Mahō Tsukai no Yome

Mahō Tsukai no Yome ou  The Ancient’s Magus Bride

C’est un manga découvert par hasard d’abord en tant  que série animée, puis en version livre.

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J’ai été attirée par cette image. Un crâne animal surmonté de cornes de bouc ! Une représentation satanique ? Et pourtant malgré l’obscurité et les ronces, on y voit lumière, magie et douceur d’un regard.

Histoire :  Chise Hatori a 15 ans. Elle n’a ni famille, ni talent particulier, ni aucun espoir dans la vie. Un jour, elle est vendue à un sorcier, un non-humain dont l’existence remonte à la nuit des temps… Il la prend sous son aile pour faire d’elle sa disciple et lui annonce qu’à terme, elle deviendra son épouse. Alors, les aiguilles qui semblaient à tout jamais figées dans son cœur se mettent à tourner de nouveau, petit à petit…

J’adore le graphisme . Dans l’animé, avec les couleurs, les paysages de la campagne anglaise sont magnifiques.

J’ai été agréablement surprise par les connaissances des mythes et légendes du folklore européen de l’auteur. Et sa manière de représenter les fées et autres membres du Petit Peuple me plaît énormément. A la fois beaux et dérangeants. Manière intéressante de montrer qu’ils ne sont pas nos ennemis, mais également pas nos amis pour autant. Certains aiment les  humaines, d’autres non. Ils ont leur propre perception/conception du monde et il n’est pas bon de les vexer.

J’ai été surprise d’y retrouver des références païennes telle que Yule.

Egalement, lorsque l’auteur  fait également une différence entre sorcellerie et magie.  « les mages emploient la science. Ils étudient les lois du monde et les réécrivent avec leur magie pour obtenir des résultats. »  /   » Les sorciers emploient une autre force, celle des fées ou des esprit, pour perturber les lois du monde et produire des miracles. […] Mais comme elles reposent sur le pouvoir d’autres êtres, elle est dangereuse. Si on essaie de manipuler une force qu’on ne contrôle pas, » il peut y avoir de grave conséquences.  Je trouve cette différentiation intéressante.

Au-delà d’une simple re visitation du thème de la Belle et la Bête, il y a une réflexion sur l’acceptation de l’autre, de notre passé. Sur qui nous sommes et ce qui fait de nous des êtres humains.  Il y a à la fois du lumineux et du sombre dans cette histoire, mais loin de la vision manichéenne du bien et du mal.  Je conseille cette série à tous les païens amateurs de manga.

 

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Entretien : Nettoyer un bijou

Il y a peu, j’ai recollé une pierre polie qui s’était détachée d’un pendentif en argent. Si comme moi, vous avez des doigts de trolls et la délicatesse tactile d’un tsunami, vous connaissez le problème. J’ai mis un peu de colle sur la pierre, ce qui n’était pas joli. Et quand on aime les pierres, on n’a pas envie de les maltraiter.

Il me fallait de nouveau un abrasif doux comme le Blanc de Meudon (déjà utilisé  ici : Entretien : Poudre à récurer   et là Soin / Beauté : mon dentifrice minimaliste  ).

Ce qui est bien, c’est que le Blanc de Meudon est aussi bon pour nettoyer l’inox, le cuivre, l’étain et l’argenterie. Je confirme ! Mon pendentif avait noirci et après ce nettoyage (à part quelques traces incrustée, il est redevenu clair et brillant.

Matériel : 

  • un petit pot
  • une vieille brosse à dent
  • un tablier ( mon tee-shirt noir s’est retrouvé constellé de micro éclaboussures blanches )

Ingrédients :

  • de l’eau
  • Blanc de Meudon

Préparation :

Vous pouvez mélanger de l’eau et du Blanc pour faire une sorte de pâte. Moi, j’ai fait au plus simple, comme pour mon dentifrice. Un peu de poudre de Blanc dans le pot. J’ai humidifié ma brosse à  dent que j’ai trempé dans le pot, puis j’ai frotté. Après, il n’y a plus qu’à rincer et sécher le bijou . Ne pas hésiter à le refaire plusieurs fois jusqu’au résultat voulu 🙂 .

Février, se purifier

Il me semble que c’est la première année où j’ai réellement compris/ressenti le besoin de me purifier. J’en comprends l’importance dans le cycle annuel et dans la symbolique. Cette année, il s’y rajoute vraiment la dimension personnelle. Comme si dans tout mon cheminement personnel où j’ai pas mal élagué de mon passé, de mes souvenirs, de mes relations, de mon comportement, j’arrivais à la fin d’un cycle. Et qu’il était temps que je me débarrasse du dernier ressort qui m’empêche d’avancer dans mon histoire personnelle. Et du coup dans mon développement spirituel. Puisque tout est lié.

Je n’ai pas fêter Imbolc. Je ne me sentais pas connectée au temps sacré. Ou bien ce n’était pas encore le moment pour moi. Des discussions passionnantes, enrichissantes et jamais achevées, comme toujours avec mon cher W. Du tâtonnement, des avancées ou des retours en arrière. Par exemple, en ce moment, j’éprouve de nouveau une certaine lassitude à ce que je lis chez certains païens.  Là où je devrais apprendre de leur lâcher prise, de leur recul et de leurs sagesses ;  je n’y vois que brassages d’air, vanités intellectuelles et puérilités. Je me retrouve dans la fâcheuse position de « celle qui pense assez savoir pour juger » . Alors qu’au fond je ne sais rien. Je connais juste un peu l’humain.  Je me sens usée par tous ces beaux discours, belles phrases qui sonnent désormais creux dans mon cœur et mon esprit. Car souvent la personne qui l’écrit ne l’a elle-même pas compris. J’ai l’impression de voir parfois certaines situations avec une telle lucidité : fausseté et futures trahisons à venir; que je me dis que ce n’est pas possible. Je dois me tromper. Comment, moi, pourrais-je deviner de telles choses alors que ce qui apparaît à mes yeux n’est que le sommet de l’iceberg ? Je me suis trompée parfois. A m’excuser de ma mauvaise langue. J’aimerais que cela m’arrive plus souvent. Car finalement, les êtres humains sont si prévisibles …. Ils parlent : savoir, pouvoir, bien agir et ne voient même pas qu’ils font eux-mêmes ce qu’ils fustigent chez les autres. J’en reviens à me faire peur moi-même. Si tout le monde le fait, alors moi aussi ! Où ai-je bien donc failli ? Où est-ce que je me trompe ? Où est-ce que je parle avec « raison » sans moi-même appliquer la leçon ?

Je ressens également le besoin de me purifier de tout ceci. De me détacher de ses pensées, de ne plus m’occuper des attitudes d’autrui, de leurs incohérences et de leur manque de savoir-être …..

J’ai lu chez un druide qu’Imbolc était la purification par l’eau et Belteine par le feu. J’ai lu chez un autre que nous purifions le corps et le monde physique par l’eau à Imbolc, l’âme par l’air et le vent à Ostara et l’esprit par le feu à Belteine.

Je pense qu’il y a une part de vrai chez chacun de ces druides. Sans que je sois autant aussi catégorique. Puisque tout est lié. J’ai purifié il y a quelques jours mon foyer en ajoutant une attention, tout simplement en faisant mon ménage. Le lendemain, je faisais un petit rituel de purification de mon logement et moi-même avec encens (storax, oliban, mélange de romarin, sauge et lavande séchée) et ma cloche (les vibrations sonnantes de la cloche brisent les mauvaises énergies et chassent si nécessaire les mauvaises entités). J’ai fini par  me passer de l’eau sur le visage, les mains et les pieds.

Mais je le sens, ce n’est pas encore suffisant. Il y a deux ans, avec une ancienne amie, nous avions fait une célébration simple et très belle, la nuit au bord de la rivière. Le ciel étoilé et une belle lune brillante.  Nous avions déposé sur de petites plaques de liège une bougie, une offrande….J’y avais rajouter un texte personnel nécessaire à ce dont je devais me purifier/libérer à l’époque. Nous les avons remises à la rivière. J’ai baigné mes mains et mon visage. Puis nous sommes retournés au sein du cercle finir la célébration. Je me rappelle avoir lu que si nous apercevons le petit peuple, ce ne sera jamais directement de face mais du coin de l’œil. Comme une ombre fugitive aussitôt disparu. Ce soir là, du coin de l’œil, j’aperçus dépassant les arbres de la rives d’en face la silhouette noire d’un géant quittant les lieux. Et j’ai repensé à une légende sur un chevalier qui rencontrait un géant noir, maître des animaux de la forêt. Peut-être le fruit de mon imagination, que mon cerveau a fini d’interpréter. J’ai eu le sentiment qu’il était venu nous observer et reparti une fois la cérémonie terminée. Peut-être attiré par nos chants ? Moi, la peureuse, cette fois-ci, je n’ai pas eu peur. Juste bien à la place qui m’était donnée.  J’étais ressortie plus légère, avec une nouvelle énergie.

