Archives mensuelles : septembre 2015

Le Cosmos

Pas d’astrophysique ou de philosophie dans cette article.

Juste une fleur qui porte ce nom 😉 .

 

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Fleurs de Cosmos

 

J’ai découvert cette fleur dans le jardin de ma mère il y a quelques années.  J’ai de suite beaucoup aimé cette plante avec son plumetis de feuilles et ses fleurs simples. Une vraie touche de légèreté.

J’ai décidé d’en planter sur ma terrasse au printemps et je prends réellement plaisir à en cueillir  depuis la fin de l’été. Quand je vois ces fleurs, j’éprouve une joie enfantine.  Ce n’est peut-être pas un hasard, car cette plante appartient à la famille des marguerites et signifie innocence dans le langage des fleurs.

Ce qui est génial avec cette plante, c’est qu’elle résiste à la sécheresse. Très utile quand on vit dans le sud 🙂 .  Elle est simple à faire pousser et le fait de couper ses fleurs favorise la floraison. Agréable quand on veut renouveler son bouquet de fleurs 🙂 .

Récemment, j’ai voulu en savoir plus sur cette fleur. A ma grande surprise, j’ai découvert qu’elle était originaire du Mexique. Elle a été introduite en Europe au XVIII ème siècle.  C’est une plante annuelle qui fleurit de l’été à la fin de l’automne et ne supporte pas le gel.  Elle se resème toute seule. De plus, elle attire papillons et abeilles.  Une vraie invitation à la nature sur ma terrasse !

C’est une plante comestible, mais peu goûteuse et peu nutritive. Elle sert avant tout à la décoration des salades et plat. Je verrai si je m’y essaierai.

Cette plante serait associée à l’élément Air et à la Lune. Pour l’élément Air, sans aucun doute !  Pour la Lune,  je ne suis pas sûre.  Je n’associerai pas pour autant cette plante au Soleil. A voir, si je suis plus inspirée sur le sujet par la suite.

J’aurais aimé trouvé pourquoi le nom de Cosmos a été donné à cette fleur, mais je n’ai rien trouvé. C’est bien dommage, car l’idée d’avoir des Cosmos dans mon jardin, j’aime bien 😉 .

 »  Du latin cosmos (« monde ») emprunté au grec ancien κόσμος, kósmos (« ordre, bon ordre, parure »), pour les pythagoriciens : « ordre de l’univers » d’ou « univers », « monde » et en particulier « le ciel », « les astres ».De kosmos dans le sens de « parure » provient le mot « cosmétique » et ses dérivés.  « [Extrait de Wiktionnaire]

La fleur a huit pétales.  Et forcément, je ne peux m’empêcher de penser à la Roue de l’Année avec ses huit rayons.  Récemment, j’en ai mis sur mon autel.  Quand je les y vois, ça me rend toujours heureuse. J’espère qu’elles sont également appréciées des divinités 🙂 .

 

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Si je résume : légèreté, papillon, abeille, innocence, joie enfantine …..  Pour moi, ces fleurs évoquent les fées.  Je devrais peut-être travailler dans cette voie.  Mais je ne l’ai jamais fait auparavant. A voir …….

 

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Voici les sites internet où j’ai puisé mes informations :

Attention ….. ça pousse !

Le Prince Jardinier Magazine

Home Jardin Loisirs ( court article sur la fleur comestible)

Equinoxe paradoxe

Cette période de l’année est toujours délicate pour moi. Comme beaucoup de personnes sensible à la luminosité,  je vis difficilement le raccourcissement des journées que l’on peut ressentir dès la fin août.

Et pourtant, je ne me suis jamais aussi bien sentie moralement depuis longtemps.

