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L’Oracle des Reflets

Il m’arrive parfois de tirer les cartes. Je possède quelques jeux. Mais au final, j’utilise souvent le même, l’Oracle des Reflets.

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Il s’agit d’un jeu crée par Célia Melesville, auteur et illustratrice. C’est une jeune femme que j’ai découvert grâce à Facebook sur sa page Célia Melesville – Thérapie, art et guidance .En parallèle de son travail d’artiste, elle fait également des tirages.

Vous pouvez la suivre sur sa chaîne Youtube, où elle propose même des exercices pour travailler son intuition,  elle parle des livres qu’elle a lu ou elle répond aux questions qu’on lui pose => Célia Melesville – Cartes et conscience

Célia est une personne qui m’a touché par sa gentillesse, sa douceur, sa générosité et par son talent. Présentation de l’Oracle des Reflets

J’ai participé au crowfunding pour l’édition du jeu et j’ai eu la joie de le recevoir numéroté avec deux marques-pages et un lot de magnifiques cartes postales. C’est la première fois que j’ai ressenti ça avec un jeu de cartes.  Une « personnalité ».  Je ne saurais comment l’expliquer. Néanmoins, je me suis sentie obligée de me présenter à mon jeu de carte, comme je l’aurais fait face à une personne tout juste rencontrée.  C’est un jeu qui ne fait pas dans la demi-mesure et qui est très direct dans ses messages. Mais quel bonheur de pouvoir profiter de sa magie 🙂

 

 

 

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C’est le printemps !

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Il fait beau ! Il fait chaud !

Certains amandiers sont encore en fleurs, les forsythia et les pissenlits illuminent l’herbe de leur jaune d’or. Quelle énergie depuis presque un mois ici. Depuis fin février, nous  avons un temps magnifique. La Terre revit, se pare de mille couleurs, les plantes s’éveillent et s’épanouissent. Je crois qu’entre les jaunes étincelants, les blancs incandescents ou le violet profond de mes muscaris, la couleur que je préfère est celle des jeunes feuilles.

C’est rapide et demande beaucoup d’observations. Mes voisins les Chênes en sont les parfaits exemples. Couverts de bourgeons qui se gonflent de sève, de petites feuilles sortent pour grandir. Et ne serait-ce qu’en quelques jours, de  la taille d’un ongle de bébé, vous vous retrouvez avec des feuilles aussi grandes que la paume d’une main !  Et d’une couleur vert tendre. A la fois douce et très dynamisante. Belle et rayonnante. Pour moi, c’est celle-ci la couleur du printemps. Avant de foncer pour les grosses chaleurs d’été.

La Terre, Mère-Terre, rayonne sous un ciel azur et Bélénos flamboyant. Et l’on se sent entraîné dans un pur éblouissement d’énergies, de vibrations.

Depuis bien longtemps, je n’avais plus ressenti Cernunnos. Je l’ai senti très présent en cette période sombre, parfois fatigué, mais toujours bienveillant. Et je sens encore qu’il veille. Je ne sais comment l’expliquer. Sûrement une histoire rationnelle de température et de volume d’air qui augmente avec la chaleur. Mais je sens le ciel prendre son essor. Présent, léger, bénéfique, lumineux. Taranis approche. Son souffle se fait sentir.

Le solstice d’hiver, je sentis le pouvoir de guérison de Maponos, le jeune Soleil renaissant, sur mon feu intérieur, mon étincelle divine, mon feu vital. Je sentis même la présence des esprits des ancêtres, veillant sur leurs descendants et les aidant à passer cette renaissance et/ou épreuve. Cela dépend de nos ressentis. Je me suis sentie forte.

Imbolc, fête de la Déesse-Mère qui se remet de ses couches, de l’abondance du lait nourrissant et de la purification. Je fis un rituel de purification de mon foyer, mais également de mon corps. En parallèle, enchaînement de cause à effet ? Forme de magie sympathique  ? Je sentis les dernières noirceurs ; qui occultaient mon cœur, empêchaient le rayonnement de mon soleil intérieur, la pleine puissance de mon propre pouvoir guérisseur ; fondre, se dissoudre, disparaître. Et je me suis sentie bien.

L’équinoxe de printemps, la Terre redevenue vierge se laisse aller à la séduction d’une nouvelle jeunesse,  de l’ardeur du Soleil chaque jour plus puissant. L’énergie flamboie et commence à s’extérioriser. Bélénos, l’Oeil-du-Ciel-qui-voit-tout nous insuffle son brasier. Envie de donner des coups de pieds dans de vieux carcans. Il est bel et bien temps de faire le grand ménage de printemps. De faire place, d’agir, de suivre son instinct, de remercier pour ces nouvelles opportunités à la fois matérielle et spirituelle. Il est temps de sortir de ma coquille. Bonheur de rapprocher sa vie de ses vraies valeurs. Je me sens puissante.

