Un an dans la vie d’une forêt

Des livres sur la nature, il en existe des tonnes. Néanmoins, Un an dans la vie d’une forêt, de David G.Haskell appartient à la catégorie des trésors.

 » Pendant un an, jour après jour, David Haskell a observé un mètre carré de verdure, niché au beau milieu d’une forêt des Appalaches.

Au fil des saisons, le voilà qui scrute le sol à la loupe et, patiemment, ausculte le vivant : les tritons, les mousses, les lucioles. …. Une pluie diluvienne, le passage d’un cerf ….. Et l’espace restreint de sa contemplation, son « mandala », se révèle un monde à part entière, plein de mystères insoupçonnés.

Dans une atmosphère de recueillement digne du Wadden de Thoreau, il décrit l’infinie ingéniosité des lois de la nature et interroge la place de l’homme en son coeur, signant un magnifique condensé d’histoire naturelle et de méditation philosophique.  » Quatrième de couverture.

Que rajouter de plus….. On prend plaisir à suivre ce biologiste dans ce paysage changeant, ses réflexions. On passe de l’infiniment petit à l’infiniment grand, avec milles et un sujet et nos yeux ne voient plus la même nature. Ce changement d’échelle nous rappelle constamment que l’être humain n’est pas grand chose et que notre planète ne tourne pas autour de lui.

J’y ai appris mille et une choses sur les animaux, les plantes, les cycles. Je pourrais vous citer plusieurs livres intéressant sur le sujet. Mais si je dois n’en retenir qu’un seul c’est celui-ci.

Bonne lecture à tous !

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L’Oppidum des Castels et l’Oppidum de la Roque de Viou, calcaire et lumière

Au mois de mars, j’ai visité ces deux oppida à trois semaines d’intervalles. Ce sont des sites que je désirais visiter depuis longtemps déjà. Avec une occupation dès le Néolithique, ces lieux sont chargés d’histoire et d’énergies. Quand un site est réoccupé à plusieurs reprises, je me dis que ce n’est pas seulement pour un emplacement géographique ou des ressources naturelles présentes, mais qu’il y a sûrement quelque chose de plus, du monde de l’invisible qui attirent les êtres humains.

Situés sur le plateau qui domine le village de Nages-et-Solorgues, les deux sites offrent un beau point de vue sur la plaine du Vaunage.

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Début mars, je suis montée depuis le village de Nages-et-Solorgues en fin de journée. Au milieu des chênes verts et des fleurs, j’ai été surprise à quel point des monticules de pierres calcaires bordaient le chemin. Une partie des remparts ont été restaurée, donnant un bon aperçu de l’enceinte de l’époque.
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Avant les grosses chaleurs de l’été, cheminant le long de la muraille, puis entre les fondations des maisons, j’ai pris plaisir à évoluer en m’imprégnant des lieux. Y découvrir des orchis sauvages ou la terre retournée par les sangliers près des habitations plus vieilles sous les pins.  L’instant était calme et serein.


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Le jour d’Ostara, je me rendais cette fois-ci à l’oppidum de la Roque de Viou en montant depuis le village de Saint Dionisy.

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Cet oppidum se situe à seulement 100 mètres de l’oppidum des Castels. Le site a été occupé à 3 moments distincts entre le 8ème siècle avant JC et 50 après JC.  Les ruines sont moins bien conservées que l’autre oppidum, mais le site m’a plus  plu. Tout d’abord, on y trouve des panneaux qui nous expliquent le site et son histoire. Puis je suis arrivée par le fanum alors que j’ignorais qu’il y en avait un (ou simplement pas fait attention).

 

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Quel meilleur endroit pour faire une offrande pour remercier les Dieux et Déesses en ce jour sacré ? Auprès du fanum, ce groupe de 9 chênes comme les gardiens du temple. Alors en leurs cœurs, j’y ai déposé ma petite offrande en gratitude. Avec un remerciement aussi pour les esprits de la Nature.

J’ai continué à faire le tour  en cette fin de journée, encore baignée de lumière.

Pour les passionnés d’histoire, vous en apprendrez plus ici :

Pour les simples amoureux de la nature et des beaux sites, je vous recommande aussi d’aller visiter.

Primavera

Ce printemps m’éblouit de ses milles beautés. Je redécouvre des choses simples : l’air qui se réchauffe, la brise qui caresse ma peau, les fleurs des champs dont certaines m’étaient inconnues, voir les corolles des pâquerettes et des pissenlits qui s’ouvrent et se replient en suivant le ballet du soleil, découvrir de nouveaux parfums.

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Source : Zoo de Montpellier -officiel (Page Facebook) . De gauche à droite : Laurier-tin (Viburnum tinus), Véronique de Perse (Veronica persica), Pissenlit (Taraxacum sp), Fumeterre (Fumaria sp), Amandier (Prunus dulcis) et Muscari (Muscari sp).                            

 

Le chant des oiseaux aussi. Ou leurs pépiements agacés des mésanges bleues et charbonnières quand les graines de tournesols viennent à manquer. Petit à petit, je vais réduire les quantités pour qu’ils reprennent leurs vies de chercheurs de graines.

Pour Ostara, je visitais un site archéologique et j’ai eu la surprise d’y trouver un fanum. Les chênes verts, derniers gardiens du lieu, ont reçu mes offrandes.

Et chaque jour, je m’émerveille un peu plus en renouant ce lien avec la nature qui me manquait tant. Je me lance même dans le jardinage,  tâtonnant, écoutant les conseils des plus expérimentés. Peut-être que cet été j’aurais la joie de goûter mes premières tomates. Les mains dans la terre est un plaisir sans nom.

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Source : Zoo de Montpellier -officiel (Page Facebook) . En partant d’en haut puis de gauche à droite : géranium, euphorbe, ciste cottoneux, chélidoine, vesse, coronille, ornithogale, salsifis et morelle velue.

Il me faut penser à Beltaine qui approche ….A la fois envie de simple et de grandiose. Mais seule, cela sera surtout simple :-).

Activité : une nidification au(x) poil(s) ! (Et  » Sauvons les Oiseaux ! « )

C’est le printemps , le soleil brille, les oiseaux chantent …. et les chats /chiens perdent leurs poils d’hiver.

Poils d’hiver

Cela tombe bien, car les oiseaux débutent la construction de leur nid qu’ils agrémentent de poils. Désormais, je ne jette plus les poils quand je brosse mes félins. Je les mets à disposition des oiseaux.

Il y a plusieurs solutions toutes simples pour ça :

  • accrocher les touffes sur les branches d’arbres
  • les fixer avec des pinces à linge sur votre fil-étendoir
  • les mettre dans un support facilement accessible aux oiseaux (comme les vieux paniers à salade métallique par exemple)

Dans mon cas, j’ai récupéré  un vieux support à boule de graisse que j’avais. Comme il a rouillé, il n’est plus sain d’y mettre de l’alimentation pour les oiseaux. J’y ai fait une sorte de maillage avec de la ficelle en fibres naturels (sisal, chanvre, etc) afin que les poils ne s’envolent pas au premier coup de vent et je l’ai fixé à une branche basse de mon arbre.  Pour fixer les touffes , il me faudrait un escabeau pour bien atteindre les branches sinon.