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L’équinoxe d’automne fait écho aux célébrations de Luginaissatis. A Luginaissatis, nous honorons la mémoire de la mère adoptive de Lugus, Talantio, une déesse de la Terre. Nous la remercions également d’avoir défriché les terres afin de permettre les cultures et les récoltes. L’équinoxe d’automne est, pour moi, l’apothéose de ses remerciements car les récoltes ont été faites, engrangées, stockées.  Et là où j’aurais dû remercier pour tous ces dons, je me suis retrouvée dans l’incapacité de faire des offrandes. Point de générosité et de multitude, que faire …….. J’ai les classiques offrandes d’eau, d’encens, de lumière. Mais point de pain ou de gâteau maison, point de fruits de saisons ……

J’ai donc fait le ménage « rituel » de mon autel. J’ai fabriquer de nouveau une rouelle maison (comme je l’ai fait pour le sanctuaire de Corent), mais cette fois-ci avec des rameaux de noisetiers ramenés d’Auvergne. Etant donné que c’est la période de récolte des noisettes, je me suis dit que ce bois pouvait symboliser ces récoltes.  La forme de la Rouelle pour symboliser la Roue de l’Année. Cette fois-ci, j’ai un peu galéré pour fixer les rayons. Et mes deux assistantes félines ont adoré chahuter mes fines branches lorsque j’en enlevais l’écorce. 🙂

J’ai préparé mes offrandes et j’ai fait mon petit rituel maison. Pas de long rituel, de grandes phrases, d’ouverture de cercle ou autre. Quand je suis seule, je vais au plus simple.  Mais je me prépare toujours mentalement et physiquement avant pour être en pleine conscience et dans l’instant présent. Le « physiquement » consiste juste en quelques mouvements articulaires et étirements. Rien de bien méchant puisque  je n’ai pas la condition physique d’une sportive. Pour me recentrer, j’ai toujours besoin de m’ancrer de nouveau dans mon corps par les sensations, de le réintégrer.  C’est une étape pour moi nécessaire car sinon  je reste dans le mental et je passe totalement à côté du rituel.

Me voilà donc en train de célébrer cette équinoxe. Et une fois de plus, au bout de quelques instants passés devant mon autel, je sens une douce euphorie monter en moi. J’évite de me poser désormais des questions pendant mon court rituel afin de ne pas rebasculer dans le mental.

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Mais ce sentiment d’euphorie me pose question …….. Lorsque je regarde la définition dans le Larousse, voici ce que j’y trouve :

  • Sensation intense de bien-être, d’optimisme.
  • Sentiment de grande joie, de satisfaction, de contentement

L’intensité n’en est pas si grande, même s’il m’est arrivée de la ressentir par le passé. Mais tout ce qui est décrit, je le ressens bel et bien. Je me suis demandée si c’était juste moi qui me programmait en quelques sortes pour ressentir cette euphorie.  Genre : « je veux  me connecter au divin, donc je crois ressentir le divin « . Et avec le recul, je sais que c’est ce que je faisais au début de ma vie païenne. De plus, je ne me rappelle pas avoir ressenti ce genre d’euphorie lors des rituels de groupe en clairière, sauf le jour de mon entrée dans la voie sacerdotale. Je n’allais pas me priver de cette joie intense 😉

Me voici donc dans le troisième paradoxe de cet article :  savoir se faire confiance et se fier à son ressenti et son intuition pour éviter de se cloîtrer dans le mental. Tout en ne basculant pas dans l’effet inverse de quitter toute raison et d’imaginer tout ce que je désire.

Alors, en ce 23 septembre que s’est-il passé ? Je crois tout simplement m’être harmonisée à l’instant que je voulais sacré, avoir crée une sorte de vibration que je voulais projeter comme une prière pour les Divinités. Et si j’ai projeté de la joie et du bien-être, je me dis que c’est pas si mal.

Pour en revenir à l’équinoxe d’automne, c’est donc une célébration de la Déesse de la Terre, de la Nature et des remerciements pour les biens matériels et spirituels qu’elle nous a apporté.  Et en même temps une période de nostalgie débute. (Du moins pour moi, car j’ai lu à plusieurs reprises des païens et païennes  qui au contraire se sentaient heureux au moment de l’équinoxe.) Nous prenons soin de faire nos réserves pour pouvoir passer le cap de la période sombre. Le Dieu-Soleil dont le déclin se fait déjà ressentir depuis Luginaissatis, s’apprête à entamer sa course dans la période sombre avant sa future renaissance. Je prépare mon foyer tel un cocon pour mieux me retrouver en prévision de la période qui suivra Samonios.

