Entretien : Percabonate de soude, agent blanchissant (linge et céramique )

Le percabonate est un sel détachant et blanchissant, fabriqué à partir de cristaux de soude (ou carbonate de soude) et d’eau oxygénée.

Il aurait été créé dans les années 60, quand les lessiviers européens ont recherché un agent blanchissant moins corrosif et moins dangereux que le chlore.

Quelques précautions

L’usage du percabonate demande quand même un minimum de précaution. Sous forme de poudre granuleuse blanche, il faut prendre garde à ne pas en respirer les poussières . De plus, instable à la chaleur (à partir de 50°C) et à l’humidité, ce qui peut favoriser le départ et l’entretien d’incendie. Il peut aussi décolorer certains textiles.

Pour ma part, je le stocke dans un endroit chaud et sec dans ma salle de bains et je n’ai jamais eu de soucis.

Actions

C’est un blanchissant, dégraissant, nettoyant, adoucissant, détartrant, adoucissant, désodorisant, oxydant, …… en faites, en m’y replongeant, je redécouvre toutes ces qualités 🤣

Le super point positif

Fabriqué à partir de matières premières naturelles communes (eau, sel, craie,…), il est non bioaccumulable. C’est pourquoi son impact environnemental est réduit.

Utilisations

Je l’utilise essentiellement pour mon linge et ma salle de bain.

=> Il n’a aucune efficacité dans l’eau froide. Il doit être dilué dans une eau à partir de 40°C pour agir.

* LESSIVE

J’en parlais déjà ici : Entretien : Fabriquer sa propre lessive

Je mets du percabonate de soude dans le tambour de mon lave-linge pour son action blanchissante et détachante.

Il m ‘arrive aussi de pré-tremper du linge dans l’eau chaude, avec percabonate dilué, avant de le passer en machine quand un linge clair commence malgré tout à tirer vers la grisaille. 

Je me suis rendue du coup compte que le percabonate avait blanchi et détaché la vasque de mon lavabo, qui n’est pas en céramique mais une forme de plastique dur. Chouette !

* Céramique et joints

Si vous avait un problème de joints qui ont un peu noirci dans votre douche. Un verre d’eau chaude, un peu de percabonate dissous dedans et une vieille brosse à dents pour frotter.  Et le tour est joué ! Si c’est très noir, il faudra peut-être le faire en plusieurs fois.

Pour la cuvette des WC, j’avais testé une recette de cube à base d’acide citrique et de percabonate.  Cela ne m’a pas convaincu.  Peut être aussi, n’ayant pas mis de huiles essentielles et ajouter un peu plus d’eau pour la tenue, mes cubes ont perdu en efficacité.

En effet,  l’eau fait réagir le mélange.  Et s’il réagit trop à l’avance,  c’est de l’efficacité perdu dans la cuvette.

J’ai une eau très calcaire qui a tendance à noircir le fond de mes WC.
Désormais,  j’y mets 2 cuillères à soupe de percabonate,  environ 250 ml (au pifomètre) d’eau très chaude vinaigrée. Je frotte avec la brosse puis je laisse agir 20 mn.
Résultat,  le noir qui était bien incrusté part à chaque utilisation et il n’en reste presque plus.


Précision

Cela ne sert à rien de mettre plus de 2 cuillères à soupe de percabonate,  que ce soit pour la lessive et les WC. Au-delà,  ce n’est pas plus efficace.  Il vaut mieux au contraire le faire en plusieurs fois.

Sources :
Le Grand Ménage, de Raffa, Éditions Soliflor
Mon cahier de recettes droguerie, Je fais mes produits d’entretien !, édité  par La Droguerie Écologique

Lughnasad, héritage et filiation

Il y a quelques jours, je repensais au mythe de Taitliu (Talantio en gaulois ).

Dans les grandes lignes, Taitliu est une déesse de la Terre, mère adoptive du dieu Lug qui défricha une large plaine (désolée, je n’arrive pas à retenir les noms irlandais ) afin de permettre aux hommes de s’installer, cultiver et élever du bétail.

Cette déesse a pour moi une fonction civilisatrice, parmi toutes ses fonctions , car elle permet à un peuple de s’approprier un espace et de s’y établir dans le temps, lui assurant une sécurité matérielle et alimentaire.

De ce défrichage, elle en ressortira tellement affaiblie qu’elle en mourra.

En son honneur, Lug instituera à cette date anniversaire une grande assemblée annuelle où chacun viendra se réunir pour honorer la mémoire de Taitliu.

Jusqu’ici, ma conception limitée de Lughnasad était de remercier la Terre-mère pour son sacrifice, pour ses dons généreux, les récoltes, le cycle de la nature,etc.

De mémoire, Lughnasad (Luginaissatis en gaulois ) était l’occasion de jeux funèbres (épreuves sportives… et d’éloquence ?), de retrouvailles, de marché, de contrats, d’alliances, etc. L’occasion aux participants de l’assemblée de resserrer les liens, de renouveler la prise de conscience d’appartenance à un clan.

Un espace-temps où l’on honore la mémoire d’une « ancêtre » disparue et exprime sa gratitude pour son héritage et où l’on s’inscrit dans ce cycle perpétuel de renouveau et de continuité (réunion, alliance).

J’ai pris conscience que Lughnasad était un formidable moment pour rappeler à nous le souvenir de nos disparus et d’encourager les potentialités permises par les nouvelles générations.

Contrairement à Samonios, il ne s’agit pas de s’adresser directement aux morts dans l’Autre Monde, mais plutôt de faire appel à son souvenir dans le monde des vivants. Point de nostalgie, ni de récits héroïques ou dramatiques.

Ici et maintenant, j’évoque ma grand-mère maternelle qui par sa force de caractère et sa ténacité à su maintenir uni notre famille, dans les bons comme dans les mauvais moments. Elle prenait des cours d’anglais où elle disait ne pas progresser. Mais adorer y retrouver ses copines pour papoter et rigoler. Elle adorait chanter et faisait partie d’une chorale. Ses petits-enfants, nous adorions nous retrouver chez elle l’été et manger son délicieux vacherins dont elle avait le secret.

Ce que je tente d’expliquer ici en évoquant ma grand-mère (et il y aurait tant de choses à dire à son sujet), c’est ce souvenir de qui elle était de son vivant pour le transmettre dans le monde des vivants. Que je me rappelle de son héritage que je veux transmettre à mon tour. M’inscrire dans une lignée, débutée bien avant moi, et la léguer à mon tour aux générations suivantes pour tisser, nouer les liens.

Rappeler des anecdotes, des blagues, des chansons, sans la mélancolie et l’obscurité de Samonios.( Surtout que j’ai le sentiment qu’elle a déjà entamé un nouveau cycle de vie et je ne pourrais donc pas la « retrouver » au prochain Samonios. )

Puis voir les potentialités à venir, féliciter les réussites, les projets des plus jeunes, des générations suivantes.