 

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Comment trouver les mots 

Pour vous remercier, Ô Divinités,

En ce jour, tout me paraît si beau

Et je me reprends à espérer.

Diolcatons.

L’humour des Dieux

Et je commence cet article par une planche du dessinateur brésilien Carlos Ruas de sa série Un samedi quelconquewww.unsamediquelconque.net), traduite en français par Gilles Nuytens. Je les ai découvert sur Facebook, quand Gilles a commencé à les traduire. Une critique humoristique et souvent juste du Dieu chrétien, avec des références aux autres religions. Et nos Dieux païens ne sont pas les derniers à y apparaître 😀

Cette année débute …. avec pleine de surprises et de rebondissements. Je pense trouver une solution, je me rends compte que je me plante. Le lendemain, une autre solution s’offre à moi, je m’enthousiasme, puis je me rends compte que je me plante. Le lendemain, etc etc. Et j’ai l’intime conviction que les Divinités de mon panthéon n’y sont pas pour rien ! 😀

A croire que les Dieux et Déesses me testent pour voir si j’ai compris certaines leçons de vie, de choix, d’être. Et ils ont l’air franchement de bien s’amuser XD.

En tout cas, je suis reboustée . Mon corps et mon esprit, enfin, recouvrent la santé. J’ai le cerveau tellement en ébullition que j’ai l’impression que mes neurones sont en train de s’embraser. Si je me vois avec de la fumée sortir de mes oreilles, je ne serai même pas surprise ! Et petit à petit, la solution devant moi se dessine. Fruit de réflexion, d’instinct et d’intuition.

Ô Dieux et Déesses, merci pour ce rappel à l’essentiel,
La connaissance de moi-même et toujours l’humilité.
Et devant vous , pieds en terre, face au ciel,
Toujours vous honorer !

 

 

Temps de Yule

Quelle étrange période en ce moment. Encore le chiffre 2 🙂 pour moi.

J’ai le sentiment d’être dans deux réalités parallèles.

Celle des humains. Avec son lot d’horreurs comme Alep (ou tous les génocides dont on ne parle pas), les attentats, la société de consommation qui pousse les gens à courir pour Noël, le réchauffement climatiques, les espèces animales qui disparaissent, la pollution omniprésente, l’attitude absurde des gens de pouvoir,  les angoisses de l’avenir qui semble toujours plus sombre….

Celle des Dieux. Ou du moins, la petite portion de réalité qu’ils veulent bien me faire percevoir. Je sens comme une légèreté dans l’air. Comme si l’esprit de Yule était bien présent depuis quelques jours. Je dirais même plus présent que l’année dernière. Le rouage de l’année qui tourne lentement, avec les grincements du bois qui travaillent, comme dans un vieux gréement . L’autre jour, j’ai fait une demande à la Déesse de la Terre. Et j’ai senti sa bienveillance à mon égard. Comme des doigts de verdure qui remontaient le long de mes jambes pour me transmettre cette bonté et cette lumière.

Le ciel me semble à portée de main et quand je ferme les yeux, mon « regard » n’a plus de limite et voit au loin. L’obscurité de l’Univers, les  lucioles de lumières et les traînées éphémères. Et j’ai envie de me blottir pour mieux dormir, lâcher prise et mieux ressentir. Alors que les nuits rallongent et que l’envie d’hiberner me prend, je sens cette période très lumineuse. D’une lueur douce et protectrice. Avec comme un léger voile, qui permet à nos êtres bien-aimés partis trop tôt d’être plus proches et de veiller sur nous.

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http://cieldegascogne.blogspot.fr/2010/08/etoile-filante.html

Quand je me laisse aller à cette réalité, je n’ignore pas le quotidien, je n’ignore pas les horreurs qu’on voit aux informations, ni aux drames qui nous touchent directement dans nos familles. Mais je m’en sens d’une certaine manière détachée, comme protégée.  Comme pour mieux me préserver et m’aider à passer cette période difficile.

Lorsque je reviens dans le temps des hommes, la douleur resurgit. Pas la culpabilité. Cette culpabilité inutile « de ne pas en faire assez », « de ne pouvoir rien faire contre la guerre », « de la honte d’appartenir au genre humain ». Une culpabilité qui épuise et qui empêche de vivre. J’ai mal, néanmoins je garde mon énergie pour essayer de rester lucide. Je n’ai pas le pouvoir de faire fléchir les gouvernements, j’ai conscience qu’il y a une certaine manipulation des informations que l’on nous transmet,  que j’ai une faible marge de manœuvre. Alors j’essaie à ma petite échelle d’agir.