 

Certains termes que j’utilise sont des termes gaulois, qui ne sont peut-être pas connu par certains.

Luginaissatis pou Lugnasad, Talantio pour Tailtiu, Lugus pour Lugh, Samonios pour Samain

 

Corent, un sanctuaire arverne

Cet été, j’ai eu l’occasion de passer quelques jours au sud de l’Auvergne.

La tentation était trop grande de prendre ma voiture et de remonter vers le nord, pour aller visiter ce lieu que je voulais tellement voir.

Corent est une commune située une vingtaine de kilomètres au sud de Clermont-Ferrand. Sur le sommet du plateau, un oppidum gaulois de la période milieu du IIème siècle au milieu du Ier siècle avant Jésus Christ. Vous trouverez plein d’informations intéressantes sur ce site : Luern. Vous pourrez même y visiter une reconstitution en 3D de la ville gauloise 😉

Y aller début septembre m’a permis d’éviter la foule et d’y croiser peu de monde.

Lorsque je suis arrivée à proximité, j’ai bien ri. Il faut traverser le village « Le Pont des Goules » avant d’arriver à Corent. C’est un nom qui ne s’invente pas !  Puis nous montons une bonne pente, traversons Corent, avant d’arriver au plateau du sommet. Normal pour le site d’un oppidum. Mais jusqu’ici les photos que j’avais vu du site ne laisser pas voir ce relief.

A mon arrivée, juste deux personnes au loin. Des nuages qui flânent devant le soleil. Sur ma droite, au loin, on aperçoit le Puy de Dôme. Pour avoir passé des vacances à proximité et être montée à son sommet il y a deux ans, je trouve sa silhouette familière rassurante.

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Devant mois les fameux poteaux rouges qui marquent les dimensions de la place publique et du sanctuaire.

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« Le sanctuaire gaulois (100 – 50 av. J.C.) est une construction monumentale de terre et de bois, d’environ 50 mètres de côté, comprenant une galerie périphérique ouverte et deux petits temples.[…] Dans cet espace se tenaient régulièrement des banquets qui ont engendré de nombreux vestiges. » (Texte extrait d’un panneau d’information du site).

Les quatre poteaux symbolisent l’entrée monumentale.

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Le cadre magnifique, le calme, le fait d’avoir pris le temps de faire le vide dans ma tête en arrivant, m’ont rendu ce moment très précieux.  Ce lieu sacré que je voulais découvrir depuis quelques années, j’y étais enfin.

Après en avoir fait le tour, je me retrouve seule sur le site. Parfait. Je sors mes offrandes du sac : rouelle en bois maison, un morceau de pain au céréales et des tartelettes aux fraises de la Drôme (petit clin d’œil à un ami cher qui partage mes croyances).  Je m’adresse aux éléments, aux Dieux et Déesses, je salue la mémoire des Arvernes ayant vécu ici, je remercie sous les rayons du soleil. Après un court moment de recueillement, j’entends une portière qui claque et un homme qui appelle son enfant. Je m’empresse de mettre mes offrandes  à l’abri, afin qu’elles ne soient pas dérangées. Il était temps, un couple de personnes âgées vient d’arriver.

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Puis, je me suis assise sur le bord pour prendre  le temps de savourer cet instant. Quel paix. Un pur bonheur. Loin du tourbillon de la ville, des prises de têtes quotidiennes.

Et puis j’ai essayé de m’imaginer le sanctuaire à l’époque gauloise.  La grande place publique était-elle bruyante ? Entendait-on le bruit du bétail les jours de marché ? Le galop des cavaliers qui traversait la place ?

