Joyeux Noël (et les 12 jours ?)

C’est vrai, j’ai fêté Yule. Mais je continue également à fêter Noël avec ma famille et mes amis.  Cela reste une belle fête de rire et de partage.

Bon raté pour moi cette année, je suis restée chez moi malade. Mais le simple fait de savoir que je suis aimée par ma famille m’a suffi pour passer des moments apaisés, avant de m’effondrer de sommeil. De plus, j’ai eu droit à leurs messages et pensées. Un vrai baume au cœur. Ma mère  sait que je n’ai qu’une envie en ce moment, c’est de me promener en forêt. Sauf que par chez moi, c’est plutôt la garrigue. Elle m’a appelé  en visio alors qu’elle s’y promenait sous un beau soleil, pour me faire partager la forêt ❤ . Son attention m’a beaucoup touchée et d’en reparler, j’en ai déjà le sourire.

Et puis, soit je perds la boule, soit cette nuit j’ai été visité par un petit farceur 😀 . Sur la porte de ma chambre, j’ai attaché une branche de résineux que j’avais depuis des années. Je l’ai entouré d’une guirlande sur laquelle j’avais enfilé des décorations.  Et comme pour un pendentif sur une chaîne, j’ai bien fait attention au sens dans lequel je les ai mises pour qu’elles soient visibles comme il faut. Quelle ne fut pas ma surprise ce matin de voir que l’étoile en bois était inversée, laissant apparaître sa face avec les écorces (j’avais choisi la face sans écorce). Mais surtout, elle n’était pas simplement retournée. Elle avait été enlevée puis remise sur la guirlande qui avait aussi bougé ! Soient mes félins sont devenus magiciens, soit le Lutin de Noël a voulu me faire une petite blague 🙂 .

J’aime vraiment cette période et je repensais aux « 12 jours » . C’est une expression croisée de temps en temps sur le net, que j’ai lu sans jamais vraiment chercher à comprendre. De mémoire, j’en ai surtout entendu parler par les pratiquants de l’Asatrù. Je ne sais pas exactement quand débute cette période des 12 jours. Je l’ai intégré comme une période où la magie est plus présente, où certains Dieux et Déesses peuvent se rendre dans notre monde.  Une période où la moindre petite flamme de bougie est plus puissante qu’elle en a l’air.  Il faudrait que je m’y plonge un peu plus.

« Douze jours : Période bien attestée dans le monde indo-européen ancien (Inde, Anatolie, Grèce, monde germanique) et le folklore du XIX ème siècle (cycle des Douze Jours). […]

Les Douze jours représentent la différence entre les douze mois lunaires et l’année solaire. Plusieurs auteurs on rejeté cette interprétation. […] selon M.P. Nilsson, le mois commençant avec la nouvelle lune, l’intercalation annuelle était impraticable. C’est ce qui explique les flottements observés dans la place des douze jours, comme d’ailleurs les diverses intercalations nécessaires à l’établissement des d’un calendrier. Mais mythe et rituel peuvent conserver la trace d’un comput plus ancien, abandonné dans la pratique pour des raisons de calcul. Or, de nombreux faits montrent que les Douze jours sont une donnée très ancienne. L’homologie entre les principaux cycles temporels a fait de ces jours, dans le rituel indien qui porte leur nom, dvadasaha (il y a des accents que je ne sais mettre avec mon clavier)  l' »image » des douze mois de l’année. […] Le parallèle homérique des douze jours d’absence de Zeus et des dieux (les diurnes) renforce la conception : les Douze Jours on été conservés par la tradition , comme élément mythique et rituel, ainsi que par le folklore.  