Samedi, la douleur resurgira d’autant plus forte que c’est mon entourage et moi qui sommes concernés. Je puiserai à la source de l’Amour, que les divinités m’ont permises d’approcher, pour le transmettre aux miens. Agir à ma petite échelle. Et me préparer pour accueillir la lumière de Yule qui approche.

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Fomores, Titans et autres Géants (ou la quête du mythe de la création).

 

Qui fut bercé par les contes de fées a souvent croisé des Géants. Le Petit Poucet et  Le Vaillant Petit Tailleur en sont de bons exemples.Ces géants sont souvent ogres et éveillent une indicible terreur. Ils touchent aux tabous, à l’horreur. Et le mythe grec de Cronos n’est pas bien loin.

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Saturne dévorant son enfant, de Francisco de Goya

Cronos est un Titan, fils d’Ouranos et de Gaïa. Pour ceux qui veulent en savoir plus sur son mythe => Cronos sur Wikipédia

Ce mythe me dérangeait. Un premier père, Ouranos, qui empêchait ses enfants de voir le jour. Son fils Cronos, devenu à son tour père, dévorant ses enfants. Je répète ce que j’ai dit au-dessus : cela touche à l’horreur, au  monstrueux. Aux tabous de l’anthropophagie (du moins occidental puisque d’autres cultures l’ont pratiqué), de l’infanticide, etc.

Puis j’en étais resté là. Oubliant durant quelques années les mythes grecs, puis découvrant bien plus tard le druidisme dans lequel je suis tombée. Enfin, une année, au mois d’août (mon mois chamboule-tout niveau spirituel et prise de maturité), je fis une fixation sur les mythes de création. Des mythes et légendes celtes que je connais , pourquoi ne trouvais-je pas de mythe de création comme j’ai pu en lire chez les Grecs, les Asatrù et autres cultures païennes ?

On me répondit que le mythe de l’œuf de serpent en était un. Je connaissais cette histoire depuis longtemps. Mais je n’ai pas compris en quoi c’était un mythe de création. J’avoue que ma lecture des mythes et légendes est souvent du premier degré. Je comprends rarement leur sens caché toute seule.  Disons que pour un mythe de  création, je m’attends à qu’on évoque la naissance des Dieux ou la formation du monde connu.  Après réflexions, qu’il faudra que j’approfondisse comme beaucoup de sujets, je dirais que le mythe de l’œuf de serpent évoque le vol de l’étincelle de vie dans l’Autre-Monde pour le faire parvenir dans le nôtre. Les « serpents innombrables se rassemblent, enlacés et collés les uns aux autres par la bave et l’écume de leur corps » évoquent l’inconscient, le non-être, la masse informe en devenir qui donnera l’œuf de vie. L’œuf cosmique ? La rivière, l’eau évoquent souvent la frontière entre notre Monde et l’Autre-Monde. Le Cheval est un animal psychopompe (qui conduit les âmes des morts). Qui mieux que cet animal peut franchir aussi facilement la frontière entre les mondes ?  Bref, un premier élément de réponse, mais qui ne me satisfaisait pas.

D’ailleurs, je découvre l’interprétation de ce mythe sur wikipédia que je trouve très intéressante : « Les druides recherchaient l’œuf du serpent marin, il s’agissait d’une quête spirituelle car trouver cet œuf, c’était acquérir la connaissance du monde, de son essence et de sa structure. L’œuf est à la fois source et fruit de vie. » Et je ne la trouve pas contradictoire, mais complémentaire, au fait d’interpréter cette histoire comme un mythe de création.

Néanmoins, je ressentais une insatisfaction dans cette quête. J’ai cherché du côté de l’Irlande avec les récits du Livre des Conquêtes et les Batailles de Mag Tured entre les Fomores et les Tuatha Dé Danann . Bien plus tard, j’ai jeté un coup d’œil du côté du Pays de Galles et d’Yspaddaden  (Mythe de Kulwch et d’Olwen, projet d’article à venir quand j’y verrai plus clair).