On m’avait dit (qui exactement, je ne sais plus) qu’Imbolc était la fête de la Déesse.  J’ai lu par-ci, par-là, que la Déesse retrouvait son état originel de vierge après l’accouchement du Dieu-Soleil. J’ai lu que dans pas mal de culture (ne serait-ce que les chrétiens au Moyen-Âge ou en Inde encore aujourd’hui), que la femme était considérée impure après son accouchement et devait rester à l’écart de tous et des lieux sacrés pendant un certains laps de temps. Avant de se purifier.  Imbolc est le temps de la purification. Pour retrouver un état premier ? N’est-ce pas une mauvaise interprétation ? Un moyen supplémentaire de rabaisser la femme et de l’écarter ?

Le mythe irlandais de la naissance d’Oengus évoque sa mère Boand qui veut se purifier. « Pour réparer sa relation coupable, elle se baigne dans l’eau lustrale et mortelle de la source Segais, demeure de Nechtan, dans laquelle elle perd un bras, une jambe et un œil. Dans sa fuite vers l’océan elle devient la rivière Boyne. Georges Dumézil a indentifié un mythe cosmogonique de libération des eaux dans l’histoire de Boann. La mort de Boann engendre les eaux cosmiques qui irriguent tous les mondes connus. Elle réunit plusieurs traits caractéristiques de l’Aurore indo-européenne, dispensatrice de prospérité et libératrice des eaux. » Boann (ou Boand) – Wikipédia 

Vraiment ? Relation coupable ? Réparer ? Personnellement, je pense que le texte a été réécrit par des chrétiens qui une fois de plus ne comprenaient pas tout et réinterprétaient à leur sauce.  Qui plus est si Boand (ou toute autre déesse ) souhaite retrouver son état originel de « virginité », redeviendrait-elle exactement la même ?

Le philosophe Héraclite disait : « On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve ».  L’eau qui s’écoule n’est jamais la même et nous même changeons, évoluons.  Une Déesse qui reviendrait à son statut d’avant, ne serait-ce pas faire disparaître l’enfant qu’elle a eu ? Alors qu’il fait partie de son évolution ? Femme/Déesse, elle n’est plus enceinte. Son corps petit à petit redevient celui d’une femme non-enceinte (et ce n’est pas une histoire de kilos, mais d’organes qui reprennent leurs places, de cycles menstruels qui recommencent, …) Pourtant elle reste mère. La Déesse ne se purifie-t-elle pas simplement d’un état qui n’est plus ? Pour pouvoir retourner dans le cycle ? N’en-est-il pas de même pour les femmes après un accouchement ? Boand s’est transformée en rivière de la Boyne comme punition ? Ou bien parce qu’elle se devait de retourner à son rôle de déesse pourvoyeuse de bienfaits, libératrice des eaux ? Après le gel de l’hiver, la fondue de la neige ne doit-elle pas s’effectuer ?

Une fois de plus, je me retrouve à mélanger des pensées dans cet article. Même si c’est un point de vue très personnel, j’espère qu’il restera lisible et compréhensible malgré tout.

Soin / Beauté : mon dentifrice minimaliste

Cela fait 8/9 mois que j’utilise cette recette et j’attendais d’avoir ma visite annuelle chez le dentiste pour en faire le bilan. Résultat : nickel ! Pas de nouvelles caries, pas de détartrage nécessaire

Matériel :

  • un petit pot en verre et une étiquette
  • une cuillère
  • alcool à 70 ou 90 °
  • une lingette en tissu propre

Ingrédients :

  • du blanc de Meudon (ou blanc d’Espagne) => poudre abrasive douce qui ne raye pas l’émail
  • huile essentielle (HE) de citron => antiseptique, antibactérienne, antivirale                           ou huile essentielle de menthe poivrée (je n’aime pas le goût) =>antiseptique, antibactérienne, antivirale, fongicide, vermicide

Attention ! Les huiles essentielles ne peuvent être utilisées chez les femmes enceintes et les jeunes enfants. Demander conseil à un aromathérapeute. 

Préparation :

  • Désinfecter le pot et la cuillère avec la lingette imprégnée d’alccol
  • Remplir votre pot en verre de blanc de Meudon et verser une à trois gouttes de HE de citron sur le couvercle de votre pot.

=> Pourquoi une à trois gouttes ? Cela dépend de la grosseur de votre pot. J’utilise un vieux pot d’œufs de lompe (ou de lump). J’en mets 3 gouttes.

=> Pourquoi verser l’huile essentielle sur le couvercle ? Si vous la versez directement dans le blanc de Meudon, cela va faire des petits paquets et cela ne va  pas bien se répartir.

Personnellement, je le fais en plusieurs fois. Je remplis 1/3 du pot, met une goutte sur le couvercle. Je ferme et je secoue. Puis je recommence deux fois. Je trouve que cela permet une meilleure répartition. Depuis que je fais ça, je sens que l’HE  de citron reste plus longtemps.

Utilisation  : 

Humidifiez votre brosse à dent. J’ai lu que certains trempaient directement leur brosse à dent dans la poudre. Sauf que la présence d’eau dans le pot de dentifrice peut permettre la présence de bactérie. Même si l’HE est antibactérienne, je préfère limiter les dégâts. Du coup, j’utilise une petite cuillère. J’en met un peu sur le bout de la cuillère et je dépose sur ma brosse à dent.

Au début, c’est un peu étrange. Mais la poudre devient rapidement liquide avec l’eau et notre salive.  Justement la salive est naturellement antibactérienne et régule le PH de notre bouche. J’ai même lu des gens à qui leur dentiste leur avait dit que les dentifrices industriels ne servaient à rien et que cela suffisait de simplement se laver les dents avec une brosse et de l’eau (mais plus de 3 fois par jour).

Pour en savoir plus sur nos dents …

La salive, ça sert à quoi ?

Une dentition de chocolatier .  Même si je ne suis pas d’accord avec l’usage du fluor. Certaines études en Angleterre ont prouvé que la présence de fluor dans les eaux potables des villes augmentaient la présence de problème thyroïdiens et autres. De  mémoire, obésité et dépression. Dommage que je ne retrouve pas l’article.

Les caries : une histoire de carences ?  Un article très long mais la première partie est vraiment intéressante ! Le dentiste Weston Price se demande dans les années 30 pourquoi sa jeune clientèle a attend de caries. Il parcourt le monde pendant 12 ans à la rencontre différentes population du globe et privilégiant ceux n’ayant pas ou peu de contact avec la nourriture industrielle. « Son constat est édifiant : les populations dont le mode de vie n’a pas été industrialisé jouissent d’une santé dentaire éclatante : dents superbement alignées, arches dentaires parfaitement développées, faciès et corps robustes, respirant la santé, en dépit d’une pratique du brossage inexistante, et de l’absence de dentiste au sein de ces communautés. » 

Chant du folklore russe.

Je ne sais pas si c’est le fête de rattraper mon retard dans la série Vikings et du coup de baigner dans le monde des Hommes du Nord, mais je n’arrête pas d’avoir cette musique en tête actuellement. Une musique qui me touche énormément.  Il y a deux ans, j’avais lu des biographies d’Henri Troyat sur les tsar et tsarine russes.  J’ai eu le sentiment d’entrapercevoir  « l’esprit russe », à la fois brutal et grandiose. Pierre le Grand, pour fonder sa capitale Saint Petersbourg fit venir des serfs. Des milliers moururent pour la construction de son projet. Et Pierre le Grand s’en fichait. Pourtant, il était capable de traverser une maison en feu pour en sauver ses pauvres habitants.  Le « tsar » était presque vu comme un père tout-puissant par son peuple.

Je retrouve cet esprit russe dans cette musique et ces paroles : à la fois simple et magnifique, tragique et mystique.  J’y retrouve aussi ma sensibilité païenne, malgré quelques phrases chrétiennes.