Redevenir un maillon de la chaîne de ma famille élargie, de mon clan, entre le passé et l’avenir, entre ceux qui m’ont précédé et ceux qui me suivent.

En ce jour, je prends conscience de mon héritage et de ma responsabilité de le transmettre à mon tour. De l’importance de renouer, retisser les liens de l’étoffe qui relie chaque membre de ma famille.

Et maintenant, comment le mettre en pratique de manière naturelle quand cette perception n’est pas partagée dans la famille ….. à réfléchir.

Crème solaire, santé et environnement

J’ai franchi une nouvelle étape dans mon cheminement vers plus de respect pour l’environnement. J’ai acheté une crème solaire bio.

Au-delà du problème de santé que pose une trop forte exposition au soleil; brûlures et cancer de la peau, mais je ne vous apprends rien ; il se pose aussi le problème de la pollution de l’environnement.

Lorsque nous nous baignons, nous laissons environ 1/4  de crème solaire dans l’eau. Le National Geographic évoque près de 14 000 tonnes dans la mer par an. Les filtres chimiques à base de dioxyde de titane et d’oxyde de zinc sont une cause supplémentaire de la mort des récifs coralliens dans le monde, avec le réchauffement climatiques et les cyclones, en provoquant  blanchiment , mutation et stérilité . Ils tuent également une micro-algue, la zooxanthelle, dont se nourrit le corail. L’état de Hawaï a voté une loi pour l’interdiction des crèmes solaires nuisibles à l’environnement.

Alors on pourrait se dire qu’en France, les coraux cela ne nous concerne pas.  Sauf les amateurs de plongées et des coraux multicolores. N’oublions pas que tout est relié : les mers et océans, les courants marins, les écosystèmes, la biodiversité. Si vous perturbez un élément dans l’environnement, c’est tout un ensemble qui sera bouleversé.De plus, on découvre toujours d’avantage de ces résidus chimiques dans les poissons tout le long de la chaîne alimentaire. Qui finiront forcément dans notre assiette.

Pour l’achat de cette crème, j’ai eu de la chance car je n’ai pas trop eu le temps d’en chercher sur le net.  Je suis donc allé au Biocoop et j’ai acquis le spray solaire indice 30 de la marque Acorelle. C’est une jeune marque française de cosmétiques biologiques => Pour en savoir plus sur Acorelle

Par contre, c’est un budget. De mémoire 22 € les 100ml. Et comme jusqu’ici j’achetais du bas de gamme, forcément le prix double. Cependant, comme on le dit, « on a rien sans rien ».  Si je veux un produit de qualité qui répond à mes besoins de santé et de protection de l’environnement, je comprends pourquoi je paye ce prix.

Pour en savoir plus sur la pollution causée par les crèmes solaires :

Solstice d’été

Tôt ce matin,  dans l’ombre cachée,

De vieilles mains cueillent des herbes de santé,

Encore couvertes de rosée.

Puis, le ciel flamboie, fait place à l’Aurore,

Embrase orges et blés qui drapent la Terre d’or.

Les papillons voltigent de campanules en bouton d’or.

Le chant des oiseaux enfle, l’astre solaire apparaît,

Bélénos dans son apogée nous ouvre les portes de l’été.

Boucles de cerises à l’oreille,  framboises délicates parfumées,

Fruits et légumes du Soleil comblent les vivants de prospérité.

A l’ombre des arbres en toute gloire, oasis de verdure,

Chats et renards se laissent choir sous la fraîche nature.

Malgré l’ardeur omniprésente du rayonnement céleste,

Petits et grands partagent rires et allégresse,

Car en ce jour sacré est chassé tout signe funeste.

Le soir enfin venu sur la Terre obscurcie,

On allume de grands feux au cœur de la nuit.

C’est la plus courte de l’année : on ripaille, on danse, on s’aime, on crie,

On saute par-dessus les foyers pour chasser tout ennemi.

La fatigue se fait sentir, mais de nouveau le ciel se colore.

On retient son souffle de gratitude,  revoilà Bélénos qui de ses bienfaits nous honore.

 

Brigonerta

 

Ubac, la première basket en laine recyclée & made in France !

A peu près au moment où je découvrais le livre Chamanes, les chants de la déesse sur la plateforme de financement participatif Ulule, je découvrais également le projet des baskets Ubac. Une nouvelle synchronicité, car je devais m’en acheter une nouvelle paire. J’avais le budget et ça correspondait à ce que je recherchais : écologique, éthique et locale.

De plus, chaque paire achetée, c’est un arbre planté !

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Cela fait 10 mois environ que je les ai et elles sont toujours confortables. En dehors de l’été où elles sont trop chaudes, je les porte en moyenne 5 jours par semaine.

La laine ne s’est pas décolorée, déformée, ni déchirée (contrairement à mes dernières baskets d’une grande marque). Avec mon fort surpoids, la semelle ne s’est pas écrasée (alors que ma dernière paire,…). Elles ne laissent pas passer l’eau.

Il y a juste un petit décollement au niveau de la semelle qui remonte sur le devant du pied. Au vu de ce que je leur fais subir, ce n’est vraiment pas grand chose. Et j’ai surprise plus d’une personne que mes baskets durent aussi longtemps.

Seuls deux petits bémols pour mes chaussures. J’ai les pieds larges, la languette pourrait être de 1 cm plus grande pour l’esthétique. Et la tenue du pied au niveau du talon devrait être un peu plus rigide. Ce qui n’est pas grand chose quand on sait que c »était les tous premiers modèles vendus de la marque. Quand j’ai exprimé mes remarques, on m’a rapidement répondu que c’était les retours qu’ils avaient eu et qu’ils en  prenaient compte pour les prochaines baskets.

Je pourrais le voir lors de mon prochain achat. Ce qui n’est pas de sitôt car ma paire est partie pour durer un moment.

Sur le site, le choix des couleurs est limité. Ils font des fois des séries avec d’autres couleurs. J’imagine que c’est en fonction de la matière recyclée récupérée.

Et désormais ils font des bonnets ! Ils sont associés avec la LPO (Ligue Protectrice des Oiseaux) pour ce nouveau produit.

Je souhaite à cette marque de perdurer. Moi je suis fan ❤

=> Ubac

Chamanes, les chants de la déesse

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Chamanes, les chants de la déesse c’est un livre que j’ai eu la joie de découvrir sur la plateforme Ulule.  J’y ai participé à la fin de l’été 2008 et je l’ai attendu de longs mois. Quelle belle synchronicité quand je l’ai reçu peu avant ma rencontre avec la tradition Lakota (voir Récoltes d’Automne).

Contrairement à mes habitudes, j’ai pris beaucoup de temps pour le lire. Je voulais le découvrir avec lenteur, m’y  plonger sereinement.

