Archives mensuelles : octobre 2016

Recyclage / Réduire ses déchets : Etre dans les petits papiers

Voici une image qui nous raconte l’histoire de la fabrication du papier. Et j’ai eu la triste surprise d’y découvrir qu’une infime partie d’un tronc d’arbre était utilisée à cet usage. J’ose espérer que le reste est employé pour la fabrication de meubles, charpentes, planches, etc.

874a5ff8949fcc0b155db083f045b10e

Du papier, on en trouve partout pour plein d’usages différents et il est recyclable plusieurs fois. Mais rien n’empêche d’en avoir une utilisation raisonnée.  Je veux encore pouvoir me promener en forêt et profiter de l’oxygène des arbres. C’est pourquoi j’essaie de mettre en place  deux objectifs :

  • Diminuer les déchets papiers chez moi
  • Recycler le maximum de déchets papier

 

* Diminer

Pendant des années, j’avais mis un autocollant Stop Pub chez moi. Comme il s’était abîmé avec le temps, j’avis fini par écrire au marqueur noir indélébile « Pas de pub SVP » sur ma boîte aux lettres (Bon, obligée de le réecrire régulièrement car cette encre n’aime pas l’extérieur apparemment). Il y a quelques temps , mon agence immobilière a changé les boîtes aux lettres et j’avais oublié de remettre mon Stop pub. J’ai halluciné de la quantité de prospectus reçu en a peine quelques jours !  Ma poubelle de déchets à recycler à exploser ! C’est simple, après différentes lectures,j’ai appris que refuser de recevoir des prospectus, c’est 15 à 25 kg de déchets en moins par an !  Je veux bien le croire car je recevais des fois les prospectus en double exemplaire ou le même deux jours après.  J’ai donc arrêté de laisser traîner les choses et j’ai retrouvé un bel autocollant Stop Pub que j’ai vite mis en place. Il y a aussi un autre avantage à ceci, c’est que ne recevant plus de pub, je ne suis plus tentée à acheter.

stop-pub

A imprimer par ceux qui sont intéressés.

En parallèle, moi qui adore lire sur support papier, je m’efforce de beaucoup moins imprimer qu’avant. Ou d’arrêter de mettre des notes partout et au contraire, d’écrire sur des feuilles déjà utilisées que je prends comme brouillon. J’ai vu des personnes qui amenaient leur sac à pain à la boulangerie pour ne plus avoir de papier à jeter. Vu notre consommation de pain en France, si tout le monde s’y met, ça serait déjà ça de gagner. Bon, moi je l’achète dans une supérette avec un bel emballage papier non recyclable à cause de sa partie plastique. Mais comme je connais les vendeurs, je devrais pouvoir les prendre sans emballage et sans problème 🙂 .

 

* Recycler     (3 fois moins d’eau et 3 fois moins d’énergie utilisées ! )

Cela fait déjà longtemps que je me mets tous les papiers possibles à recycler chez moi. Mais je réfléchis à peut-être les réutiliser. Pas encore pour la cheminée, je n’en ai pas et c’est bien dommage. Mais peut-être pour faire du papier mâché et de la pâte à papier. J’ai plein d’idées de choses dont j’ai besoin ou que j’aimerais et que je pourrais obtenir avec cette matière. Mais comme pour tout, cela prend du temps et je n’ai pas pu encore me plonger sur le sujet. Peut-être l’occasion d’un futur article  😉

recyclage-papier

 

Bodilones

BODILONES, Miđ Cantlos XV MMMDCCCLXXXVIII M.T. – jour – Dernier quartier.

Alors, non je n’ai pas appris de nouvelle langue. D’ailleurs sans les informations nécessaires, j’aurais été dans l’incapacité de vous le traduire.

Il s’agit de la célébration des Bodilones, du mois de Cantlos, le quinzième jour, de l’année 3888 de l’ère de Magos Turatiom.

Les Bodilones sont la dernière  célébration avant le nouvel an celtique (Samonios) pour remercier les Divinités de tous leurs dons et bienfaits. C’est également l’occasion de reconnaître ses erreurs (nul n’est parfait) et de s’en purifier.

Cette célébration et sa date sont tirées du Calendrier de Coligny.

coligny

Calendrier de Coligny reconstitué

« Le calendrier de Coligny, ou « calendrier gaulois », est une grande table de bronze du IIe siècle, trouvée à Coligny (Ain), dont les inscriptions se sont révélées être celles d’un calendrier en langue gauloise » (Wikipédia).

Certaines personnes se sont penchées sur ce calendrier pour en tirer le plus d’information possible. Le druide Auetos y a consacré des années. C’est pourquoi il suit rigoureusement ce calendrier dans sa pratique.  Cette année, les Bodilones ont eu lieu le mardi 25 octobre avant midi (jour) en dernier quartier de lune.L’ère de Magos Turatiom a débuté à la seconde Bataille de la Plaine des Tertres,  lorsque les Tuatha dé Danann ont vaincu les Fomores.  Sincèrement, j’ai lu des extraits de son travail. Et je n’y ai très vite rien compris. C’est un calendrier luni-solaire qui tient compte des lustres (période de 5 ans) avec des mois supplémentaires selon les années et des mois coupés en deux ( une quinzaine claire et une quinzaine sombre) . Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur son forum Druuidiacto où vous trouverez des articles comme celui-ci : L’ère de Magos Turatiom.

Cela fait plusieurs années que je connais virtuellement ce druide. Je peux le dire, je ne m’en suis pas cachée auprès de lui , j’ai eu parfois beaucoup de mal.. Et pourtant, je revenais à chaque fois vers Auetos, car il est un véritable puits de connaissances (respect !). Et quoique j’en dise, nos échanges m’ont énormément enrichie. Oui, parce que c’est bien joli de ne pas être d’accord. Mais pourquoi ? J’étais repartie pour « tourner-méninge » et trouver ma réponse.