Voici la traduction des paroles de l’anglais au français (je m’excuse à l’avance pour mes erreurs) :

Au-delà de la rivière calme et du bosquet de bouleaux,
La première fleur du printemps explose en floraison,
Et je fais simplement un vœu
Et après m’avoir croisé (s’être concentrée ?) ; je regarderai vers l’Est,
Le ciel se décolorera en aube écarlate,
Et le soleil éternel se lèvera sur le monde

Et un oiseau blanc survolera la terre,
Et apportera le pardon de Dieu des cieux (x2)

Et quelque chose de grand se fera connaître à mon coeur
Jusqu’à ce que l’impossible le devienne dans ma vie,

Et cela deviendra paisible et doux comme dans mon enfance,
Quand ma mère me prenait dans ses bras (x2)

Une prière solennelle coulera avec des larmes,
La tristesse sera remplie de l’amour du Christ
Et à ce moment mon âme touchera
Le grand univers avec le nom de Russie.

Je remplacerai bien « le pardon de Dieu » par « la bénédiction de nos dieux », l’oiseau blanc par un corbeau et « l’amour du Christ » par « l’amour de l’Univers » ou « de la Déesse ». J’ai envie de reprendre le texte avec mes mots. Je vais y penser 🙂 .

 

Commerce : les chaussettes de l’Archiduchesse

Les chaussettes de l’archiduchesse sont-elles sèches archi-sèches ? 😉

Le monde de la mode est un vrai problème de pollution chimique et d’éthique dans le monde professionnel qui mériterait bien des articles.  Mon action est encore très limitée dans ce domaine. Toutefois, j’ai commencé par les chaussettes. Pourquoi j’ai choisi cette marque de chaussettes solides, douces et agréables à porter ? Une fabrication 100% française avec du coton certifié Oéko-tex (label certifiant l’absence de substance nocive) et des couleurs vraiment sympas à porter.

Archiduchesse

Archiduchesse 001

Et puis leur logo de pirate en chaussettes m’amuse beaucoup 🙂 .

Entretien : fabriquer sa propre lessive

Après avoir testé deux recettes, dont celle proposée par Christelle sur le blog de Taktik-éco , je m’en suis inspirée pour créer la mienne  qui me convient complètement. Cela fait près d’un an que je l’utilise.

Attention :  

=> ne prévoyait pas de fabriquer votre lessive pour un usage le jour même. Cela prend un minimum de temps à faire, comme râper son savon. Et il faut, de plus, attendre qu’elle ait refroidie pour s’en servir.   

=> prenait du vrai de savon de Marseille, comme Marius Fabre. « Composé uniquement à base d’huiles végétales, ce savon ne contient ni parfum, ni colorant, ni conservateur. Sa composition naturelle fait de lui un produit très écologique » (Taktik-éco). Il y a naturellement  toujours la présence d’un peu de glycérine dans ces savons. Ne jamais prendre un savon où, au contraire, elle a été rajoutée. Sinon la lessive aura tendance à durcir et à laisser un dépôt sur les tissus.

 

 

Matériel : 

  • une grande casserole (au moins 2,5 L)
  • une balance
  • une spatule ou une cuillère en bois
  • un bidon de 5 litres (j’utilise un bidon de vinaigre blanc vide)
  • un entonnoir

Ingrédient :

  • 200 g de savon de Marseille râpé (je prends le vert de Marius Fabre)
  • 200 g de cristaux de soude

 

Recette :

  1. Remplir la casserole d’eau et la mettre  à bouillir . Pour gagner du temps, je mets d’abord l’eau à bouillir avec ma bouilloire électrique. De plus, il est attesté qu’on utilise moins d’énergie en la faisant bouillir une bouilloire électrique qu’en utilisant le gaz.
  2. Verser petit à petit le savon en remuant avec la spatule en bois. Si vous versez  tout d’un coup, vous risquez d’avoir un gros amas de savon qui sera difficile à faire fondre.
  3. Une fois que tout le savon est fondu, faire de même avec les cristaux de soude.
  4. Quand tout est fondu, laisser le liquide refroidir.
  5. Quand le liquide aura refroidi, il se sera épaissi.  Le mélanger à nouveau et le  verser dans le bidon de 5 litres et le compléter avec de l’eau. Secouer pour mélanger.
  6.  Les premiers jours , il faudra régulièrement secouer le bidon pour que le mélange reste homogène et ne se solidifie pas.

Pour plus de facilité, je verse ma lessive du bidon de 5 litres à un bidon de 2 litres avec un bouchon doseur. Moins lourd et plus facile à manipuler.

En pratique :

  • Pour une lessive de 5 kg, je verse deux bouchons . Soit environ 140 ml.
  • Je remplace l’adoucissant, par du vinaigre blanc. Il est recommandé de verser 100 ml de vinaigre blanc dans le bac d’adoucissant. Souvent je n’en verse que 50 ml et je trouve cela suffisant. Par contre j’en verse 100 ml , voir un peu plus dès qu’il s’agit de laver des serviettes de bains. Sinon, elles deviennent rêches.  De plus, le vinaigre blanc permet de détartrer la machine à laver. De temps en temps, je lance une lessive à vide avec 500 ml de vinaigre blanc et un programme à 90°c. Ce qui permet de supprimer les mauvaises odeurs et de détartrer la machine en profondeur.
  • Je mets deux cuillères à soupes de bicarbonate de soude dans le tambour. Le bicarbonate a également une action adoucissante et augmente le pouvoir lavant de la lessive.
  • Je rajoute une à deux cuillères à soupe de percarbonate de soude pour sa fonction de détachant et de blanchissant. Il permet au linge blanc de ne pas griser. Attention ! Il n’est efficace qu’à partir de 40 °c.
  • Quand j’ai une tâche de gras sur un vêtement, j’humidifie le tissu et je frotte au savon de Marseille puis je le mets dans la machine sans rincer. Cela a toujours bien marché jusqu’ici.
  • Bien entendu, d’un point de vue écologique, remplissez au mieux votre tambour et privilégier les programmes basses températures, afin d’utiliser le moins d’énergie possible. Dans mon cas, 40 °c car je mets toujours le cycle  » « coton » et pour l’efficacité du percarbonate. Privilégier le séchage à l’air libre.

essive2.jpglessive

 

Pour débuter : si vous êtes comme moi à mettre beaucoup du temps à mettre des changement en place, faites un pas après l’autre. Commencer déjà par remplacer votre adoucissant. Puis rajouter le bicarbonate, le percarbonate en diminuant vos doses de lessives industrielles. Enfin, faites la recette de lessive qui vous parle le plus.  Petit à petit, cela deviendra une habitude et vous ne vous poserez même plus de questions 🙂 .

Le temps sacré

Je cours toujours après le temps.

Cependant, il m’arrive parfois de laisser le temps au temps…

Il y a des instants, pourtant éphémères, mais si riches, qu’ils semblent rattacher à l’éternité ….

Le temps du rituel est sacré . Néanmoins, est-il si différent de mon temps quotidien ?

Le temps m’interroge, m’intrigue. J’ai souvent le sentiment de tenter d’attraper un temps qui n’est déjà plus. Le temps semble même s’accélérer et la société nous impose des contraintes de temps à respecter. Au point, que simplement me poser pour lire ou admirer la quiétude du paysage me fait culpabiliser. Et pourtant, cela m’est vital pour mon équilibre et donner du sens.

Me connecter aussi, au divin qui m’entoure. Habituée à me presser, il m’est difficile de le réaliser. Les seuls moments, où je le réalise réellement, est lorsque je me promène dans la nature et que je fais de longues pauses contemplatives. Néanmoins, même cela m’est difficile.

Et pourtant …..

« Désireux de rentrer en possession de ses biens, Oengus expulse Elcmar du Brug, sa résidence de la Boyne, par ruse et jeu verbal : il y entre à Samain, en armes alors que c’est un jour de paix entre les hommes d’Irlandes, et menace Elcmar en exigeant la place et la royauté pour « un jour et une nuit ». Mais comme « c’est en jours et en nuits que le monde se passe », la prise de possession est perpétuelle. Le récit se retrouve notamment dans le Livre de Leinster (De Gabail in tSida) mais aux dépens du Dagda qui est expulsé par le même jeu verbal : « La nuit et le jour sont la durée du monde entier ». 
 (Dictionnaire de la Mythologie et de la Religion Celtiques de Philippe Jouët,  dans le texte consacrée à Oengus)

Une nuit et un jour, symbole de la vie et de la « perpétuité » du monde. C’est un concept que je ne suis pas encore sûre de comprendre. En même temps, c’est comme si quelque soit la nuit, quelque soit le jour qui le suit, le temps ne variait pas. Comme si tout était gommé,  les saisons, les célébrations à des dates particulières ….