Chamanes, les chants de la Déesse, est un projet de contes pour adultes écrit et mis en image par Jean-Sébastien Rossbach, peintre et illustrateur. L’histoire de douze femmes de toutes les contrées, de toutes les ethnies et de toutes les époques, qui personnifient l’idée de Déesse-mère telle qu’on la trouve sous différentes formes dans toutes les cultures du monde.

Je suis impressionnée par la qualité des textes pour un homme dont ce n’est pas le métier. Les illustrations sont pour moi d’une beauté à couper le souffle qui nous emportent de suite dans leur univers.  Et le livre des croquis est à lui seul un petit bijou. Je me suis sentie liée, d’une manière ou d’une autre, à chacune de ses femmes.  Et quelle belle surprise quand j’ai vu apparaître dans le texte « Mitacuyé Oyasin ». D’ailleurs, l’orthographe y est légèrement différente.

Un petit bémol néanmoins. Une petite frustration pour certains textes où j’avais le sentiment qu’il manquait quelque chose pour que l’histoire soit vraiment terminée ou pour la prolonger dans notre imagination.

Face à ce livre, on se projette, on peut se rêver / se souhaiter chamane, dans ce lien fort et puissant avec la Nature et l’Invisible.

Je vous partage pourtant cette vidéo sur Corinne Sombrun (un film a été fait sur sa vie, il faudra que je le vois), qui nous raconte plus concrètement, sans la poésie, ce qu’est un(e) chamane.

Réduire ses déchets : la Mode autrement

Pour faire suite à mon article précédent Environnement : la Mode, fléau à tous les niveaux, voici  quelques solutions qui existent pour limiter les déchets dans le domaine de la mode.

  • Acheter moins, acheter mieux. J’ai la chance de ne pas être fan de mode. Donc il a été assez facile pour moi de limiter mes achats à l’essentiel. J’essaie autant que possible d’acheter des tissus avec le label GOTS (Global Organic Textile Standard) qui assure des tissus biologiques, une fabrication respectueuse de l’environnement, de la santé et du travailleur ((leur site internet) ou le label Oeko-Tex qu’on trouve plus facilement. Ce dernier n’assure pas l’origine des fibres (hélas), mais certifie toute la chaîne de fabrication du produits  afin que le tissu soit sans produit toxique pour l’environnement et la santé.

Il existe également plusieurs marques de vêtement avec des tissus biologiques telle que  1083 ou encore qu’à partir de matières recyclées telle que Hopaal. Cependant, ces marques encore nouvelles ont un coût que tout le monde de ne peut s’offrir et un nombre de tailles limitées.

 

 

  •  Acheter d’occasion.  Sans jeu de mot, les occasions ne manquent pas : vide-grenier, vide-dressing, friperies, … et même sur internet avec le Bon Coin, Vinted ou autres.
  • Réparer. Je ne suis pas une as de la couture. Mais les griffes de mes chats ou le lave-linge font souvent des petits trous dans mes vêtements. Et j’use grandement l’entrejambe de mes jeans.  Donc quand c’est faisable, je recouds les petits trous et des renforts thermocollants pour mes jeans (qui quoiqu’en disent les fabricants ne tiennent pas assez sans couture).
  • Coudre ses vêtements et ses accessoires. Personnellement, à part mes sacs à vracs ou à emballer et quelques taies d’oreillers, je n’ai pas encore le niveau de coudre mes propres vêtements. Mais j’admire vraiment celles qui le font.
  • Recycler. Je récupère des tissus, vieux draps pour mes coutures, mes vieilles chaussettes pour mes tawashis (voir Entretien : faire la vaisselle). Sinon, je mets dans la benne destinée à ça, les vêtements inutilisés , mes vieilles chaussures trouées, mes vieux sacs abîmés.  Je sais que ce sera recyclé ou réutilisé. Cela me donne bonne conscience (peut-être à tort …) que ce n’est pas perdu  et de ne  plus faire de déchets.

Remerciements

Taranis, Taranis, Taranis, Dieu à la Roue,

Dans ma gorge, mes mots restent limités

Comment évoquer le combattant foudroyant

Et le généreux dieu de fécondité….. Effrayant par ses colères tonitruantes ;

Sachant inspirés Courage, Droiture et Ferveur à ses guerriers ;

Comment évoquer la divinité qui de son léger souffle me rappelle sa présence,

Me rends vivante et m’assure protection face à l’adversité …

Maître du ciel, éternel, garant de l’équilibre

Pour ta justice et en tout, je te remercie.

 

Lug, Lugus, Luguos,

Dieu si longtemps pour moi étranger, Tu me fis grande surprise lors d’un songe éveillé.

Le noir, l’obscurité, le dragon rouge sous nos pieds,

Le Fomore, dans ma main ta lance pour le tuer…

Toi, omniprésent. En moi… ou plutôt moi en Toi.

Et je vis les Terres des Gaules sous ta lumière et ta protection,

Si lointaines, si près, enfin apaisées. A la fois si proche, si distant,

Ayant toutes les qualités des Dieux Sans être aucun d’eux,

Tu restes encore pour moi un mystère

Que je ne pourrais jamais oublier.

Lug, Lugus, Luguos, Je te remercie.

 

Belenos, Feu sacré du Ciel, Œil qui voit tout,

Toi qui m’accompagne depuis mon enfance,

Écartant ce jour-là la fumée de mon ignorance,

Mon fil conducteur sur mon chemin d’errance.

Intelligence et clairvoyance sont tes bienfaits,

Ainsi que la santé et la guérison,

Qui par tes rayons tu veux bien nous accorder.

Me montrant chaque jour le cycle Vie-Mort-Vie

D’une foi brûlante tu m’emplis. Lorsque je veux me relever,

Tu m’insuffles la force de continuer

Belenos, je te remercie.

 

Ana, ma Déesse, ma Terre, ma raison

Qui me donne sens, me chasse toutes peurs et tensions,

La grande Protectrice, la Mère de toute vie

Dont la vue me comble toujours d’émerveillements.

Parfois dure et intransigeante, toujours juste et généreuse,

De tant de bienfaits pourvoyeuse,

Tu nous vois naître, nous rends forts, Nous recueille en ton sein à notre mort,

Nous nourris, nous instruis, nous donnes l’amour de la vie.

Mes racines, mains levées au ciel,

Tu me combles d’une joie telle,

Qu’un instant me confond avec la Source éternelle,

Ma Mère, mon Inspiration, merci pour ton amour et ma vocation.

Environnement : la Mode, fléau à tous les niveaux

 

Beaucoup de choses ont été dites sur le sujet et il y en aurait encore à dire. J’essaie ici de synthétiser des informations, avec des articles et des vidéos de reportage.

Ethique

Rappel du contexte : Les grandes entreprises des pays occidentaux ont délocalisé afin de payer une main d’oeuvre à moindre coût. En France, des usines ont fermé et leurs anciens ouvriers ont souvent rejoint les chômeurs.

La globalisation a également impacté le secteur textile d’autres pays, comme la Somalie.