« La fondation du sanctuaire débute par la délimitation de son enceinte. Cette limite symbolique est matérialisée par un profond fossé creusé dans la roche volcanique, dans lequel était implantée une palissade en bois haute de 4 à 6 mètres. Elle s’interrompt à l’Est, pour ménager un dispositif d’entrée orienté en direction du soleil levant et du Puy  Saint-Romain. Cette première enceinte est rapidement remplacée par une galerie monumentale, d’environ 50 mètres de côté, pour 7 à 8 mètres de hauteur. Sa toiture est supportée, à l’extérieur par un puissant mur continu et en façade, par une colonnade de 12 à 13 gros poteaux de bois. » (Panneau d’information du site)

J’ai du mal à imaginer une structure de 7 à 8 mètres de haut ! L’équivalent d’une maison d’un étage. Une fois à l’intérieur, plus de panorama sur le Puy de Dôme donc. Et la hauteur devait masquer le bruit extérieur. L’image est maladroite, mais je ne connais pas d’équivalent. Entrer dans le sanctuaire devait être semblable à l’impression d’entrer dans le silence d’une église. Le ciel ouvert en plus 🙂 . Il semblerait que le sanctuaire était dédié aux divinités protectrice de la cité.  Que ressentait-on lorsqu’on banquetait à l’intérieur en communauté à la gloire de nos Dieux ? Quand on partageait la viande du sacrifice et le vin entre le divin et le clan ? M’y serai-je sentie aussi bien qu’en cet instant où j’apprécie de laisser ma peau à la caresse de vent et de laisser mon regard parcourir l’horizon ?

Quelle pouvait-être la vie quotidienne du (ou des) officiant(s) du sanctuaire ? Quels étaient les rites quotidiens ?  Beaucoup de questions, encore et toujours. 🙂  Dans tous les cas, je reviendrai.

L’Eau, la mer, la vie – Histoire élémentale

Je travaille actuellement sur l’élément Eau.
J’ai une base écrite. Un des textes que m’a donné un des druides de la Clairière de Ialos Ar Mor en Bretagne, responsable du Collège de la Kredenn Geltiek . Je ne le remercierai jamais assez pour m’avoir fournie tous ces cours, qui sont en eux-même un travail énorme de recherche, de regroupement d’informations et qui me servent de référence pour étudier et démarrer mes recherches et travaux personnels. J’avoue manquer de régularité et de constance dans mon travail. Mais j’ai besoin d’un certain état d’esprit et d’énergie pour m’y plonger.
Alors que nous souffrions de la canicule dans ma région, j’ai un peu travaillé sur l’Air. J’aurais pu travailler le Feu, la saison et le temps s’y prêtait. Mais j’avais tellement envie de souffle qui allégerait la température que je me suis naturellement tournée vers l’Air, le vent. Les jours suivants, le vent s’est levé. Quel soulagement ! Notre région subit régulièrement le souffle du Mistral et de la Tramontane. Mais ils se laissaient désirer ….. Ce travail sur l’Air est loin d’être terminé. Je sais que j’y retournerai le temps venu.
Pour mon travail sur les éléments, je ne sais jamais trop par où commencer. Alors je le fais à l’instinct. Je cherche ce que je peux trouver en lien avec la pensée celtique dans mes livres : vocabulaires, symboliques, etc, puis j’essaie de passer à pratique. Je vis à une vingtaine de kilomètres de la mer. La mer, j’y ai passé des heures et des heures durant mon enfance. J’ai un rapport presque charnel avec elle. Sauf que de nos jours, il y a un tel afflux de touristes, de difficultés à trouver une place pour se garer, sur la plage, ……. que je fuis tout ceci. C’est simple, je ne suis allée que deux fois à la plage cette année. Samedi et lundi derniers. Ne pas y aller de l’été m’aurait rendue malade. La mer est pour moi nécessaire. Une bouffée d’oxygène. L’approcher et sans même la voir, sentir l’iode dans la brise, entendre la respiration des vagues, quel bonheur…… Alors quand j’ai commencé à travailler l’Eau, quand j’ai eu cette discussion amicale où j’abordé le sujet de mon éventuel déménagement vers le centre de la France, aller voir la mer m’est devenu irrésistible.