« L’Autre Monde est non seulement « ailleurs », hors de la dimension spatiale de notre monde, il est aussi en dehors de sa dimension temporelle : en dehors du temps, dans une éternité instantanée puisqu’elle n’a pas de durée … De fait, toutes ses évocations le disent habité par des individus inamoviblement jeunes – un des ses noms irlandais est Tir na nOg, « le Pays de ceux qui sont Jeunes » -, car sa non-durée induit que l’on n’y vieillit pas et qu' »on n’y perçoit par le passage du temps ».
(Mythologie du Monde Celte, Claude Sterckx)

Après lecture de cet extrait, je comprends que le texte qui évoque Oengus concernerait uniquement l’Autre Monde. Le Monde où réside les divinités.

J’avais lu que lorsque nous ritualisons, si c’est bien effectué, nous ouvrons une porte vers l’Autre Monde et nous connectons au « temps » et à l’espace des Dieux. Passage du Divin dans notre dimension. Les quelques cérémonies où j’ai pu participer, j’ai en effet pu ressentir énormément de choses. Comme une ouverture … de mon moi intérieur vers l’infini.  Une connexion vers  une (ou des) présence(s).  Le temps, cependant, ne s’est pas arrêté, mais fut d’une grande intensité.   Plutôt qu’un passage vers l’Autre Monde, ce qui voudrait dire que les Dieux sont totalement en dehors de notre dimension, je le vois plus comme la création d’un point de connexion entre nous pour faciliter la communication.

Il y a quelques temps, j’évoquais ces notions de temps sacré avec W. Les différents calendriers connu dans le monde païen. Ceux qui collent à l’année civile ( 2 février = Imbolc, 1er août = Lughnasad, etc…). Mais le calendrier civile  est une vision du temps qui a été remaniée pendant des siècles . C’est un calendrier « actuel  » qui ne colle pas forcément à la conception ancienne des dates et du temps.  J’ai vu le calendrier d’une clairière druidique qui faisait en fonction de la date civile et de la pleine lune la plus proche pour fixer la date de ces célébrations. Je connais un collège druidique dont un des druides a énormément travailler sur le calendrier de Coligny (le seul calendrier fait par des druides de l’Antiquité, connu à ce jour). Quand on s’y penche, c’est passionnant. Néanmoins, on y trouve beaucoup de fêtes pour combler les vides, qui sont inspirées de l’Hindouisme.  Au début, j’y opposais un véto. Ok, il y a des similitudes. Cependant, les Celtes ne sont pas les hindous. Etc. En m’y intéressant un peu plus, au vu des similitudes dans certains mythes, je me suis dit pourquoi pas. Il y a une certaine cohérence dans toutes ces fêtes et font sens. Et certaines me parlent énormément.

J’expliquais également à W, que selon moi, on voulait trop se fixer sur des dates alors que certaines fêtes concernent plus des périodes au final et que je le ressens comme tel.  Comme la renaissance du Soleil. Yule pour les Asatrù.  Les 12 jours ( Joyeux Noël (et les 12 jours ?) ). Le solstice d’hiver pour un néophyte.  Pourtant, astronomiquement, le solstice d’hiver n’est pas qu’une histoire de nuit la plus longue et jour le plus court de l’année !

« Le solstice d’hiver correspond à l’instant où la longitude apparente géocentrique du Soleil est égale à 270° », précise l’IMCCE. Traduction : au moment du solstice d’hiver, la position de la Terre par rapport au Soleil va atteindre son inclinaison maximum, avec, encore une fois, un ensoleillement rasant du côté de l’hémisphère nord. » =>  Solstice d’hiver : découvrez les secrets de notre entrée dans l’hiver ! (L’Internaute)

Malgré toutes les qualités d’astronomes attribués dans les récits aux druides, j’ai quand même peu de doute sur leur capacité de calculer l’heure de cette inclinaison à 270 °. Et je trouve vraiment qu’il y a une magie dans l’air durant cette période. Pour citer d’autres périodes sacrées, Lughnassad dans les temps celtiques duraient 15 jours. J’ignore s’il y avait des cérémonies sacrées tous les jours, mais les peuples se rassemblaient à l’occasion pour des foires, des marchés, pour régler des affaires politiques et autres. Le Roi devait prouver sa capacité à régner en redistribuant les richesses. On y effectuait également des jeux funèbres en mémoires du sacrifice de Tailtiù.

Parlant de toutes ces périodes, W. me parle du calendrier des paysans sur ses terres. Ainsi, pour eux, ce n’est pas l’équinoxe de printemps qui compte, mais la lune de mars. La lune prend ici le sens de lunaison (de la nouvelle lune  à la nouvelle lune suivante). La lunaison de mars, faisant fi de notre calendrier civil, peut très bien démarrer fin février ou finir début avril. Ce qui compte c’est qu’elle comprend l’équinoxe du printemps.  Or, ce que W observe tous les ans, c’est à cette lunaison que la montée se sève commence et que tous les arbres de la famille des Prunus se réveillent. Les abricotiers vont même jusqu’à fleurir. Or, à la Pleine Lune de la lunaison de Mars, le froid tombe au risque de geler les bourgeons naissants. Et de détruire la future récolte à venir.  Au contraire à la Nouvelle Lune, les paysans se sentent  à l’abri.  « Même s’il y a un décalage dans le calendrier, cela a toujours été vérifié » m’a précisé W.

La lunaison suivante est appelée « Lune Rousse ». Même si elle est moins conséquente que celle de Mars sur les plantes, elle peut briser les jeunes pousses et les griller, leur donnant cette couleur rousse.   Ce qui correspond à peu près au moment des Saints de Glace.

De fil en aiguille, W. me reparler d’un site qu’il voudrait me montrer. Et je dois dire qu’avec ses talents de conteur, il m’en a donné vraiment envie !

L’oppidum de Sainte-Luce dans la Drôme. Site gaulois, récupéré par les Romains et qui était déjà occupé avant l’Âge de Fer. Un monastère s’y est même installée des siècles après.  A cet oppidum a été creusé dans la paroi un occulus d’environ 1,50 m de diamètre. C’est une trouée pas particulièrement impressionnante, creusée par la main de l’homme dans le roc. Au cours de l’année, le soleil le touche sans plus. Juste en contrebas se trouve un petit vallon avec une ferme. Du 1er décembre au 1er janvier, ce vallon ne reçoit aucune lumière. (Bigre ! Je ne sais pas comment ses habitants font !)

Pourtant, du 13 décembre au 25 décembre, une personne de ce vallon peut voir que le soleil se lève au centre de l’occulus et sa lumière donne sur une source du vallon. Soit plusieurs km en contrebas … Puis la le soleil dépasse la montagne pour éclairer la vallée encore plus basse ….. Wow ! Mais comment ont-ils fait ?!

Pour l’anecdote, le 13 décembre est le jour de Sainte Lucie. Lucie du latin lux, la lumière. Cela se déroule à l’oppidum de Sainte Luce.  Et, en plus de la signification de son nom, je me demandais pourquoi Sainte Lucie était associée à une fête des Lumières, célébrée en Scandinavie. Car à l’origine, Sainte Lucie est de Syracuse en Sicile Et bien, j’ai découvert ceci : « Fait surprenant, le rallongement des jours a en fait commencé depuis le 13 décembre, jour de la Sainte-Lucie : à partir de ce jour-là, le soleil s’est mis à se coucher de plus en plus tard. Un dicton imagé existe d’ailleurs, qui dit « à la Sainte Luce, le jour croit du saut d’une puce ». Il date du 14e siècle, quand l’on se référait encore au calendrier Julien instauré par Jules César… et dans lequel le solstice d’hiver avait lieu aux alentours du… 13 décembre !  » (Solstice d’hiver, L’Internaute)

Et l’éclairage par  l’occulus à lieu durant ….. 12 jours.

Pour ce qui est du rallongement du jour à compter du 13 décembre, oui mais non. 😛  A compter de cette date, le soleil se couche un peu plus tard. Mais il se lève également un peu plus tard. Donc les jours continuent à raccourcir. Puis la durée d’ensoleillement stagne quelques jours aux alentours du solstice. Enfin, ils rallongent petit à petit. Il est amusant de remarquer, que même si la Sainte Lucie ne correspond plus au solstice d’hiver depuis le passage du calendrier julien au calendrier grégorien, cette date reste quand même attachée à une évolution de la lumière solaire dans notre hémisphère.