Somalie: L’industrie du textile victime de la globalisation

En Ouzbékistan, l’un des plus grands producteurs de coton au monde, l’Etat organise la récolte. C’est à dire qu’il oblige des milliers de personnes à quitter leur foyer et leur travail pour venir récolter dans les champs, avec l’appui de l’armée. Oui, il s’agit bien de travail forcé.

Cash Investigation : Coton, l’envers de nos Tee-Shirt

Au Bangladesh,  les ateliers de confection se trouvent dans des bâtiments où les normes de sécurité ne sont pas respecté. En 2013, l’effondrement du Plana Raza, bâtiment de 8 étages et qui a fait 1132 morts, en est le parfait exemple. La situation ne semble guère évoluer.

Cinq ans après le Rana Plaza, le cri pour la justice des survivants

Bangladesh : les forçats du textile

Les ouvriers sont à 80 % des femmes travaillant 50h par semaine, pour un salaire de misère. Et que ce soit en Ouzbékistan, au Bangladesh ou au Cambodge, on y rencontre souvent le problème du travail des enfants.

Asie du Sud-Est : le scandale des petites mains pas chères

Ecologique

Cette vidéo de 8 mn résume parfaitement la pollution crée de la matière première au recyclage du vêtement.

La mode est la 2ème entreprise la plus polluante après le pétrole.

Le coton occupe 2,5 % des surfaces cultivées dans le monde et utilise pour autant 25% des pesticides et 10% des herbicides selon l’OMS  Et une chose auquelle je n’avais jamais songé auparavant. En 2016, 64% du coton est OGM.

Le coton pour un tee-shirt nécessite 2 700 litres d’eau, pour  un jean c’est 8 000 litres d’eau.

Les  fibres artificielles telle que le polyester n’est pas en reste, car elles sont fabriquées à partir de pétrole.

Au moment de la production, de nombreux produits toxiques sont utilisés mettant en danger les ouvriers textiles, mais également les habitants voisins et l’environnement, car ces produits sont souvent rejetés dans la nature sans précaution.

Citarum, le fleuve indonésien victime de la mode

Inde : la place forte de l’industrie textile face aux défis de l’écologie

Quand on lave nos vêtements, si vous n’utilisez pas de lessive écologiques (fait-maison ou non), nous participons à cette pollution. Mais si le vêtement est en micro-fibre, nous rajoutons ces micro-fibres dans les eaux …

The story of microfibers

Santé

OGM, pesticides, teintures chimiques,eaux polluées, ….

Aucune étape de la production de vêtement n’est épargné par des produits qui peuvent impacter la santé, comme on peut le voir à plusieurs reprises dans les vidéos que j’ai indiqué sur cette page.

 

Conclusion

Certaines grande marques évoluent. Néanmoins, c’est loin d’être suffisant.  J’essaie d’agir à mon niveau. Je vous en parlerai dans un prochain article.

 

=> Suite : Réduire ses déchets : la Mode autrement

 

 

 

 

 

 

 

 

Récoltes d’Automne

Je ne me rappelle pas la dernière fois que j’ai apprécié l’automne… Sauf peut-être les quelques fois où nous partions en famille dans les Cévennes ramasser des châtaignes.

Quand je vivais près de la côte méditerranéenne ces dernières années, l’automne me semblait indéfinissable, morne ….A part quelques feuillages flamboyants, les arbres se couvraient de couleurs ternes. Pas d’éclat, ni de flamboyance.  Je ressentais l’automne mort et insipide …. Moment difficile où je me sentais coupée de Tout.

Depuis l’année dernière, dans mon nouveau cadre de vie, je découvre mon bonheur dans cette nature omniprésente, aux palettes de couleurs aux multiples nuances : jaune clair, jaune or, jaune orangé, orange éclatant, rouge profond, bruns, avec des touches de vert ….

Après le feu du Ciel de l’été, voici venu le feu de la Terre.

Dans cette simple joie retrouvée, j’ai compris une évidence. L’automne n’est pas seulement le temps des récoltes. Les récoltes physiques pour tenir l’hiver, mais également les récoltes spirituelles des leçons de l’année qui nous intériorisons et comprenons l’hiver. C’est également la période où nous devons tels les arbres qui perdent leurs feuilles ou l’animal qui abandonne son pelage d’été pour son pelage d’hiver accepter de laisser partir et lâcher-prise. L’inutile qui nous encombre, le fardeau du passé révolu, des doutes et des peurs qui n’ont plus lieu d’être. Pour faire de la place pour nos récoltes justement, mais également préserver notre énergie au travail intérieur qui nous attend. Je ne le vois pas comme une purification comme à Imbolc, mais comme un nettoyage profond et essentiel. C’est avec cet esprit que j’ai célébré l’Équinoxe d’Automne.  J’ai également apporté une touche automnale à l’intérieur de mon foyer, comme on me l’a gentiment conseillé, afin d’y faire rentrer la chaleur.

Puis il y eut une discussion avec une personne qui j’apprécie. C’est alors que j’ai découvert qu’il est (si cela peut se dire) dans la spiritualité amérindienne lakota et j’ai demandé à me joindre à son « clan » pour célébrer avec eux. Non pas que je renonce aux Dieux et Déesses celtes chers à mon cœur mais j’ai ce besoin régulier de me joindre à d’autres pour vivre des moments de spiritualité collectifs. Je les ai rejoint 3 soirs

Son Clan se retrouve une semaine en automne, une semaine au printemps et une semaine en été pour la danse du soleil.  Une semaine pendant laquelle leur Homme-Médecine (ils n’utilisent pas le mot Chaman volontairement, car c’est un mot de la langue toungouse en Asie du Nord et de l’Est) mènent des rites de hutte de sudation, des groupes de paroles, leur demande un travail personnel et veille au bien-être des quêteurs.

Car durant 4 jours, des hommes et des femmes volontaires partent en quête de vision. Sans boire ni manger, ils prennent de quoi se protéger du mauvais temps et 405 sachets de tissus aux couleurs des Directions. Ces sachets sont remplis de tabac et servent à délimiter l’espace qu’ils ne quitteront pas pendant ces 4 jours, de barrière de protection et également d’offrandes aux Esprits. S’ils ne tiennent pas les 4 jours, ils reviennent simplement et ne seront en aucun cas jugés.

Les quêteurs sont en binôme avec des helpeurs. C’est-à-dire des personnes en qui ils ont confiance qui s’assureront que tout va bien pour eux. Chaque jour, le quêteur met un drapeau visible de loin dont la couleur a une signification ( « je vais bien », « ça ne va pas », « je veux voir l’homme-médecine »).  Et les quêteurs ne sont jamais oublié du groupe, au moment des prières, le Clan prie également pour eux. Et le soir, avant la hutte de sudation, le Clan va un endroit  qui sera entendu de tous les quêteurs et chantent pour eux, pour les soutenir. Moment magique sous un ciel noir de nuage ou étoilé de mille feux, à la seule lumière de deux lampes à pétroles, au rythme des tambours, en cercle, j’ai chanté avec eux.