Et bien cette année, l’occasion s’est présentée. J’ai eu la joie d’être accueillie  et reçue  en son Teges (Temple, prononcer Téguess) avec un rameau d’olivier en signe de paix. Je précise que c’est une coutume chez lui, pas spécialement pour une colérique comme moi ;-). J’ai eu la joie de le voir ritualiser à sa manière. Ce qui n’a strictement rien à voir avec ce que j’ai vu jusqu’ici. C’est très ritualisé, très carré. J’ai trouvé cette célébration passionnante, même si je ne me sens pas de pratiquer de cette manière. Néanmoins, j’y reviendrai avec un énorme plaisir. J’ai eu le bonheur de voir un homme totalement investi dans son paganisme .

Le lieu où il a construit son Teges est  isolé de la civilisation, mais pas de la vie. J’ai bien ressenti que nous n’y étions pas tout seul. Ce nemeton (sanctuaire) fait parti pour moi de ces lieux sacrés, inspirés, où il est bon de revenir.

cimg6472

Il y eut des moments magiques …..

Les oiseaux se sont tus durant toute la célébration, comme à l’écoute.

Lorsque les offrandes furent déposées dans le feu et qu’il prononça, « Gloire aux Dieux », le vent s’est levé fort dans les branches. Comme il s’est levé à d’autres reprises à des moments bien précis. Les Dieux et Déesses ont été honorées. Je pense sincèrement qu’ils ont apprécié. Moi, qui n’avait pas pu célébrer depuis longtemps avec un druide, ma joie fut réellement grande. Je me sens de nouveau présente dans le temps sacré.

En dehors de la cérémonie, nous nous sommes retrouvés en petit groupe à parler, discuter et partager des éclats de rire.  Que demander de plus ….. 🙂

Encore et toujours ….(vinaigre blanc Vs bicarbonate de soude)

Encore et toujours se remettre en question …

Ma démarche de vouloir vivre de façon plus saine et écologique est un questionnement de tous les jours et une remise en question de ce que je pense déjà acquis.

C’est un fonctionnement que je retrouve aussi dans mon paganisme de tous les jours. C’est éprouvant, fatigant, mais ô combien nécessaire. Et quelle joie sur chaque nouveau petit pas en avant  sur la voie choisie.

Me voilà donc à me poser des questions sur l’eau, les déchets, l’électricité et … le vinaigre blanc.

Toutes les recettes de produits ménagers souvent rencontrées dans mes lectures associent le vinaigre blanc et le bicarbonate de soude.

Le vinaigre est, entre autre, désodorisant grâce à son ph acide ( <7). Le bicarbonate est, entre autre,  désodorisant, grâce à son ph basique (>7). Quand on les mélange, il y a une réaction chimique immédiate de mousse  qui peut être très utile dans certaines situations (ex :  la manière dont j’entretiens les canalisations que je vous expliquerai dans un prochain article). Cependant, pour un produit préparé à l’avance comme un liquide vaisselle, une fois la réaction mousseuse finie, l’acide et la base s’annulent et perdent donc de son efficacité.  Me voilà donc à revoir la fabrication de mes produits comme Le désinfectant multi-usage écolo, dont je modifie l’article pour du bon sens et de la cohérence.

Je vous épargne toutes les explications chimiques qui sont beaucoup plus complexes qu’une histoire de ph. N’étant pas chimiste, je vous ai donné l’explication simplifiée. Comme quoi la simple volonté ne suffit pas et il faut toujours chercher au-delà des premières informations reçues.

Je suis contente de faire partie sur Facebook d’un groupe écolo dans lequel j’apprends plein d’astuces et de contre-vérités comme celle-ci. J’ai pu appliqué de nombreux changements simples et en très peu de temps grâce aux autres membres. Des gestes auxquels je ne pensais pas forcément ou que j’avais oublié. Pour ceux qui veulent se mettre dans une démarche semblable à la mienne, je vous conseille d’intégrer ce genre de groupe de discussion. Vous apprendrez énormément de choses, comme 5 façons différentes de soigner une verrue de façon naturelle ou 4 recettes différentes de lessive !

PS : j’ai vu que pour simuler des éruptions volcaniques, certaines personnes construisaient des maquettes autour d’une bouteille en plastique. Puis y verser bicarbonate, vinaigre et un colorant rouge (grenadine, colorant alimentaire,…) Une expérience amusante à faire !

 

Entretien : Le nettoyant multi-usages écolo

De nouveau une recette tirée du livre Le Grand Ménage de Raffa.

Matériel :

  • vaporisateur de 500 ml (Pour des économies et éviter les déchets, on récupère un spray rincé d’un produit qu’on vient de terminer 😉 )
  • un entonnoir
  • une cuillère à café (cc)

Ingrédients :

  • le désinfectant multi-usage 
  • du savon noir (vous pouvez aussi utiliser du savon liquide neutre ou du liquide vaisselle concentré, mais je n’ai jamais essayé)

Recette :  Hyper simple !

  • Remplir le vaporisateur de désinfectant.
  • Ajouter 1 à 3 cc de savon noir

Utilisation : 

Vaporiser sur la surface à nettoyer ou directement sur l’éponge, frotter, rincer.

Je m’en sers pour nettoyer ma salle de bain, dans ma cuisine (j’ai fait un spray pour chaque pièce, plus simple !) .

Ou même le vomi de mes chats. Argh ! Merci minou. Si comme moi, vous arrivez trop tard et que c’est bien sec, je vaporise. J’attends quelques minutes histoire que ça s’humidifie et je nettoie.

=> Contrairement au désinfectant, grâce au savon, ce produit nettoie. Mais il doit être obligatoirement rincé. Je dirais même très bien rincé, sinon le savon noir laisse un léger film gras et la poussière reste collée (quand votre logement est aussi vieux que le mien et fait donc beaucoup de poussière). Deux passages à l’éponge suffisent pour éviter ce problème.

escargot-lave-001

Non je ne lave pas les escargots avec 🙂 , mais l’image me plaisait !

