Pollution Spatiale

Si vous avez un peu suivi l’actualité spatiale de ces derniers mois, vous avez peut être entendu parlé que : « La Chine a réussi jeudi 3 janvier 2019 le premier alunissage jamais réalisé d’un engin spatial sur la face cachée de la Lune, ont annoncé les médias d’État. » (Chang’e 4)

L’espace fait souvent rêver. Beaucoup y voit l’avenir de l’homme. Il fascine par son étendue illimitée, ses territoires inexplorés, ce qu’il peut nous apprendre de son histoire et tant d’autres choses encore. Au-delà de la pure science cartésienne et froide, on y trouve aussi de la poésie, du rêve. C’est peut-être la raison pour laquelle la Chine a nommé son module d’exploration « Chang’e ». C’est le nom de la déesse de la Lune dans la mythologie chinoise.

Et pourtant, …..

Tout comme pour nos océans (exemple : Environnement : Au nom des mers … (Notre avenir est dans le plancton ?) ), nous avons pollué l’espace, du moins celui proche de la Terre

« L’an dernier (en 2017)lors de sa 7ème conférence sur le sujet, l’agence spatiale européenne (Esa) évaluait à 8.000 tonnes le poids total des engins spatiaux en orbite autour de la Terre, dont… 6.300 tonnes de satellites hors service et de morceaux plus ou moins gros ! »

Soit 6 300 tonnes de déchets en près de 60 ans d’exploration spatiale. Morceaux issus de collisions ou d’éjections de parties superflues lors de lancement, voir des satellites hors d’usages.

Les risques sont multiples. Un débris de moins de 5 mm  a endommagé le panneau solaire d’un satellite sur 40 cm. Des débris  peuvent finir leurs courses sur Terre avec des matières très toxiques et dangereuses pour la nature et l’homme. De plus nos satellites servant à nos communications , aux Gps (utilisés aussi en agriculture, géologie, etc) peuvent être détériorés et provoquer des pannes d’internet, téléphones, télévisions, radios.

« En théorie, les satellites lancés aujourd’hui devraient avoir un dispositif leur permettant, en fin de vie, soit de plonger dans l’atmosphère pour s’y consumer entièrement soit d’aller plus loin, sur une orbite « cimetière » où ils ne gêneraient pas le trafic spatial présent et futur. «  Des solutions très limitées. Des débris consumés causeraient une pollution atmosphérique et une orbite « cimetière  » repousserait seulement le problème

Néanmoins, des missions ont commencé à être mises en place pour la récupération de ces déchets. Telle que la mission RemoveDebris, un satellite robot qui tente de récupérer les débris avec un filet ou un harpon.  Un lueur d’espoir dans cet univers d’incertitudes.

 

Pour en savoir plus  : 60 ans de débris spatiaux autour de la Terre en 1 minute

ou encore l’article beaucoup plus complet d’où j’ai tiré mes informations et citations : L’humanité pollue aussi l’espace, et c’est de pire en pire

 

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