Le chant a une place très importante. Même durant les huttes de sudations. Les chants s’adressent à Wakatanka que les Européens ont traduit par Grand-Esprit. Il est plus juste de le traduire par Grand-Mystère. Les chants s’adressent aux Tunkasila (Esprits), à chacun d’entre nous. La langue Lakota est une belle langue envoûtante je trouve. Certaines chanson étaient traduites, modifiant la mélodie d’origine pour s’adapter à la langue française. Il s’agissait de chant pour remercier, pour évoquer les esprits,  pour demander leur soutien, avec des mots simples faciles à retenir par tous.

Tout ceci m’a beaucoup interpellé. A plusieurs reprises, j’ai ressenti le besoin de chanter dans mon paganisme. Or, je ne connais pas de chansons correspondantes et je n’ai pas l’âme d’une auteure-compositrice. Le chant, comme la danse, est une vibration, une énergie qui permet de sortir de son  » statut » d’humain répondant aux normes de la société pour s’harmoniser avec l’énergie et la vibration de l’Univers. Pour permettre ainsi de se reconnecter ensemble à ce qui nous entoure. Les chants avec ce Clan m’ont permis de me sentir tout de suite intégrée et à l’unisson.

La langue Lakota utilise des mots avec plusieurs sens . Tunkasila signifie Esprit, mais également Ancêtre, Sage, Sagesse. Une personne âgée au sein du clan est appelée Tunkasila.  Il y a également une formule qui était utilisée plusieurs fois. Désolée pour l’ortographe. Mitacuyé Oyasin.  C’est une formule de salutation dont le sens se rapproche de « Tout est relié ». Nous, c’est à dire les hommes, les animaux les plantes, les pierres, les Esprits. Elle est également utilisée au moment d’entrer et sortir à quatre pattes dans la hutte de sudation en marque de respect. La hutte de sudation est la Mère.  Cette expression est également utilisée pour interpeller, prévenir, en cri de ralliement.

J’ai souvent lu que nous sommes tous reliés et cela m’a toujours semblé une évidence. Au final, cette vérité ne restait qu’au niveau du mental. Quand régulièrement vous entendez et répétez Mitacuyé Oyasin / Tout est relié, vous l’intégrez, vous le vivez…. Et ce qu’il est découle, c’est que vous ne jugez plus. Celui qu’on juge c’est l’Autre. Or si nous sommes reliés dans un Tout bien plus grand que nous, nous ne rejetons plus par le jugement. Néanmoins, on peut reconnaître autrui sans le juger sans pour autant être d’accord avec tout.

Depuis lorsque quelqu’un m’agace ou que je me rappelle un mauvais souvenir, je dis à voix haute comme un mantra « Tout est relié ». Mon énervement et mon jugement s’arrêtent et je  garde mon énergie pour autre chose.

Je pourrais encore vous parler du lieu de leur camp en pleine nature. Lieu que j’ai ressenti protégé par les Esprits, avec une cohabitation entre les Esprits du lieu et  ceux qui répondent à l’appel des chants Lakota. Ou encore de l’arbre qui a été choisi pour la Sun Dance de l’été prochain et pour qui nous avons chanté. J’ai ressenti que l’arbre l’acceptait et était fier de la mission qui lui était confié. Il semblait danser, aidé du vent, sous nos chants. Et à un moment le ciel voilé s’est entrouvert juste au-dessus de lui nous laissant apercevoir les étoiles.  Je pourrais vous parler de ce qui m’a été dit. Que la Terre est la Mère, le Ciel est le père, l’Eau est la Soeur et les pierres brûlantes qui sortent du feu sont les Grands-Mères, car elles évoquent la Terre quand elle était encore inhabitable. Qu’au Nord se trouve le Blanc et l’Air, qu’à l’Est se trouve le Jaune et le feu, au Sud le Rouge et l’Eau, à l’Ouest le Noir et la Terre. Le Bleu est le Ciel, le Vert est la Terre-Mère.  Qu’à chacune de ses directions sont associées des animaux et que l’Ouest est le lieu de guérison. C’est pourquoi la hutte de sudation est toujours tournée vers l’Ouest. Face à elle se trouve le Feu sacré, symbole du Père qui reste allumé non stop pendant le camp.  La hutte de sudation est faites avec des branches de saules, car celles-ci renferment de l’acide acétylsalicylique, que nous connaissons sous  le nom d’aspirine.  Il y a eu les deux huttes de sudation auxquelles j’ai participé, moment particulier et un peu difficile pour moi. Rite à la fois de purification et de guérison, je n’ai pas ressenti comme tel. Disons que je n’ai pas assez lâché prise. Mais j’envisage d’en refaire d’autres.

J’y ai rencontré des personnes magnifiques et touchantes, avec qui j’ai partagé de très belles discussions.  Ils savaient que je venais du Druidisme. Certains posaient des questions pour savoir si j’appartenais à une clairière, sans jugement aucun. D’autres ont tout de suite parlé de problème d’ego chez les druides.  Mon expérience personnelle ne m’a pas permis de les contredire.  Cela m’a beaucoup fait réfléchir. J’ai une soif d’apprendre.  Cela est également un problème d’ego pour moi, car il y a une forme de compétition qui s’installe entre celui qui sait et celui qui ne sait pas; ou qui n’est tout simplement pas d’accord. Ici, il y avait un homme-médecine et  certains de ses « apprentis ».  Je n’ai vu aucune hiérarchie, aucune soif de pouvoir, de volonté de s’affirmer au détriment des autres. Moi qui suis habituée aux voix puissantes, voire tonitruante pour se faire entendre, j’ai été surprise de devoir à ce point tendre l’oreille. L’homme-médecine parlait toujours d’une voix égale et douce. A nous de respecter le silence si nous voulions l’entendre. A nous d’entendre ces messages de paix, d’harmonie et de soutien.

L’une de ces personnes a dit que le druidisme est du chamanisme. Sincèrement, je ne sais plus. Avant, j’aurais dit non. A ma connaissance, pas si grande finalement, les druides ne font pas de quête de vision, n’utilisent pas le tambour pour entrer en transe  et rencontrer les Esprits, et les membres du groupe non sacerdotes n’entrent pas dans l’espace de cérémonie. J’ignore si les hommes-médecines se rencontrent pour philosopher sur les astres et la vie après la mort, ou partagent la structure de leurs rituels. Mais au fond, un homme-médecine, qu’est-ce ? Un  intermédiaire entre les Esprits/Divinités, la Nature et son clan. Sa médecine consiste avant-tout à maintenir le lien et l’équilibre qui les unit. « Tout est relié ». N’est-ce pas le premier rôle du druide ? C’est ainsi que je le vois ….. Toutes ces réflexions m’ont rappelé quand il y a plusieurs années, j’écrivais sur un forum à un druide que j’honorais les Dieux et Déesses celtes mais que je ne voulais pas être dans le druidisme. Car dans le terme druidisme, il y a le mot druide justement. Comme si pour croire, il fallait automatiquement être druide. Puis des rencontres et ma soif de connaissance m’ont donné envie d’entrer dans la voie.