Pour ceux qui pensent que c’est moins efficace que les produits dans le commerce, je suis très contente de ce produit . Il nettoie sans problème et comme je sais ce que j’y ai mis, je n’ai aucun doute de sa réelle efficacité.  Bien sûr il faut parfois de l’huile de coude pour enlever les tâches hyper tenaces  et incrustées. Si les produits du commerce sont efficaces dans ces cas précis, c’est parce qu’ils ont des composants  « agressifs » sur les tâches, donc aussi contre la planète. 

« Dans la forêt étrange, c’est la nuit ;
C’est comme un noir silence qui bruit ;

Dans la forêt, ici blanche et là brune,
En pleurs de lait filtre le clair de lune »

Extrait de En forêt, de Germain Nouveau (Premiers poèmes).

Le weekend dernier, c’était la pleine lune.  Ce fut l’occasion également d’une réunion de famille. Nous n’étions pas nombreux. Mais l’affection et l’attachement y étaient.

Sur la route j’ai vu des étendues de verdures, des terres labourées parées de pourpres, des arbres ornés d’or, des ramures écarlates. La Terre n’est pas encore endormie.La Terre est si belle que j’en suis toujours éblouie.  J’ai vu des veaux tétant leurs mères et admiré le vol gracieux des buses. J’ai entendu la pluie, perçu le froid,  je suis devenue aveugle dans le brouillard.

Je me suis enthousiasmée sous un ciel d’un bleu infini et j’ai admiré le Soleil dans son dernier éclat. J’étais seule face à lui, seule à ce moment précis. J’ai pourtant sentie près de moi une douce et rassurante compagnie. Beaucoup de chaleur aussi.  Merci.

J’ai  cueilli des herbes fraîches pour nourrir des poules dont j’ai mangé les œufs. Et j’en ai conçu une grande joie pour une chose pourtant si simple. J’ai été émerveillée par la beauté des Asters qui résistent malgré tout au froid de l’altitude.

aster_amellus

Aster 

(Photo : Par Ghislain38 — Travail personnel, CC BY-SA 3.0,)

J’ai ri, j’ai partagé des souvenirs. J’en ai crée de nouveau. J’ai aimé et j’ai été aimée.

Après une semaine de maux de tête et fatigue, ce weekend fut pour moi béni. Béni de l’Amour des Miens, de la Bienveillance des Dieux, de la Beauté de la Nature.

Et lorsque la Lune pleine s’est levée, parée de tant de lumière, nous sommes allés marcher. Venant de la ville, je suis toujours surprise par son intense blancheur lorsqu’elle est à l’apogée de sa croissance.  Les étoiles en deviennent timides. Et je suis passée sous l’ombre des arbres ….. en pleine nuit. Je me suis sentie légère, pleine de vie. Je ne ressentais pas le froid, ni la fatigue l’ascension. Nous avons cheminé ainsi un moment. Exprimant notre enchantement, évoquant la peur que parfois provoque la nuit. Puis nous nous sommes tus. Nous n’avons rien entendu. La Nature dormait. Ce sommeil je ressentis le besoin de le respecter. Nous avons continué en silence, les chiens devant nous.

Au début de la forêt, un chien s’est emballé et a disparu dans les fourrés

–  Tu as vu la forme noire qui s’enfuyait ?! De la taille d’un chien.

Non, je n’ai rien vu.  Un renard sûrement. Il a sifflé pour rappeler le chien. J’ai sifflé à mon tour. Derrière nous, un bruit étrange, comme une voiture au loin, puis un sifflement.

– Quelqu’un a répondu à ton sifflement ?!

Je n’ai pas rêvé ! Tu l’as entendu ?! On est en pleine nuit, en plein campagne, éloigné des habitations. Sûrement …. le vent ?

Le chien est revenu comme si de rien n’était. Nous avons rebroussé chemin. Une fois rentrée, minuit passé, je ne voulais plus dormir. Emplie de l’énergie revigorante de la Pleine Lune, j’aurais presque eu envie de danser. Mais quand même ce sifflement… C’est alors que je me suis rappelée … les contes et les récits sur le petit peuple. Souvent les paysans racontaient qu’il fallait se méfier. La nuit, feux follets et autres farfadets n’hésitaient pas à nous perdre dans la forêt.

 

Entretien : Le désinfectant multi-usage écolo

Recette tiré du livre Le Grand Ménage de Raffa.

 

Edit : je viens d’apprendre que l’efficacité du  bicarbonate et du  vinaigre blanc s’annulaient dans un produit préparé à l’avance (voir Encore et toujours ….(vinaigre blanc Vs bicarbonate de soude) ). C’est pourquoi, je reprends et modifie la recette pour un désinfectant efficace. 

soliflor-raffa

Matériel :

  • bidon opaque de 2 litres,
  • entonnoir,
  • cuillère à soupe (cs),

Ingrédients : 

  •  bicarbonate de soude
  • vinaigre blanc (ou d’alcool)
  • huile essentielle (HE)
  • eau

Recette : 

  • Verser 2/3 d’eau et 1/3 de vinaigre dans le bidon à l’aide de l’entonnoir (soit environ 1,4 l d’eau et 0,6 l de vinaigre)
  • Ajouter  1 à 3 cs d’un mélange d’HE (exemple : 1 cs de citron, 1 cs de pin et 1 cs de tea tree). Personnellement,  je ne m’embête pas. Je ne mets que du Tea tree ou du Citron qui  sont déjà très efficace.
  • Ferme le bidon et ajouter doucement.

Utilisation : 

Bien secouer à chaque utilisation. Il s’utilise pur sur une éponge pour les surfaces à désinfecter (plan de travail, poubelle,…) Ne pas rincer.