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Ce samedi, arrivant en fin d’après-midi, j’étais surprise d’y voir encore tant de monde. Mais rien à voir avec le pic des touristes. Heureusement. L’eau était bonne, brouillée par le sable, malgré l’absence de vent et le peu de vague. Mais agréable. Je m’y suis plongée avec délice …… J’ai déposé une offrande dans l’eau. 3 billes de verre bleues, souvenirs de mon enfance où je les collectionnais et où le bleu de la mer me fascinait. Une pour mon amour pour elle, une pour mon respect et une pour le bien-être en retour qu’elle m’accorde et que j’aimerais lui accorder en retour. J’ai hésité sur la nature de cette offrande. N’était-ce pas la polluer ? Et j’ai eu le sentiment que non. Verre obtenu à partir du sable, qui retournera au sable.

Puis je m’y suis laissée allée. J’ai senti tout d’abord mon corps se détendre, mon esprit s’apaisait. Le regard tourné vers l’horizon, j’observais avec fascination les ondulations rider la surface de l’eau. Au loin, quelques voiliers, quelques bateaux à moteur bruyant qui passaient, et deux mouettes qui plongeaient pour pêcher. Quand je me sentis soulagée dans mon corps et mon âme, je me suis sentie  » me dissoudre  » dans la vaste étendue d’eau. Je me laissais bercée. Je mis même un moment avant de me rendre compte que je m’étais mise à chantonner. Peu de monde dans l’eau. J’étais moi, mais cela n’avait plus d’importance. Je me fondais dans l’immense masse marine, source de vie, lieu des origines. Je retrouvais ce sentiment oublié de faire partie d’un tout. Plus de frontière, plus de limite.
Puis,au bout d’un long moment, tout naturellement, comme si cela faisait partie de l’ordre des choses, je me suis réunie en moi-même. Je retrouvais les limites de mon épiderme. Quelle sensation à la fois douce et forte. Je me sentais purifée. Tracas, soucis, tensions internes et externes s’étaient dissoutes dans le sel de la mer. Je me sentais de nouveau régénérée, pleine de vie. Envie de rire pour rien, pour tout, juste là comme ça, maintenant. Un grand merci au fond du coeur, je suis sortie me sécher. J’ai mis du temps à partir, j’ai mis du temps à lui dire au revoir. Je voyais les vagues prendre de l’ampleur, la marée monter (oui, la marée existe en mer Méditerranée 😉 ) et j’ai réalisé que c’était l’action de la pleine lune qui s’éveillait. Je suis partie. Pour me rendre compte, plus loin sur la route, que j’avais raté de peu le lever de la lune au-dessus de la mer 😦 . Si javais su qu’elle se lèverait au sud, je serai restée l’admirer.

L’Eau abreuve, désaltère, hydrate.
L’Eau lave, purifie, raffraîchit ou réchauffe.
L’Eau salée dissous, nous ramène à la masse océanique des origines.

Et je me suis posée des questions sur mon rapport à la mer. Pour moi, la mer est féminine. Puissante, généreuse, violente. Donneuse de vie, donneuse de mort.  Cependant, je suis une fille ancrée à la Terre. Je suis une mauvaise nageuse et dès que je perds pied, je dois lutter contre la peur de couler, de l’inconnu, de mon imagination qui se représente les pires choses venir par en-dessous. Je fantasme la mer, je l’idéalise. Lieu de bénédiction et d’épanouissement, lieu de rêve et de beauté. Néanmoins, aurais-je le même rapport avec elle si j’étais fille de pêcheur ? Si je redoutais les disparitions d’un être cher au coeur d’une tempête ?

