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Mahō Tsukai no Yome

Mahō Tsukai no Yome ou  The Ancient’s Magus Bride

C’est un manga découvert par hasard d’abord en tant  que série animée, puis en version livre.

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J’ai été attirée par cette image. Un crâne animal surmonté de cornes de bouc ! Une représentation satanique ? Et pourtant malgré l’obscurité et les ronces, on y voit lumière, magie et douceur d’un regard.

Histoire :  Chise Hatori a 15 ans. Elle n’a ni famille, ni talent particulier, ni aucun espoir dans la vie. Un jour, elle est vendue à un sorcier, un non-humain dont l’existence remonte à la nuit des temps… Il la prend sous son aile pour faire d’elle sa disciple et lui annonce qu’à terme, elle deviendra son épouse. Alors, les aiguilles qui semblaient à tout jamais figées dans son cœur se mettent à tourner de nouveau, petit à petit…

J’adore le graphisme . Dans l’animé, avec les couleurs, les paysages de la campagne anglaise sont magnifiques.

J’ai été agréablement surprise par les connaissances des mythes et légendes du folklore européen de l’auteur. Et sa manière de représenter les fées et autres membres du Petit Peuple me plaît énormément. A la fois beaux et dérangeants. Manière intéressante de montrer qu’ils ne sont pas nos ennemis, mais également pas nos amis pour autant. Certains aiment les  humaines, d’autres non. Ils ont leur propre perception/conception du monde et il n’est pas bon de les vexer.

J’ai été surprise d’y retrouver des références païennes telle que Yule.

Egalement, lorsque l’auteur  fait également une différence entre sorcellerie et magie.  « les mages emploient la science. Ils étudient les lois du monde et les réécrivent avec leur magie pour obtenir des résultats. »  /   » Les sorciers emploient une autre force, celle des fées ou des esprit, pour perturber les lois du monde et produire des miracles. […] Mais comme elles reposent sur le pouvoir d’autres êtres, elle est dangereuse. Si on essaie de manipuler une force qu’on ne contrôle pas, » il peut y avoir de grave conséquences.  Je trouve cette différentiation intéressante.

Au-delà d’une simple re visitation du thème de la Belle et la Bête, il y a une réflexion sur l’acceptation de l’autre, de notre passé. Sur qui nous sommes et ce qui fait de nous des êtres humains.  Il y a à la fois du lumineux et du sombre dans cette histoire, mais loin de la vision manichéenne du bien et du mal.  Je conseille cette série à tous les païens amateurs de manga.

 

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Encore et toujours ….(vinaigre blanc Vs bicarbonate de soude)

Encore et toujours se remettre en question …

Ma démarche de vouloir vivre de façon plus saine et écologique est un questionnement de tous les jours et une remise en question de ce que je pense déjà acquis.

C’est un fonctionnement que je retrouve aussi dans mon paganisme de tous les jours. C’est éprouvant, fatigant, mais ô combien nécessaire. Et quelle joie sur chaque nouveau petit pas en avant  sur la voie choisie.

Me voilà donc à me poser des questions sur l’eau, les déchets, l’électricité et … le vinaigre blanc.

Toutes les recettes de produits ménagers souvent rencontrées dans mes lectures associent le vinaigre blanc et le bicarbonate de soude.

Le vinaigre est, entre autre, désodorisant grâce à son ph acide ( <7). Le bicarbonate est, entre autre,  désodorisant, grâce à son ph basique (>7). Quand on les mélange, il y a une réaction chimique immédiate de mousse  qui peut être très utile dans certaines situations (ex :  la manière dont j’entretiens les canalisations que je vous expliquerai dans un prochain article). Cependant, pour un produit préparé à l’avance comme un liquide vaisselle, une fois la réaction mousseuse finie, l’acide et la base s’annulent et perdent donc de son efficacité.  Me voilà donc à revoir la fabrication de mes produits comme Le désinfectant multi-usage écolo, dont je modifie l’article pour du bon sens et de la cohérence.

Je vous épargne toutes les explications chimiques qui sont beaucoup plus complexes qu’une histoire de ph. N’étant pas chimiste, je vous ai donné l’explication simplifiée. Comme quoi la simple volonté ne suffit pas et il faut toujours chercher au-delà des premières informations reçues.