=> Ce produit ne nettoie pas, il désinfecte. 

Pour nettoyer mon réfrigérateur et mon congélateur :  Un bouchon de désinfectant dans un petit seau d’eau chaude. Je frotte bien tous les joints et recoins, les parties amovibles. Souvent l’eau chaude suffit pour laver les rares taches et enlever les résidus alimentaires. Si j’ai le temps, je laisse sécher à l’air libre. Sinon je sèche avec un torchon en coton ou en microfibre.

Pour laver mes sols (lino, carrelage et plancher vitrifié) :  verser 1 cs de savon noir et un bouchon de désinfectant dans un seau d’eau chaude. Pas besoin de rincer 🙂 .

 

Pour les flemmards, vous pouvez simplement utiliser du vinaigre blanc que vous pouvez parfumez en y laissant macérer des feuilles de menthe ou des épluchures d’agrumes pendant deux semaines (astuce lu dans Famille presque zéro déchet.) 

Kit de base de la ménagère écolo

Je me suis mise à fabriquer mes produits ménagers pour plusieurs raisons :

  • écologique, marre des polluants, des déchets, etc.
  • économique, mon budget ménage a sacrément diminué
  • un peu politique, marre de la société de consommation qui nous prend pour des c..s.
  • pratique, facile à faire, je me régale à les fabriquer

Pour commencer, l’équipement.

Je conserve les contenants de mes anciens produits. Celui de mon dernier produit vaisselle acheté est celui de mon produit vaisselle fabriqué. Mes bidons de lessives de 3 litres (avant que je me mette à la fabriquer) sont devenus mes arrosoirs pour mes plantes (c’est ce que j’avais vu se faire dans un cimetière italien où les gens y déposaient leurs bidons). Mais aussi bocaux en verre, petit bocal à épices, ….

Un petit entonnoir pour les transvasements.

Torchons en lin, en coton et en microfibres. La microfibre est un très bon investissement : pas trop cher, inusable, bon absorbant, super attrape poussière et sèche rapidement. Facile à laver (pas plus de 40 °c au lavage pour garder son efficacité). Remplace même mon essuie-tout (d’où mon grand stock).

Les classiques : balai, aspirateur, seau, serpillière (aussi en microfibre), …

Puis les ingrédients.

  • le vinaigre blanc. Aspect : liquide transparent. Très bon désinfectant et anticalcaire , dégraissant, désodorisant (sa forte odeur se dissipe facilement), antiparasite, antifongique. On le trouve aussi sous l’appellation vinaigre d’alcool ou vinaigre cristal. On le trouve au rayon vinaigre et huile des grandes surfaces. J’en achetais en bouteille de 1 L. Désormais, j’achète en bidon de 5 litres (moins cher au litre, moins de déchets) que je transvase dans une bouteille de 1 litre plus facile à manipuler. Je garde bien entendu  les bidons.
  • le bicarbonate de soude. Aspect : poudre fine blanche. Neutralise les acides et les odeurs, abrasifs doux, nettoyant, adoucisseur d’eau. Il augmente même l’efficacité de certains produits. (j’ai eu la mauvaise idée de mettre du bicarbonate avec ma lessive du commerce spécial linge délicat. Obligé de relancer la machine en rinçage pour supprimer toute la mousse !). On le trouve dans le rayon sel et condiments. Même bêtise que pour le vinaigre, j’achetais en grosses salières plastiques. Désormais, j’achète le carton de 1 kg (plus facilement recyclable) que je transvase dans la salière pour facilité d’usage.
  • le savons noir. Aspect : liquide très dilué légèrement opaque à très visqueux de brun doré à brun noir. C’est un savon qui ne mousse pas ou très peu. Très dégraissant et détachant, antiseptique, insecticide. Nettoie en profondeur, fait briller, nourrit et protège les surfaces (carrelages, linos, marbres, ardoises). On le trouve dans les droguerie, épicerie bio, certaines grandes surfaces et magasins de bricolage. Par contre, certains fabricants y ajoutent des produits toxiques pour le nettoyage des sols. Je privilégie les marques MARIUS FABRE ou LA DROGUERIE ECOLO. Je ne les connais pas toutes. La bouteille d’1 litre me fait facilement une année.

Rien qu’avec ces 3 produits, vous verrez que nous pouvons faire déjà pas mal de chose dans mes prochains articles.

Il y a également les huiles essentielles (HE) qui apportent un sacré plus au produit. Je privilégie ces trois là, car je peux également les utiliser pour ma santé  :

  • le Tea Tree (Arbre à thé) antibactérien puissant à large spectre d’action, puissant fongicide, parasiticide, antivirale
  • le Citron, antivirale,puissant antiseptique et antibactérien. Et il sent bon 🙂 !
  • l’Eucalyptus radiée, antiseptique, bon antibactérien, puissant antiviral

Attention ! Les huiles essentielles, même si ce sont des produits naturels, sont loin d’être anodines. Dans leur grande majorité, elles sont à ne surtout pas à utiliser à proximité des enfants et des femmes enceintes. De plus, il faut les prendre bio, car tous les pesticides et autres cochonneries utilisés sur les plantes se retrouvent dans leurs huiles. Enfin, ce sont des produits assez cher. Mais au regard des quantités utilisés, ce sont vraiment de bons investissements pour les produits ménagers et pour la santé.

Autres ingrédients que j’ai ajouté dans mes recettes au fil du temps : paillettes de savon de Marseille, blanc de Meudon, maïzena (si si !  en plus de s’en servir en cuisine), gros sel (que j’achète maintenant en boîte carton de 1 kg).

Prochain article : la recette du désinfectant multi-usages.

Article écrit à partir du livre de Raffa, Le Grand Ménage.

Fomores, Titans et autres Géants (ou la quête du mythe de la création).