La psychologue Marie-Louis Von Franz  « remarque que, lors d’une crise morale,[…] des thèmes de création ont tendance à apparaître dans les rêves, les fantasmes ou visions, proposant un modèle de réorganisation du monde psychique à partir du chaos intérieur. Cela se produit aussi lorsqu’une oeuvre créatrice est en gestation. »  

Bon bah, va pour la crise morale et le chaos intérieur 😛 . Et j’ai fini  par me rendre compte des signes.Je ne me souviens plus de l’ordre exact mais en moins d’un mois, j’ai eu droit  à : découverte d’un article sur le Titanoboa ancêtre du boa (J’ai un boa tatoué), une insomnie qui me fit découvrir à la télé le manga L’Attaque des Titans (l’humanité tente de survivre à des Titans pas très intelligents mais bouffeur d’êtres humains. Tiens donc …), la lecture d’un article sur la découverte d’un nid d’œufs fossilisés de Titanosaures (ah parce que ça existe ce dinosaure ?!), et deux ou trois trucs dont je ne me rappelle plus.

Compris, les Titans sont là. Bon, je ne suis pas devenue cannibale comme tonton Hannibal. Je n’ai pas fait de Colère de Titans et je me suis attaquée à personne. Restons civilisée. Il m’a fallu du temps. Néanmoins, j’ai bien compris le message personnel qui m’était adressé. Je me trouve même chanceuse car les salutations titanesques ont été soft. Pas de dégâts matériels, physiques, mentaux, moraux et spirituels à déclarer.

Et en parallèle, ils m’ont ouvert les yeux sur une telle évidence, que je me suis sérieusement demandée comment je n’avais rien vu.

  • Les Titans sont la première génération de divinités grecques. Ils étaient là avant les Olympiens.
  • Les Géants sont également la première génération dans les mythes nordiques.
  • Lors des Conquêtes d’Irlandes, chaque vague d’invasion (même les Tuatha Dè Danann que sont les dieux Dagda, Nuada, Ogme, etc)  dut faire face aux êtres déjà présents et bien implantés, soient les Fomores.

=> nous nous trouvons donc face à des êtres anciens, puissants. Un ami pour évoquer les Fomores parlait de démesure. Je ne parlerai pas pour les Géants nordiques, n’en sachant pas assez,  mais c’est ce que je ressens face aux Fomores et aux Titans. J’imagine des puissances instables et chaotiques, qui créent et détruisent dans la même lancée de manière ininterrompue.  (D’autres lectures contredisent ce que je viens d’écrire, cependant j’assume.) De plus, pour en revenir à quelques choses de plus terre-à-terre, dans le monde physique, cela correspond pour moi à la période de la création de notre système planétaire. De manière très simplifiée.  Notre étoile est née. Autour d’elle, un immense nuage de poussières tournent à grandes vitesses pour finir par s’agglomérer en planètes à certains endroits. Mais ce ne fut pas un long fleuve tranquille. Par exemple, l’hypothèse la plus soutenue par le corps scientifique est que la Lune a été formée lorsqu’un corps céleste de la taille de Mars  a percuté la Terre dans un impact géant, en a arraché une partie et cette dernière est devenue notre Lune. Nos astrophysiciens n’ont pas cherché bien loin. Ils ont nommé ce corps céleste impacteur Théia. La Titanide qui a donné naissance à Séléné, la déesse de la Lune. (édit du 16/01/2017 : La Lune, née d’une vingtaine d’impact sur la Terre)

Dans la même lancée :

  • Les 6 des  12 Olympiens sont les enfants  des Titans Cronos et Rhéa. Les 6 autres sont la génération suivante.
  • Odin et d’autres dieux sont descendants de Géants.
  • Lug est à moitié Fomore, à moitié Tuatha. (Par contre, il n’est pas de la deuxième génération, mais de la troisième). Dagda a pour père Elada qui est considéré comme un Fomoire.

=> il y a une forme de continuité, malgré les conflits entre Titans/Olympiens, Géants/ Ases (pour les Vanes, je n’ai pas cherché), Fomores/Tuatha Dé Danann. Et pour moi, ces mythes ont un écho dans le genre humain.

Ne serait-ce que notre évolution de l’enfant à l’adulte. Nous passons d’un enfant soumis à un « chaos » émotionnel qu’il ne sait pas gérer (par exemple la frustration. Il veut tout, tout de suite) et qui peut l’entraîner dans de grandes colères,  à un adulte « raisonnable », qui sait se gérer.  (A noter que pour l’adulte, c’est purement théorique. Vu le nombre décroissant d’adultes raisonnables dans le monde).

Mais ce que j’ignorais, c’est qu’il ne s’agissait pas d’une simple évolution /maturation psychologique. « Notre cerveau se construit tout au long de l’enfance, retraçant le chemin parcouru au cours de l’évolution de notre espèce. C’est donc le cerveau archaïque- le plus ancien, comme l’indique son nom- qui prend forme en premier : celui des instincts primitifs, de l’instincts de survie et des émotions. La structuration du néocortex survient après la maturation du cerveau archaïque. Or, cette région du cerveau assure la fonction de tempérance des instincts primaires et des émotions fortes. » (Vivre la pensée Montessori à la maison, d’Emmanuelle Opezzo). C’est inscrit dans nos gènes, notre corps. En faites, c’est pas un petit diable sur votre épaule qui vous dit : « Tant pis si c’est pas bien, fais-le si tu le veux ». C’est un mini Titan en puissance qui vous demande de succomber à vos instincts primaires, lol.