Joyeux Noël (et les 12 jours ?)

C’est vrai, j’ai fêté Yule. Mais je continue également à fêter Noël avec ma famille et mes amis.  Cela reste une belle fête de rire et de partage.

Bon raté pour moi cette année, je suis restée chez moi malade. Mais le simple fait de savoir que je suis aimée par ma famille m’a suffi pour passer des moments apaisés, avant de m’effondrer de sommeil. De plus, j’ai eu droit à leurs messages et pensées. Un vrai baume au cœur. Ma mère  sait que je n’ai qu’une envie en ce moment, c’est de me promener en forêt. Sauf que par chez moi, c’est plutôt la garrigue. Elle m’a appelé  en visio alors qu’elle s’y promenait sous un beau soleil, pour me faire partager la forêt ❤ . Son attention m’a beaucoup touchée et d’en reparler, j’en ai déjà le sourire.

Et puis, soit je perds la boule, soit cette nuit j’ai été visité par un petit farceur 😀 . Sur la porte de ma chambre, j’ai attaché une branche de résineux que j’avais depuis des années. Je l’ai entouré d’une guirlande sur laquelle j’avais enfilé des décorations.  Et comme pour un pendentif sur une chaîne, j’ai bien fait attention au sens dans lequel je les ai mises pour qu’elles soient visibles comme il faut. Quelle ne fut pas ma surprise ce matin de voir que l’étoile en bois était inversée, laissant apparaître sa face avec les écorces (j’avais choisi la face sans écorce). Mais surtout, elle n’était pas simplement retournée. Elle avait été enlevée puis remise sur la guirlande qui avait aussi bougé ! Soient mes félins sont devenus magiciens, soit le Lutin de Noël a voulu me faire une petite blague 🙂 .

J’aime vraiment cette période et je repensais aux « 12 jours » . C’est une expression croisée de temps en temps sur le net, que j’ai lu sans jamais vraiment chercher à comprendre. De mémoire, j’en ai surtout entendu parler par les pratiquants de l’Asatrù. Je ne sais pas exactement quand débute cette période des 12 jours. Je l’ai intégré comme une période où la magie est plus présente, où certains Dieux et Déesses peuvent se rendre dans notre monde.  Une période où la moindre petite flamme de bougie est plus puissante qu’elle en a l’air.  Il faudrait que je m’y plonge un peu plus.

« Douze jours : Période bien attestée dans le monde indo-européen ancien (Inde, Anatolie, Grèce, monde germanique) et le folklore du XIX ème siècle (cycle des Douze Jours). […]

Les Douze jours représentent la différence entre les douze mois lunaires et l’année solaire. Plusieurs auteurs on rejeté cette interprétation. […] selon M.P. Nilsson, le mois commençant avec la nouvelle lune, l’intercalation annuelle était impraticable. C’est ce qui explique les flottements observés dans la place des douze jours, comme d’ailleurs les diverses intercalations nécessaires à l’établissement des d’un calendrier. Mais mythe et rituel peuvent conserver la trace d’un comput plus ancien, abandonné dans la pratique pour des raisons de calcul. Or, de nombreux faits montrent que les Douze jours sont une donnée très ancienne. L’homologie entre les principaux cycles temporels a fait de ces jours, dans le rituel indien qui porte leur nom, dvadasaha (il y a des accents que je ne sais mettre avec mon clavier)  l' »image » des douze mois de l’année. […] Le parallèle homérique des douze jours d’absence de Zeus et des dieux (les diurnes) renforce la conception : les Douze Jours on été conservés par la tradition , comme élément mythique et rituel, ainsi que par le folklore.  

Les Douze Jours sont la période par excellence des dons royaux et des jeux de paroles destinées à renouveler l’année. En Irlande le cygne, sans doute image du soleil renaissant post-solsticial, était dit « fille des douze nuits ». Cette symbolique se retrouve dans le récit des Eachtra Airt :  la victoire de l’oiseau à une patte sur celui qui en a douze représente le triomphe du soleil sur les Douze Jours. On retrouve dans cette période dans le récit de la Seconde Bataille de Mag Tured : Nuada se tient debout devant Lug durant treize jours que l’on est fondé à interpréter comme les douze plus le solstice d’hiver. Il reconnaît sa primauté temporaire dans un cadre saisonnier au moment précis où la situation des Tuatha commence à se rétablir […] 

Le folklore a conservé les quêtes cérémonielles accompagnées de chants et de jeux de paroles des Douze Jours. […] Selon Grégoire de Rostrenen il s’agit en Bretagne des douze premiers jours du mois de janvier dont la qualité dénote celle des douze mois à voir. Suivant F. Vallée ce sont en haute Cornouaille les six derniers jours de décembre et les six premiers jours de janvier. »  (Dictionnaire de la Mythologie et de la Religion Celtique de Philippe Jouët)  

 

« Douze : Douze est le nombre des divisions spatio-temporelles. Il est le produit des quatre points cardinaux par les trois plans du monde. Il divise le ciel, considéré comme une coupole, en douze secteurs, les douze signes du Zodiaque, qui sont mentionnés dès la plus haute Antiquité. […] La combinaison des deux chiffres 12 x 5 donne naissance aux cycles de 60 ans, où se résolvent les cycles solaires et lunaires. Le douze symbolise dans dans son déroulement cyclique spatio-temporel. […] 

Le nombre douze ne possède pas dans le monde celtique dont les nombres clés sont trois, neuf et vingt-sept, de significatin s’éloignant du symbolisme général. La Table Ronde du roi Arthur comprend elle aussi douze chevaliers.

Douze est en définitive, toujours le nombre d’un accomplissement, d’un cycle achevé. Ainsi dans le Tarot, la lame du Pendu (XII) marque-t-elle la fin d’un cycle involutif, suivi par celle de la Mort (XIII) qu’il faut prendre dans le sens de renaissance. » (Dictionnaire des Symboles, de J. Chevalier et A. Gheerbrant).

 

Je me suis posée  la question si cette période des 12 Jours correspondaient au temps que met réellement le Soleil à agrandir sa course dans notre ciel. Car lorsqu’on prend le temps d’observer la durée d’ensoleillement, nous nous retrouvons avec des durées assez semblables sur plusieurs jours.  Pour vous donner une idée, vous pouvez consulter ce site pour le mois de décembre 2017 : Lever et coucher du soleil.

Cependant, cela ne colle pas tout à fait. D’ailleurs faut-il compter ces 12 jours à compter du Solstice ? D’une autre date ? Reprendre une période donnée dans le premier extrait cité ci-dessus ?

Pour conclure, je vous partage ce que j’ai lu aujourd’hui, sur la page Facebook d’un cercle druidique en Espagne, que j’ai beaucoup aimé : Orden Druida Fintan

« En retard, à cause d’un ennuyeux « grippe » qui m’a laissé hors de combat, je vous explique cette nouvelle étape de l’année où, toujours selon notre tradition, nous célébrons la uerdii.

Les 12 jours de calme qui marquent le cœur de l’hiver et au cours desquels se développent différents rites et pour le retour et l’autonomisation de la lumière et des tuatha dans le monde.

Les festivals ne sont pas des rites ou des cérémonies proprement dites.

Ils marquent des espaces de temps définis au cours desquels des festivals (groupe) peuvent être réalisés au sens extricto ou de simples actes privés qui, bien qu’ils coïncident entre les croyants, n’impliquent pas un festival au sens de la célébration communautaire.

Ils ont pour but de mettre en situation les croyants au moment sacré où ils se traverse, tout en rappelant les fondements religieux qui marquent ces jours-là. Ils permettent également de transmettre ces concepts religieux en perpétuation l’acte social qui générera un folklore spécifique. Ainsi, depuis le début jusqu’à la fin, le festival donne au croyant un cadre général conforme au temps sacré qui se développe pendant ce temps.

Le respect de ces actes sociaux, tant individuels que collectifs (que nous appelons indistinctement comme des festivals) est propre et exclusif de notre tradition.

Nous n’avons pas l’intention de dire qu’ils ont leur origine dans les peuples celtes de l’âge du fer, c’est-à-dire que ces périodes pourraient être observées dans l’Antiquité et que, par conséquent, leur célébration actuelle sera considérée comme une partie de la reconstruction d’une réalité plus ancienne On a essayé, oui, de fonder ces festivals sur des concepts anciens déjà existants, que ce soit dans le folklore celtique ou dans le indoeuropéens.