J’ai continué à évoluer. Et ce « séjour amérindien » a pour moi le goût d’un retour aux sources, aux origines, aux bases….. Je veux toujours apprendre, sur les Celtes, sur les Divinités, sur comment les servir, c’est ma nature. Mais ce n’est plus ma priorité. Je vais moins me réfugier dans les livres et m’accrocher aux discours lus/entendus ici et là. Je vais aller vers quelque chose de plus simple, plus épuré. Ce que j’ai commencé à mettre en place depuis quelques temps.

Et je vais garder précieusement en moi l’enseignement auprès de ces personnes : l’humilité et « Tout est relié ».

 

Petits rituels de purification

Imbolc est la grande fête de lustration de l’année sacrée. Mais une purification de temps en temps peut faire du bien aussi.

La purification est pour moi  » laver « ,  » libérer  » des mauvaises énergies, mauvaises pensées (des autres et de moi-même ), des lourdeurs du passé, des mauvaises intentions, protéger des maladies en neutralisant tout ce qui pourrait les causer, revenir à une forme d’état originel pour être en meilleure capacité de me relier au Divin, à la nature….

Les rituels de purification sont nombreux et variés. Je tends de plus en plus vers le simple et efficace. Utilisé pour moi, les objets, mon foyer.

  • Par l’air, le parfum

Avec de l’encens de storax, renforcé avec de l’oliban.

Avec une fumigation de sauge

Avec une huile essentielle à base de plantes d’Amérique du Nord, que j’avais acheté à une personne qui pratique le chamanisme. Un vrai bienfait pour mon aura.

  • Par l’eau

Par baignade ou aspersion fait avec une intention (par le biais d’un mantra, d’une prière)

Pour mon foyer, une poignée de sel dans mon seau pour laver le sol.

Une poignée de sel dans l’eau du bain. Mais n’étant pas très écologique. Je me frotte avec un gant de toilette trompée dans de l’eau salée.

Certaines pierres adorent l’eau salée comme la labradorite.

  • Par le feu

En passant un objet au dessus d’une flamme.

Lors de Beltaine, enpassant entre les deux feux sacrés allumés par un druide. Je pense que sauter au dessus du feu de la Saint Jean a le même effet. C’est à dire un rôle de purification. Mais je pense également de protection.

Ceci est plus pour purifier le mental. Mettre à l’écrit ce qui nous envahit puis le brûler. Le faire pour mon passé fut bénéfique pour moi. 😊

  • Par la terre

Lorsque certaines angoisses m’envahissent, ou des énergies dont je veux me libérer, je touche la terre et lui demande si elle accepte de me les prendre. Je m’en sens article la suite libérée.

Je pense que je peux trouver d’autres manières simples pour purifier. Et j’aimerais bien travailler avec la terre sur ça.

Pour conclure, cet article que j’ai bien aimé et qui pour moi fait sens, alors que je n’y avais jamais pensé avant.

Brûler de la sauge suffit il pour purifier un lieu ?

Entretien : faire la vaisselle

Je n’ai pas de lave- vaisselle. Donc vaisselle à la main obligée.

Pour le produit lavant.

J’ai testé 2-3 recettes de liquide vaisselle qui ne m’ont pas satisfaite, car elles laissaient un film gras sur la vaisselle.

Je suis donc passé au savon de Marseille. Économique, non polluant, simple et efficace. Je n’ai qu’à passer mon éponge dessus puis frotter la vaisselle. L’important est quand même de prendre un vrai savon de Marseille avec 72% d’huile végétale, mais sans huile de palme, sans rajout de produit chimique, cuite au chaudron. J’achète de la marque Marius Fabre. Pour en savoir plus sur le savon de Marseille, cet article très complet => Enquête : les coulisses du savon de Marseille

Pour les éponges

J’avais acheté des éponges en cellulose et coton. Lavable, très absorbantes et en fibres naturelles. 😊 Qui dit lavable, dit réutilisable donc moins de microbes, pas de nouvelles matières premières utilisées, moins de déchets. Cependant, celles-ci sont trop douces pour frotter la vaisselle.

Il existe également les éponges naturelles d’origine animale ou les luffa, éponge naturelle végétale.

J’ai fini par ressortir les tawashi que j’avais fait et qui sont bien pratiques.

A l’origine, les tawashi (  » récureur  » en japonais) sont des éponges réalisées au crochet ou encore au tricot. Ne sachant faire ni l’un li l’autre, j’ai opté pour les tawashi tissés à partir de récupération de chaussettes orphelines ou trouées.

Récup, rapide et facile à faire, lavable, plus efficace que mes éponges en cellulose (qui me servent pour nettoyer mes plans de travail maintenant). C’est même amusant de les fabriquer.

J’ai utilisé la méthode de la planche et des clous montrée dans cette vidéo.

Mais il y a également la technique des pinces à linge.

Au moment de faire la vaisselle

Bon, il y a un petit hic avec le savon de Marseille, c’est que si c’est mal rincé, ça laisse des traces blanches. Et l’eau de rinçage devient vite blanche justement. Avant, je faisais ma vaisselle avec 2 bacs : lavage et rinçage. Mais je me retrouver trop régulièrement à changer l’eau de rinçage à mon goût. Mon alternative actuelle est de boucher le bac de vaisselle sale sans eau. Je frotte avec mon éponge mouillée imbibée de savon et rince au dessus du bac. Comme ça l’eau savonneuse retombe sur la vaisselle sale. Au bout d’un moment, plus besoin de rajouter de savon. L’eau savonneuse suffit. Et la vaisselle restante trempe le temps que je la lave. Mais je ne suis pas encore satisfaite de cette solution où j’utilise trop d’eau encore je trouve.

Quand la vaisselle est trop grasse, je rajoute des coquilles d’oeufs broyées pour frotter. Ça ne raye pas et c’est efficace !

Ce n’est pas magique.

L’eau ne mousse pas et au début c’est très dérangeant quand on est habitué au produit vaisselle moussant industriel. Faut dire que l’avantage de la mousse cache l’eau devenue sale où on trempe les mains. Cela demande parfois un peu plus d’huile de coude. Puisque ce qui rend le produit vaisselle du commerce si efficace sont justement leurs ingrédients chimiques agressifs et toxiques pour la nature.

Personnellement

Simplicité, efficacité, économique et écologique. Je ne reviendrai pas en arrière. 😊

L’Amour universel

Enfant, quand on me parlait de l’amour universel, un mélange d’images de Jésus, les hippies, peace and love se faisait dans ma tête.

Mélange de l’éducation de mes parents devenus athées par la suite et de leur jeunesse.