Toutefois, on le retrouve aussi dans l’histoire des civilisations.  Notre « cher » christianisme (si Jésus voyait ce qu’on en a fait, il irait se crucifier lui-même) a « conquis » les populations et envoyé en Enfer nos Dieux et croyances. Les civilisations qui nous ont précédé n’ont-elles pas fait de même ? Cherchez pas.  La réponse est oui. Dans tout bon bouquin d’histoire des religions, voire même que d’histoire, ont vous en parle. Le vainqueur cherche toujours à écraser le vaincu. Cela passe par le mode de vie, la politique et la spiritualité. Ce n’est pas pour rien que les Romains se sont acharnés sur les Druides.

Donc nos Titans, Géants et Fomores ;  n’étaient-ils pas aussi les divinités qui ont précédé ?

Je vais reprendre l’exemple de l’Inde. Les Asuras sont les noms donnés aux Dieux pré-védique. C’est à dire l’Inde avant l’invasion des Aryens et l’écriture des textes sacrés, les Védas. Or, après le déferlement et la conquête de l’Inde par les Aryens, ceux-ci imposèrent leurs Dieux. Et les Asuras devinrent des Anti-Dieux.  Un Anti-Dieu, c’est un démon, un ennemi des Dieux, « les génies, les fantômes que vénèrent les tribus aborigènes ainsi que la plupart des Dieux des autres populations non-védiques de l’Inde. »

Dans le livre d’Alain Daniélou , Mythes et dieux de l’Inde – Le polythéisme hindou :

« Les Anti-Dieux sont les aînés des Dieux, ils sont les dieux d’un monde encore dans son enfance et tous les dieux au fur et à mesure que nous progressons seront un jour pour nous des Anti-dieux.  » Les Dieux et les Anti-dieux sont les deux lignées des enfants du Progéniteur (Prajâpati). Les Dieux sont les cadets, les Anti-dieux sont leurs aînés. Ils se combattent éternellement pour la domination du monde  » (Brihaddranyaka Upanischad, 1, 2, 7.) […]

Les Dieux de l’Inde pré-védique. Le terme Asura fut souvent employé pour représenter les dieux de l’Inde pré-védique. Comme tous les autres groupes socio-religieux, les peuples qui combattirent pour la domination du continent indien, tendaient à représenter leur idéal de vie, leur morale, leur conception du bien et les puissances célestes qui protégeaient leurs demeures, leurs troupeaux, leur société, comme les vrais Dieux, et les divinités qui protégeaient l’ennemi comme des Anti-dieux, des démons. C’est pourquoi le poète védique pouvait aisément voir l’humanité divisée entre des nobles Arya-s, adorateurs des Dieux et organisateurs des sacrifices et des barbares (Dasyu-s) impies, constructeurs de cités maudites et experts dans les arts magiques. Les cieux étaient de même partagés entre les Dieux et les Anti-dieux. Il est intéressant de remarquer que ce n’était pas pour leurs vices que les Anti-dieux devaient être détruits mais à cause de leur puissance, de leurs vertus, de leur savoir qui menaçaient ceux des dieux Aryens. […]

Description des Anti-dieux . Les Anti-dieux sont des fils de la déesse Terre, la Limitée (Diti) et du sage non Aryen Vision (Kashyapa). […] Les Asura-s habitent les cavernes des montagnes dans les entrailles de la terre et dans des régions infernales où ils possèdent de vastes cités […].. Les Asura-s vivent aussi dans la mer où ils sont gouvernés par Varuna et dans le ciel où ils possèdent  trois forteresses  volantes faites de fer, d’argent et d’or d’où ils attaquent les trois mondes. Les Asura-s sont de puissants guerriers. Ils arrachent les arbres et lancent les sommets des montagnes contre leurs ennemis. Ils sont experts dans l’art magique et peuvent se transformer à leur gré, prenant les formes les plus diverses. Ils peuvent se rendre invisibles. Leurs rugissements terrifient les peuples. »

Fils de la Déesse-Terre comme les Titans. Ils vivent aussi dans la mer. Dans certaines légendes, les Fomores vivent dans les profondeurs de la Mer.