Les festivals sont établis dans notre calendrier pour tenter de créer dans le croyant actuel un sentiment social conforme au moment de l’année liturgique qui se passe et qui est souvent inconnu ou mal interprété. C’est donc une tentative de générer un néo-folklore qui, à la fois, est cohérent et adapté aux différents moments de l’année et aidera le croyant, dans la compréhension de celui-ci.

Il faut dire que les mêmes sont au sujet de l’étude et qu’ils seront mis en œuvre pour adapter leur dentelle et leur correction en fonction des connaissances que nous possédons. Cela signifie qu’ils peuvent être ouverts à des modifications, des annulations, des annulations ou des déplacements dans l’année si cela est jugé nécessaire.

Aujourd’hui et après la matronoxs, nous commence dans notre tradition la uerdii, une période de 12 jours pendant laquelle nous réfléchissons sur l’éthique et le comportement que tout croyant doit respecter.

Les jours consacrés se composent de 4 Triades :

(nous nous ensuite les 3 premiers jours qui se déroulent au cours des jours 22/23 * 23/24 * 24/25)

1 e triade : « comme nous devons nous comporter ».
1 ème jour
Vertu : hospitalité
Divinité : Matriarches
Danua-Anna-Dana-Danu [la grande mère créatrice céleste]
Bouenda (boucca) [la grande mère chaleur céleste]
Talantio (taltiu) [la grande mère chaleur terrestre]

C’est le jour de l’hospitalité. Nous dans à la maison avec nos mères et notre tribu. C’est ce jour, toute maison celte devrait être un foyer ouvert à tous ceux qui le cherchent. L’hospitalité est l’une des vertus fondamentales du peuple celte. En offrant notre maison, nous offrons notre centre le plus intime, notre réalité fondamentale.
C’est un jour pour être tous ensemble, autour de la table ou du feu de maison, partageant des aliments, des histoires, des sentiments et des sensations. Un jour pour les fraterniser, les hôtes et les hôtes, et être tous un même cercle. Un jour aussi pour honorer nos mères et nos grands-Mères car nous avons tous reçu l’hospitalité parfaite du ventre maternel, nous protégeant, nous protéger et nous protéger.
Nous ferons des offrandes de lait de vache chaude avec du miel, du vin chaud, du pain cuit, des céréales et du sel. À l’exception du sel et des grains, les offrandes sont faites chaudes car cette chaleur représente la chaleur de la vie, la chaleur que nos mères nous transmettent sous forme d’amour, de soin et d’alimentation.

2 ème jour
Vertu : honnêteté (sincérité)
Divinité : Lugus.

Jour consacré à la vérité, vertu capitale pour nous. Jour pour honnêteté et agir avec l’honnêteté due à la vérité dont nous sommes garants. Souvenons-nous de la maxime « avec la vérité face au monde » et défendons la vérité avec résolution en ce jour sacré.

Nous ferons des offrandes d’hydromel et des noix à lugus

3 ème jour
Vertu : générosité
Divinité : Rosmerta
En ce jour, nous allons pratiquer la générosité. Depuis L’Antiquité, cette journée a été remplie de cadeaux pour nos familles et amis. L’Abondance, la plénitude, le bonheur n’arrivent que par la générosité.

Nous sur la nécessité de donner pour pouvoir recevoir. Donner non seulement des cadeaux, mais surtout, donner de la joie, faire chaud. Donner, c’est ouvrir les bras. Embrassons pour être enlacés par rosmerta.

Nous ferons des offrandes de fruits (frais et secs), de vin, d’hydromel, de lait, de bière, de bonbons, de biscuits, de fromage, de gâteaux,…., tout ce qui suppose abondance et bonheur, mais surtout, rires et joie. »

Commerce : taktik-éco

Taktik-éco est l’un de mes magasins fétiches !

C’est sur ce site que je trouve tout ce dont j’ai besoin pour fabriquer mes produits ménagers. On y trouve également quelques récipients et accessoires.

On y trouve de vrais savons de Marseille et des savons noirs de la marque connue Marius Fabre. Ainsi que les produits de la Droguerie Ecologique que je ne trouve plus forcément dans toutes les boutiques bio. Et dans des quantités intéressantes comme le percarbonate de sodium ou le bicarbonate de soude par paquet de 2,5 kg. Plus économique et plus écologique car moins d’emballage.

Taktik Eco 001

J’ai rencontré Christelle Bigand sur une groupe Facebook de Zéro Déchet. Elle est simple, accessible et très investie. Ses factures sont en papier recyclé. Pour caler les produits, elle réutilise le papier. Elle ferme ses colis avec du scotch recyclable.

Sur le blog de la boutique , vous trouverez ses conseils et recettes. Je m’en suis inspirée ou les ai adaptées pour mes propres recettes. Christelle organise même des ateliers à domiciles pour ceux qui habitent à proximité.

Et, non contente de pouvoir fabriquer tous mes produits grâce à sa boutique, elle vend également une vingtaine d’huiles essentielles de la marque Saint-Hilaire, une distillerie française. Elle explique son choix dans cet article : Présentation du fabriquant des huiles essentielles de Saint-Hilaire. Je commence tout juste à me soigner avec les huiles essentielles et je ne souhaite pas investir non plus dans une véritable pharmacie. Elle a ce qu’il faut comme variétés pour commencer .

Je vous conseille d’aller voir sa boutique et d’y faire vos achats 🙂

Et petit plus, pour mon Noël, on m’a fait un bon cadeau sur le site. Un cadeau utile, sans papier cadeau peu recyclable, qui facilite la vie de la personne qui me l’offre et qui encourage une commerçante éco-responsable dans sa démarche 🙂 .

Environnement : Méli Mélo, Démêlons les fils de l’eau !

Après Environnement : Eau rage, eau des espoirs,  je continue sur le thème de l’eau. Je vous invite à découvrir le site Méli Mélo , un site ludique et accessible pour répondre à toutes vos questions sur l’eau.  Je me suis rendue compte que certaines de mes informations étaient fausses ou incomplètes à la vue de ce site.

D’ailleurs, ils ont eu l’excellente idée de crée une série de petites vidéos sur différents sujets liés à l’eau. Les fans de Kaamelott y reconnaîtront Merlin et Perceval qui nous racontent l’eau. Vraiment très sympa !

Vous pouvez retrouvez ici toutes les vidéos sur leur chaîne youtube : Websérie Méli Mélo.

Pour le coup, je vous montre celle-ci .

 

Si plus de monde l’avait vu, on aurait peut-être éviter ça : Essonne : un amas d’immondice de 60 tonnes dans une canalisation.

 

 

Petit Yule tranquille ….

 

Cela fait un petit moment que j’ai du mal à ressentir l’énergie des fêtes et à les célébrer.  J’ai célébré Yule le 22 décembre. J’ai allumé des bougies, de l’encens, déposé des biscuits dans le vase d’offrande sur mon autel. Ce qui est drôle, c’est que j’ai pu ressentir l’énergie de Yule en écoutant des musiques de Noël. Rien de spécifiquement païen, mais qui donne une belle énergie de lumière et de joie légère.

J’ai simplement remercié les Dieux et exprimé ma joie à la renaissance de Belenos-Maponos 🙂 . J’ai également allumé une bougie en mémoire de mes proches disparus.  Je sais que Samain est la nuit où la frontière entre le monde des vivants et le monde des morts est si fine que les esprits des personnes décédées peuvent la traverser.  Même s’il n’y a pas de franchissements possible à la période de Yule, je ressens la présence de certaines personnes de ma famille qui sont partis de l’autre côté. Ce n’est peut-être que le fruit de mon imagination ou mon inconscient qui m’éveille à leurs souvenirs, car j’ai fêté Noël avec eux par le passé.  Mais j’ai plus le sentiment que c’est une période où les liens de la famille et les liens de cœur sont les plus resserrés. Et que ces personnes : grand-parents, oncles, cousines, frère de cœur,   …. nous offrent leur présence bienveillante pour veiller sur nous, nous réconforter et nous apporter paix et amour. Je pense à eux, avec toute mon affection.

Cette année, j’ai tout  refait ma petite crèche païenne au pied de mon sapin. Terre-Mère tenant l’Enfant-Soleil ; hobbit et lutin pour symboliser le petit peuple ; un daim et une chouette harfang pour symboliser la nature sauvage, la vie.