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Les oiseaux ont l’air content, car dès le lendemain, je vois toujours que des poils ont été tiré à travers le maillage et le soir il n’en reste plus.

« Sauvons les oiseaux ! »

C’est le titre d’un petit livre des éditions Rustica, écrit par Danièle Boone.

Sur une soixantaine de pages,  édité sur du papier issus de forêts gérés durablement par une imprimerie ayant le label Imprim’vert, Danièle Boone nous propose et détaille simplement ses 10 actions pour (ré)agir pour protéger les oiseaux.

  1. Accueillir les oiseaux dans votre jardin
  2. Plantez et entretenez les haies, refuge pour la biodiversité
  3. Offrez leur un gîte ….
  4. … et un couvert !
  5.  Fournissez-leur de l’eau en toute saison
  6. Rendez les chats inoffensifs
  7.  Faites de votre maison un refuge
  8. Déjouez les pièges
  9.  Dites non aux pesticides
  10. Associez-vous pour mieux protéger

Après un bilan de la situation actuelle (et plutôt déprimant), l’auteure nous explique comment agir et donne des astuces supplémentaires. Un petit livre que je recommande chaudement.

Sauvons les oiseaux !

Pollution Spatiale

Si vous avez un peu suivi l’actualité spatiale de ces derniers mois, vous avez peut être entendu parlé que : « La Chine a réussi jeudi 3 janvier 2019 le premier alunissage jamais réalisé d’un engin spatial sur la face cachée de la Lune, ont annoncé les médias d’État. » (Chang’e 4)

L’espace fait souvent rêver. Beaucoup y voit l’avenir de l’homme. Il fascine par son étendue illimitée, ses territoires inexplorés, ce qu’il peut nous apprendre de son histoire et tant d’autres choses encore. Au-delà de la pure science cartésienne et froide, on y trouve aussi de la poésie, du rêve. C’est peut-être la raison pour laquelle la Chine a nommé son module d’exploration « Chang’e ». C’est le nom de la déesse de la Lune dans la mythologie chinoise.

Et pourtant, …..

Tout comme pour nos océans (exemple : Environnement : Au nom des mers … (Notre avenir est dans le plancton ?) ), nous avons pollué l’espace, du moins celui proche de la Terre

« L’an dernier (en 2017)lors de sa 7ème conférence sur le sujet, l’agence spatiale européenne (Esa) évaluait à 8.000 tonnes le poids total des engins spatiaux en orbite autour de la Terre, dont… 6.300 tonnes de satellites hors service et de morceaux plus ou moins gros ! »

Soit 6 300 tonnes de déchets en près de 60 ans d’exploration spatiale. Morceaux issus de collisions ou d’éjections de parties superflues lors de lancement, voir des satellites hors d’usages.

Les risques sont multiples. Un débris de moins de 5 mm  a endommagé le panneau solaire d’un satellite sur 40 cm. Des débris  peuvent finir leurs courses sur Terre avec des matières très toxiques et dangereuses pour la nature et l’homme. De plus nos satellites servant à nos communications , aux Gps (utilisés aussi en agriculture, géologie, etc) peuvent être détériorés et provoquer des pannes d’internet, téléphones, télévisions, radios.

« En théorie, les satellites lancés aujourd’hui devraient avoir un dispositif leur permettant, en fin de vie, soit de plonger dans l’atmosphère pour s’y consumer entièrement soit d’aller plus loin, sur une orbite « cimetière » où ils ne gêneraient pas le trafic spatial présent et futur. «  Des solutions très limitées. Des débris consumés causeraient une pollution atmosphérique et une orbite « cimetière  » repousserait seulement le problème

Néanmoins, des missions ont commencé à être mises en place pour la récupération de ces déchets. Telle que la mission RemoveDebris, un satellite robot qui tente de récupérer les débris avec un filet ou un harpon.  Un lueur d’espoir dans cet univers d’incertitudes.

 

Pour en savoir plus  : 60 ans de débris spatiaux autour de la Terre en 1 minute

ou encore l’article beaucoup plus complet d’où j’ai tiré mes informations et citations : L’humanité pollue aussi l’espace, et c’est de pire en pire

 

Dagomata Nuxunna

En espérant l’avoir bien orthographié, Dagomata Nuxunna signifierait  » Belle et bonne nuit  » en celtique ancien.

Un peu long pour se dire un simple bonne nuit, mais j’aime cette formule chantante et poétique. La saison sombre va de Samonios aux Belotennia et la saison claire des Belotennia à Samonios.

Cette saison sombre ne m’a jamais paru si lumineuse. 🙂  Plusieurs causes l’expliquent. Une vie à proximité de la nature et de mes proches, un travail qui me correspond mieux, une dépression qui a pris fin et du sens donner à ma vie.  Je respire … Tous les tracas n’ont pas disparu. Néanmoins, tout me semble tellement plus lumineux et ça fait du bien.

A l’occasion d’Imbolc, je n’ai pas fait le grand ménage dans mon foyer. J’ai pris plaisir à dépoussiérer mon autel, m’attarder sur chaque objet, pierre, etc qui le constituent. Comme un lien que je renouais et renforçais. Je n’ai pas vraiment fait de rituel de purification. Par contre, je suis allée marcher le long de la rivière avec des gants et un sac poubelle pour y ramasser les déchets que j’y ai trouvé. Ce geste concret m’a fait du bien, et j’ai cru ressentir comme un bien-être venu des berges. J’espère que ce n’était pas uniquement mon ego qui s’exprimait  :-/. Puis j’ai fini par enlever mes gants, m’adresser à la rivière et à la Déesse pour lui rendre grâce et jeter à l’eau une triskel faite en raphia. Le résultat n’était pas terrible mais le coeur y était.

Désormais, j’essaie de prendre mon kit nettoyage (sacs poubelles et gants) quand je pars me balader. Une idée que j’avais trouvé chez des païens, mais que j’oubliais souvent de faire. Ce n’est pourtant pas compliqué à mettre en place.

Au début de cet article, j’évoquais les saisons claires et sombres. Elles correspondaient aux périodes de guerres et razzia  et aux périodes de repos chez les Celtes. Une de mes connaissances avaient plutôt tendance à les considérer plus tôt en fonction des équinoxes,.  Et bien après quelques années d’observations et ressentis, j’aurais plutôt tendance à les faire démarrer encore plus tôt.

J’aurais tendance à faire démarrer la saison claire  à la période d’Imbolc et la saison sombre à la période des Luginaissatis. Soit bien plus tôt, selon mon ressenti personnel. Tout d’abord, pour la lumière. Au moment d’Imbolc, même si les journées sont encore courtes, on ressent vraiment l’ensoleillement qui rallonge et cet état d’esprit d’éveil qui commence à couver dans le corps, l’esprit, la végétation .Imbolc fête de lustration et purification, nous aide à nous débarrasser des derniers résidus de l’hiver, du passé, de la maladie ou autre qui nous ralentissaient. Maintenant notre énergie se tourne vers l’éveil.

Au moment des Luginaissatis, il fait encore beau et chaud. Mais le temps se fait déjà plus changeant, le raccourcissement de la course du soleil se fait bien sentir. Notre énergie se tourne vers la récolte, l’accumulation des forces, nourritures, énergies en prévision de la saison sombre qui débute.