 » Ce n’est pas l’homme qui prend la mer,
C’est la mer qui prend l’homme « 

Et puis je me suis intéressée aux divinités liées à la mer. Celles que je connais : Neptune, Poséidon, Mannanan Mac Lyr, Yemanja. Trois dieux pour une déesse. La mer ou l’Océan sont-ils vu avant tout comme des divinités masculines ?
En cherchant un peu nous trouvons :
– chez les Grecs : Pontos le Flot (un des fils sans père de Gaïa, dieu archaïque), Océan (fils de Gaïa la Terre et d’Ouranos le ciel) mais aussi son épouse et soeur Thétys, Poséidon fils de Cronos et Rhéa (eux-même enfant d’Ouranos et Gaïa), son épouse Amphitrite, les néréides, etc. De nombreuses divinités sont liées à la mer, mais la primauté semble toujours attribuées à des divinités masculines.
– chez les Mésopotamiens : Apsou , dieu des eaux douces et Tiamat, déesse des eaux salées (et donc de la mer)
– chez les vikings : Njörd, dieu de la Mer et des Vent, un des dieux Vanes
– chez les chinois : Mazu, déesse féminine de la mer et des marins
Etc.

Finalement, les divinités de la mer peuvent être féminine ou masculine.
Je suis particulièrement touchée par la figure de Yemanja.
La première fois que j’ai découverte cette divinité, ce devait être dans le film Woman on top, film culinaire avec Pénélope Cruz qui débute au Brésil et passe par les USA.  Ce n’est pas un grand film mais j’avais adoré la bande originale de bossa nova.

[Si vous voulez écouter la bande annonce => Bande annonce Woman on Top ]

Il y a une scène où tout le monde est vêtu de blanc et lance des corbeilles de roses blanches et autres offrandes à la mer. A Yemanja. C’est simple, c’est beau et la ferveur des croyant est touchante.

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Déesse mère originaire d’Afrique, mère de toute vie, Yemanja fut ramenée avec les esclaves au Brésil. Devenue déesse du monde aquatique, elle est la protectrice des mères, des enfants et des pêcheurs. Elle est une déesse qui par la suite a été identifiée à la vierge Marie.
Pour en savoir plus, voir ici => Yemanja sur Wikipédia

Cette vision de déesse marine, avec mon ressenti et mon rapport à la mer, me parle énormément. Mes prières sont le plus souvent adressée à la Terre-Mère. Mais j’aime l’idée que cette grande Déesse-Mère, chère à mon cœur, soit également la Terre-Mer, car d’elle naît toute vie. Mais je ne renie pas pour autant le dieu Mananann Mac Lyr.

Et l’Eau douce ? Le rapport est ….. différent. Lorsque j’ai eu l’occasion de m’y baigner cet été, une eau claire et fraîche, c’était surtout dynamisant. L’eau douce est à la fois apaisante et revitalisante. Je n’y éprouve pas ce sentiment de me dissoudre dans la masse. Mais je laisse partir dans le courant ce à quoi je veux bien renoncer. Ce n’est pas toujours évident de lâcher prise sur ce qui est néfaste pour nous. Mais quand on l’accepte, l’Eau l’emporte avec amusement.

Il y aurait encore tant à dire sur l’élément de l’Eau, élément de la mémoire, des émotions, des illusions. Comme chaque élément, il a des aspects positifs et des aspects négatifs. Mais je vois également tous les Eléments comme des intermédiaires entre nous et le divin. A la fois dans notre monde et le leur, ils lui donnent matière pour permettre à notre corps physique de vivre. Ils nous apportent des enseignements sur nous-même, le monde qui nous entoure, mais également sur le divin. Ils nous aident à nous connecter et à nous transcender.

Lorsque je suivais les enseignements de Morgane Lafey, il y avait tout un travail à faire pour voir la part de chacun des éléments en nous. Un des exercices qui fut pour moi très difficile. Il n’est pas toujours évident d’être objectif et juste nous concernant.
Je suis Terre et Eau. Quelle surprise 😉 . Mais l’Air, élément de l’intellect et de la raison, y est également très présent. Par contre, le Feu est déséquilibré chez moi. Ce n’est peut-être pas pour rien, si je ne me suis pas sentie capable de l’aborder encore …….