Me voilà donc face à des similitudes dans les mythes indo-européens hindous, grecs, nordiques et celtes. Est-ce que les Asuras, Titans, Géants et Fomores sont pour autant interchangeable ? Non. Ils sont propres à chaque culture/ civilisations/ peuples (rayer les mentions inutiles). De plus, certaines mythologies païennes ne font pas apparaître ces conflits de  génération. Ce n’est donc pas un thème universel. Pourtant cela me fascine. Cette histoire divine, j’en ai trouvé écho dans l’histoire de notre système planétaire, dans l’histoire humaine, dans l’évolution de l’être humain et dans le cheminement personnel.

Est- ce que j’ai trouvé mon mythe de création ? Non. Je creuse encore.

Mais je me retrouve face à des entités très anciennes, puissantes, de forces brutes, incontrôlables. Sont-elles pour autant néfastes ? J’ai été surprise de les ressentir dans ma vie. Car elles sont le désordre, le déséquilibre, celles qui mènent au Non-Être. Or dans la pensée celtique, les Dieux les combattent chaque jour pour que l’Être ne disparaisse pas. Ce sont des ennemis héréditaires et pour l’éternité. Pourtant, les Titans/Fomores m’ont rappelé un message simple et souvent oublié  : dans notre cycle de vie personnel, nous avons besoin de passer par des phases de  » destruction  » pour mieux se recréer. Seulement avec les Fomores, c’est une destruction plus radicale et violente. Ce n’est pas qu’une question d’évolution, c’est une question de survie.

Depuis tout ce temps, j’ai une pensée pour eux, parfois un mot, une prière bienveillante. Je ne me suis pas mise à les honorer dans mon panthéon personnel pour autant. Je ne tiens pas à me mettre en conflit avec mes propres divinités ou éveiller quelque chose dont je n’aurais forcément aucune maîtrise.

Il y aurait certainement encore beaucoup de choses à dire sur le sujet. Déjà, que j’espère ne pas avoir été trop embrouillée dans cet article. Mais à l’heure actuelle, je n’en ai pas les compétences, ni les connaissances d’aller plus loin.

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Et ce texte qui contredit en partie tout ce que je viens de dire  🙂 , « Chez Hésiode, deux vers des Travaux et les Jours présentent le règne de Cronos comme un âge d’or une époque heureuse où les hommes vivaient dans la paix et l’abondance, en harmonie avec les dieux : « d’or fut la première race d’hommes périssables que créèrent les Immortels habitant, habitant de l’Olympe. C’était au temps de Cronos quand il régnait encore au ciel. » (Titans).

Lectures qui m’ont inspirée, guidée  dans ma réflexion et l’écriture de cet article :

  • Alain Daniélou , Mythes et dieux de l’Inde – Le polythéisme hindou
  • Mythes et Légendes : Les Gaulois, éditions Hachette Jeunesse
  • L’Univers, les Dieux, les hommes – Récits grecs des origines, de Jean-Pierre Vernant
  • Mythologie du Monde Celte, de Claude Sterckx
  • Aux Origines du Monde, Mythes des Grandes Civilisations, Les Cahiers Science et Vie d’août 2016 (n°163)
  • Dictionnaire de mythologie et de symbolique nordique et germanique de Robert-Jacques Thibaud

 

Petit bonus

Extrait de la  Mythologie du Monde Celte, de Claude Sterckx :

« […] L’Autre Monde des démons n’est en effet pas sis dans un enfer ni une géhenne différents de l’au-delà des dieux. Les démons sont certes situés parfois « sous la terre » : aux temps les plus anciens, leurs avatars anguipèdes sont régulièrement représentés émergeant de la tête ou du torse hors du sol, soit qu’ils en sortent pour affronter les dieux, soit que la victoire de ces derniers les y renvoie ; en Irlande, la bouche de l’Autre Monde dont sortent les créatures infernales est une faille dans le sol près de la capitale royale de Connaught.  Mais les résidences des dieux sont pareillement souterraines. Leur nom (Fomhór, plur. Fomhóire) signifie en fait étymologiquement « les Spectres » ou « les Monstres » mais les Irlandais l’ont généralement compris – car il y a presque homophonie entre leur nom et l’expression « sous la mer » – comme « les Sous-Marins », et ils situaient donc ainsi leur séjour, comme parfois celui des dieux et des bienheureux, au fond de l’océan. Le plus souvent, le lieu de résidence des démons est, comme l’Autre Monde des bienheureux, une (ou des) île(s) au-delà de l’horizon. L’Autre Monde de ces démons est parfoismême représenté comme un verger au même titre que celui des dieux et des bienheureux. « 

 

Extrait de l’Encyclopédie illustrée des Esprits de la Nature de Jean-Paul Ronecker.