Je suis contente de faire partie sur Facebook d’un groupe écolo dans lequel j’apprends plein d’astuces et de contre-vérités comme celle-ci. J’ai pu appliqué de nombreux changements simples et en très peu de temps grâce aux autres membres. Des gestes auxquels je ne pensais pas forcément ou que j’avais oublié. Pour ceux qui veulent se mettre dans une démarche semblable à la mienne, je vous conseille d’intégrer ce genre de groupe de discussion. Vous apprendrez énormément de choses, comme 5 façons différentes de soigner une verrue de façon naturelle ou 4 recettes différentes de lessive !

PS : j’ai vu que pour simuler des éruptions volcaniques, certaines personnes construisaient des maquettes autour d’une bouteille en plastique. Puis y verser bicarbonate, vinaigre et un colorant rouge (grenadine, colorant alimentaire,…) Une expérience amusante à faire !

 

« Dans la forêt étrange, c’est la nuit ;
C’est comme un noir silence qui bruit ;

Dans la forêt, ici blanche et là brune,
En pleurs de lait filtre le clair de lune »

Extrait de En forêt, de Germain Nouveau (Premiers poèmes).

Le weekend dernier, c’était la pleine lune.  Ce fut l’occasion également d’une réunion de famille. Nous n’étions pas nombreux. Mais l’affection et l’attachement y étaient.

Sur la route j’ai vu des étendues de verdures, des terres labourées parées de pourpres, des arbres ornés d’or, des ramures écarlates. La Terre n’est pas encore endormie.La Terre est si belle que j’en suis toujours éblouie.  J’ai vu des veaux tétant leurs mères et admiré le vol gracieux des buses. J’ai entendu la pluie, perçu le froid,  je suis devenue aveugle dans le brouillard.

Je me suis enthousiasmée sous un ciel d’un bleu infini et j’ai admiré le Soleil dans son dernier éclat. J’étais seule face à lui, seule à ce moment précis. J’ai pourtant sentie près de moi une douce et rassurante compagnie. Beaucoup de chaleur aussi.  Merci.

J’ai  cueilli des herbes fraîches pour nourrir des poules dont j’ai mangé les œufs. Et j’en ai conçu une grande joie pour une chose pourtant si simple. J’ai été émerveillée par la beauté des Asters qui résistent malgré tout au froid de l’altitude.

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Aster 

(Photo : Par Ghislain38 — Travail personnel, CC BY-SA 3.0,)

J’ai ri, j’ai partagé des souvenirs. J’en ai crée de nouveau. J’ai aimé et j’ai été aimée.

Après une semaine de maux de tête et fatigue, ce weekend fut pour moi béni. Béni de l’Amour des Miens, de la Bienveillance des Dieux, de la Beauté de la Nature.

Et lorsque la Lune pleine s’est levée, parée de tant de lumière, nous sommes allés marcher. Venant de la ville, je suis toujours surprise par son intense blancheur lorsqu’elle est à l’apogée de sa croissance.  Les étoiles en deviennent timides. Et je suis passée sous l’ombre des arbres ….. en pleine nuit. Je me suis sentie légère, pleine de vie. Je ne ressentais pas le froid, ni la fatigue l’ascension. Nous avons cheminé ainsi un moment. Exprimant notre enchantement, évoquant la peur que parfois provoque la nuit. Puis nous nous sommes tus. Nous n’avons rien entendu. La Nature dormait. Ce sommeil je ressentis le besoin de le respecter. Nous avons continué en silence, les chiens devant nous.

Au début de la forêt, un chien s’est emballé et a disparu dans les fourrés

–  Tu as vu la forme noire qui s’enfuyait ?! De la taille d’un chien.

Non, je n’ai rien vu.  Un renard sûrement. Il a sifflé pour rappeler le chien. J’ai sifflé à mon tour. Derrière nous, un bruit étrange, comme une voiture au loin, puis un sifflement.

– Quelqu’un a répondu à ton sifflement ?!

Je n’ai pas rêvé ! Tu l’as entendu ?! On est en pleine nuit, en plein campagne, éloigné des habitations. Sûrement …. le vent ?

Le chien est revenu comme si de rien n’était. Nous avons rebroussé chemin. Une fois rentrée, minuit passé, je ne voulais plus dormir. Emplie de l’énergie revigorante de la Pleine Lune, j’aurais presque eu envie de danser. Mais quand même ce sifflement… C’est alors que je me suis rappelée … les contes et les récits sur le petit peuple. Souvent les paysans racontaient qu’il fallait se méfier. La nuit, feux follets et autres farfadets n’hésitaient pas à nous perdre dans la forêt.