Je voyais ça comme quelque chose de magique, d’incroyable. La solution à tous les problèmes sur Terre. Puis les quelques….. comment appeler ça. Ce n’était pas des transes, mais j’étais clairement dans un état second. Ces événements personnels m’ont tellement emplis d’amour que j’en finissais douloureusement en larmes. Oui oui, c’est cohérent 😊. Si j’arrive à trouver les mots pour l’exprimer.

Bref, aimons-nous les uns les autres. A défaut de le faire comme le Dieu chrétien, faisons le pour le bien de l’humain.

Seulement en grandissant, je m’étais bien rendue compte que c’était compliqué. Je n’arrivais pas à aimer mon harceleur scolaire, la cousine bourgeoise, le voisin raciste, etc…..

Puis je ne sais pas vous mais pour moi aimer signifie apprendre à connaître l’autre, à le reconnaître dans son individualité, son histoire, son ressentis, nos échanges, nos souvenirs partagés.

Un peu dur d’aimer n’importe quel quidam. Difficile d’envisager d’aimer l’humanité comme une masse globalisante de personnes, comme si l’individu en tant que tel n’était pas reconnu dans son unicité. Et je suis incapable de connaître tout le monde, de tenir compte de tout le monde et de supporter tout le monde . Je reste humaine après tout.

De plus, croyant en les divinités Celtes, un peu dur d’imaginer la société celtique se faire des mamours. C’était plutôt razzia et compagnie. …

Ceux qui me connaissent intimement savent que je ne suis pas  » qu’une gentille qui vit au pays des Bisounours ». Mais voilà, la bienveillance envers autrui, l’amour de son prochain, je le trouvais dans le christianisme. Enfin…… si on met de côté l’histoire (croisades contre les albigeois, les musulmans, ….), la société (prêtres pédophiles,…), les intégristes (excommunier une gamine de 9 ans violée qui a avorté même si elle risquait de mourir….).

Au long de mon siècle (gaulois) de vie, j’ai pu rencontrer, côtoyer et admirer des chrétiens bons, justes et généreux. Bref, ce qu’ils sont sensés être et qui rendraient vraiment le monde meilleur si tous l’étaient réellement.

Je me suis sentie baignée d’amour avec eux. J’ai ressenti leur foi. Je ne vous parle même pas de la fois où je me suis retrouvée dans une église orthodoxe celtique de la region avignonnaise. Nous étions 4. 2 prêtres, 2 participants. Une toute petite église sombre. Néanmoins, le coeur d’une foi intense. J’en suis ressortie bouleversée. Au point de me demander si je n’étais pas une chrétienne qui s’ignore.

J’ai surtout compris que j’étais triste de ne pas avoir un lieu de culte où me recueillir lorsque j’en ressentais le besoin, un lieu où il serait facile de m’y rendre pour les célébrations. Un point d’ancrage dans mon paysage, ma vie quotidienne et spirituelle.

Bien sûr j’ai mon autel personnel, celui de mon foyer. Pourtant, je souhaiterais avoir également un lieu de communauté. J’ai du coup compris un peu mieux l’importance des églises au coeur de chaque ville et village.

Le temps m’a également permis de comprendre ce qu’est l’Amour universel. Ajouter à un reste de mes cours de philosophie en terminale. Platon et le monde des idées. Nos idées ne viendraient pas de nous- même mais d’un autre monde avant d’arriver dans nos pensées.

L’Amour universel, ce n’est pas l’amour pour un public universel. Mais c’est l’Amour venue d’une sphère qui nous dépasse. C’est un Amour intense, immense, sans limite. Quand je m’en suis sentie remplie, tout m’a semblé magnifique, beau et à aimer. C’est comme si j’avais oublié toutes mes questions sans réponse, car tout est évident, pur. Et cet amour que j’éprouvais, je voulais le partager avec tout ceux qui m’entouraient. L’ami, l’étranger, l’arbre, l’oiseau ou simplement une pierre.

Je me sentais reliée au Tout, au Divin, à la Déesse. Car oui, j’ai finalement fini par le ressentir au sein de mes croyances païennes.

Cela m’a permis de comprendre ce que j’ai pu lire de ci, de là de grands hommes tel que Rûmi chez les Soufis ou encore les « câlins  » donnés par Amma (Mata Amritanandamayi).

Cependant, cet état « amoureux » pour moi n’est pas infini dans le temps. Il en devient même douloureux. Car il est bien trop grand pour mon enveloppe corporelle et mon esprit humain donc tous deux très limités . Ce n’est peut être pas innocent si j’ai connu cet état que 4 fois dans ma vie et souvent à des moments très inattendus. Le retour à la réalité est assez brutal, car tout semble si superficiel, brut, sans sens. Je mettais toujours un long moment à m’en remettre.

Pour en revenir à mes divinités où les mythes célèbrent les héros, les guerriers, les combats, comment le concilier avec cet Amour universel, sans tomber dans le Bisounours ? Eh bien je me rappelle que la société n’était pas uniquement faites de guerriers et de rois. Qu’au delà des 3 fonctions, ce sont également et avant tout des êtres humains avec leurs diversités. Et que sûrement certains ont vécu des choses similaires ou ont besoin de mettre l’Amour dans leur spiritualité. Et s’il n’y a aucun récit pour le retranscrire, cela n’est pas incompatible. Je me dis également que si des hommes et des femmes de religions différentes l’ont ressenti, pourquoi pas dans la mienne.

Voilà ce qu’est pour moi à ce jour l’Amour universel.

Soin/Beauté : mon shampoing solide

Lors d’un atelier chez une amie (Atelier de cosmétiques-maisons), j’avais pu apprendre à faire des shampoings solides.

Pendant que je finissais ceux que j’utilisais, j’ai commencé à acheter les produits et matériel nécessaire.

J’ai surtout acheté sur le site d’Aroma-zone. Ce que je regrette un peu aujourd’hui, car niveau emballage plastique et fioritures, c’est vraiment pas idéal pour une démarche écologique. Bon je n’ai pas encore fini les produits acheter chez eux, cela doit faire plus de deux ans maintenant. Au moins je n’ai pas abusé. Mais j’essaierai de trouver d’autres fournisseurs par la suite.

Par exemple j’ai acheté chez eux le bol chauffant cosmétique. Simple d’usage, pas trop cher et prend peu de place. Sauf qu’au final, deux casseroles pour faire au bain-marie étaient amplement suffisantes. Une dépense et un objet qu’on peut éviter.

Matériel :

– alcool à 70° et tissu propre pour désinfecter plan de travail, ustensiles, etc.

– une balance précise

– deux casseroles en inox pour le bain-marie

– un récipient en verre ou inox pour peser les ingrédients

– une maryse (spatule) en silicone. Le bois est trop poreux.

– un ou plusieurs moules en silicone (rien trouver de mieux que le silicone pour le moment)

– un masque de protection pour ne pas inhaler les poudres. Cela a un effet irritant sur le moment. Mais inhaler dans les poumons poudres, poussières, etc, peuvent avoir un effet nocif à la longue.