 

Qui fut bercé par les contes de fées a souvent croisé des Géants. Le Petit Poucet et  Le Vaillant Petit Tailleur en sont de bons exemples.Ces géants sont souvent ogres et éveillent une indicible terreur. Ils touchent aux tabous, à l’horreur. Et le mythe grec de Cronos n’est pas bien loin.

saturne-goya

Saturne dévorant son enfant, de Francisco de Goya

Cronos est un Titan, fils d’Ouranos et de Gaïa. Pour ceux qui veulent en savoir plus sur son mythe => Cronos sur Wikipédia

Ce mythe me dérangeait. Un premier père, Ouranos, qui empêchait ses enfants de voir le jour. Son fils Cronos, devenu à son tour père, dévorant ses enfants. Je répète ce que j’ai dit au-dessus : cela touche à l’horreur, au  monstrueux. Aux tabous de l’anthropophagie (du moins occidental puisque d’autres cultures l’ont pratiqué), de l’infanticide, etc.

Puis j’en étais resté là. Oubliant durant quelques années les mythes grecs, puis découvrant bien plus tard le druidisme dans lequel je suis tombée. Enfin, une année, au mois d’août (mon mois chamboule-tout niveau spirituel et prise de maturité), je fis une fixation sur les mythes de création. Des mythes et légendes celtes que je connais , pourquoi ne trouvais-je pas de mythe de création comme j’ai pu en lire chez les Grecs, les Asatrù et autres cultures païennes ?

On me répondit que le mythe de l’œuf de serpent en était un. Je connaissais cette histoire depuis longtemps. Mais je n’ai pas compris en quoi c’était un mythe de création. J’avoue que ma lecture des mythes et légendes est souvent du premier degré. Je comprends rarement leur sens caché toute seule.  Disons que pour un mythe de  création, je m’attends à qu’on évoque la naissance des Dieux ou la formation du monde connu.  Après réflexions, qu’il faudra que j’approfondisse comme beaucoup de sujets, je dirais que le mythe de l’œuf de serpent évoque le vol de l’étincelle de vie dans l’Autre-Monde pour le faire parvenir dans le nôtre. Les « serpents innombrables se rassemblent, enlacés et collés les uns aux autres par la bave et l’écume de leur corps » évoquent l’inconscient, le non-être, la masse informe en devenir qui donnera l’œuf de vie. L’œuf cosmique ? La rivière, l’eau évoquent souvent la frontière entre notre Monde et l’Autre-Monde. Le Cheval est un animal psychopompe (qui conduit les âmes des morts). Qui mieux que cet animal peut franchir aussi facilement la frontière entre les mondes ?  Bref, un premier élément de réponse, mais qui ne me satisfaisait pas.

D’ailleurs, je découvre l’interprétation de ce mythe sur wikipédia que je trouve très intéressante : « Les druides recherchaient l’œuf du serpent marin, il s’agissait d’une quête spirituelle car trouver cet œuf, c’était acquérir la connaissance du monde, de son essence et de sa structure. L’œuf est à la fois source et fruit de vie. » Et je ne la trouve pas contradictoire, mais complémentaire, au fait d’interpréter cette histoire comme un mythe de création.

Néanmoins, je ressentais une insatisfaction dans cette quête. J’ai cherché du côté de l’Irlande avec les récits du Livre des Conquêtes et les Batailles de Mag Tured entre les Fomores et les Tuatha Dé Danann . Bien plus tard, j’ai jeté un coup d’œil du côté du Pays de Galles et d’Yspaddaden  (Mythe de Kulwch et d’Olwen, projet d’article à venir quand j’y verrai plus clair).

La psychologue Marie-Louis Von Franz  « remarque que, lors d’une crise morale,[…] des thèmes de création ont tendance à apparaître dans les rêves, les fantasmes ou visions, proposant un modèle de réorganisation du monde psychique à partir du chaos intérieur. Cela se produit aussi lorsqu’une oeuvre créatrice est en gestation. »  

Bon bah, va pour la crise morale et le chaos intérieur 😛 . Et j’ai fini  par me rendre compte des signes.Je ne me souviens plus de l’ordre exact mais en moins d’un mois, j’ai eu droit  à : découverte d’un article sur le Titanoboa ancêtre du boa (J’ai un boa tatoué), une insomnie qui me fit découvrir à la télé le manga L’Attaque des Titans (l’humanité tente de survivre à des Titans pas très intelligents mais bouffeur d’êtres humains. Tiens donc …), la lecture d’un article sur la découverte d’un nid d’œufs fossilisés de Titanosaures (ah parce que ça existe ce dinosaure ?!), et deux ou trois trucs dont je ne me rappelle plus.

Compris, les Titans sont là. Bon, je ne suis pas devenue cannibale comme tonton Hannibal. Je n’ai pas fait de Colère de Titans et je me suis attaquée à personne. Restons civilisée. Il m’a fallu du temps. Néanmoins, j’ai bien compris le message personnel qui m’était adressé. Je me trouve même chanceuse car les salutations titanesques ont été soft. Pas de dégâts matériels, physiques, mentaux, moraux et spirituels à déclarer.

Et en parallèle, ils m’ont ouvert les yeux sur une telle évidence, que je me suis sérieusement demandée comment je n’avais rien vu.

  • Les Titans sont la première génération de divinités grecques. Ils étaient là avant les Olympiens.
  • Les Géants sont également la première génération dans les mythes nordiques.
  • Lors des Conquêtes d’Irlandes, chaque vague d’invasion (même les Tuatha Dè Danann que sont les dieux Dagda, Nuada, Ogme, etc)  dut faire face aux êtres déjà présents et bien implantés, soient les Fomores.

