Temps de Yule

Quelle étrange période en ce moment. Encore le chiffre 2 🙂 pour moi.

J’ai le sentiment d’être dans deux réalités parallèles.

Celle des humains. Avec son lot d’horreurs comme Alep (ou tous les génocides dont on ne parle pas), les attentats, la société de consommation qui pousse les gens à courir pour Noël, le réchauffement climatiques, les espèces animales qui disparaissent, la pollution omniprésente, l’attitude absurde des gens de pouvoir,  les angoisses de l’avenir qui semble toujours plus sombre….

Celle des Dieux. Ou du moins, la petite portion de réalité qu’ils veulent bien me faire percevoir. Je sens comme une légèreté dans l’air. Comme si l’esprit de Yule était bien présent depuis quelques jours. Je dirais même plus présent que l’année dernière. Le rouage de l’année qui tourne lentement, avec les grincements du bois qui travaillent, comme dans un vieux gréement . L’autre jour, j’ai fait une demande à la Déesse de la Terre. Et j’ai senti sa bienveillance à mon égard. Comme des doigts de verdure qui remontaient le long de mes jambes pour me transmettre cette bonté et cette lumière.

Le ciel me semble à portée de main et quand je ferme les yeux, mon « regard » n’a plus de limite et voit au loin. L’obscurité de l’Univers, les  lucioles de lumières et les traînées éphémères. Et j’ai envie de me blottir pour mieux dormir, lâcher prise et mieux ressentir. Alors que les nuits rallongent et que l’envie d’hiberner me prend, je sens cette période très lumineuse. D’une lueur douce et protectrice. Avec comme un léger voile, qui permet à nos êtres bien-aimés partis trop tôt d’être plus proches et de veiller sur nous.

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http://cieldegascogne.blogspot.fr/2010/08/etoile-filante.html

Quand je me laisse aller à cette réalité, je n’ignore pas le quotidien, je n’ignore pas les horreurs qu’on voit aux informations, ni aux drames qui nous touchent directement dans nos familles. Mais je m’en sens d’une certaine manière détachée, comme protégée.  Comme pour mieux me préserver et m’aider à passer cette période difficile.

Lorsque je reviens dans le temps des hommes, la douleur resurgit. Pas la culpabilité. Cette culpabilité inutile « de ne pas en faire assez », « de ne pouvoir rien faire contre la guerre », « de la honte d’appartenir au genre humain ». Une culpabilité qui épuise et qui empêche de vivre. J’ai mal, néanmoins je garde mon énergie pour essayer de rester lucide. Je n’ai pas le pouvoir de faire fléchir les gouvernements, j’ai conscience qu’il y a une certaine manipulation des informations que l’on nous transmet,  que j’ai une faible marge de manœuvre. Alors j’essaie à ma petite échelle d’agir.

Samedi, la douleur resurgira d’autant plus forte que c’est mon entourage et moi qui sommes concernés. Je puiserai à la source de l’Amour, que les divinités m’ont permises d’approcher, pour le transmettre aux miens. Agir à ma petite échelle. Et me préparer pour accueillir la lumière de Yule qui approche.

candlemas_lightbearer

 

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