Energie, le mot est donné. C’est un peu un mot fourre-tout que j’ai tendance un peu trop à employer. W. me demandait si je résumais les Dieux à des énergies. Je lui ai répondu que pour moi les énergies sont une perception que nous donnent les Dieux d’eux-mêmes. Un biais de communication qui m’est plus perceptible. Une concentration de leur être (ou de seulement une partie) à un lieu et un temps donné. Car si les Dieux sont immanents et omniprésents, que nous baignons pleinement dedans et/ou que la société actuelle nous coupe de nos ressentis ; c’est quand même plus difficile d’être en contact avec eux. Personnellement, il faut aussi que j’apprenne à me taire :  mon ego, mes pensées, mes certitudes, mes incertitudes; pour apprendre à les écouter.

Je me suis encore éloignée du sujet lol. Les saisons.  Vers Imbolc et vers Luginaissatis, je ressens comme une inversion des énergies qui s’accentuent puis se stabilisent. Mais pour le coup je parle des énergies terrestres et cosmiques. Il y a un échange continuel entre les deux. Mais … le seul exemple qui m’aide à y voir plus clair, c’est l’inversion magnétique des pôles. Nous savons qu’au cours de ces derniers centaines de millénaires, les pôles magnétique de la Terre ont été à plusieurs reprises inversées. Actuellement, l’aiguille d’une boussole indique le Nord magnétique. Et bien, lors de ces inversions elles auraient indiqué le Sud. Il faudra que je me replonge dans le sujet pour comprendre la mécanique en place.  Toujours est-il  que lors des périodes d’Imbolc et des Luginaissatis (particulièrement à l’aube et à l’aurore) j’ai ressenti des mal-êtres sans raison.  Pendant longtemps j’ai mis ça sur la fatigue, soucis personnels, voire la peur ancestrale de l’obscurité, bla bla bla. En faites non, c’est comme si j’étais en décalage avec le monde qui m’entoure. J’ai le sentiment que lors de ces périodes l’énergie de la Terre et de l’Univers inversent leur « polarisation » . Je ne le vois pas comme l’énergie terrestre qui prend le dessus sur l’énergie cosmique ou inversement. Et je ne pense pas que ce soit une histoire de polarisation négative et de polarisation positive. Même si pour moi et ce qui se rapproche le plus. Les courants énergétiques sont là, leurs intensités assez identiques, ce serait la nature de leurs vibrations qui se modifient ? S’inversent ?  Je n’ai pas encore trouver le terme adéquat pour l’expliquer.  Mais lors de ces inversions, c’est comme si mon être n’était plus réglé sur la même fréquence et que j’avais besoin d’un temps d’adaptation pour me réajuster. D’où souvent aussi une grande fatigue à ces périodes et une grande activité intérieure de pensées, réflexions, mises au point.

J’imagine que mon discours est peu clair, voir carrément incompréhensible. Mais c’est un ressenti qui se fait depuis quelques années maintenant.

Environnement : Au nom des mers … (Notre avenir est dans le plancton ?)

L’émission 13h15 le Dimanche du dimanche 2 décembre était sur les mers : mission scientifique de Tara et l’IFREMER, plancton et bêtise .. pardon pollution humaine….

Mais j’y ai également appris des choses surprenantes ! Saviez-vous que 50 % de l’oxygène sur Terre vient des planctons ?!

Le plancton, des micro organismes invisible à l’œil nu.

En voici le résumé :

L’essentiel est parfois invisible pour les yeux… C’est exactement ce qu’il se passe dans les mers et océans. Ils représentent 80% de la surface de la Terre, et pourtant on ne sait presque rien d’eux !

Grâce aux nouvelles technologies, les scientifiques d’aujourd’hui partent à la découverte des océans, avec l’espoir d’y découvrir des molécules et des gènes utiles pour la santé humaine. Des trouvailles qui vont aussi nous permettre de lutter contre nos problèmes écologiques. Car les océans sont soumis à de fortes pressions : réchauffement, acidification, pollution… Chaque année, huit millions de tonnes de plastique finissent leur parcours dans les mers du globe. 

Pour ce deuxième numéro de la série « Planète fragile », nos équipes ont suivi des chercheurs passionnés, spécialistes de cet infiniment petit de l’océan. À bord du bateau de recherches Tara, nous avons suivi Colomban de Vargas, chercheur au CNRS, spécialiste du plancton.

Notre voyage s’est prolongé en Méditerranée, où nous avons suivi François Galgani, chercheur à l’IFREMER et spécialiste des microplastiques. Nous avons pu l’accompagner lors d’une mission exceptionnelle d’exploration des failles profondes. Et le constat est alarmant. 

Je vous recommande chaudement d’aller voir le replay sur France 2 tant qu’il est disponible : Planète fragile; au nom des mers …

Je vous note ici les informations qui m’ont parue importante..

  • Pollution Marine 
  • Pour la troisième année consécutive, des plongeurs vont au fond du vieux port de Marseille pour le week-end « Vieux Port propre « . Résultat : 65 mètres cubes de déchets en quelques heures, estimation de 1/10 ème des déchets qui se trouvent dans le port.
  • Grand ménage également dans une rivière quelques kilomètres au-dessus de Marseille. Résultat : 50 mètres cubes de déchets divers en 3 jours.
  • 80 % des déchets trouvés en mer viennent de la terre (pluie, égoût, …)
  • Dans le monde, l’équivalent de 400 000 camions poubelles déversés dans les océans. Soient 700 tonnes de plastiques par jour qui arrivent en Méditerranée et  8 millions de tonnes de plastiques par an  dans le Monde.
  • Les ordures les plus légères peuvent faire plusieurs fois le tour du monde avant de s’agglomérer et former les continents de plastiques.
  • Mais 99 % des déchets coulent au fond des océans où ils mettront des siècles à se décomposer
  • 5 000 milliards de particules de micro plastiques qui flottent à la surface des océans (même en Arctique et Antarctique)
  • Problème des espèces : algues, coquillages, virus qui se fixent dessus et se trouvent à dériver à l’autre bout du monde. Quels en sont l’effet ?
  • Dans les années 60, en Méditerranée, des champs de gorgones avaient été observés. Aujourd’hui, à peine quelques gorgones et des déchets.
  • Interaction espèce- plastique .Au large de Nice, un crabe est observé empêtré dans du plastique. Le plastique le ralentit et le met en danger face aux prédateurs. La dépense d’énergie augmente son besoin d’apport énergétique. Le plastique pourrait même l’empêcher de muer.
  • Au large de Nice, 2180 mètres de profondeur, des déchets à perte de vue.
  • A de telles profondeurs, sans lumière et sans oxygène, la décomposition des déchets est ralentie. La Méditerranée mettra plusieurs siècles à s’en débarrasser. Alors qu’on lui verse 700 tonnes de plastiques chaque jour.