=> nous nous trouvons donc face à des êtres anciens, puissants. Un ami pour évoquer les Fomores parlait de démesure. Je ne parlerai pas pour les Géants nordiques, n’en sachant pas assez,  mais c’est ce que je ressens face aux Fomores et aux Titans. J’imagine des puissances instables et chaotiques, qui créent et détruisent dans la même lancée de manière ininterrompue.  (D’autres lectures contredisent ce que je viens d’écrire, cependant j’assume.) De plus, pour en revenir à quelques choses de plus terre-à-terre, dans le monde physique, cela correspond pour moi à la période de la création de notre système planétaire. De manière très simplifiée.  Notre étoile est née. Autour d’elle, un immense nuage de poussières tournent à grandes vitesses pour finir par s’agglomérer en planètes à certains endroits. Mais ce ne fut pas un long fleuve tranquille. Par exemple, l’hypothèse la plus soutenue par le corps scientifique est que la Lune a été formée lorsqu’un corps céleste de la taille de Mars  a percuté la Terre dans un impact géant, en a arraché une partie et cette dernière est devenue notre Lune. Nos astrophysiciens n’ont pas cherché bien loin. Ils ont nommé ce corps céleste impacteur Théia. La Titanide qui a donné naissance à Séléné, la déesse de la Lune. (édit du 16/01/2017 : La Lune, née d’une vingtaine d’impact sur la Terre)

Dans la même lancée :

  • Les 6 des  12 Olympiens sont les enfants  des Titans Cronos et Rhéa. Les 6 autres sont la génération suivante.
  • Odin et d’autres dieux sont descendants de Géants.
  • Lug est à moitié Fomore, à moitié Tuatha. (Par contre, il n’est pas de la deuxième génération, mais de la troisième). Dagda a pour père Elada qui est considéré comme un Fomoire.

=> il y a une forme de continuité, malgré les conflits entre Titans/Olympiens, Géants/ Ases (pour les Vanes, je n’ai pas cherché), Fomores/Tuatha Dé Danann. Et pour moi, ces mythes ont un écho dans le genre humain.

Ne serait-ce que notre évolution de l’enfant à l’adulte. Nous passons d’un enfant soumis à un « chaos » émotionnel qu’il ne sait pas gérer (par exemple la frustration. Il veut tout, tout de suite) et qui peut l’entraîner dans de grandes colères,  à un adulte « raisonnable », qui sait se gérer.  (A noter que pour l’adulte, c’est purement théorique. Vu le nombre décroissant d’adultes raisonnables dans le monde).

Mais ce que j’ignorais, c’est qu’il ne s’agissait pas d’une simple évolution /maturation psychologique. « Notre cerveau se construit tout au long de l’enfance, retraçant le chemin parcouru au cours de l’évolution de notre espèce. C’est donc le cerveau archaïque- le plus ancien, comme l’indique son nom- qui prend forme en premier : celui des instincts primitifs, de l’instincts de survie et des émotions. La structuration du néocortex survient après la maturation du cerveau archaïque. Or, cette région du cerveau assure la fonction de tempérance des instincts primaires et des émotions fortes. » (Vivre la pensée Montessori à la maison, d’Emmanuelle Opezzo). C’est inscrit dans nos gènes, notre corps. En faites, c’est pas un petit diable sur votre épaule qui vous dit : « Tant pis si c’est pas bien, fais-le si tu le veux ». C’est un mini Titan en puissance qui vous demande de succomber à vos instincts primaires, lol.

Toutefois, on le retrouve aussi dans l’histoire des civilisations.  Notre « cher » christianisme (si Jésus voyait ce qu’on en a fait, il irait se crucifier lui-même) a « conquis » les populations et envoyé en Enfer nos Dieux et croyances. Les civilisations qui nous ont précédé n’ont-elles pas fait de même ? Cherchez pas.  La réponse est oui. Dans tout bon bouquin d’histoire des religions, voire même que d’histoire, ont vous en parle. Le vainqueur cherche toujours à écraser le vaincu. Cela passe par le mode de vie, la politique et la spiritualité. Ce n’est pas pour rien que les Romains se sont acharnés sur les Druides.

Donc nos Titans, Géants et Fomores ;  n’étaient-ils pas aussi les divinités qui ont précédé ?

Je vais reprendre l’exemple de l’Inde. Les Asuras sont les noms donnés aux Dieux pré-védique. C’est à dire l’Inde avant l’invasion des Aryens et l’écriture des textes sacrés, les Védas. Or, après le déferlement et la conquête de l’Inde par les Aryens, ceux-ci imposèrent leurs Dieux. Et les Asuras devinrent des Anti-Dieux.  Un Anti-Dieu, c’est un démon, un ennemi des Dieux, « les génies, les fantômes que vénèrent les tribus aborigènes ainsi que la plupart des Dieux des autres populations non-védiques de l’Inde. »

Dans le livre d’Alain Daniélou , Mythes et dieux de l’Inde – Le polythéisme hindou :

« Les Anti-Dieux sont les aînés des Dieux, ils sont les dieux d’un monde encore dans son enfance et tous les dieux au fur et à mesure que nous progressons seront un jour pour nous des Anti-dieux.  » Les Dieux et les Anti-dieux sont les deux lignées des enfants du Progéniteur (Prajâpati). Les Dieux sont les cadets, les Anti-dieux sont leurs aînés. Ils se combattent éternellement pour la domination du monde  » (Brihaddranyaka Upanischad, 1, 2, 7.) […]

