Petit Bilan personnel : développement personnel, chakras, valeurs

Who we want to be

Cela va faire plus de 15 ans que j’ai découvert le paganisme. Le chemin fut long, hésitant, plein de doutes et de revirements. A peu près 10 ans que j’ai réellement découvert que mes Dieux et Déesses étaient celtes et gaulois.  Et à peine plus de 3 ans que j’ai mis un pied dans le druidisme.

En 15 ans, j’aurais pu en faire des choses. J’aurais peut-être pu devenir quelqu’un. En faites, j’ai vraiment pris mon temps. Enfin, j’ai surtout douté et me suis pas mal remise en question. Et je suis devenue Moi. 🙂

De ce que je lis et entends dans le monde païen, certains y voient le développement personnel comme la base. D’autres n’y voient pas l’intérêt. Pour ma part, j’ai compris que ce développement personnel n’était pas la cause, ni la finalité, mais un moyen essentiel et nécessaire à mon cheminement. Je ne peux détacher qui je suis, ce que je pense, ce que je dis et la manière dont j’agis de ma spiritualité.  Chez moi, j’ai un autel, dont je ne m’occupe pas aussi souvent que je le devrais. Mais je considère qu’être, penser, dire, agir est une forme de dévotion personnelle.  Si la séparation entre le profane et le sacré n’est que virtuelle, il doit en être de même en moi.

Je redécouvre et me réapproprie mon corps, qui, à tort, s’est retrouvé coupé de mon esprit.  Pendant des années, ce fut la danse qui m’a redonné cette vie. Que je ne peux plus trop pratiquer pour le moment, mais rien n’est perdu. 🙂 Mais depuis peu, un travail avec un praticien, m’a permis de ….. Comment pourrais-je le dire … Reprendre vie ? Je sens de nouveau l’énergie couler à flot. Quelle douce ivresse, exaltante exubérance intérieure quand au dehors la Nature reprend vie.

Mais intérieur/extérieur sont-ils vraiment définis ?

Cette (re)découverte de l’énergie s’est accompagnée d’une découverte des chakras. Disons plutôt de leurs ressentis. J’avais une vague idée de ce que sont les sept chakras. Jusqu’ici, je ne m’en étais pas plus intéressée. Ce qui est fabuleux avec le paganisme, c’est que c’est un monde vaste, sans limite autre que celle de notre esprit. L’inconvénient, c’est de justement ne pas s’y perdre. Les Chakras, trop hindouistes à mon goût, me semblaient trop lointain pour les joindre à ma pratique. Seulement voilà, après tout ce temps je les ressens. Et ils font sens.

Baba Nam Kevalam

Fruit de mes lectures, rencontres et discussions, ce qui m’a permise d’y être plus perceptible.   Je ne souhaite pas pour autant me lancer dans la lecture de grands traités sur le sujet,  écrit par de grands sages du continent indien.  Mon mode de penser, de percevoir le monde n’est pas le leur. Et je ne souhaite pas me forger une conception de bric et de broc pour essayer d’y coller, sans me désavouer. Je me contente donc pour le moment de mes ressentis, recherches et lectures personnelles.Je ne nie pas qu’on retrouve des similitudes entre des mythes indiens et des mythes européens.  Après pas mal de réticences, je n’hésite plus à y jeter même un coup d’œil. Mais cela ne fait pas tout.

Pour en revenir aux chakras, je ressens vraiment ce canal dans lequel l’énergie circule, à la fois du Ciel et de la Terre. Pour la visualiser, j’imaginechakras une colonne ascendante  qui tourbillonne dans le sens de la rotation de la Terre, qui se fond avec une colonne descendante qui tourbillonne dans le sens des aiguilles d’une montre ( le sens où l’on
visualise la course du soleil donc). Cette visualisation ne me satisfait pas, car au fond ce flot d’énergie n’a pas de limite physique. Montant, descendant, est-ce vraiment ce qui se passe ? Ou ma manière personnelle de l’interpréter avec mes propres mots ? Mais cette représentation est celle qui me convient le mieux pour l’instant.  Durant la période sombre, j’ai même cru ressentir une inversion de polarité lorsque la nuit tombait.  Mais je ne l’ai pas assez approfondi pour avoir une réelle idée de ce que c’était. A revoir plus tard si cela se reproduit.