 

Phytoplancton, de Lake Chuzenji (source : Wikipédia)

  • Planctons
  • L’acidification des océans tuent les coraux, ce qui entraînent une perte  de 25 à 30% de la biodiversité marine totale.
  • Dans chaque litre d’eau de mers, il y a entre 10 et 100 milliards d’organismes.
  • Le plancton a oxygéné la planète avant que les plantes n’apparaissent sur Terre.
  • Aujourd’hui encore, il produit la moitié de l’oxygène qu’on respire
  • Le plancton séquestre aussi le gaz carbonique au fond des océans
  • Au bout de quelques milliards d’années, c’est aussi le plancton qui devient le pétrole
  • Sans le plancton, il n’y aurait pas d’animaux, pas d’hommes, pas de climat stable sur notre planète. En faites, il n’y aurait rien car le plancton est aussi notre ancêtre (4 milliards d’années d’évolution).
  • Depuis plus de 10 ans, des milliers de prélèvements pour répertorier les différentes espèces de plancton et le rôle de chacune.
  • 180 millions de gènes nouveaux encore inconnus découvert dans le plancton
  • Alors que nous chauffons du sable à 1000 degrés pour faire du verre, la diatomée arrive à en fabriquer à la température de l’eau de mer
  • Le cocolitophore a une structure qui empêchent les UV de pénétrer ses cellules. « De la crème solaire pour cellules »
  • Le plancton pourrait permettre des applications en nanotechnologie, en optique, en médecine ….
  • Il faudrait encore au moins 50 ans de recherche pour connaître tous les rôles et fonction du plancton. Or, aujourd’hui, notre action en détruit. Il a fallu plusieurs milliards d’années pour que ce plancton évolue à ce qu’il est aujourd’hui. S’il disparaît, ce sera définitivement perdu.
  • Les eaux internationales ne sont sous l’autorité d’aucun état . La haute mer, c’est 50 % de la surface de la planète, sans aucune loi. Donc les dégazages, vidages des cuves des pétroliers, surpêches, pollution nucléaire  et autres ne peuvent être punis.
  • Le travail coopératif entre états contre les continents/vortex de plastiques ne sont pas possible car il n’y a pas de cadre légal ni de sécurité juridique. Des négociations sont en cours depuis 10 ans(!!!!)
  • Il s’agit notamment de savoir à qui appartiennent les ressources de la haute mer  et toutes les futures découvertes qui seront faites grâce aux propriétés du plancton. Des discussions ont lieu entre chercheurs et membres de l’ONU.
  • 2 problèmes :  ne pas bloquer la recherche et les échanges entre les pays ;  et à qui reviennent les bénéfices.
  • Si tout va bien, le traité sera prêt à l’automne 2021. (Commentaire personnel : il ne sera donc pas encore signé et on aura encore le temps de voir tout se détériorer encore et toujours)

Le Camp d’Antounes, oppidum Vellaves

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Vue sur la Loire depuis le Camp d’Antounes

Je garde un très bon souvenir de cet endroit.

C’était en avril 2017, il faisait beau mais pas encore trop chaud. L’air était même assez frais. Je n’avais pas réalisé que j’étais à 1086 m d’altitude ! Je ne connaissais pas du tout ce coin de la Haute-Loire, au sud du Puy-en-Velay. Je n’avais même pas réalisé que je côtoierai la Loire en m’y rendant.

J’avais lu qu’à proximité se trouvait un lieu-dit qu’on appelait le cimetière des Druides (accessibles par une randonnée que je n’ai pas faite) et que les boussoles perdaient le Nord sur cette roche basaltique. J’ai testé avec ma boussole. Non, rien à signaler. Mais un couple de promeneurs rencontraient sur place m’ont confirmé qu’ils en avaient entendu également parlé, mais qu’ils ignoraient à quel point précis du site.

Du site archéologique en lui-même, il ne reste plus grand chose de visible, si ce n’est des traces et des ruines des anciennes fortifications coté Nord. Pour ceux que ça intéresse, je vous conseille la lecture de cet article du blog GRAV (Groupe de Recherche Archéologue Vellave) : Campagnes de sondages au camp d’Antoune, Salettes

J’ai beaucoup aimé le lieu et j’y ai passé beaucoup de temps à en faire le tour, cheminant entre les pins et les genêts,  à admirer le panorama. En y repensant, je me sens de nouveau chargée d’une bonne énergie. Oui, vraiment, j’en garde un très bon souvenir 🙂 .

 

Le miroir d’Halloween

Aujourd’hui, j’avais la flemme de recouvrir mes miroirs…… Une amie m’en a rappelé l’importance. Alors je me suis appliquée à le faire, puis j’ai cherché.

J’ai cherché dans mon dictionnaire des symboles, dans mon dictionnaire de la mythologie et de la religion celtique et dans le livre de Mara Freeman Vivre la Tradition celtique au Fil des saisons. Je n’ai rien trouvé sur le sujet. Pourtant, je l’ai souvent lu et entendu sur le net qu’il fallait recouvrir nos miroirs, la nuit où les esprits des morts viennent nous rendre visite, afin qu’ils ne voient pas leur reflet. Souvent l’explication qui m’en a été donné est que à la vue de leur propre reflet, ils pourraient être durement perturbés. D’autant plus quand certains d’entre eux n’ont pas conscience d’être mort.

Dans  mon Dictionnaire des symboles de J. Chevalier et d’A. Gheerbrant, on peut y lire :

« Que reflète le miroir ? La vérité, la sincérité, le contenu du cœur et de la conscience

Comme le Soleil, comme la Lune, comme l’eau, comme l’or, – lit-on sur un miroir chinois du musée de Hanoi –  sois clair et brillant et reflète ce qu’il y a dans mon cœur.

Ce rôle est utilisé dans les contes initiatiques d’Occident, dans les sociétés secrètes chinoises, dans le récit de Novalis Die Lehrlinge zy Sais, […] »

Le miroir y est également cité comme symbole de la sagesse et de la connaissance, symbole de la manifestation reflétant l’Intelligence créatrice, symbole de l’Intellect divin réfléchissant la manifestation le créant comme telle à son image.

« Cette révélation de l’Identité et de la Différence dans le miroir est l’origine de la chute luciférienne. Plus généralement, elle est l‘aboutissement de l’expérience spirituelle la plus haute […] »  chez de nombreux spirituels chrétiens, musulmans, chez les bouddhistes et les taoïstes.

Le miroir peut-être également symbole du Soleil, ou de la Lune.

Enfin, « L’utilisation taoïste du miroir magique est assez particulière : révélant la nature réelle des influences malfaisantes, elle les éloigne, elle protège contre elles. Aussi, place-t-on, de nos jours encore, au-dessus de la porte des maisons, un miroir octogonal portant les 8 trigrammes. Le miroir octogonal – qui est sans doute signe d’harmonie et de perfection dans le cas d’Amaterasu (déesse japonaise du Soleil) – est, en Chine, intermédiaire entre le miroir rond (céleste) et le miroir carré (terrestre). […] Au Japon, le kagami ou miroir, est un symbole de parfaite pureté de l’âme, de l’esprit sans souillure, de la réflexion de soi sur la conscience.

L’emploi du miroir magique correspond à l‘une des plus anciennes formes de divination. Varron dit qu’elle venait de Perse. Pythagore, selon la légende, avait un miroir magique qu’il présentait à la face de la lune, avant d’y voir l’avenir, comme le faisaient les sorcières de Thessalie. « 

Voici les quelques informations trouvées sur la symbolique des miroirs. Étrangement, l’usage du miroir est l’une des plus anciennes formes de divination. Samhain est une nuit favorable à divination. Néanmoins, nous devons éviter les miroirs. De plus, si les miroirs repoussent les entités malveillantes et malfaisantes, ce peut être utile pour cette nuit si particulière.