Les Douze Jours sont la période par excellence des dons royaux et des jeux de paroles destinées à renouveler l’année. En Irlande le cygne, sans doute image du soleil renaissant post-solsticial, était dit « fille des douze nuits ». Cette symbolique se retrouve dans le récit des Eachtra Airt :  la victoire de l’oiseau à une patte sur celui qui en a douze représente le triomphe du soleil sur les Douze Jours. On retrouve dans cette période dans le récit de la Seconde Bataille de Mag Tured : Nuada se tient debout devant Lug durant treize jours que l’on est fondé à interpréter comme les douze plus le solstice d’hiver. Il reconnaît sa primauté temporaire dans un cadre saisonnier au moment précis où la situation des Tuatha commence à se rétablir […] 

Le folklore a conservé les quêtes cérémonielles accompagnées de chants et de jeux de paroles des Douze Jours. […] Selon Grégoire de Rostrenen il s’agit en Bretagne des douze premiers jours du mois de janvier dont la qualité dénote celle des douze mois à voir. Suivant F. Vallée ce sont en haute Cornouaille les six derniers jours de décembre et les six premiers jours de janvier. »  (Dictionnaire de la Mythologie et de la Religion Celtique de Philippe Jouët)  

 

« Douze : Douze est le nombre des divisions spatio-temporelles. Il est le produit des quatre points cardinaux par les trois plans du monde. Il divise le ciel, considéré comme une coupole, en douze secteurs, les douze signes du Zodiaque, qui sont mentionnés dès la plus haute Antiquité. […] La combinaison des deux chiffres 12 x 5 donne naissance aux cycles de 60 ans, où se résolvent les cycles solaires et lunaires. Le douze symbolise dans dans son déroulement cyclique spatio-temporel. […] 

Le nombre douze ne possède pas dans le monde celtique dont les nombres clés sont trois, neuf et vingt-sept, de significatin s’éloignant du symbolisme général. La Table Ronde du roi Arthur comprend elle aussi douze chevaliers.

Douze est en définitive, toujours le nombre d’un accomplissement, d’un cycle achevé. Ainsi dans le Tarot, la lame du Pendu (XII) marque-t-elle la fin d’un cycle involutif, suivi par celle de la Mort (XIII) qu’il faut prendre dans le sens de renaissance. » (Dictionnaire des Symboles, de J. Chevalier et A. Gheerbrant).

 

Je me suis posée  la question si cette période des 12 Jours correspondaient au temps que met réellement le Soleil à agrandir sa course dans notre ciel. Car lorsqu’on prend le temps d’observer la durée d’ensoleillement, nous nous retrouvons avec des durées assez semblables sur plusieurs jours.  Pour vous donner une idée, vous pouvez consulter ce site pour le mois de décembre 2017 : Lever et coucher du soleil.

Cependant, cela ne colle pas tout à fait. D’ailleurs faut-il compter ces 12 jours à compter du Solstice ? D’une autre date ? Reprendre une période donnée dans le premier extrait cité ci-dessus ?

Pour conclure, je vous partage ce que j’ai lu aujourd’hui, sur la page Facebook d’un cercle druidique en Espagne, que j’ai beaucoup aimé : Orden Druida Fintan

« En retard, à cause d’un ennuyeux « grippe » qui m’a laissé hors de combat, je vous explique cette nouvelle étape de l’année où, toujours selon notre tradition, nous célébrons la uerdii.

Les 12 jours de calme qui marquent le cœur de l’hiver et au cours desquels se développent différents rites et pour le retour et l’autonomisation de la lumière et des tuatha dans le monde.

Les festivals ne sont pas des rites ou des cérémonies proprement dites.

Ils marquent des espaces de temps définis au cours desquels des festivals (groupe) peuvent être réalisés au sens extricto ou de simples actes privés qui, bien qu’ils coïncident entre les croyants, n’impliquent pas un festival au sens de la célébration communautaire.

Ils ont pour but de mettre en situation les croyants au moment sacré où ils se traverse, tout en rappelant les fondements religieux qui marquent ces jours-là. Ils permettent également de transmettre ces concepts religieux en perpétuation l’acte social qui générera un folklore spécifique. Ainsi, depuis le début jusqu’à la fin, le festival donne au croyant un cadre général conforme au temps sacré qui se développe pendant ce temps.

Le respect de ces actes sociaux, tant individuels que collectifs (que nous appelons indistinctement comme des festivals) est propre et exclusif de notre tradition.