Les Dieux de l’Inde pré-védique. Le terme Asura fut souvent employé pour représenter les dieux de l’Inde pré-védique. Comme tous les autres groupes socio-religieux, les peuples qui combattirent pour la domination du continent indien, tendaient à représenter leur idéal de vie, leur morale, leur conception du bien et les puissances célestes qui protégeaient leurs demeures, leurs troupeaux, leur société, comme les vrais Dieux, et les divinités qui protégeaient l’ennemi comme des Anti-dieux, des démons. C’est pourquoi le poète védique pouvait aisément voir l’humanité divisée entre des nobles Arya-s, adorateurs des Dieux et organisateurs des sacrifices et des barbares (Dasyu-s) impies, constructeurs de cités maudites et experts dans les arts magiques. Les cieux étaient de même partagés entre les Dieux et les Anti-dieux. Il est intéressant de remarquer que ce n’était pas pour leurs vices que les Anti-dieux devaient être détruits mais à cause de leur puissance, de leurs vertus, de leur savoir qui menaçaient ceux des dieux Aryens. […]

Description des Anti-dieux . Les Anti-dieux sont des fils de la déesse Terre, la Limitée (Diti) et du sage non Aryen Vision (Kashyapa). […] Les Asura-s habitent les cavernes des montagnes dans les entrailles de la terre et dans des régions infernales où ils possèdent de vastes cités […].. Les Asura-s vivent aussi dans la mer où ils sont gouvernés par Varuna et dans le ciel où ils possèdent  trois forteresses  volantes faites de fer, d’argent et d’or d’où ils attaquent les trois mondes. Les Asura-s sont de puissants guerriers. Ils arrachent les arbres et lancent les sommets des montagnes contre leurs ennemis. Ils sont experts dans l’art magique et peuvent se transformer à leur gré, prenant les formes les plus diverses. Ils peuvent se rendre invisibles. Leurs rugissements terrifient les peuples. »

Fils de la Déesse-Terre comme les Titans. Ils vivent aussi dans la mer. Dans certaines légendes, les Fomores vivent dans les profondeurs de la Mer.

Me voilà donc face à des similitudes dans les mythes indo-européens hindous, grecs, nordiques et celtes. Est-ce que les Asuras, Titans, Géants et Fomores sont pour autant interchangeable ? Non. Ils sont propres à chaque culture/ civilisations/ peuples (rayer les mentions inutiles). De plus, certaines mythologies païennes ne font pas apparaître ces conflits de  génération. Ce n’est donc pas un thème universel. Pourtant cela me fascine. Cette histoire divine, j’en ai trouvé écho dans l’histoire de notre système planétaire, dans l’histoire humaine, dans l’évolution de l’être humain et dans le cheminement personnel.

Est- ce que j’ai trouvé mon mythe de création ? Non. Je creuse encore.

Mais je me retrouve face à des entités très anciennes, puissantes, de forces brutes, incontrôlables. Sont-elles pour autant néfastes ? J’ai été surprise de les ressentir dans ma vie. Car elles sont le désordre, le déséquilibre, celles qui mènent au Non-Être. Or dans la pensée celtique, les Dieux les combattent chaque jour pour que l’Être ne disparaisse pas. Ce sont des ennemis héréditaires et pour l’éternité. Pourtant, les Titans/Fomores m’ont rappelé un message simple et souvent oublié  : dans notre cycle de vie personnel, nous avons besoin de passer par des phases de  » destruction  » pour mieux se recréer. Seulement avec les Fomores, c’est une destruction plus radicale et violente. Ce n’est pas qu’une question d’évolution, c’est une question de survie.

Depuis tout ce temps, j’ai une pensée pour eux, parfois un mot, une prière bienveillante. Je ne me suis pas mise à les honorer dans mon panthéon personnel pour autant. Je ne tiens pas à me mettre en conflit avec mes propres divinités ou éveiller quelque chose dont je n’aurais forcément aucune maîtrise.

Il y aurait certainement encore beaucoup de choses à dire sur le sujet. Déjà, que j’espère ne pas avoir été trop embrouillée dans cet article. Mais à l’heure actuelle, je n’en ai pas les compétences, ni les connaissances d’aller plus loin.

278350

Et ce texte qui contredit en partie tout ce que je viens de dire  🙂 , « Chez Hésiode, deux vers des Travaux et les Jours présentent le règne de Cronos comme un âge d’or une époque heureuse où les hommes vivaient dans la paix et l’abondance, en harmonie avec les dieux : « d’or fut la première race d’hommes périssables que créèrent les Immortels habitant, habitant de l’Olympe. C’était au temps de Cronos quand il régnait encore au ciel. » (Titans).

Lectures qui m’ont inspirée, guidée  dans ma réflexion et l’écriture de cet article :

  • Alain Daniélou , Mythes et dieux de l’Inde – Le polythéisme hindou
  • Mythes et Légendes : Les Gaulois, éditions Hachette Jeunesse
  • L’Univers, les Dieux, les hommes – Récits grecs des origines, de Jean-Pierre Vernant
  • Mythologie du Monde Celte, de Claude Sterckx
  • Aux Origines du Monde, Mythes des Grandes Civilisations, Les Cahiers Science et Vie d’août 2016 (n°163)
  • Dictionnaire de mythologie et de symbolique nordique et germanique de Robert-Jacques Thibaud

 

Petit bonus

Extrait de la  Mythologie du Monde Celte, de Claude Sterckx :

« […] L’Autre Monde des démons n’est en effet pas sis dans un enfer ni une géhenne différents de l’au-delà des dieux. Les démons sont certes situés parfois « sous la terre » : aux temps les plus anciens, leurs avatars anguipèdes sont régulièrement représentés émergeant de la tête ou du torse hors du sol, soit qu’ils en sortent pour affronter les dieux, soit que la victoire de ces derniers les y renvoie ; en Irlande, la bouche de l’Autre Monde dont sortent les créatures infernales est une faille dans le sol près de la capitale royale de Connaught.  Mais les résidences des dieux sont pareillement souterraines. Leur nom (Fomhór, plur. Fomhóire) signifie en fait étymologiquement « les Spectres » ou « les Monstres » mais les Irlandais l’ont généralement compris – car il y a presque homophonie entre leur nom et l’expression « sous la mer » – comme « les Sous-Marins », et ils situaient donc ainsi leur séjour, comme parfois celui des dieux et des bienheureux, au fond de l’océan. Le plus souvent, le lieu de résidence des démons est, comme l’Autre Monde des bienheureux, une (ou des) île(s) au-delà de l’horizon. L’Autre Monde de ces démons est parfoismême représenté comme un verger au même titre que celui des dieux et des bienheureux. « 

 

Extrait de l’Encyclopédie illustrée des Esprits de la Nature de Jean-Paul Ronecker.