En fouillant sur internet, je suis tombée sur cet article intéressant : LES CHINOIS COMME LES JUIFS COUVRENT LES MIROIRS DANS LA MAISON DU MORT…

Dont cet extrait précisément : « Si la coutume est identique, les raisons semblent différentes. En Chine les  divinités ne doivent pas être exposées au cercueil ou au corps du défunt et aucun des participants à la veillée ne veut apercevoir le corps du défunt dans un miroir, car alors, il, ou quelqu’un de ses proches, serait le premier à le suivre.

Pendant la Shiva les sept jours de deuil prescrits chez les Juifs, les affligés tentent d’oublier les futilités, les plaisirs et surtout la coquetterie qui consiste à se regarder dans un miroir, pour pouvoir mieux se concentrer sur la perte du proche, se rapprocher de Hachém et  profiter pour se scruter soi même, mais pas dans un miroir. »

Couvrir les miroirs dans la maison du défunt durant la veillée funèbre était également pratiqué par les catholiques auparavant.

A la lecture de tout ceci, je m’interroge. Il est sûrement vrai que pour les esprits qui n’ont pas conscience de leurs morts, que cela peut être horrible de le découvrir en se voyant dans un miroir. Mais de ce que l’on raconte, ces esprits errent sur Terre et ne sont pas passés de l’autre côté. Ils seraient présents parmi nous tous les jours. Est ce que le fait que la frontière entre notre monde et l’Autre soient fine lors de la nuit de Samhain, cela puisse intensifier le pouvoir symbolique des miroirs ?

Je veux  bien croire que si l’on voit le corps du défunt dans un miroir, cela puisse causer un décès. L’être humain encore en vie n’est peut-être pas capable de voir et comprendre ce qu’il verrait dans le miroir : « le contenu du cœur et de la conscience » du défunt comme cité plus haut. Voire peut-être son Esprit. Et il faut empêcher l’esprit du mort d’être « distrait » afin de (re)trouver son chemin. Néanmoins, cette coutume de recouvrir les miroirs n’est-elle pas avant tout pour préserver / protéger les vivants de ce qu’ils ne sont pas en état de voir ou comprendre ? Est-ce que cela ne concernerait pas nous-même également ? Qu’en cette nuit si puissante, nous puissions apercevoir dans notre propre reflet une vérité que nous ne sommes pas prêt à accepter ?

Et si, également, la divination étant particulièrement favorable cette nuit-là, le pouvoir divinatoire des miroirs soient si décuplés que des personnes non préparées et/ou ignorant leur don de double-vue y aperçoivent des vérités du passé ou du futur ?

Je crois que c’est la première année où je fais vraiment attention à recouvrir tous les miroirs. Et je me sens sereine et protégée….

Je n’ai pas de réponse claires à mes questions, mais je me dis qu’ils seraient peut-être bon de développer le sujet.

 

Août, le mois de la Déesse-Mère ?

L’année dernière, je découvrais cette vidéo sur le culte de Pachamama. Une déesse que je connais peu, mais de ce que je sais, elle  se rapproche de ma conception de la Terre-Mère.

La Bolivie se situant en Amérique du Sud, le mois d’août est en hiver pour cette région de la Terre.

Extrait de cet excellent article sur Pachamama :

 » Le mois d’août est le mois consacré à la Pachamama; c’est à ce moment là qu’il faut lui faire des offrandes pour l’année qui vient afin de s’attirer sa protection et l’honorer afin qu’elle ne se venge pas.

La Pachamama est la plus importante divinité des peuples andins car, en plus d’offrir sa protection, elle représente la fertilité, l’abondance, la féminité, la générosité, le rendement des cultures, etc., des qualités extrêmement importantes dans les sociétés traditionnelles directement dépendantes de la terre.

Le terme Pachamama peut se traduire par « Terre mère », pacha signifiant en aymara et quechua terre, cosmos, temps et espace, et mama, mère.  La Pachamama est une déesse sans temple, elle s’honore en tous lieux, de préférence sur le sommet d’une montagne ou dans la nature; elle est son propre temple. […] Dans la culture andine, la Pachamama est la déesse protectrice de tous les biens matériels et, en même temps, elle domine l’univers spirituel. C’est pour cette raison qu’elle symbolise l’environnement de l’être humain dans sa totalité. Par conséquent, ceux qui croient en elle doivent maintenir une relation d’équilibre et de réciprocité avec elle. C’est une déesse mère qui peut être généreuse mais aussi terriblement dangereuse. « 

Le 15 août, les catholiques célèbrent l’Assomption de la Vierge Marie (la Dormition pour les Orthodoxes). Dans l’article de Wikipédia sur le sujet, on y apprend que le dogme de l’Assomption et de l’Immaculée Conception datent des années 50. Néanmoins, la fin de vie de Marie était déjà célébrée depuis le VIème siècle. Donc les chrétiens célèbrent ce qui se rapproche le plus de la Déesse-mère dans leur religion à cette période. De plus, si j’ai bien compris, c’est la fête la plus importante la concernant.

On peut lire dans cet article du journal La Croix :

« La procession nocturne aux flambeaux, pour la fête du 15 août, s’est pratiquée dans l’ Église de Rome dès les premiers siècles, puis a été supprimée par le pape saint Pie V au XVIe siècle. »

Ou encore ici sur ce site :

 » La fête fut longtemps accompagnée d’une procession nocturne, supprimée par le pape Pie V (en 1566), à cause des nombreux abus qui l’entouraient. Elle a longtemps été précédée d’un jeûne et, en différents diocèses de l’Europe du Sud, elle pouvait être le temps de la bénédiction du fourrage et de l’offrande des premières récoltes. « 

En général, cependant je fais peut être un raccourci facile, quand un haut dignitaire religieux supprime une tradition, c’est qu’elle est trop païenne à son goût !

Dernière anecdote trouvée il y a peu sur le net : Ardèche : une Vierge noire honorée en lieu et place de la déesse Isis

Par contre, attention à la formulation : Simone Thouez, la présidente des Amis de Notre-Dame d’Ay, confirme : « les Vierges noires ont succédé aux déesses païennes. Ici, on adorait la déesse Isis, qui était noire elle-aussi ».

Cela est plausible comme pour cette vierge noire. Mais dans certains cas, les statues de vierges noires étaient blanches à l’origine et ont noirci avec le temps pas réaction chimique, comme pour la Vierge noire de Montserrat en Espagne.

Toujours dans la religion catholique, Sainte Anne, la mère de la Vierge  est célébrée le 26 juillet. Quelques jours à peine avant le mois d’août.

« En Bretagne, le culte de sainte Anne prit vraiment forme qu’à partir des apparitions du xviie siècle au paysan Nicolazic devenant le sanctuaire de Sainte-Anne-d’Auray, lieu de dévotion et de pèlerinage important. Auparavant, surtout avant le xiie siècle, il existait mais plus sporadiquement ou localement comme au sanctuaire de Sainte-Anne-la-Palud établi vers l’an 500. Il est mention, dans l’un des Actes apocryphes latins désignés sous le titre de Virtutes Apostolorum écrit au vie siècle, qu’il existait un culte ancien à sainte Anne répandu en Armorique. Un syncrétisme exista longtemps avec la figure de l’antique déesse Ana/Dana (la déesse-mère des Tuatha Dé Danann en Irlande)26 liée à la fertilité comme les prières à sainte Anne défont la stérilité des couples. Sa popularité chez les Bretons de l’époque est en partie expliquée par cette rémanence de l’antique déesse celtique. » (Wikipédia )

Et bien sûr, il y a la célébration de Lugnasad (ou Luginaissatis en gaulois).

