie 🙂 . Des intérêts  que j’avais trop longtemps mis de côté alors qu’ils font partis de mes valeurs.  

Pour m’aider à passer ce cap,  j’ai le bonheur d’avoir ma famille qui me soutient et une personne très proche qui me fait rire, comprend ce que je vis pour y être aussi passée. Ce qui aide à ne pas culpabiliser. 

Cet équilibre personnel est une condition nécessaire pour mon cheminement païen. 

Par contre, je n’ai pas vraiment choisi ma solitude dans mon paganisme. J’ai intégré une clairière druidique qui a fini par disparaître.  C’est la vie. J’ai pu rencontrer d’autres  personnes dans le druidisme, très sympathiques et enrichissantes. J’ai passé de très beaux moments avec elles. Païens et humains. Des personnes qui exprimaient le désir de garder contact avec moi. 

 Je vis loin de ces personnes. Elles ont leurs vies. Je comprends qu’elles soient très occupées.  C’est pourquoi je les contacte peu souvent.  Je ne veux pas abuser de leur temps et ne surtout pas déranger. Elles ont bien à faire aussi avec leur clairière. Pourtant lorsque je ne reçois pas de réponse  à un simple message de bonne année pour Samonios, je me sens un peu abandonnée. Les personnes qui m’ont répondu,  leurs réponses m’ont été douces et chères. Et pas forcément les personnes que je connaissais le mieux. 

Peut-être est-ce le prix pour les personnes que j’ai mise à l’écart. …. Même si j’ai essayé de leur expliquer pourquoi j’agissais ainsi, la compréhension n’est pas forcément évidente. 

La voie sacerdotale est faite de solitude.De par nos expériences, nos recherches, nos vécus,  nos ressentis. Je le sais.  C’est une « épreuve » nécessaire.Pour se construire.   Mais je sais également que le partage de réflexions, d’échanger, permet aussi d’avancer,  progresser, aborder les sujets sous un angle nouveau. Je ne suis pas sûre d’être sur la voie en ce moment. J’ai plutôt le sentiment de tituber et de me raccrocher aux branches. Je reviens à cette idée que je ne suis pas certaine d’aller jusqu’au bout du chemin. Et pourtant,j’ai le sentiment que les divinités que j’honore ne sont pas loin. Peut-être dois-je me contenter d’être une simple croyante finalement. 

Les Dieux en décideront. …