Tout ceci m’a permis de me reconnecter au monde qui m’entoure et à mon être profond.

[Pour ceux qui veulent aborder le sujet sans se retourner le cerveau, je conseille La Bible des Chakras de Patricia Mercier et Antonia Leibovici.  Le nom de « bible » est un peu présomptueux et certains sujets pourraient être approfondis. Néanmoins, on y a aborde plusieurs thèmes par chakra, telle que la fonction du chakra, les problèmes de santé qui peuvent y être liés, sa symboliques, etc. C’est un bon point de départ pour aborder le sujet. J’y ai beaucoup appris et je me sers de ce livre comme instrument de base.]

Mon développement personnel, la perception de mes chakras sont liés au travail sur mon passé et mes blessures. C’est quand même étrange de constater, que oui, on a des blessures, mais vraiment pas de quoi fouetter un chat (pôv bête !). On trouvera toujours LA personne qui a vécu des événements très difficiles, à côté de qui nos soucis font bien pâles figures. Bien sûr, l’intérêt n’est pas de se comparer à autrui. Mais plutôt de remettre les choses à leur place. Oui, j’en ai souffert. Oui, ce n’est pas anodin. Et non, ce n’est pas la fin du monde. Alors pourquoi est-il parfois si difficile de les dépasser ? de s’en relever ? Une trop grande sensibilité ? Oui, bon d’accord. D’où mon décalage régulier et souvent douloureux  avec le monde qu’on veut nous imposer dans la société.  Mais n’est-ce pas la réponse de facilité ? Ne serait-ce pas plus simple de s’endurcir un peu ? Seulement voilà, c’est cette  » sensibilité  » qui me permet de ressentir ce qui m’entoure, le divin, les êtres, etc. Je vous parlais de flot d’énergie à l’instant. Ressentir , pour moi, n’est pas toujours un ressenti sous forme d’énergie qui circule ou de légère pression dans l’air.  C’est même rare. Cela peut-être tout simplement une émotion. Une émotion qui m’est extérieure et que j’intègre pleinement.  Je repense notamment à l’une de mes pierres que j’ai prise un jour dans mes mains et qui m’a  fait ressentir sa tristesse. Étrange expérience.. Une première pour moi avec une pierre. Et une des rares fois où je ne me suis même pas posée la question de savoir si je délirais ou pas. Cela était.

Inception

De tout ce travail de longue haleine, il en est sorti des valeurs. Celles qui me sont intrinsèques et primordiales. Celles qui sont étroitement liées à ma conception de l’être, et donc à ma spiritualité profonde. Celles qui définissent mon chemin de vie dont je ne saurais me détacher sans me trahir.Celles qui me présentent aux Dieux et dont je ne saurais les tromper. Le Respect, l’Honnêteté.  Je pourrais également vous parler de l’Amour. Cependant, aussi grande soit cette valeur en moi et mon côté Bisounours hyper-développé,  la citer en priorité serait nier ma part d’obscurité bien présente. Et m’aveugler sur celle de mon panthéon. Néanmoins, si parfois je souhaite privilégier le côté  » amour » des divinités, qu’on me laisse donc faire. C’est mon problème.

Je pourrais vous parler de la Tolérance.  Mais je suis d’une grande intolérance, menant parfois à la violence verbale, face aux étriqués d’esprits. Ironique paradoxe.  Les personnes qui me connaissent me trouvent « gentille « . Oui, je le suis. Car je veux l’être et que face à tout ce qui nous plombe le moral, je ne tiens pas à y ajouter ma couche personnelle. Parce que j’ose encore  croire bêtement que si tout le monde y mettait un peu du sien, cela inverserait la tendance et les énergies positives prendraient la relève. Partout, j’entends parler de changement. Il faut changer la société, le gouvernement, la vision du paganisme auprès du public, les mentalités, etc (rayez la mention inutile.) Forcément je suis d’accord ! Pagan Power ! Yeah !!!!  Mais si avant de voir grand, on commençait par soi -même ? Et si chacun d’entre nous prenait vraiment le temps d’appliquer les valeurs qu’ils prônent ? Vu le temps que  personnellement ça me prend, je pense qu’on occuperait sûrement notre temps différemment et bien mieux 😛 .