Lugnasad signifie littéralement assemblée de Lug. Pour autant cette fête ne lui est pas personnellement dédiée. Elle est dédiée à sa mère adoptive Tailtiu (Talantio en gaulois).

Lug est le fils de Cian, un Tuatha de Dana et d’Eithne, fille de Balor, roi des Fomores. Mais il fut élevée par Tailtiu, épouse du roi des Fir Bolg.

« Leur roi (des Fir Bolg) Eochu, fils d’Erc est le prototype du bon souverain garant de l’ordre universel. Sa veuve Tailtiu, « Terre, Tellus », fille de Mag Mor « Grande Plaine », éponyme d’une d’une plaine d’Irlande, fut la mère adoptive de Lug. »

Lugnasad. « C’est l’une des grandes fêtes gaéliques, fin de l’été et ouverture de l’automne, « solennité ou jeux de Lug », fils d’Eithne, institué par lui au commencement de l’automne […]en souvenir de sa mère adoptive Tailtiu, inhumée par lui dans la colline qui poste son nom. […] Le sacrifice de Tailtiu la « Terre » et pour conséquences d’assurer la richesse agricole aux irlandais. Le rôle des grands rois médiateurs, et mythiquement celui de Lug, était d’entretenir cette source de richesse. »  

Extrait du Dictionnaire de la Mythologie et de la Religion Celtiques de Philippe Jouët.

La Déesse-Mère est associée à la Terre. Elle l’est également à l’eau. Ainsi, au mois d’août la déesse Osun du peuple Yarouba en Afrique occidentale y est célébrée tous les ans. Déesse de la fertilité, de l’eau, elle protège les enfants et aide les femmes à tomber enceintes.

Au Nigéria, la déesse Osun a toujours ses fidèles (vidéo)

Des dizaines de milliers de nigérians célèbrent la déesse de l’eau, mère de l’humanité

Conclusion

J’avais pensé à cet article l’année dernière. En m’y intéressant un peu plus cet été, j’ai pu découvrir d’autres traditions concernant les Déesses célébrées à cette fête. Je n’ai pas eu le temps de finir d’écrire ce sujet auparavant, d’où sa parution en octobre lol, mais je suis sûre qu’il est fort possible que l’on puisse trouver d’autres célébrations de la Déesse au mois d’août. Cela m’étonnerait que le monde entier la célèbre  à ce mois précis, mais dans mon chemin spirituel personnel, je me dis que ces trouvailles sont loin d’être anodines.

Cette année, j’ai fêté Lugnasad avec une amie et sa fille. Nous avons pique-niqué dans un champ peu après le coucher du soleil. Nous avons commencé par allumer un bougie, remercier la Déesse, chacune avec le nom que nous lui préférons, offert une partie de notre pique-nique ainsi qu’une libation d’eau et de bière. Et nous avons clôt notre pique-nique en dansant sous les étoiles, en tournant naturellement dans le sens de la Terre et chantant à tue-tête. Mon coeur s’emplit de joie en y repensant. C’était simple, c’était beau et c’était sincère. C’est ce qui a rendu cette célébration si forte. ❤

Environnement : Changement climatique et politique, le changement n’est pas maintenant

Excellente vidéo, courte et claire, qui explique avec des chiffres la situation actuelle.. Et ce n’est pas le remaniement du gouvernement français, qui vient de nommer Ministre de l’Agriculture un sénateur qui a voté contre l’interdiction du glyphosate, qui va faire avancer les choses …..

 

Mahō Tsukai no Yome

Mahō Tsukai no Yome ou  The Ancient’s Magus Bride

C’est un manga découvert par hasard d’abord en tant  que série animée, puis en version livre.

the-ancient-magus-bride

J’ai été attirée par cette image. Un crâne animal surmonté de cornes de bouc ! Une représentation satanique ? Et pourtant malgré l’obscurité et les ronces, on y voit lumière, magie et douceur d’un regard.

Histoire :  Chise Hatori a 15 ans. Elle n’a ni famille, ni talent particulier, ni aucun espoir dans la vie. Un jour, elle est vendue à un sorcier, un non-humain dont l’existence remonte à la nuit des temps… Il la prend sous son aile pour faire d’elle sa disciple et lui annonce qu’à terme, elle deviendra son épouse. Alors, les aiguilles qui semblaient à tout jamais figées dans son cœur se mettent à tourner de nouveau, petit à petit…

J’adore le graphisme . Dans l’animé, avec les couleurs, les paysages de la campagne anglaise sont magnifiques.

J’ai été agréablement surprise par les connaissances des mythes et légendes du folklore européen de l’auteur. Et sa manière de représenter les fées et autres membres du Petit Peuple me plaît énormément. A la fois beaux et dérangeants. Manière intéressante de montrer qu’ils ne sont pas nos ennemis, mais également pas nos amis pour autant. Certains aiment les  humaines, d’autres non. Ils ont leur propre perception/conception du monde et il n’est pas bon de les vexer.

J’ai été surprise d’y retrouver des références païennes telle que Yule.

Egalement, lorsque l’auteur  fait également une différence entre sorcellerie et magie.  « les mages emploient la science. Ils étudient les lois du monde et les réécrivent avec leur magie pour obtenir des résultats. »  /   » Les sorciers emploient une autre force, celle des fées ou des esprit, pour perturber les lois du monde et produire des miracles. […] Mais comme elles reposent sur le pouvoir d’autres êtres, elle est dangereuse. Si on essaie de manipuler une force qu’on ne contrôle pas, » il peut y avoir de grave conséquences.  Je trouve cette différentiation intéressante.

Au-delà d’une simple re visitation du thème de la Belle et la Bête, il y a une réflexion sur l’acceptation de l’autre, de notre passé. Sur qui nous sommes et ce qui fait de nous des êtres humains.  Il y a à la fois du lumineux et du sombre dans cette histoire, mais loin de la vision manichéenne du bien et du mal.  Je conseille cette série à tous les païens amateurs de manga.

 

Entretien : Nettoyer un bijou

Il y a peu, j’ai recollé une pierre polie qui s’était détachée d’un pendentif en argent. Si comme moi, vous avez des doigts de trolls et la délicatesse tactile d’un tsunami, vous connaissez le problème. J’ai mis un peu de colle sur la pierre, ce qui n’était pas joli. Et quand on aime les pierres, on n’a pas envie de les maltraiter.

Il me fallait de nouveau un abrasif doux comme le Blanc de Meudon (déjà utilisé  ici : Entretien : Poudre à récurer   et là Soin / Beauté : mon dentifrice minimaliste  ).

Ce qui est bien, c’est que le Blanc de Meudon est aussi bon pour nettoyer l’inox, le cuivre, l’étain et l’argenterie. Je confirme ! Mon pendentif avait noirci et après ce nettoyage (à part quelques traces incrustée, il est redevenu clair et brillant.

