Environnement : Au nom des mers … (Notre avenir est dans le plancton ?)

L’émission 13h15 le Dimanche du dimanche 2 décembre était sur les mers : mission scientifique de Tara et l’IFREMER, plancton et bêtise .. pardon pollution humaine….

Mais j’y ai également appris des choses surprenantes ! Saviez-vous que 50 % de l’oxygène sur Terre vient des planctons ?!

Le plancton, des micro organismes invisible à l’œil nu.

En voici le résumé :

L’essentiel est parfois invisible pour les yeux… C’est exactement ce qu’il se passe dans les mers et océans. Ils représentent 80% de la surface de la Terre, et pourtant on ne sait presque rien d’eux !

Grâce aux nouvelles technologies, les scientifiques d’aujourd’hui partent à la découverte des océans, avec l’espoir d’y découvrir des molécules et des gènes utiles pour la santé humaine. Des trouvailles qui vont aussi nous permettre de lutter contre nos problèmes écologiques. Car les océans sont soumis à de fortes pressions : réchauffement, acidification, pollution… Chaque année, huit millions de tonnes de plastique finissent leur parcours dans les mers du globe. 

Pour ce deuxième numéro de la série « Planète fragile », nos équipes ont suivi des chercheurs passionnés, spécialistes de cet infiniment petit de l’océan. À bord du bateau de recherches Tara, nous avons suivi Colomban de Vargas, chercheur au CNRS, spécialiste du plancton.

Notre voyage s’est prolongé en Méditerranée, où nous avons suivi François Galgani, chercheur à l’IFREMER et spécialiste des microplastiques. Nous avons pu l’accompagner lors d’une mission exceptionnelle d’exploration des failles profondes. Et le constat est alarmant. 

Je vous recommande chaudement d’aller voir le replay sur France 2 tant qu’il est disponible : Planète fragile; au nom des mers …

Je vous note ici les informations qui m’ont parue importante..

  • Pollution Marine 
  • Pour la troisième année consécutive, des plongeurs vont au fond du vieux port de Marseille pour le week-end « Vieux Port propre « . Résultat : 65 mètres cubes de déchets en quelques heures, estimation de 1/10 ème des déchets qui se trouvent dans le port.
  • Grand ménage également dans une rivière quelques kilomètres au-dessus de Marseille. Résultat : 50 mètres cubes de déchets divers en 3 jours.
  • 80 % des déchets trouvés en mer viennent de la terre (pluie, égoût, …)
  • Dans le monde, l’équivalent de 400 000 camions poubelles déversés dans les océans. Soient 700 tonnes de plastiques par jour qui arrivent en Méditerranée et  8 millions de tonnes de plastiques par an  dans le Monde.
  • Les ordures les plus légères peuvent faire plusieurs fois le tour du monde avant de s’agglomérer et former les continents de plastiques.
  • Mais 99 % des déchets coulent au fond des océans où ils mettront des siècles à se décomposer
  • 5 000 milliards de particules de micro plastiques qui flottent à la surface des océans (même en Arctique et Antarctique)
  • Problème des espèces : algues, coquillages, virus qui se fixent dessus et se trouvent à dériver à l’autre bout du monde. Quels en sont l’effet ?
  • Dans les années 60, en Méditerranée, des champs de gorgones avaient été observés. Aujourd’hui, à peine quelques gorgones et des déchets.
  • Interaction espèce- plastique .Au large de Nice, un crabe est observé empêtré dans du plastique. Le plastique le ralentit et le met en danger face aux prédateurs. La dépense d’énergie augmente son besoin d’apport énergétique. Le plastique pourrait même l’empêcher de muer.
  • Au large de Nice, 2180 mètres de profondeur, des déchets à perte de vue.
  • A de telles profondeurs, sans lumière et sans oxygène, la décomposition des déchets est ralentie. La Méditerranée mettra plusieurs siècles à s’en débarrasser. Alors qu’on lui verse 700 tonnes de plastiques chaque jour.

 

Phytoplancton, de Lake Chuzenji (source : Wikipédia)

  • Planctons
  • L’acidification des océans tuent les coraux, ce qui entraînent une perte  de 25 à 30% de la biodiversité marine totale.
  • Dans chaque litre d’eau de mers, il y a entre 10 et 100 milliards d’organismes.
  • Le plancton a oxygéné la planète avant que les plantes n’apparaissent sur Terre.
  • Aujourd’hui encore, il produit la moitié de l’oxygène qu’on respire
  • Le plancton séquestre aussi le gaz carbonique au fond des océans
  • Au bout de quelques milliards d’années, c’est aussi le plancton qui devient le pétrole
  • Sans le plancton, il n’y aurait pas d’animaux, pas d’hommes, pas de climat stable sur notre planète. En faites, il n’y aurait rien car le plancton est aussi notre ancêtre (4 milliards d’années d’évolution).
  • Depuis plus de 10 ans, des milliers de prélèvements pour répertorier les différentes espèces de plancton et le rôle de chacune.
  • 180 millions de gènes nouveaux encore inconnus découvert dans le plancton
  • Alors que nous chauffons du sable à 1000 degrés pour faire du verre, la diatomée arrive à en fabriquer à la température de l’eau de mer
  • Le cocolitophore a une structure qui empêchent les UV de pénétrer ses cellules. « De la crème solaire pour cellules »
  • Le plancton pourrait permettre des applications en nanotechnologie, en optique, en médecine ….
  • Il faudrait encore au moins 50 ans de recherche pour connaître tous les rôles et fonction du plancton. Or, aujourd’hui, notre action en détruit. Il a fallu plusieurs milliards d’années pour que ce plancton évolue à ce qu’il est aujourd’hui. S’il disparaît, ce sera définitivement perdu.
  • Les eaux internationales ne sont sous l’autorité d’aucun état . La haute mer, c’est 50 % de la surface de la planète, sans aucune loi. Donc les dégazages, vidages des cuves des pétroliers, surpêches, pollution nucléaire  et autres ne peuvent être punis.
  • Le travail coopératif entre états contre les continents/vortex de plastiques ne sont pas possible car il n’y a pas de cadre légal ni de sécurité juridique. Des négociations sont en cours depuis 10 ans(!!!!)
  • Il s’agit notamment de savoir à qui appartiennent les ressources de la haute mer  et toutes les futures découvertes qui seront faites grâce aux propriétés du plancton. Des discussions ont lieu entre chercheurs et membres de l’ONU.
  • 2 problèmes :  ne pas bloquer la recherche et les échanges entre les pays ;  et à qui reviennent les bénéfices.
  • Si tout va bien, le traité sera prêt à l’automne 2021. (Commentaire personnel : il ne sera donc pas encore signé et on aura encore le temps de voir tout se détériorer encore et toujours)