« Fomores, Fomorés, Fomoires ou Fomoirés : race d’élémentaire celto-irlandais, difformes et violents, qui peuplaient la verte Erin avant l’arrivée des Tuatha Dé Danann (dieux de l’Irlande, peuple de la Déesse Dana). Ils sont les ennemis de tous les occupants successifs de l’île. Ils sont aussi des génie de la mer, dont la forteresse sur la terre ferme était Tory Island. Toutes les divinités du panthéon irlandais, de même que les héros , ont un lien de parenté ou d’alliance avec les Fomores. C’est dire l’importance de ces êtres mystérieux de nature ambigüe. » 

 

Extrait du Dictionnaire des symboles de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant : 

  • Fomoire : Personnages de la mythologie celtique, êtres maléfiques, sombres et difformes, qui syumbolisent des forces contre-initiatiques et anti-évolutives.
  • Titans : Ils symbolisent selon Paul Diel, les forces brutes de la terre et, partant, les désirs terrestres en état de révolte contre l’esprit(Zeus). Avec les Cyclopes, les Hécatonchires (géants dotés de cent bras e cinquante tête), ils représentent les bouleversements cosmiques des premiers temps, les manifestations élémentaires … les forces sauvages et indomptées de la nature naissante. Ils figurent la première étape de la gestation évolutive ; les cataclysmes par lesquels la terre se prépare à devenir le lieu propice ou s’épanouira la vie des humains. […] Les Titans ambitieux, révoltés et brutaux, adversaires de l’esprit conscient (représenté par Zeux), ne symbolisent pas exclusivement les forces sauvages de la nature. Luttant contre l’esprit, ils figures les forces indomptéesde l’âme qui s’opposent à la spiritualisation harmonisante. […]
  • Ogre : L’ogre des contes rappelle les Géants, les Titans, Cronos. Il symbolise la force aveugle et dévoratrice. […] L’ogre est-il l’image défigurée et pervertie du père, qui ne peut que servir d’épouvantail aux enfants ? Il est aussi la figure de l’Etat, de l’impôt, de la guerre, du tyran. Il se rattache ainsi à la symbolique du monstre, avaleur et cracheur, lieu des métamorphoses, d’ou la victime doit sortir transfigurée. L’idée de l’ogre , dans la perspective de Cronos et du monstre, rejoint le mythe traditionnel du temps et de la mort […].  

La légende de Bagger Vance

C’est le titre d’un film réalisé par Robert Redford. Ce qui pour moi est un gage de qualité. Sans parler des bons acteurs qui s’y trouvent.

Pour résumer, cela se passe pendant la crise de 1929. Les habitants d’une petite ville vivotent comme ils peuvent.  Une femme décide d’inaugurer le terrain de golf, crée juste avant la crise par son père (qui s’est suicidé depuis), par une compétition réunissant les deux grands joueurs de golf du moment et leur champion local.  Manque de chance, leur champion Junuh (prononcé Juna) est revenu traumatisé par la Première Guerre Mondiale.

C’est l’histoire d’une ville qui retrouve espoir et union en vibrant pour un sport qu’ils vénèrent. C’est l’histoire d’un homme qui sort de son obscurité pour mieux renaître à lui-même. C’est une histoire qui donne une vraie leçon de vie et un vrai message spirituel.

Ce film est l’un de mes préférés. Malgré toutes ces années, il me bouleverse toujours autant. Et encore aujourd’hui, de nouvelles révélations se font à moi.   C’est pour ça que je ne me lasse jamais de le voir ni de le partager.

 

« Vous voyez ce drapeau ? C’est un dragon que vous devez tuer. Si vous regardez les choses sereinement, vous verrez l’endroit où les marais, les saisons et la course de la Terre se retrouvent. Tout ce qui peut exister ne forme plus qu’un.  Cherchez cet endroit maintenant, avec votre âme, Junuh ».

 

Bande originale du film :

Transcendance musicale

Mon article va peut-être vous surprendre, car je vais vous parler de deux musiques de Beyonce.

Beyonce, on y échappe pas à la radio, à la télé.  Avec des clips plus ou moins sulfureux. Et puis, je sais pas vous, mais moi, une nana qui se tortille avec le corps d’une déesse, grrrrrrrrrrr ….. Moi, jalouse ? Jamais ! Bon allez, si un peu. 😉

Et puis un jour, un de mes collègues, fan d’elle, me la fit découvrir différemment. J’ai découvert une voix magnifique. Car, je n’avais jamais chercher à dépasser cette image de corps et de déhanchés. ça aurait pu en rester là ……

L’année dernière, alors que j’effectuais mon ménage d’autel « rituel  » (voir https://nomdunepaienne.wordpress.com/2015/08/10/autel-personnel/ ), j’avais mis de la musique en fond sonore. Je ne suis pas une connaisseuse. Ma culture musicale est même chaotique. Impossible de retenir les titres – les groupes/chanteurs – style musicaux et de les associer. Par désespoir de cause, je les classes en 4 catégories qui se recoupent : J’aime / j’aime pas, ça se danse / ça se danse pas.  Ce jour-là, je ne prêtais guère attention à ce que j’écoutais.