Et j’ai remis ma couronne de Yule sur mon autel 🙂

L’esprit de Yule est passé par ici. Merci ❤

 

 

Environnement : Eau rage, eau des espoirs

J’évoquais brièvement la sécheresse dans  Quand la tragédie environnementale te rattrape ….   . Je vous fais suivre ici une vidéo de 11 minutes sur toute la problématique concernant l’eau.

Enfin …. l’eau douce potable . Et rien que cette précision change toute la donne.

 

A retenir :

  • Notre magnifique planète bleue ne l’est qu’en surface.
  • Moins de 1 % de l’eau présente sur Terre est à la fois douce et liquide
  • 748 millions d’hommes et de femmes n’avaient pas accès à l’eau potable en 2015
  • 3,5 milliards d’êtres humains boivent chaque jour une eau dangereuse pour leur santé
  • La 1ère cause de mortalité dans le monde est due aux maladies hydriques (liées à la mauvaise qualité de l’eau)
  • 70 % de l’eau potable dans le monde est pompée par l’agriculture
  • 20 % de l’eau potable dans le monde est utilisée par l’industrie, notamment pour refroidir les réacteurs thermiques qui produisent 80 % de notre électricité
  • En 2014, le marché du dessalement de l’eau représente 8 milliards de dollars
  • Plus de 80% des eaux usées dans le monde ne sont ni collectées, ni traitées
  • Le 28 juillet 2010, l’assemblée générale de l’ONU fait de l’accès à des installations sanitaires et à une eau de qualité un droit humain.

Quand la tragédie environnementale te rattrape ….

Alors que j’étais dans mon périple ardéchois (voir Halloween en Ardèche ), j’ai beaucoup discuté avec W. Du moins, je l’ai beaucoup écouté.

J’ai beaucoup entendu, j’ai beaucoup oublié. Néanmoins, je vais essayer de synthétiser.

* Catastrophes végétales

Combien d’entre vous savent que les buis sont en train de mourir ? Je l’ignorais, jusqu’à  ce que W me le fasse remarquer. Nous roulions dans cette forêt de chênes verts lorsqu’il me fit observer les buis. Tous morts, complètement desséchés. Il m’apprit qu’un papillon venu d’Asie en était à l’origine. Provenant sûrement d’une plante tropicale, importée et vendue dans une jardinerie. Dans cet article, Dépérissement du buis,  des solutions sont proposées …pour les jardins et les parcs ! Mais dans la nature ! J’ai vu un flanc de colline, envahi de buis mort. Ils étaient vivant sur l’autre versant. Mais pour combien de temps encore ???

Sinon, avez-vous peut-être entendu parler du danger qu’encourt actuellement les oliviers ?

http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/04/27/xylella-fastidiosa-accident-industriel_4623366_3232.html

W. concluait tristement : les oliviers peuvent vivre des millénaires. Le buis « toujours vert » peut également vivre très longtemps. Aujourd’hui, ces deux plantes sont en danger. C’est symboliquement très fort. Que nous réserve l’avenir ?

 

* Centrales nucléaires

A la vue de la centrale de Tricastin, nous ne pouvions forcément ne pas évoquer cette abomination environnementale.

W. me parlait d’un ancien collègue de travail qui avait vécu près d’une centrale nucléaire (je ne me rappelle plus laquelle) . Lors du passage du nuage radioactif de Tchernobyl, toutes les sirènes de la centrale nucléaire s’étaient activées et tout le monde, paniqué, avait agi comme  la procédure d’urgence l’exigeait.  En effet, les capteurs, prévus pour enregistrer toute fuite radioactive du site, se sont activés lorsque le nuage est passé. Vous pouvez imaginer l’angoisse et les mouvements de panique causés auprès de la population locale. Et le sentiment d’être pris pour des idiots lorsque le gouvernement déclarait que la France n’avait pas été touchée !!!

W. m’ évoquait également la centrale Superphénix à Creys-Mépieu en Isère.  Cette centrale subit plusieurs incidents. Dont l’effondrement d’un toit sous 80 cm de neige.
80 cm de neige en Isère, comme si c’était rare ! De quoi avoir peur….. La centrale a fini par fermer à la fin des années 90 …. pour raisons de sécurité, mais également suite aux démarches juridique de la République et Canton de Genève !

* La sécheresse

Lorsque nous étions à proximité de la source de la Loire, je vis une toute petite rivière profonde de quelques dizaines de centimètres. W. me déclarait que 4 ans auparavant, c’était un véritable torrent au débit puissant. Sur le plateau de Coireau, l’herbe était encore jaune et desséchée. Insuffisant pour nourrir le bétail.  Or, W. m’expliquait qu’en tant normal, nous devrions être entourée de magnifiques prairies vertes.

Depuis combien de temps avons-nous connu de véritables pluies ? Tant que l’eau coule de notre robinet, nous nous rendons pas compte. Mais j’appréhende vraiment le moment où nous connaîtrons des coupures d’eau, car celle-ci sera devenue totalement insuffisante pour la consommation de tous.

Personnellement, je m’efforce de faire des efforts. Que ce soit dans la fabrication de mes produits ménagers, la consommation de fruits et légumes la plus locale possible, mes petites économies d’eau ( voir Salle de bain : mes petites économies d’eau) … Néanmoins, au final, j’ai encore beaucoup à faire…..

Mais pourquoi les personnes qui m’entourent n’ont pas le déclic de faire autant alors qu’ils savent ce qui est. Voire pire ! S’en fichent royalement ? Je ne lâche pas. Je continue. Cependant, l’humanité me désespère …

Halloween en Ardèche

Cette virée en Ardèche, cela fait déjà longtemps que nous en parlions avec mon meilleur ami W. Le projet d’origine était sur deux jours, mais comme W n’avait pas beaucoup de disponibilité, je suis arrivée seule le 30/11/2017.

Je ne sais plus à quand remontait mon dernier petit périple de ce genre. Prendre la voiture vers une destination qui me plaît, parcourant des routes inconnues.  En chemin, j’ai découvert tout une partie du Gard que je ne connaissais pas. Je suis passée par des plaines de vignes, entre des collines percées de carrières, de beaux villages, la vallée de la Cèze.  J’ai eu un petit coup de coeur pour le village de Barjac, juste avant la frontière ardéchoise. Je n’ai pas eu le temps de m’y arrêter, mais je l’ai trouvé magnifique.

« Barjac est un village pionnier du développement durable et de la culture du bio en France. Le salon Ethic & nature fait la promotion des activités et du style de vie lié à ces choix plusieurs fois par an. À ce titre la cuisine centrale s’est axée sur l’alimentation bio depuis près de cinq ans » (Wikipédia)

Puis je me suis rendue à Vallon-Pont-d’Arc, fait un détour voir cette fameuse arche au dessus de l’Ardèche.qui est juste magnifique,pour finir par la Grotte Chauvet. Du moins sa reconstitution. Je n’ose imaginer comment c’est en période de beaux jours. Car je trouvais qu’il y avait quand même beaucoup de monde.

Le site est sympa. L’équipe est chaleureuse, disponible et professionnelle. La reconstitution est juste hallucinante. Quand la porte s’ouvre, vous avez littéralement l’impression de plonger dans une grotte.  Il y fait aussi froid, avec la même interdiction de ne rien toucher.  Nous voyons les bauges, les empreintes et les os d’ours.  Les œuvres pariétales y sont splendides. Il y a des gravures, des dessins avec de l’hématite  réduite en poudre (secteur rouge) dont des paumes de mains, des points. D’autres d’une autre époque au charbon de bois. (secteur noir) Il y a même des parois où se trouvaient de l’argile humide. Les hommes du Paléolithique en ont profité pour y tracer des dessins avec leurs doigts. Dont la seule représentation de Hibou des temps préhistoriques connue à ce jour.
Leur manière de représenter les animaux est fascinante. Simple et efficace. Et le grand panneau de la salle du fond, où l’on suppose qu’il s’agit d’une scène de chasse de lions coursant chevaux, bisons, rhinocéros est saisissante. Je voulais voir cette grotte depuis un moment. Je suis heureuse de m’y être rendue. De plus, notre guide était vraiment passionné et passionnant. J’en suis ressortie envoûtée. Imaginer ces hommes (et pourquoi pas ces femmes), se rendre dans l’obscurité de la Terre pour y peindre la vie animale qu’ils côtoyaient. Je l’ai ressentie comme une quête spirituelle .