Ingrédients :

Pour mon shampoing perso de 90g

– 35g de Sci (c’est ce qui fait mousser mais aussi rend solide)

– 10g d’huile végétale de ricin bio (fortifie)

– 10g d’huile de moutarde bio (stimule la pousse, gaine le cheveux )

– 10g d’hydrolat d’ortie bio ( fortifiant, équilibrant, stimule la pousse, lutte contre les pellicules ). A conserver au froid après ouverture.

-25g de poudre de shikakai bio ( lavante, rends les cheveux doux et soyeux, favorise la pousse,…) => attention. Cette poudre a tendance à foncer légèrement les cheveux. Moi qui était châtain clair, suis devenue châtain. Voir châtain foncé en hiver. C’est pourquoi dès que j’aurai fini mon sachet, je changerai de poudre.

– 20g d’huile essentielle de citron bio (purifiant, tonique, assainissant et, stimulante)

Fabrication :

Rien ne vaut une vidéo 😊

Pour que le shampoing se solidifie plus vite, vous pouvez passer le savon 5mn au congélateur puis démouler.

Résultats :

J’en suis ravie ! Le plaisir de faire par moi- même. Savoir exactement les ingrédients qu’il y a dedans. Mes cheveux sont plus beaux, plus forts. Moi qui souffrait de psoriasis et de pellicules , je n’ai plus le cuir chevelu irrité et plus de pellicules.

Je me lave les cheveux une fois par semaine. Ils ne regraissent pas trop vite et mon shampoing doit bien me faire 2 mois voir plus.

Usage :

Comme expliqué sur la vidéo, il suffit de le frotter entre les mains pour qu’il mousse. Moi, je le frotte directement sur les cheveux.

Si vous avez tendance à avoir les pointes sèches, vous devrez quand même nourrir vos cheveux avant de les laver. Avec de l’huile d’olive par exemple que vous laissez poser une heure.

Perso, je ne le fais pas. Je suis une grosse flemmarde. Je coupe mes longueurs quand mes cheveux sont trop abîmés.

Pour le rinçage, je remplis une bouteille en verre d’un litre d’eau et de vinaigre de cidre ( une à deux cuillères à soupe minimum. Moi j’en mets toujours plus et au pif). Je privilégie du bio afin de ne pas annuler les avantages de mon shampoing solide.

Le vinaigre permet de supprimer le calcaire qui reste sur le cheveux, de renforcer le cheveux, le rendre brillant et a une action démêlante (pas aussi efficace que le chimique si vous voulez du super démêlant). Et l’odeur disparaît au bout de qq minutes. J’ai même découvert un avantage supplémentaire. Moi qui travaille en école, j’ai pu échappé à toutes les invasions de poux cette année !

Un an dans la vie d’une forêt

Des livres sur la nature, il en existe des tonnes. Néanmoins, Un an dans la vie d’une forêt, de David G.Haskell appartient à la catégorie des trésors.

 » Pendant un an, jour après jour, David Haskell a observé un mètre carré de verdure, niché au beau milieu d’une forêt des Appalaches.

Au fil des saisons, le voilà qui scrute le sol à la loupe et, patiemment, ausculte le vivant : les tritons, les mousses, les lucioles. …. Une pluie diluvienne, le passage d’un cerf ….. Et l’espace restreint de sa contemplation, son « mandala », se révèle un monde à part entière, plein de mystères insoupçonnés.

Dans une atmosphère de recueillement digne du Wadden de Thoreau, il décrit l’infinie ingéniosité des lois de la nature et interroge la place de l’homme en son coeur, signant un magnifique condensé d’histoire naturelle et de méditation philosophique.  » Quatrième de couverture.

Que rajouter de plus….. On prend plaisir à suivre ce biologiste dans ce paysage changeant, ses réflexions. On passe de l’infiniment petit à l’infiniment grand, avec milles et un sujet et nos yeux ne voient plus la même nature. Ce changement d’échelle nous rappelle constamment que l’être humain n’est pas grand chose et que notre planète ne tourne pas autour de lui.

J’y ai appris mille et une choses sur les animaux, les plantes, les cycles. Je pourrais vous citer plusieurs livres intéressant sur le sujet. Mais si je dois n’en retenir qu’un seul c’est celui-ci.

Bonne lecture à tous !

L’Oppidum des Castels et l’Oppidum de la Roque de Viou, calcaire et lumière

Au mois de mars, j’ai visité ces deux oppida à trois semaines d’intervalles. Ce sont des sites que je désirais visiter depuis longtemps déjà. Avec une occupation dès le Néolithique, ces lieux sont chargés d’histoire et d’énergies. Quand un site est réoccupé à plusieurs reprises, je me dis que ce n’est pas seulement pour un emplacement géographique ou des ressources naturelles présentes, mais qu’il y a sûrement quelque chose de plus, du monde de l’invisible qui attirent les êtres humains.

Situés sur le plateau qui domine le village de Nages-et-Solorgues, les deux sites offrent un beau point de vue sur la plaine du Vaunage.

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Début mars, je suis montée depuis le village de Nages-et-Solorgues en fin de journée. Au milieu des chênes verts et des fleurs, j’ai été surprise à quel point des monticules de pierres calcaires bordaient le chemin. Une partie des remparts ont été restaurée, donnant un bon aperçu de l’enceinte de l’époque.
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Avant les grosses chaleurs de l’été, cheminant le long de la muraille, puis entre les fondations des maisons, j’ai pris plaisir à évoluer en m’imprégnant des lieux. Y découvrir des orchis sauvages ou la terre retournée par les sangliers près des habitations plus vieilles sous les pins.  L’instant était calme et serein.


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Le jour d’Ostara, je me rendais cette fois-ci à l’oppidum de la Roque de Viou en montant depuis le village de Saint Dionisy.

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Cet oppidum se situe à seulement 100 mètres de l’oppidum des Castels. Le site a été occupé à 3 moments distincts entre le 8ème siècle avant JC et 50 après JC.  Les ruines sont moins bien conservées que l’autre oppidum, mais le site m’a plus  plu. Tout d’abord, on y trouve des panneaux qui nous expliquent le site et son histoire. Puis je suis arrivée par le fanum alors que j’ignorais qu’il y en avait un (ou simplement pas fait attention).

 

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Quel meilleur endroit pour faire une offrande pour remercier les Dieux et Déesses en ce jour sacré ? Auprès du fanum, ce groupe de 9 chênes comme les gardiens du temple. Alors en leurs cœurs, j’y ai déposé ma petite offrande en gratitude. Avec un remerciement aussi pour les esprits de la Nature.

J’ai continué à faire le tour  en cette fin de journée, encore baignée de lumière.

Pour les passionnés d’histoire, vous en apprendrez plus ici :

Pour les simples amoureux de la nature et des beaux sites, je vous recommande aussi d’aller visiter.