Mais parce que je suis  » gentille « , les gens me pensent manipulables et influençables.  Je ne suis plus adolescente. Je suis adulte. Je ne prends plus sur moi, je fais la part des choses. Je ne suis pas une sainte,  je suis païenne. Si supporter une personne, de quelques manières que ce soient, touche à mon intégrité, mes valeurs, mon être spirituel, je l’éjecte ni plus ni moins de ma vie. Même si je suis souvent longue à prendre ma décision 😛

C’est pourquoi je suis patiente. Je prends le temps de découvrir la personne, ses valeurs, son comportement. J’ai des amis complètement opposés qui n’ont aucune infinité. Cela ne me pose aucun problème. Mais déjà que les problèmes d’ego empoisonnent nos vies tous les jours . Dans le monde païen,  cette difficulté semble être totalement amplifiée. Si une personne  est incohérente, entre ses belles paroles de « pseudo-sagesse » du fond de tiroir et son attitude déplorable,  elle ne me prendra pas pour une idiote bien longtemps. Je ne vois pas pourquoi l’effort d’amabilité et de cordialité se ferait à sens unique. Si cette même personne s’en prend à mes amis  par mensonges, manipulations, tromperies, qu’elle ne s’étonne point que je me détourne d’elle. Si elle croit en ses propres histoires, qu’elle se fasse donc consulter pour sa mythomanie. Je ne prends pas de décision à la légère. Rompre un lien n’est pas une chose aisée et sans douleur. Ne sommes-nous pas tous liés d’une manière ou d’une autre ? Cette part divine en chacun de nous ? Alors je fais le bilan, j’analyse, je réfléchis, je me remets en question. N’est-ce pas moi qui ait mal compris ? Mal interprété ? N’ai-je pas mal réagi suite à ma mauvaise humeur ? Je n’hésite pas à prendre le problème sous un autre angle et à agir différemment. Mais quand c’est définitif, il n’y a point de retour possible.

Je ne pensais pas que c’était encore possible à mon âge.  Entendre des personnes regrettées mon amitié parce que je « me » suis faite manipulée. Je pensais que ce genre de déclaration se terminait au Lycée. Et je ne suis vraiment pas convaincue par leur définition de « l’amitié ». A ces personnes, j’ai envie de leur faire remarquer deux choses. La première, si je suis si manipulable, on devrait me remercier d’être partie. Parce qu’une personne influençable dans son entourage  n’est pas fiable. Ce n’est donc pas une amie. La deuxième, c’est que si à leurs yeux, je me suis faite manipuler, n’est-ce pas justement parce qu’ils pensaient eux-même me manipuler ? Être gentille, n’a jamais empêché de penser par soi-même. Et qu’on me reproche plutôt à moi ce qui ne va pas, plutôt que de se servir de moi pour s’en prendre à mes amis. Une attitude adulte, mature et responsable quoi .

J’ai l’innocence (ou la bêtise ?) de croire qu’être païen, c’est agir en pleine conscience des causes et conséquences, assumer ses choix dans le bon comme dans le mauvais.  Ne pas se voiler la face sur qui nous sommes vraiment et ne pas alimenter le néfaste qu’on critique tellement. Être païen, c’est suivre un code de conduite.  Pas un code moral. Un ensemble de valeurs que l’on prône et que que l’on diffuse autour de nous, comme une prière ininterrompue au Divin.

Laboratorium Pieśni – Sztoj pa moru (Што й па мору)

 

 

 

 

 

 

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