Néanmoins, une frustration. Comme une contradiction entre mon émerveillement visuelle et mes autres sens. Pas d’odeur de terre, d’humidité sur la peau. Normal, puisqu’il s’agit d’un fac similé. Cependant, cette opposition de ressentis a fini par créer un malaise en moi.

=> Grotte Chauvet (visite virtuelle de la véritable grotte)

Le lendemain, c’était reparti. Mais à deux cette fois-ci. J’étais la passagère, je n’avais plus qu’à me laisser guider. Départ tôt de l’hôtel côté Drôme,  W et moi longeons le Rhône. Je découvre la centrale nucléaire de Tricastin et l’ironie du gouvernement. Des éoliennes à côté, et un enfant jouant, peint sur l’un des réacteurs. Passés cette ombre noire, nous traversons le Rhône pour l’Ardèche et W me fait découvrir le village de Rochemaure à flanc de collines (Rochemaure qu’il faut traduire en Rochenoire ). Le site est superbe. Nous le dépassons et nous arrêtons au dessus du village pour que je puisse prendre la silhouette du château et la vallée du Rhône en contrebas.  Nous repartons sur une petite route de campagne qui sinue entre les collines .

Un peu de Géologie. W me montre les orgues basaltiques laissaient par une ancienne coulée de lave. Il m’explique que dans les temps très anciens, le Mont Mezenc, ancien volcan situé à plusieurs kilomètres de là, eut une éruption dont la coulée de lave descendit jusqu’à Rochemaure (je vous dis tout ça de mémoire. J’espère ne pas raconter trop de bêtises). Cette coulée emplit les vallées. Quelques millénaires plus tard, avec le changement de climat, des glaciers érodèrent le sol. Sauf que le résultat de cette coulée de lave est du basalte. Une roche noire très dure. Ce sont donc les parties non recouvertes par le basalte qui ont été érodées. Les anciennes vallées recouvertes de basaltes sont devenues sommets et les anciennes montagnes  de roches sédimentaires sont érodées et devenues vallées. Et voilà un beau relief inversé !  La coulée de lave forme actuellement le plateau de Coiron ( voir sur Wikipédia qui vous expliquera tout ça peut être mieux que moi).

De détours en détours, après être montés sur le plateau, nous en descendons un peu. Et je découvre une roche plus tendre et plus claire sous le basalte. « De la marne », me dit W. Niché dans un de ses détours, le joli petit village d’Aubignas. Son château, son lavoir et sa fontaine. J’ai rempli ma gourde. Cette eau était délicieuse. Nous repartons et en chemin, nous longeons Sceautres et son impressionnant neck (le plus grand d’Europe selon Wikipédia).

Beaucoup d’Histoire. Puis W a roulé en direction d’Aubenas pour nous arrêter à l’oppidum de Jastres.  Celui de Jastres-Nord exactement. Car il y a l’oppidum de Jatres-Sud sur le territoire de la commune de Lavilledieu, et celui de Jastres-Nord sur la commune de Lussas. Selon les lectures de W, Jastres-Sud avait plus une fonction commerciale avec marché, etc. Jastres-Nord avait une fonction plus défensive. Les gens se réfugiaient derrière ses remparts en cas d’attaque.

Nous sommes ici en territoire Helvien .Peuple gaulois qui occupait un territoire qui correspond plus ou moins au département actuel de l’Ardèche. Les Helviens étaient clients des Arvernes. « Rien ne permet de préciser la date et les conditions dans lesquelles les Helviens furent annexés à la Province Transalpine mais y a tout lieu de penser en bonne logique que c’est à la suite de la défaite  subie par les Arvernes et leurs clients (121 avant J.C.) que les Helviens furent détachés de la mouvance arverne pour être intégré au nouvel espace politique que Rome était en train de mettre en place et qui allait former la Provincia. Ce fut là proablement le prix à payer pour le maintien de l’indépendance arverne au sein du nouvel équilibre. […] les Helviens, qui faisaient alors partie depuis plus de deux générations de la Provincia et se montraient dévoués aux Romains, eurent à souffrir lors du soulèvement dirigé par Vercingétorixx. Attaqués par les Gabales en 52 avant J.C., ils furent mis en déroute et, après avoir perdu au combat une grande partie de leurs meilleurs guerriers, dont leur chef Domnotaurus, fils de Caburus, ils furent contrains de s’enfermer dans leurs places fortes en attendant l’arrivée des renforts romains. » (Les Peuples fondateurs à l’origine de la Gaule)

Le nom de Jastres vient du « rocher » sur lesquels sont bâtis les oppida. « Il ne serait pas impossible que le chef-lieu primitif des Helviens, […], ait été l’oppidum de Jastres-Nord, situé à 18 kilomètres à l’ouest d’Alba. Remontant à la fin du II ème siècle avant J.C. D’une superficie de 5 hectare, le site en contre-bas des Cévennes, domine du sommet d’une falaire de 150 mètres le cours moyen de l’Ardèche « . (idem) Les deux oppida, distantes de seulement d’un kilomètre, placés à mi-chemin entre la vallée du Rhône et le Massif Central, contrôlaient l’une des principales routes antiques reliant ces deux zones géographiques.

La première chose qu’on découvre en arrivant, c’est cette portion de rempart assez imposante avec une alternance de tours carrées et rondes. Puis quand on les dépasse , cette vue impressionnante du haut de la falaise vers la rivière de l’Ardèche. Ce genre de vue me donne l’envie d’être un oiseau et de me lancer dans le vide.  En dehors des remparts, le terrain est peu aménagé et on se perd vite au milieu des pierres, des semblants de murs, des herbes folles et des chênes.

Puis avec W, nous reprenons la voiture et la route qui surplombe la coulée de lave du plateau de Coiron.

Passionnément de la Beauté. Et je comprends enfin pourquoi W tenait tant à me faire découvrir cette route. Nous grimpons, grimpons et surplombons le paysage. Un virage, nous découvrons les vallées sur notre gauche. La voie continue sinueuse et c’est l’autre côté de la crête que nous découvrons. Les arbres ont disparus depuis longtemps. Seule reste l’herbe rase. Un froid ! Mais une vue, des paysages de toute beauté. La Nature dans toute sa splendeur.

Nous nous arrêtons au col de la Soulière pour pique-niquer. L’air est vif. Heureusement que le Mistral des jours précédents s’est levé. Nous pouvons y voir une magnifique coulée de lave à nue, figée dans ses plissements. Et un … sarcophage ?! Creusé à même un blog de basalte ! Ce pourrait être un abreuvoir, mais vu comme il penche et comment il est situé, il n’a pas l’air pratique. W qui me déclare s’être toujours demandé ce que cela pouvait être et pourquoi c’était là …. Au milieu de nulle part.  Comment dire …. La coupe est même bien entamée pour le séparer du rocher et dessine un beau rectangle. Notre hypothèse du moment, la commande d’un riche excentrique annulée avant la fin.

Nous reprenons la route et nous dirigeons au Mont Jerbier.  Car à son pied se trouve la source de la Loire. Enfin, deux sources situées dans deux bâtiments, distancés de quelques centaines de mètres avec des panneaux bien touristiques « ICI LA VRAIE SOURCE DE LA LOIRE ».  W. ne s’arrête pas et prends une route qui redescend pour s’arrêter un kilomètre plus loin.  Nous faisons quelques pas et nous nous retrouvons à la jonction de trois sources. Celles citées ci-dessus. Et une troisième, celle que W considère comme la véritable source. Il l’a remonté jusqu’à sa résurgence. Le niveau de l’eau est tristement bas, mais l’énergie y est bien présente. A la fois douce et vitalisante.

Enfin, nous rebroussons chemin.  Je découvre alors un autre aspect du département de l’Ardèche, avec ses vallées très encaissées. Au point que le fond n’est pas visible et semble toujours dans l’obscurité.

Nous avons fini par nous arrêter dans un joli petit village dont hélas, je ne retrouve plus le nom. Nous avons marché entre des maisons en pierres, certaines inhabitables, avons grimpé sur le clocher sans toiture, pour admirer la vue et avons fini par déguster une bonne glace à la terrasse d’un café. Malgré la fraîcheur et le soir qui tombait, c’était vraiment agréable.

Cette journée m’a épuisée. Cependant, elle fut riche de beautés, d’apprentissages, de découvertes. Et j’ai la chance d’avoir W comme guide. En plus de connaître les lieux, il a toujours une anecdote à me raconter 😀