Matériel : 

  • un petit pot
  • une vieille brosse à dent
  • un tablier ( mon tee-shirt noir s’est retrouvé constellé de micro éclaboussures blanches )

Ingrédients :

  • de l’eau
  • Blanc de Meudon

Préparation :

Vous pouvez mélanger de l’eau et du Blanc pour faire une sorte de pâte. Moi, j’ai fait au plus simple, comme pour mon dentifrice. Un peu de poudre de Blanc dans le pot. J’ai humidifié ma brosse à  dent que j’ai trempé dans le pot, puis j’ai frotté. Après, il n’y a plus qu’à rincer et sécher le bijou . Ne pas hésiter à le refaire plusieurs fois jusqu’au résultat voulu 🙂 .

Février, se purifier

Il me semble que c’est la première année où j’ai réellement compris/ressenti le besoin de me purifier. J’en comprends l’importance dans le cycle annuel et dans la symbolique. Cette année, il s’y rajoute vraiment la dimension personnelle. Comme si dans tout mon cheminement personnel où j’ai pas mal élagué de mon passé, de mes souvenirs, de mes relations, de mon comportement, j’arrivais à la fin d’un cycle. Et qu’il était temps que je me débarrasse du dernier ressort qui m’empêche d’avancer dans mon histoire personnelle. Et du coup dans mon développement spirituel. Puisque tout est lié.

Je n’ai pas fêter Imbolc. Je ne me sentais pas connectée au temps sacré. Ou bien ce n’était pas encore le moment pour moi. Des discussions passionnantes, enrichissantes et jamais achevées, comme toujours avec mon cher W. Du tâtonnement, des avancées ou des retours en arrière. Par exemple, en ce moment, j’éprouve de nouveau une certaine lassitude à ce que je lis chez certains païens.  Là où je devrais apprendre de leur lâcher prise, de leur recul et de leurs sagesses ;  je n’y vois que brassages d’air, vanités intellectuelles et puérilités. Je me retrouve dans la fâcheuse position de « celle qui pense assez savoir pour juger » . Alors qu’au fond je ne sais rien. Je connais juste un peu l’humain.  Je me sens usée par tous ces beaux discours, belles phrases qui sonnent désormais creux dans mon cœur et mon esprit. Car souvent la personne qui l’écrit ne l’a elle-même pas compris. J’ai l’impression de voir parfois certaines situations avec une telle lucidité : fausseté et futures trahisons à venir; que je me dis que ce n’est pas possible. Je dois me tromper. Comment, moi, pourrais-je deviner de telles choses alors que ce qui apparaît à mes yeux n’est que le sommet de l’iceberg ? Je me suis trompée parfois. A m’excuser de ma mauvaise langue. J’aimerais que cela m’arrive plus souvent. Car finalement, les êtres humains sont si prévisibles …. Ils parlent : savoir, pouvoir, bien agir et ne voient même pas qu’ils font eux-mêmes ce qu’ils fustigent chez les autres. J’en reviens à me faire peur moi-même. Si tout le monde le fait, alors moi aussi ! Où ai-je bien donc failli ? Où est-ce que je me trompe ? Où est-ce que je parle avec « raison » sans moi-même appliquer la leçon ?

Je ressens également le besoin de me purifier de tout ceci. De me détacher de ses pensées, de ne plus m’occuper des attitudes d’autrui, de leurs incohérences et de leur manque de savoir-être …..

J’ai lu chez un druide qu’Imbolc était la purification par l’eau et Belteine par le feu. J’ai lu chez un autre que nous purifions le corps et le monde physique par l’eau à Imbolc, l’âme par l’air et le vent à Ostara et l’esprit par le feu à Belteine.

Je pense qu’il y a une part de vrai chez chacun de ces druides. Sans que je sois autant aussi catégorique. Puisque tout est lié. J’ai purifié il y a quelques jours mon foyer en ajoutant une attention, tout simplement en faisant mon ménage. Le lendemain, je faisais un petit rituel de purification de mon logement et moi-même avec encens (storax, oliban, mélange de romarin, sauge et lavande séchée) et ma cloche (les vibrations sonnantes de la cloche brisent les mauvaises énergies et chassent si nécessaire les mauvaises entités). J’ai fini par  me passer de l’eau sur le visage, les mains et les pieds.

Mais je le sens, ce n’est pas encore suffisant. Il y a deux ans, avec une ancienne amie, nous avions fait une célébration simple et très belle, la nuit au bord de la rivière. Le ciel étoilé et une belle lune brillante.  Nous avions déposé sur de petites plaques de liège une bougie, une offrande….J’y avais rajouter un texte personnel nécessaire à ce dont je devais me purifier/libérer à l’époque. Nous les avons remises à la rivière. J’ai baigné mes mains et mon visage. Puis nous sommes retournés au sein du cercle finir la célébration. Je me rappelle avoir lu que si nous apercevons le petit peuple, ce ne sera jamais directement de face mais du coin de l’œil. Comme une ombre fugitive aussitôt disparu. Ce soir là, du coin de l’œil, j’aperçus dépassant les arbres de la rives d’en face la silhouette noire d’un géant quittant les lieux. Et j’ai repensé à une légende sur un chevalier qui rencontrait un géant noir, maître des animaux de la forêt. Peut-être le fruit de mon imagination, que mon cerveau a fini d’interpréter. J’ai eu le sentiment qu’il était venu nous observer et reparti une fois la cérémonie terminée. Peut-être attiré par nos chants ? Moi, la peureuse, cette fois-ci, je n’ai pas eu peur. Juste bien à la place qui m’était donnée.  J’étais ressortie plus légère, avec une nouvelle énergie.

On m’avait dit (qui exactement, je ne sais plus) qu’Imbolc était la fête de la Déesse.  J’ai lu par-ci, par-là, que la Déesse retrouvait son état originel de vierge après l’accouchement du Dieu-Soleil. J’ai lu que dans pas mal de culture (ne serait-ce que les chrétiens au Moyen-Âge ou en Inde encore aujourd’hui), que la femme était considérée impure après son accouchement et devait rester à l’écart de tous et des lieux sacrés pendant un certains laps de temps. Avant de se purifier.  Imbolc est le temps de la purification. Pour retrouver un état premier ? N’est-ce pas une mauvaise interprétation ? Un moyen supplémentaire de rabaisser la femme et de l’écarter ?

Le mythe irlandais de la naissance d’Oengus évoque sa mère Boand qui veut se purifier. « Pour réparer sa relation coupable, elle se baigne dans l’eau lustrale et mortelle de la source Segais, demeure de Nechtan, dans laquelle elle perd un bras, une jambe et un œil. Dans sa fuite vers l’océan elle devient la rivière Boyne. Georges Dumézil a indentifié un mythe cosmogonique de libération des eaux dans l’histoire de Boann. La mort de Boann engendre les eaux cosmiques qui irriguent tous les mondes connus. Elle réunit plusieurs traits caractéristiques de l’Aurore indo-européenne, dispensatrice de prospérité et libératrice des eaux. » Boann (ou Boand) – Wikipédia 

Vraiment ? Relation coupable ? Réparer ? Personnellement, je pense que le texte a été réécrit par des chrétiens qui une fois de plus ne comprenaient pas tout et réinterprétaient à leur sauce.  Qui plus est si Boand (ou toute autre déesse ) souhaite retrouver son état originel de « virginité », redeviendrait-elle exactement la même ?