Nous n’avons pas l’intention de dire qu’ils ont leur origine dans les peuples celtes de l’âge du fer, c’est-à-dire que ces périodes pourraient être observées dans l’Antiquité et que, par conséquent, leur célébration actuelle sera considérée comme une partie de la reconstruction d’une réalité plus ancienne On a essayé, oui, de fonder ces festivals sur des concepts anciens déjà existants, que ce soit dans le folklore celtique ou dans le indoeuropéens.

Les festivals sont établis dans notre calendrier pour tenter de créer dans le croyant actuel un sentiment social conforme au moment de l’année liturgique qui se passe et qui est souvent inconnu ou mal interprété. C’est donc une tentative de générer un néo-folklore qui, à la fois, est cohérent et adapté aux différents moments de l’année et aidera le croyant, dans la compréhension de celui-ci.

Il faut dire que les mêmes sont au sujet de l’étude et qu’ils seront mis en œuvre pour adapter leur dentelle et leur correction en fonction des connaissances que nous possédons. Cela signifie qu’ils peuvent être ouverts à des modifications, des annulations, des annulations ou des déplacements dans l’année si cela est jugé nécessaire.

Aujourd’hui et après la matronoxs, nous commence dans notre tradition la uerdii, une période de 12 jours pendant laquelle nous réfléchissons sur l’éthique et le comportement que tout croyant doit respecter.

Les jours consacrés se composent de 4 Triades :

(nous nous ensuite les 3 premiers jours qui se déroulent au cours des jours 22/23 * 23/24 * 24/25)

1 e triade : « comme nous devons nous comporter ».
1 ème jour
Vertu : hospitalité
Divinité : Matriarches
Danua-Anna-Dana-Danu [la grande mère créatrice céleste]
Bouenda (boucca) [la grande mère chaleur céleste]
Talantio (taltiu) [la grande mère chaleur terrestre]

C’est le jour de l’hospitalité. Nous dans à la maison avec nos mères et notre tribu. C’est ce jour, toute maison celte devrait être un foyer ouvert à tous ceux qui le cherchent. L’hospitalité est l’une des vertus fondamentales du peuple celte. En offrant notre maison, nous offrons notre centre le plus intime, notre réalité fondamentale.
C’est un jour pour être tous ensemble, autour de la table ou du feu de maison, partageant des aliments, des histoires, des sentiments et des sensations. Un jour pour les fraterniser, les hôtes et les hôtes, et être tous un même cercle. Un jour aussi pour honorer nos mères et nos grands-Mères car nous avons tous reçu l’hospitalité parfaite du ventre maternel, nous protégeant, nous protéger et nous protéger.
Nous ferons des offrandes de lait de vache chaude avec du miel, du vin chaud, du pain cuit, des céréales et du sel. À l’exception du sel et des grains, les offrandes sont faites chaudes car cette chaleur représente la chaleur de la vie, la chaleur que nos mères nous transmettent sous forme d’amour, de soin et d’alimentation.

2 ème jour
Vertu : honnêteté (sincérité)
Divinité : Lugus.

Jour consacré à la vérité, vertu capitale pour nous. Jour pour honnêteté et agir avec l’honnêteté due à la vérité dont nous sommes garants. Souvenons-nous de la maxime « avec la vérité face au monde » et défendons la vérité avec résolution en ce jour sacré.

Nous ferons des offrandes d’hydromel et des noix à lugus

3 ème jour
Vertu : générosité
Divinité : Rosmerta
En ce jour, nous allons pratiquer la générosité. Depuis L’Antiquité, cette journée a été remplie de cadeaux pour nos familles et amis. L’Abondance, la plénitude, le bonheur n’arrivent que par la générosité.

Nous sur la nécessité de donner pour pouvoir recevoir. Donner non seulement des cadeaux, mais surtout, donner de la joie, faire chaud. Donner, c’est ouvrir les bras. Embrassons pour être enlacés par rosmerta.

Nous ferons des offrandes de fruits (frais et secs), de vin, d’hydromel, de lait, de bière, de bonbons, de biscuits, de fromage, de gâteaux,…., tout ce qui suppose abondance et bonheur, mais surtout, rires et joie. »

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