« Fomores, Fomorés, Fomoires ou Fomoirés : race d’élémentaire celto-irlandais, difformes et violents, qui peuplaient la verte Erin avant l’arrivée des Tuatha Dé Danann (dieux de l’Irlande, peuple de la Déesse Dana). Ils sont les ennemis de tous les occupants successifs de l’île. Ils sont aussi des génie de la mer, dont la forteresse sur la terre ferme était Tory Island. Toutes les divinités du panthéon irlandais, de même que les héros , ont un lien de parenté ou d’alliance avec les Fomores. C’est dire l’importance de ces êtres mystérieux de nature ambigüe. » 

 

Extrait du Dictionnaire des symboles de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant : 

  • Fomoire : Personnages de la mythologie celtique, êtres maléfiques, sombres et difformes, qui syumbolisent des forces contre-initiatiques et anti-évolutives.
  • Titans : Ils symbolisent selon Paul Diel, les forces brutes de la terre et, partant, les désirs terrestres en état de révolte contre l’esprit(Zeus). Avec les Cyclopes, les Hécatonchires (géants dotés de cent bras e cinquante tête), ils représentent les bouleversements cosmiques des premiers temps, les manifestations élémentaires … les forces sauvages et indomptées de la nature naissante. Ils figurent la première étape de la gestation évolutive ; les cataclysmes par lesquels la terre se prépare à devenir le lieu propice ou s’épanouira la vie des humains. […] Les Titans ambitieux, révoltés et brutaux, adversaires de l’esprit conscient (représenté par Zeux), ne symbolisent pas exclusivement les forces sauvages de la nature. Luttant contre l’esprit, ils figures les forces indomptéesde l’âme qui s’opposent à la spiritualisation harmonisante. […]
  • Ogre : L’ogre des contes rappelle les Géants, les Titans, Cronos. Il symbolise la force aveugle et dévoratrice. […] L’ogre est-il l’image défigurée et pervertie du père, qui ne peut que servir d’épouvantail aux enfants ? Il est aussi la figure de l’Etat, de l’impôt, de la guerre, du tyran. Il se rattache ainsi à la symbolique du monstre, avaleur et cracheur, lieu des métamorphoses, d’ou la victime doit sortir transfigurée. L’idée de l’ogre , dans la perspective de Cronos et du monstre, rejoint le mythe traditionnel du temps et de la mort […].  

Une forme de dévotion ?

Je pense que depuis le temps, les quelques personnes qui lisent mon blog ont compris mon amour de la Grande Déesse, de Terre-Mère.

Depuis quelques années déjà, j’avais mis en place quelques actions pour essayer de vivre de manière plus respectueuses de l’environnement : tri de mes déchets (même lorsque ce n’était pas encore mis en place dans mon immeuble), fabrication de la moitié de mes produits ménagers, auto-collant stop-pub sur ma boîte aux lettres, don de mes vêtements qui ne sont plus portés aux associations caritatives, faire des emballages cadeaux avec des papiers de récup (journaux, vieux papiers cadeaux, papiers de soie récupérés, …)…..

Depuis plus d’un mois, je m’y suis replongée, me rendant compte de tout ce qu’il me restait à faire. Disons que je me reposais sur mes lauriers et qu’il était temps que je m’y réinvestisse plus pleinement. Et à force de chercher des solutions, mettre en place de nouveaux comportement, j’y ai étrangement éprouvé un bien-être et une reconnexion à Mère Nature. Je me mets à agir avec amour avec cette irrépressible envie de prendre soin de mon petit bout de planète (Comme je l’évoquais dans mon article précédent).  Ce n’est qu’une microscopique goutte d’eau face à tout ce qu’il reste  faire , mais elle m’est précieuse. Et quand je vois que chaque jour  de nouvelles consciences s’éveillent, je réalise que ces gouttes peuvent devenir flaque, source, rivière, fleuve, mer.

Pour moi, agir de cette manière, au-delà de cette volonté d’une vie et d’un monde plus sains, de quitter cette société de surconsommation, c’est ma manière de montrer ma gratitude envers cette Déesse. Merci pour mon foyer, ma nourriture, mon enrichissement intellectuel, spirituel, etc.  Alors oui, j’y vois comme une forme de dévotion, de tous les jours.

mother-earth

De plus, je vous assure que : mettre la main à la pâte, agir concrètement, utiliser mes petites mimines ; apporte un véritable bien-être, vide la tête et donne du sens.

Je n’ai pas de jardin. Donc pas de potager, ni de poules. Mais il y a tellement d’autres choses à faire ! Il y a une multitudes de blogs, vidéos, articles déjà très bien faits sur le sujet. Néanmoins, je vais y rajouter ma petite note personnelle :-). C’est pourquoi, à partir d’aujourd’hui, lorsque j’écrirai un article païen sur mon blog, je m’efforcerai  d’écrire un deuxième article, souvent court, sur un comportement, une solution écologique, ou des liens utiles.

Voilà mon premier : L’écologie numérique.

 

Et pour conclure cet article, je vais vous citer une facebookeuse :

« C’est fou ce que cela fait du bien mentalement de s’encombrer de moins d’objets au quotidien, de composter tout ce qui est possible et enfin de créer ses propres produits ménager et de beauté. J’avais décidé de le faire pour la planète et je n’en reviens pas comme cela crée du bien être dans ma vie. »