Et puis, je me suis sentie …. partir ….. Pas la transe chamanique, ni le voyage astral. Non juste partir. Comme si, j’avais trouvé l’équilibre en moi et que j’autorisais mon esprit à s’élever. Les pieds à la terre et les mains au ciel. Plus de peur, plus de doute. Juste un bien-être sans nom, une douce euphorie. Et toutes les questions disparaissent, car c’est comme si tout devenait plus évident, plus lumineux. Et cette douce joie qui s’insinue profondément en moi, et je sens l’amour croître. L’amour de cet instant présent, l’amour de cette étincelle de vie sacrée qui m’a été offerte, l’amour de mes Dieux. Je suis heureuse dans ce simple geste de prendre soin de mon autel. Je suis heureuse de me mettre à danser, simplement pour exprimer ce que je ressens, simplement pour dire merci. Et cette musique je me suis mise à l’écouter en boucle.

Halo de Beyonce

Par la suite, bien sûr, je suis allée voir le sens des paroles que vous pourrez lire ici. Et elles m’ont interpellée. Un peu comme une profession de foi dans mon paganisme. Je ne vois pas mes croyances comme « tout est amour et lumineux, bienvenue dans le monde des Bisounours ». Je ne vois pas un des Dieux que je vénère comme « mon sauveur » .  Mais choisir cette voie a été un peu comme un sauvetage personnel, car je m’y suis (re)trouvée. Parce qu’autant l’obscurité peut y être profonde, autant la lumière peut y être intense. Parce que je laisse mourir un  infime partie de moi à chaque pas, à chaque fois que j’approche de la lumière, la connaissance, la sagesse, le divin ….. Alors quand je me sens trop ligotée dans mon quotidien superficiel et que je veux retrouver un semblant de spiritualité, j’aime à écouter cette musique en boucle.

Je vous ai parlé d’une deuxième musique de Beyonce. Celle-ci beaucoup moins éthérée. Je crois que j’ai simplement découverte cette chanson lors d’une émission de clips. Le clip m’a beaucoup plus car j’ai adoré cette image de Beyonce simple, si on peut le dire quand on porte une tonne de bijoux bling bling autour du cou lol. Mais simple, car elle a l’air de ne pas se prendre la tête et de profiter de l’instant, grand sourire aux lèvres, ayant l’air de s’amuser comme une gamine. Si c’est du pur marketing, c’est réussi. Et puis la musique…….  Tout d’abord ce rythme, ces percussions (ou batterie ?), qui vous ancrent dans le sol. Donnant envie de faire ressortir ces impulsions nichées au plus profond notre corps, de faire remonter celles des entrailles de la Terre pour les laisser s’exprimer dans notre monde. Cette voix à la fois douce et ferme, vibrante, qui dégage une joie de vivre avec assurance. Cette voix qui nous élève, tout en maintenant le lien à la Terre.  Halo m’élevait, celle-ci m’enracine. Ce n’est plus cette douce musique éthérée. C’est de la joie de vivre physique. C’est prendre conscience de mon corps, du monde qui m’entoure, des ses beautés, de ses richesses. Et toujours dire « Merci » , encore et encore ….

XO de Beyonce

Le genre de musique que j’ai envie de mettre pour partager la fête avec les ami(e)s. J’aime me l’écouter après Halo, pour un retour en douceur dans le monde physique et continuer à sourire.  😀

Et là, de nouveau, petit tour par la traduction des paroles ici . Nouvelle chanson d’amour. On y parle encore de lumière. Mais l’obscurité y apparaît. Paroles beaucoup plus terre à terre. Et pas de profession de foi pour celle-ci. Bon je peux chipoter que je cherche les divinités quand je me trouve dans ma propre obscurité. Mais ce serait vraiment chercher à coller aux paroles de toutes les manières possibles. Par contre, quelques souvenirs amoureux remontent en mémoire. Ce que j’aime avec cette musique, c’est que rien de négatif remonte, juste des moments heureux et intenses. Une autre belle manière de dire merci pour ma vie, pour mon étincelle de vie, feu sacré pour lequel je ne remercierai jamais assez les divinités.