Le philosophe Héraclite disait : « On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve ».  L’eau qui s’écoule n’est jamais la même et nous même changeons, évoluons.  Une Déesse qui reviendrait à son statut d’avant, ne serait-ce pas faire disparaître l’enfant qu’elle a eu ? Alors qu’il fait partie de son évolution ? Femme/Déesse, elle n’est plus enceinte. Son corps petit à petit redevient celui d’une femme non-enceinte (et ce n’est pas une histoire de kilos, mais d’organes qui reprennent leurs places, de cycles menstruels qui recommencent, …) Pourtant elle reste mère. La Déesse ne se purifie-t-elle pas simplement d’un état qui n’est plus ? Pour pouvoir retourner dans le cycle ? N’en-est-il pas de même pour les femmes après un accouchement ? Boand s’est transformée en rivière de la Boyne comme punition ? Ou bien parce qu’elle se devait de retourner à son rôle de déesse pourvoyeuse de bienfaits, libératrice des eaux ? Après le gel de l’hiver, la fondue de la neige ne doit-elle pas s’effectuer ?

Une fois de plus, je me retrouve à mélanger des pensées dans cet article. Même si c’est un point de vue très personnel, j’espère qu’il restera lisible et compréhensible malgré tout.

Soin / Beauté : mon dentifrice minimaliste

Cela fait 8/9 mois que j’utilise cette recette et j’attendais d’avoir ma visite annuelle chez le dentiste pour en faire le bilan. Résultat : nickel ! Pas de nouvelles caries, pas de détartrage nécessaire

Matériel :

  • un petit pot en verre et une étiquette
  • une cuillère
  • alcool à 70 ou 90 °
  • une lingette en tissu propre

Ingrédients :

  • du blanc de Meudon (ou blanc d’Espagne) => poudre abrasive douce qui ne raye pas l’émail
  • huile essentielle (HE) de citron => antiseptique, antibactérienne, antivirale                           ou huile essentielle de menthe poivrée (je n’aime pas le goût) =>antiseptique, antibactérienne, antivirale, fongicide, vermicide

Attention ! Les huiles essentielles ne peuvent être utilisées chez les femmes enceintes et les jeunes enfants. Demander conseil à un aromathérapeute. 

Préparation :

  • Désinfecter le pot et la cuillère avec la lingette imprégnée d’alccol
  • Remplir votre pot en verre de blanc de Meudon et verser une à trois gouttes de HE de citron sur le couvercle de votre pot.

=> Pourquoi une à trois gouttes ? Cela dépend de la grosseur de votre pot. J’utilise un vieux pot d’œufs de lompe (ou de lump). J’en mets 3 gouttes.

=> Pourquoi verser l’huile essentielle sur le couvercle ? Si vous la versez directement dans le blanc de Meudon, cela va faire des petits paquets et cela ne va  pas bien se répartir.

Personnellement, je le fais en plusieurs fois. Je remplis 1/3 du pot, met une goutte sur le couvercle. Je ferme et je secoue. Puis je recommence deux fois. Je trouve que cela permet une meilleure répartition. Depuis que je fais ça, je sens que l’HE  de citron reste plus longtemps.

Utilisation  : 

Humidifiez votre brosse à dent. J’ai lu que certains trempaient directement leur brosse à dent dans la poudre. Sauf que la présence d’eau dans le pot de dentifrice peut permettre la présence de bactérie. Même si l’HE est antibactérienne, je préfère limiter les dégâts. Du coup, j’utilise une petite cuillère. J’en met un peu sur le bout de la cuillère et je dépose sur ma brosse à dent.

Au début, c’est un peu étrange. Mais la poudre devient rapidement liquide avec l’eau et notre salive.  Justement la salive est naturellement antibactérienne et régule le PH de notre bouche. J’ai même lu des gens à qui leur dentiste leur avait dit que les dentifrices industriels ne servaient à rien et que cela suffisait de simplement se laver les dents avec une brosse et de l’eau (mais plus de 3 fois par jour).

Pour en savoir plus sur nos dents …

La salive, ça sert à quoi ?

Une dentition de chocolatier .  Même si je ne suis pas d’accord avec l’usage du fluor. Certaines études en Angleterre ont prouvé que la présence de fluor dans les eaux potables des villes augmentaient la présence de problème thyroïdiens et autres. De  mémoire, obésité et dépression. Dommage que je ne retrouve pas l’article.

Les caries : une histoire de carences ?  Un article très long mais la première partie est vraiment intéressante ! Le dentiste Weston Price se demande dans les années 30 pourquoi sa jeune clientèle a attend de caries. Il parcourt le monde pendant 12 ans à la rencontre différentes population du globe et privilégiant ceux n’ayant pas ou peu de contact avec la nourriture industrielle. « Son constat est édifiant : les populations dont le mode de vie n’a pas été industrialisé jouissent d’une santé dentaire éclatante : dents superbement alignées, arches dentaires parfaitement développées, faciès et corps robustes, respirant la santé, en dépit d’une pratique du brossage inexistante, et de l’absence de dentiste au sein de ces communautés. » 

Chant du folklore russe.

Je ne sais pas si c’est le fait de rattraper mon retard dans la série Vikings et du coup de baigner dans le monde des Hommes du Nord, mais je n’arrête pas d’avoir cette musique en tête actuellement. Une musique qui me touche énormément. Il y a deux ans, j’avais lu des biographies d’Henri Troyat sur les tsar et tsarine russes. J’ai eu le sentiment d’entrapercevoir « l’esprit russe », à la fois brutal et grandiose. Pierre le Grand, pour fonder sa capitale Saint Petersbourg fit venir des serfs. Des milliers moururent pour la construction de son projet. Et Pierre le Grand s’en fichait. Pourtant, il était capable de traverser une maison en feu pour en sauver ses pauvres habitants. Le « tsar » était presque vu comme un père tout-puissant par son peuple.

Je retrouve cet esprit russe dans cette musique et ces paroles : à la fois simple et magnifique, tragique et mystique. J’y retrouve aussi ma sensibilité païenne, malgré quelques phrases chrétiennes.

Voici la traduction des paroles de l’anglais au français (je m’excuse à l’avance pour mes erreurs) :

Au-delà de la rivière calme et du bosquet de bouleaux,
La première fleur du printemps explose en floraison,
Et je fais simplement un vœu
Et après m’avoir croisé (s’être concentrée ?) ; je regarderai vers l’Est,
Le ciel se décolorera en aube écarlate,
Et le soleil éternel se lèvera sur le monde

Et un oiseau blanc survolera la terre,
Et apportera le pardon de Dieu des cieux (x2)

Et quelque chose de grand se fera connaître à mon coeur
Jusqu’à ce que l’impossible le devienne dans ma vie,

Et cela deviendra paisible et doux comme dans mon enfance,
Quand ma mère me prenait dans ses bras (x2)

Une prière solennelle coulera avec des larmes,
La tristesse sera remplie de l’amour du Christ
Et à ce moment mon âme touchera
Le grand univers avec le nom de Russie.

Je remplacerai bien « le pardon de Dieu » par « la bénédiction de nos dieux », l’oiseau blanc par un corbeau et « l’amour du Christ » par « l’amour de l’Univers » ou « de la Déesse ». J’ai envie de reprendre le texte avec mes mots. Je vais y penser 🙂 .