Grands Jeux Romains – 2017 – Nemausus

Cette année, les Grands Jeux Romains avaient pour thème la reine icénienne Boadicea ou Boudicca. L’équivalent féminin de Vercingétorix en Grande Bretagne (pour en savoir plus  => La révolte de Boudicca).

boadicae 2

Je souhaitais vraiment y aller et je n’ai pu être sûre qu’au dernier moment. Un pote a eu des places et nous y voilà.

Je crois que c’est la première fois que j’entrais dans les Arènes de Nîmes. En moi se mêlait la joie béate de la passionnée d’histoire à découvrir ce lieu magnifique et l’excitation enfantine de voir un spectacle de capes et d’épées. Euh pardon ! De cuculles et de glaives !  Du haut des gradins, la vue est magnifique sur ce monument et sur la colline des Jardins de la Fontaine et la Tour de Magne.

Tour Magne

Le spectacle était en deux parties. Lors de la première, nous avons eu droit au défilé de l’empereur Hadrien et de ses armées, de combats de gladiateurs et d’une course de char. Puis nous avons eu l’abordage des plages bretonnes (Grande-Bretagne) par César avec combat contre les Bretons. Et enfin, l’histoire de Boudicca avec l’outrage qui lui a été fait à ses filles et elle,  le non-respect de la parole du procurateur romain,  la rébellion de la reine contre Rome avec 120 000 hommes derrière elle. Avec quelques adaptations.  Dans la réalité, ses filles étaient pré-pubères au moment de ces événements. Ici, nous avons deux jeunes femmes qui nous ont fait de belles cascades équestres. La robe de la Reine qu’on ne voit pas entièrement sur ma photo. Argh !!! C’est du Moyen-Âge ça ! Et la Reine qui invoque Cernunnos et Teutates pour obtenir vengeance, damned ! Nous n’avons aucune preuve de la « présence » de Cernunnos en Grande-Bretagne.

Mon pote n’a pas aimé ce spectacle qu’il a trouvé long, avec moins d’action et de suspense qu’il a pu voir les années précédentes. Moi, sous un ciel magnifique la clarté de Belenos et le souffle de Taranis, même si je dois reconnaître une certaine longueur, j’ai beaucoup aimé 🙂 .

Nîmes est la ville qui possède les monuments romains les mieux conservés du monde : les Arènes (fin du Ier siècle ap JC), la Maison Carrée (début du Ier siècle), la Tour Magne,etc. Elle a d’ailleurs déposé sa candidature pour être reconnue au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Extrait de Les Peuples fondateurs à l’origine de la Gaule de F. Régnier et J-P . Drouin :

« Les Volques Arécomiques :

Peuple originaire de la Bohême et de Moravie, ayant longtemps séjourné au sud de la forêt Hercynienne, en Bavière.  […]

Leur chef-lieu était Namausikabo (inscription gauloise), devenus successivement Colonia-Augusta-Nemansus (au 1er siècle ap  JC, selon Strabon), Nemansum, Nemansus (au 1er siècle ap JC , selon Pline), […], devenu Nîmes depuis 1357.

L’ethnique de cette ville était les Namasates que l’on retrouve dans le nom figurant sur une monnaie gauloise. […]

La ville passa sous l’autorité romaine en 121 avant JC. 

Nîmes, avant de devenir gallo-romaine, était partiellement occupée par une agglomération celto-ibérique ou celto-ligure, qui s’était primitivement établie au pied du Mont Cavalier. Il s’agit de la hauteur surplombant la ville actuelle de Nîmes. La première ville est née vers le VIème siècle avant JC. A la population initiale de souche vraisemblablement ibérique se mêla au IVème siècle un premier apport celtique. Son évolution fut marquée par la création d’une enceinte, à la fin du IVème siècle ou au début du IIIème siècle avant JC.  […]

Un sanctuaire religieux celtique a été aménagé avant la période romaine autour de la source coulant en bas du flanc du Mont Cavalier. Il était consacré à un dieu topique appelé Némansus. C’est donc cette divinité locale qui a donné son nom à la ville .On a également trouvé une inscription consacrant la dévotion d’une petite communauté établie au sein de la colonie gallo-romaine de Nîmes, dédiée à MARS AUGUSTUS LACANUS par les Adgentii. […] »

La Tour Magne, citée plus haut, est une tour romaine qui a recouverte l’ancienne tour gauloise. La source sacrée de Nemausus se trouve aux Jardins de la Fontaine, à proximité du Temple de Diane (qui en réalité serait une bibliothèque). Il est surprenant que plus de 2000 ans après (comme pour la  la source sacrée de Glanum), cette source n’a pas bougé et irrigue encore le cœur de Nîmes. Les rares fois où j’ai pu approcher l’eau, il y avait du monde, car les Jardins sont appréciés. Mais quelle fraîcheur bienvenue lorsqu’il fait chaud !

Personnellement,  il y a deux ans, j’ai lancé deux pièces de monnaie dans l’eau pour faire deux voeux. Je ne me souviens plus lesquels lol. Cepandant, c’est comme si j’avais passé un pacte avec la source et sa divinité.  Je ressens comme un lien invisible. Comme pour Glanum. Il faudra que j’y retourne et que je prenne le temps de me poser, et vérifier tout ça …..

 

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